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 AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"

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renefad



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MessageSujet: AMVI   Mar 15 Juil - 13:42

J'ai connu dans les années 60 cette pratique. Elle consistait lorsque nous arrivions dans un village et que nous devions y passer la nuit que l'on nous propose une jeune fille pour ne pas dormir seul!
A vous lire, maintenant, je considère que nous n'aurions pas du accepter;
en effet quel était le degré de consentement de la jeune fille en question?
De la grande hospitalité certes, mais même si elles ne montraient pas de refus, je pense qu'on ne leur demandait pas leur avis et que cette pratique me parait maintenant contestable et qu'elle doit disparaître.
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miéhdzâ
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mar 15 Juil - 16:29

renefad a écrit:
J'ai connu dans les années 60 cette pratique. Elle consistait lorsque nous arrivions dans un village et que nous devions y passer la nuit que l'on nous propose une jeune fille pour ne pas dormir seul!
A vous lire, maintenant, je considère que nous n'aurions pas du accepter;
en effet quel était le degré de consentement de la jeune fille en question?
De la grande hospitalité certes, mais même si elles ne montraient pas de refus, je pense qu'on ne leur demandait pas leur avis et que cette pratique me parait maintenant contestable et qu'elle doit disparaître.
Un truc que je comprends pas... Tu regrettes de l'avoir fait, parceque c'était "pas bon", ou parceque la pratique est aujourd'hui mal famée? Very Happy.
Ou alors, tu as senti quelque chose te laissant croire que les "couvertures de saison sèche" que t'as pratiquées acceptaient dans la contrainte...?
... Peut-être y étais tu contraint, toi....
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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 16 Juil - 0:44

Mbolani Bobedzang ya be ka bam,

Je suis un peu perdu dans cet abaa, parce que les sujets vont de l'Amvï" à l'Akus. Deux choses qui n'ont rien en commun. Et on ne sait plus par quel coté entrer dans le débat. Toutefois, je vais aborder les deux.

s'agissant de Amvï, il faut savoir que cette pratique que j'ai bien connu pour l'avoir observée au sein de ma propre famille à l'époque de mes grands parents visait, à l'origine, à endiguer des problèmes d'adultère et tous les désastres que ceux-ci pouvaient engendrer au sein d'une famille. Souvent, un homme observait sa femme et se rendait compte que le regard que celle-ci portait sur son frère laissait présager un désir refoulé qui pouvait la pousser à la compromission n'importe quand. Alors, il proposait lui-même à sa femme d'accompagner par exemple son frère en question dans une campagne de chasse ou de pèche dans un campement retiré. Il leur donnait ainsi l'occasion de réaliser librement leur désir secret et leur évitait par la même occasion de le faire dans une situation de tromperie. Parfois il naissait des enfants de telles unions; et parfois même la femme ne revenait pas dans son foyer originel. Mais le lien familial était préservé. Cela pouvait également intervenir entre des amis. Et, contrairement à ce que l'on peut croire, la femme n'y était pas contrainte. Parce qu'on connait des cas de femmes qui ont décliné l'offre sans qu'il leur en coûte. Dans tous les cas, il s'agissait bien sûr d'une pratique d'hommes qui cherchaient ainsi à se prouver l'industricbilité de leurs liens, mais il faut également y voir un moyen de réguler l'adultère. Et surtout un moyen de le transcender et de ne plus en faire un problème, ou un fléau social; compte tenu du fait que la tentative pouvait être très forte, aussi bien du côté des hommes que de celui des femme. Je ne porterai pas de jugement sur le caractère noble ou pas de la pratique. Mais tout ce que je constate, c'est que c'était encore là une disposition visant à pacifier la société là où les hommes ont eu le plus de mal à s'entendre et dans un domaine qui a généré les plus grandes folies furieuses de l'histoire. Tout le monde sait aujourd'hui que le problème des deux grandes guerres dites du monde était nés sur une affaire de "cul"; si vous me permettez l'expression. Si les prussiens qui en sont l'origine avaient pratiqué l'Amvi, le monde ne serait peut être pas passé par ces atrocités.

s'agissant de Akus, j'aimerais dire que ce rite était nécessaire pour réaliser la séparation spirituelle entre le défunt et le conjoint survivant. Les Fang pratiquent d'ailleurs ce rite dans le cas d'un mort du mari comme dans celui d'une mort de la femme. Il est normalement pratiqué par les belles sœurs et par personne d'autre. Le reste n'est que le résultat de la méconnaissance que nous avons de nos pratiques aujourd'hui. D'autre part, il ne s'agissait nullement de faire souffrir le conjoint survivant. Ce qui était pratiqué consistait, pendant la période qui était déterminée pour le port de deuil, à s'assurer que le conjoint survivant ne s'adonnerait pas à une vie sexuelle précoce après la mort de l'autre. Et pendant ce temps, il fallait qu'il prenne le temps et la peine de pleurer son conjoint mort. Et pour atténuer la solitude de la personne qui se retrouve dans une telle situation, les belles sœurs devaient l'accompagner tout au long et la divertir avec des parodies de scènes de vie de couple. Si, dans le cas où il s'agissait d'une mort de l'homme, le mari était un bon vivant, les sœurs du défunt devaient simuler des scènes de ménages qui caricaturent le caractère de leur défunt frère. La femme pouvait ainsi relativiser la douleur due à la perte de son époux. Et elle, de son côté, devait jouer le jeu en se pliant à toutes les exigences ainsi énoncées par ses belles sœurs. Celà devait durer jusqu'à ce que la séparation spirituelle soit complète et que le souvenir ne soit plus trop douloureux. Et bien entendu, l'akus ne se résumait pas à ce divertissement. Il s'accompagnait de cérémonies de purification qui visaient à permettre au conjoint survivant de repartir dans la vie sans trop de traumatisme. Le reste, c'est à dire ce que vous dénoncez aujourd'hui ou que vous comprenez mal, n'est que dérive et abus.

Moi j'invite les uns et les autres à avoir cette probité intellectuelle de se poser les bonnes questions afin d'obtenir les bonnes réponses, chaque fois qu'ils se trouveront face à un phénomène de nos sociétés ancestrale dont ils n'ont pas une lecture claire. Ce réflex, malheureusement répandu, qui consiste à condamner sans savoir ce que l'on condamne est un peu lassant à la longue. On fini par croire le cartésianisme à l'école duquel nos esprits sont formatés aujourd'hui, ne nous a pas vraiment investi; puisque le doute, selon des Cartes, doit déclencher en nous les mécanismes de compréhension du phénomène qui nous fait douter. Alors si nous doutons du bienfondé des pratiques de nos ancêtres, prenons la peine d'aller intellectuellement à la rencontre de celles-ci avant de tirer des conclusions hâtives. C'est là une démarche scientifique qui ne laisse pas de place aux philosophies des comptoirs et à toutes les autres formes de spéculations.

Nous avons hérité d'une culture riche et d'une civilisation brillante, n'en faisons pas des charpies.

Ma ve mine mbamba alu.
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 16 Juil - 9:38

A Essone, la question que je posais est celle de savoi si nous avons le droit de juger ou si nous pouvons juger le passé de nos sociétés avec les yeux (bleus et différents) d'aujourd'hui ?
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Radio Assok Medzeng



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 16 Juil - 18:26

Mon frère Nguema Mba,

Pour ma part, nous pouvons nous poser des questions sur certaines de nos pratiques ancestrales. Nous questionner dans le but de les comprendre, dans le but de savoir ce qui pouvait les justifier, dans le but de nous demander si les raisons pour lesquelles elles ont été mise en place existent encore et si ces pratiques peuvent être transposables dans notre société aujourd'hui.

Dans le terme juger, je vois des gens au banc des accusés. J'y vois également quelqu'un positionné en senseur qui doit dire si nos ancêtres sont coupables ou non. Mon frère Nguéma Mba, je crois que tu dois faire des études de droit ou tu as étudié en droit. Pourquoi ce désir de juger les gens et leurs pratiques ? Si tu te positionnes en juge, il va de soit que ceux que tu vas juger ne sont plus là pour se défendre. Il sera donc du devoir de certains de leurs descendants de le faire. À partir de cet instant, nous nous opposerons au lieu de conjuguer ensemble pour faire naitre la lumière qui pourrait mieux nous éclairer sur notre passé.

Ne jugeons personne mais posons-nous des questions.
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 16 Juil - 20:17

mo Essone,

si je puis me permettre et je me le permettrai pour cette fois, ce qui me semble à moi lassant à la longue ce serait les mêmes circonvolutions et acrobaties qui consistent sans vouloir le formuler clairement à interdire toute remise en question sous prétexte que l'ancestralité serait sacrée et qu'on est insuffisamment renseigné sur elle. cette attitude en toute modestie et avec tout le respect dû aux bobedjang et aux bobekal bese, je la trouve un peu hautaine. qui a dit à modjang Essone que des anciens n'ont pas été approché et questionné sur la question ? dans ce cas quel serait la légitimité du docte point de vue de modjang sur n'importe quel autre point de vue ? peut-être que c'est moi qui comprend mal modjang, mais je déplore que la dernière partie de ton intervention soit entachée de tant de prétention et d'intolérence. tu as relu un peu ?

estimer que ceux qui sur cette question précise ont une opinion qui diffère de la tienne ne sont et ne se sont pas informés, "colportent des philosophies de comptoirs", "spéculent", "condamnent sans savoir ce qu'ils condamnent", "n'ont pas une lecture claire", "n'ont pas été investis du cartésianisme auquel nos esprits sont formatés aujourd'hui" est un peu osé quand même je trouve.

aka, j'ai failli oublier : modjang pense donc le questionnement, l'esprit critique, les Africains l'ont appris hier seulement avec... Descartes ?? voilà l'arroseur arrosé ou je me trompe ?

merci pour les informations précieuses que tu nous apportes sur les motivations et l'intention derrière par exemple l'AKUS ou veuvage. cependant, définir l'intention derrière la pratique d'une chose ne dit pas comment est-ce que la chose était pratiquée, appliquée et vécue. il s'agit bien de deux choses distinctes à ne pas du tout confondre. l'intention peut être louable et même franchement bonne sans que l'action qui l'accompagne ne le soit.

"ce qu'on dénonce aujourd'hui ou qu'on comprend mal n'est que dérive et abus". fort possible en effet. seulement, dois-je comprendre que pour modjang Essone les dérives ou les abus sont un phénomène de ce qu'il appelle "aujourd'hui" ? ces dérives et abus pour toi n'existaient donc pas hier au temps des grand-parents et arrière-grands-parents ? si c'est le cas alors modjang j'ai le regret de te demander de ne pas nous mener en bateau je te surprendrai d'ailleurs peut-être (ou pas) en t'affirmant que les informations que j'ai pu recueillir des aînés tendaient toutes à démontrer que pour l'AKUS par exemple les choses s'étaient même beaucoup assouplies aujourd'hui ?! bia bo ya éyong té ?

dans les temps anciens d'après ce qui m'a été rapporté ces rites étaient + durs encore pour les minkus. si "abus et dérives" il y a eu comme tu sembles toi-même l'admettre, admets donc aussi l'éventualité qu'on doive déjà les situer du temps des ancêtres, et dans ce cas quels seraient les éléments de répère temporel qui te permettent à toi de situer un "avant dérives et abus", selon je le rappelle, tes propres termes ?

modjang Essono tu es donc si je te comprends bien entrain de nous dire que la société de nos ancêtres n'était pas caractérisée par un rapport de domination des befam sur les binga ? de ce point de vue les sociétés ancestrales étaient équitables tu dis ? est-ce la conclusion à laquelle tu es parvenu pour être toi intellectuellement allé à la rencontre des pratiques de nos ancêtres après avoir eu la probité intellectuelle de t'être posé les bonnes questions et d'avoir obtenu les bonnes réponses ?

sorry but, d'après les renseignements que j'ai pu recueillir il n'en est rien.


farao
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 16 Juil - 20:42

C'est possible que j'ai pu donner l'impression d'un censeur, ou d'un juge.
On ne peut pas vouloir explorer ce qu'il y'a d'extraordinaire dans nos cultures n voulant justifier que nos ancêtres avaient certainement de bonnes raisons de le faire. On doit poser les questions, bien entendu, mais on ne peut pas s'arreter là, à poser des questions. Il faut ue nous soyons capables d'aller au-delà ce que les acteurs sociaux eux-mêmes sur leurs pratiques. On ne peut expliquer les coutumes passées comme présentes en disant que ceux qui les pratiquent doivent se défendre. C'est pas un tribunal et je ne souhate pas être juge. En revanche en tant qu'être humain je peux dire la colonisation a été un système de domination et que le christianisme y a participé en dépit de sa prétendue civilisation.
Pour revenir à la question, il me semble évident que si nous attendons nos prédécesseurs soient là pour se justifier, alors nous versons dans la complaisance. Nous ne sommes pas là pour plaire aux Byeri. Nous avons le devoir, me semble t-il, de bousculer les pratiques de nos ancêtres comme les autres secouent les pratiques de leurs aieuls, si nous voulons en extraire ce qui se cache derrière c'est-à-dire la part de divinité et la par de bestialité qu'il ya en chaque humain.
Dans cette optique, le don de femmes (la belle soeur qu'on donne au veuf comme la veuve qu'on donne au frère ou premier fils du mari) était une domination masculine. Mon grand-père me disait le faire parce qu'il l'avait trouver. Et c'est ce qu'il ya plus fort dans les pratiques sociales: elle deviennent un système coercitif. Je suis convaincus qu'ils étaient nombreux et nombreuses à lutter afin que les humains soient égaux.
Malgré tout ce que "ça permettait" pour faire tenir la famille et la cohésion sociale et que je n'ignore pas, contrairement à ce que certains avancent ici, on doit être honnete de reconnaitre une injustice. Qui aime bien chatie bien. Je chatie mes ancêtres. Pourtant nombreux s'accordent, paradoxalement, à reconnaitre que les femmes en occident étaient privées de droits. Et Dieu seul sait ce que les hommes avançaient comme justifications pour légitimer leur domination.
C'est pas un crime de dire à Be Mvam za'a na ba Vouss vah. On doit être capable de juger l'Humain partout où il se trouve en tout temps. Rien n'est au dessus de la dignité humaine.
Bon, ma connexion me lache.
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 16 Juil - 22:23

A Nguema Mba,

Citation :
On doit être capable de juger l'Humain partout où il se trouve en tout temps. Rien n'est au dessus de la dignité humaine.

En lisant cela, j’ai l’impression que pour toi, nous qui ne partageons pas ton point de vue nous sommes peu soucieux de la dignité humaine. Tu dis que tu veux juger, juge alors ! Va déterrer nos ancêtres et expédie les tous au tribunal pénal international pour crime contre l’humanité. Après tout, ils sont coupable d’avoir brutalisé les femmes alors que vous leurs descendants, vous les traitez particulièrement bien. Quelle belle hypocrisie.
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 16 Juil - 22:38

Evindi Mot a écrit:
mo Essone,

si je puis me permettre et je me le permettrai pour cette fois, ce qui me semble à moi lassant à la longue ce serait les mêmes circonvolutions et acrobaties qui consistent sans vouloir le formuler clairement à interdire toute remise en question sous prétexte que l'ancestralité serait sacrée et qu'on est insuffisamment renseigné sur elle. cette attitude en toute modestie et avec tout le respect dû aux bobedjang et aux bobekal bese, je la trouve un peu hautaine. qui a dit à modjang Essone que des anciens n'ont pas été approché et questionné sur la question ? dans ce cas quel serait la légitimité du docte point de vue de modjang sur n'importe quel autre point de vue ? peut-être que c'est moi qui comprend mal modjang, mais je déplore que la dernière partie de ton intervention soit entachée de tant de prétention et d'intolérence. tu as relu un peu ?

estimer que ceux qui sur cette question précise ont une opinion qui diffère de la tienne ne sont et ne se sont pas informés, "colportent des philosophies de comptoirs", "spéculent", "condamnent sans savoir ce qu'ils condamnent", "n'ont pas une lecture claire", "n'ont pas été investis du cartésianisme auquel nos esprits sont formatés aujourd'hui" est un peu osé quand même je trouve.

aka, j'ai failli oublier : modjang pense donc le questionnement, l'esprit critique, les Africains l'ont appris hier seulement avec... Descartes ?? voilà l'arroseur arrosé ou je me trompe ?

merci pour les informations précieuses que tu nous apportes sur les motivations et l'intention derrière par exemple l'AKUS ou veuvage. cependant, définir l'intention derrière la pratique d'une chose ne dit pas comment est-ce que la chose était pratiquée, appliquée et vécue. il s'agit bien de deux choses distinctes à ne pas du tout confondre. l'intention peut être louable et même franchement bonne sans que l'action qui l'accompagne ne le soit.

"ce qu'on dénonce aujourd'hui ou qu'on comprend mal n'est que dérive et abus". fort possible en effet. seulement, dois-je comprendre que pour modjang Essone les dérives ou les abus sont un phénomène de ce qu'il appelle "aujourd'hui" ? ces dérives et abus pour toi n'existaient donc pas hier au temps des grand-parents et arrière-grands-parents ? si c'est le cas alors modjang j'ai le regret de te demander de ne pas nous mener en bateau je te surprendrai d'ailleurs peut-être (ou pas) en t'affirmant que les informations que j'ai pu recueillir des aînés tendaient toutes à démontrer que pour l'AKUS par exemple les choses s'étaient même beaucoup assouplies aujourd'hui ?! bia bo ya éyong té ?

dans les temps anciens d'après ce qui m'a été rapporté ces rites étaient + durs encore pour les minkus. si "abus et dérives" il y a eu comme tu sembles toi-même l'admettre, admets donc aussi l'éventualité qu'on doive déjà les situer du temps des ancêtres, et dans ce cas quels seraient les éléments de répère temporel qui te permettent à toi de situer un "avant dérives et abus", selon je le rappelle, tes propres termes ?

modjang Essono tu es donc si je te comprends bien entrain de nous dire que la société de nos ancêtres n'était pas caractérisée par un rapport de domination des befam sur les binga ? de ce point de vue les sociétés ancestrales étaient équitables tu dis ? est-ce la conclusion à laquelle tu es parvenu pour être toi intellectuellement allé à la rencontre des pratiques de nos ancêtres après avoir eu la probité intellectuelle de t'être posé les bonnes questions et d'avoir obtenu les bonnes réponses ?

sorry but, d'après les renseignements que j'ai pu recueillir il n'en est rien.


farao

Mondzang Evindi Mot,

Je trouve ton intervention un peu emportée. Il me semble même y déceler comme un ressentiment, mais je peux me tromper. N'empêche que je suis tout de même surpris qu'en France où nous vivons toi et moi, tu aies pu trouver si facilement des "renseignement" sur moi au point de m'affubler de ce impressionnant "rien" qui termine ton propos. Mais quelque soient les intentions qui t'animent, je ne te suivrai pas dans l'invective, même si te lire sur cette dernière intervention peut m'être d'une grande surprise.

Cependant, je me suis relu à plusieurs reprises avant de me résoudre à te répondre. Il ne m'est apparu nulle part que j'"interdisais" toute remise en question de "l'ancestratilté". Ce que j'ai pour habitude de dire, c'est que nous commettons des imprudences à porter des jugements sur des choses dont nous avons une mauvaise connaissance. À mon humble avis, il s'agit d'appels à la retenue et à la prudence qui, en aucune manière, ne sont dirigés contre quiconque comme des invectives; mais qui visent tout simplement à passer le message suivant:

Comme vous devez certainement l'être de votre côté, je suis Fang et fier de l'être. Je ne pense pas que tout ce qui me caractérise en tant fang aujourd'hui, c'est à dire mon héritage culturel et le sang qui coule dans mes veines, puisse être aussi méprisable que ce qui filtre des échanges sur notre forum. Et pour ce faire, si je peux apporter un renseignement qui contribue à relativiser les positions des uns et des autres, je n'hésite pas à le faire.

Il est évident que chacun peut le recevoir conformément à la manière dont il est fait. Nous n'aurons jamais des autres qu'une perception qui est fonction de notre propre façon d'être ou d'aller vers eux.

Je conçois tout à fait qu'il soit possible que pour toi mon ton semble "docte". Mais cela m'étonnerait que je soie allé jusqu'à l'offense. Si toutefois cela avait été le cas, je présente mes plus plates excuses à tous ceux qui auraient pu me ressentir de cette façon. Nous faisons, à ce que je crois, un débat que nous souhaitons intellectuel. En principe, celui-ci doit se faire argument contre argument contraire. L'atteinte aux personnes n'est pas requis. Si j'ai évoqué le cartésianisme, c'est tout simplement parce que nos structures mentales, à vous et à moi et toute proportions retenues, sont faites aujourd'hui sur cette base. Et de ce fait, l'Africain, d'une manière générale, a tendance à se dénigrer et à dénigrer ses réalités culturelles, sous prétexte d'une pseudo évolution qui pour moi n'est que occidentalisation béate. Et celà, à mon avis, fausse le problème à la base. C'est pourquoi il m'a paru opportun de rappeler que la structure mentale dont nous nous réclamons tous à cors et à cris est aussi celle qui veut que nous sachions inscrire nos interrogations dans un processus qui nous amène à saisir la substance réelle des choses auxquelles nous nous intéressons.

N'en déplaise à tous ceux qui peuvent vouloir se positionner comme mes détracteurs, mes opinions sont les miennes et je les assume. Il m'est difficile de me laisser croire que la société et la culture dont je suis issu, sont ce que le monde a pu produire de plus détestable et que, par conséquent, il me faut les dénigrer. Mais ce n'est là que mon opinion. Elle peut ne pas vous plaire. Mais chacun son problème.

Et je vais terminer mon propos sans y inclure un apocryphe qui fait le procès de qui que ce soit.

Mbamba ngoghe à tous.
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 16 Juil - 23:29

Radio Assok Medzeng a écrit:
A Nguema Mba,

Citation :
On doit être capable de juger l'Humain partout où il se trouve en tout temps. Rien n'est au dessus de la dignité humaine.

En lisant cela, j’ai l’impression que pour toi, nous qui ne partageons pas ton point de vue nous sommes peu soucieux de la dignité humaine. Tu dis que tu veux juger, juge alors ! Va déterrer nos ancêtres et expédie les tous au tribunal pénal international pour crime contre l’humanité. Après tout, ils sont coupable d’avoir brutalisé les femmes alors que vous leurs descendants, vous les traitez particulièrement bien. Quelle belle hypocrisie.
Je neme souviens pas avoir écrire de tels propos. Ne me faites pas dire ce que je n'ai dit. Je ne souviens pas avoir dit que notre société traitait mieux les femmes. Dire que nos ancêtres hommes traitaient indignementles femmes ne reviens pas à dire que nous les traitons mieux.
Je ne souviens pas non plus avoir dit que ceux qui ne partagent la même position que moi, heureusemnt d'ailleurs, étaient peu soucieux de la dignité humaine. En revanche, nos ancêtres, certaines questions, l'avaient été.
On ne peut avancer que les femmes ont été dominées partout et ne pas le reconnaitre pourla société Fang au motif que nos ancêtres savaient ce qu'ils faisaient, en l'occurence, préserver le lien familial.
Nos ancêtres femmes ont-elles subi la domination des hommes ? Ont-elles été privées de droits de dignité humaine au regard des pratiques que nous évoquons ?
Si oui, il faut le dire, cela réduira en rien la beauté de l civilisation F.A.N.G
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 16 Juil - 23:58

modjang, du calme, du calme, pas de panique comprenons-nous bien, akiééé : de quoi parlons-nous au juste ? où tu vois l'invective ? si tu as cru percevoir des offenses dans mes propos, je m'en excuse, mais je dois des clarifications pour me dédouaner j'espère :

la dernière phrase se rapporte à la prétendue équité qui aurait existé du temps des ancêtres dans la manière dont minga était considérée dans la société j'ai d'ailleurs lu avec quelque surprise Radio Assok qui a introduit un de ses posts par "la femme a toujours subi la domination de l'homme". c'est de ça et de ça simplement qu'il s'agit. les infos que j'ai recueillies me font conclure que d'équité il n'était rien du tout. minga subissait la domination de fam. voilà le consensus général qui se dégage des quelques sources que j'ai pu questionner.

je n'ai invectivé personne. ce n'est pas dans ma nature, ça n'a jamais été dans mes intentions. il s'agit donc modjang d'un malentendu que j'espère mes explications auront vite fait de lever : aya ? o ne nfang mot après tout

P.S : ma yen na bia dang wok olun ebuk nyi angondo. teke, bi ne bobedjang a bobekal, bi ne ndabot, bia yiane ki nying nalé. a mfa'a wom ma sili ndjalane. trop de tension, trop d'ondes de chaos. ce n'est pas indispensable. je travaillerai amon niveau à adopter un langage qui ne blesse personne même par inadvertance. redevenons les Ekang que nous n'avons jamais cessé d'être en réalité


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Dernière édition par Evindi Mot le Mar 22 Juil - 8:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Ven 18 Juil - 17:26

A Essonne Mfoulou-Ze, ngan abui pour ces éclaircissements sur l'AMVI. Pour moi ce fut édifiant
Smile
Essonne Mfoulou-Ze a écrit:
Mbolani Bobedzang ya be ka bam,

Je suis un peu perdu dans cet abaa, parce que les sujets vont de l'Amvï" à l'Akus. Deux choses qui n'ont rien en commun. Et on ne sait plus par quel coté entrer dans le débat. Toutefois, je vais aborder les deux.

s'agissant de Amvï, il faut savoir que cette pratique que j'ai bien connu pour l'avoir observée au sein de ma propre famille à l'époque de mes grands parents visait, à l'origine, à endiguer des problèmes d'adultère et tous les désastres que ceux-ci pouvaient engendrer au sein d'une famille. Souvent, un homme observait sa femme et se rendait compte que le regard que celle-ci portait sur son frère laissait présager un désir refoulé qui pouvait la pousser à la compromission n'importe quand. Alors, il proposait lui-même à sa femme d'accompagner par exemple son frère en question dans une campagne de chasse ou de pèche dans un campement retiré. Il leur donnait ainsi l'occasion de réaliser librement leur désir secret et leur évitait par la même occasion de le faire dans une situation de tromperie. Parfois il naissait des enfants de telles unions; et parfois même la femme ne revenait pas dans son foyer originel. Mais le lien familial était préservé. Cela pouvait également intervenir entre des amis. Et, contrairement à ce que l'on peut croire, la femme n'y était pas contrainte. Parce qu'on connait des cas de femmes qui ont décliné l'offre sans qu'il leur en coûte. Dans tous les cas, il s'agissait bien sûr d'une pratique d'hommes qui cherchaient ainsi à se prouver l'industricbilité de leurs liens, mais il faut également y voir un moyen de réguler l'adultère. Et surtout un moyen de le transcender et de ne plus en faire un problème, ou un fléau social; compte tenu du fait que la tentative pouvait être très forte, aussi bien du côté des hommes que de celui des femme. Je ne porterai pas de jugement sur le caractère noble ou pas de la pratique. Mais tout ce que je constate, c'est que c'était encore là une disposition visant à pacifier la société là où les hommes ont eu le plus de mal à s'entendre et dans un domaine qui a généré les plus grandes folies furieuses de l'histoire. Tout le monde sait aujourd'hui que le problème des deux grandes guerres dites du monde était nés sur une affaire de "cul"; si vous me permettez l'expression. Si les prussiens qui en sont l'origine avaient pratiqué l'Amvi, le monde ne serait peut être pas passé par ces atrocités.

s'agissant de Akus, j'aimerais dire que ce rite était nécessaire pour réaliser la séparation spirituelle entre le défunt et le conjoint survivant. Les Fang pratiquent d'ailleurs ce rite dans le cas d'un mort du mari comme dans celui d'une mort de la femme. Il est normalement pratiqué par les belles sœurs et par personne d'autre. Le reste n'est que le résultat de la méconnaissance que nous avons de nos pratiques aujourd'hui. D'autre part, il ne s'agissait nullement de faire souffrir le conjoint survivant. Ce qui était pratiqué consistait, pendant la période qui était déterminée pour le port de deuil, à s'assurer que le conjoint survivant ne s'adonnerait pas à une vie sexuelle précoce après la mort de l'autre. Et pendant ce temps, il fallait qu'il prenne le temps et la peine de pleurer son conjoint mort. Et pour atténuer la solitude de la personne qui se retrouve dans une telle situation, les belles sœurs devaient l'accompagner tout au long et la divertir avec des parodies de scènes de vie de couple. Si, dans le cas où il s'agissait d'une mort de l'homme, le mari était un bon vivant, les sœurs du défunt devaient simuler des scènes de ménages qui caricaturent le caractère de leur défunt frère. La femme pouvait ainsi relativiser la douleur due à la perte de son époux. Et elle, de son côté, devait jouer le jeu en se pliant à toutes les exigences ainsi énoncées par ses belles sœurs. Celà devait durer jusqu'à ce que la séparation spirituelle soit complète et que le souvenir ne soit plus trop douloureux. Et bien entendu, l'akus ne se résumait pas à ce divertissement. Il s'accompagnait de cérémonies de purification qui visaient à permettre au conjoint survivant de repartir dans la vie sans trop de traumatisme. Le reste, c'est à dire ce que vous dénoncez aujourd'hui ou que vous comprenez mal, n'est que dérive et abus.

Moi j'invite les uns et les autres à avoir cette probité intellectuelle de se poser les bonnes questions afin d'obtenir les bonnes réponses, chaque fois qu'ils se trouveront face à un phénomène de nos sociétés ancestrale dont ils n'ont pas une lecture claire. Ce réflex, malheureusement répandu, qui consiste à condamner sans savoir ce que l'on condamne est un peu lassant à la longue. On fini par croire le cartésianisme à l'école duquel nos esprits sont formatés aujourd'hui, ne nous a pas vraiment investi; puisque le doute, selon des Cartes, doit déclencher en nous les mécanismes de compréhension du phénomène qui nous fait douter. Alors si nous doutons du bienfondé des pratiques de nos ancêtres, prenons la peine d'aller intellectuellement à la rencontre de celles-ci avant de tirer des conclusions hâtives. C'est là une démarche scientifique qui ne laisse pas de place aux philosophies des comptoirs et à toutes les autres formes de spéculations.

Nous avons hérité d'une culture riche et d'une civilisation brillante, n'en faisons pas des charpies.

Ma ve mine mbamba alu.

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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Ven 18 Juil - 17:30

Radio Assok Medzeng a écrit:
Mon frère Nguema Mba,

Pour ma part, nous pouvons nous poser des questions sur certaines de nos pratiques ancestrales. Nous questionner dans le but de les comprendre, dans le but de savoir ce qui pouvait les justifier, dans le but de nous demander si les raisons pour lesquelles elles ont été mise en place existent encore et si ces pratiques peuvent être transposables dans notre société aujourd'hui.

Dans le terme juger, je vois des gens au banc des accusés. J'y vois également quelqu'un positionné en senseur qui doit dire si nos ancêtres sont coupables ou non. Mon frère Nguéma Mba, je crois que tu dois faire des études de droit ou tu as étudié en droit. Pourquoi ce désir de juger les gens et leurs pratiques ? Si tu te positionnes en juge, il va de soit que ceux que tu vas juger ne sont plus là pour se défendre. Il sera donc du devoir de certains de leurs descendants de le faire. À partir de cet instant, nous nous opposerons au lieu de conjuguer ensemble pour faire naitre la lumière qui pourrait mieux nous éclairer sur notre passé.

Ne jugeons personne mais posons-nous des questions.

Akié a Radio Assok Medzeng, quand je te lis avec de tels propos, bebela mene mitag parce que pour moi c'est le principe : questionner le passer (pas le juger) pour en faire sortir au besoin qq chose qui pourrait nous permettre dans le présent actuel, d'améliorer ce qui existe Smile

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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Ven 18 Juil - 17:34

miéhdzâ a écrit:
renefad a écrit:
J'ai connu dans les années 60 cette pratique. Elle consistait lorsque nous arrivions dans un village et que nous devions y passer la nuit que l'on nous propose une jeune fille pour ne pas dormir seul!
A vous lire, maintenant, je considère que nous n'aurions pas du accepter;
en effet quel était le degré de consentement de la jeune fille en question?
De la grande hospitalité certes, mais même si elles ne montraient pas de refus, je pense qu'on ne leur demandait pas leur avis et que cette pratique me parait maintenant contestable et qu'elle doit disparaître.
Un truc que je comprends pas... Tu regrettes de l'avoir fait, parceque c'était "pas bon", ou parceque la pratique est aujourd'hui mal famée? Very Happy.
Ou alors, tu as senti quelque chose te laissant croire que les "couvertures de saison sèche" que t'as pratiquées acceptaient dans la contrainte...?
... Peut-être y étais tu contraint, toi....

Looooooooooooolll

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Alghe



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Dim 20 Juil - 15:12

Echanger ma femme ? Humm No

affraid affraid affraid
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Lun 21 Juil - 17:25

Alghe a écrit:
Echanger ma femme ? Humm No

affraid affraid affraid

Be christen ba kare dzo na : dieu a dit allez et partagez avec votre prochain à alghe donc...

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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mar 22 Juil - 6:39

Evindi Mot a écrit:
modjang, du calme, du calme, pas de panique comprenons-nous bien, akiééé : de quoi parlons-nous au juste ? où tu vois l'invective ? si tu as cru percevoir des offenses dans mes propos, je m'en excuse, mais je dois des clarifications pour me dédouaner j'espère :

la dernière phrase se rapporte pas à la prétendue équité qui aurait existé du temps des ancêtres dans la manière dont minga était considérée dans la société j'ai d'ailleurs lu avec quelque surprise Radio Assok qui a introduit un de ses posts par "la femme a toujours subi la domination de l'homme". c'est de ça et de ça simplement qu'il s'agit. les infos que j'ai recueillies me font conclure que d'équité il n'était rien du tout. minga subissait la domination de fam. voilà le consensus général qui se dégage des quelques sources que j'ai pu questionner.

je n'ai invectivé personne. ce n'est pas dans ma nature, ça n'a jamais été dans mes intentions. il s'agit donc modjang d'un malentendu que j'espère mes explications auront vite fait de lever : aya ? o ne nfang mot après tout

P.S : ma yen na bia dang wok olun ebuk nyi angondo. teke, bi ne bobedjang a bobekal, bi ne ndabot, bia yiane ki nying nalé. a mfa'a wom ma sili ndjalane. trop de tension, trop d'ondes de chaos. ce n'est pas indispensable. je travaillerai amon niveau à adopter un langage qui ne blesse personne même par inadvertance. redevenons les Ekang que nous n'avons jamais cessé d'être en réalité


farao

Modjang Evindi Mot,

Je crois qu'il m'appartient de relativiser ce que j'avais cru comprendre de ton intervention et de proposer à toi et à tous les autres de le faire sur la mienne. De mon côté, il n'y a d'ailleurs aucun ressentiment après tout ça. Il peut arriver que le ton monte quand on échange sur des choses qui nous touchent au plus profond de notre être. Mais comme tout le monde a pu le constater, chacun est resté poli. Il n'y a donc pas de quoi faire un incendie.
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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mar 22 Juil - 7:26

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
C'est possible que j'ai pu donner l'impression d'un censeur, ou d'un juge.
On ne peut pas vouloir explorer ce qu'il y'a d'extraordinaire dans nos cultures n voulant justifier que nos ancêtres avaient certainement de bonnes raisons de le faire. On doit poser les questions, bien entendu, mais on ne peut pas s'arreter là, à poser des questions. Il faut ue nous soyons capables d'aller au-delà ce que les acteurs sociaux eux-mêmes sur leurs pratiques. On ne peut expliquer les coutumes passées comme présentes en disant que ceux qui les pratiquent doivent se défendre. C'est pas un tribunal et je ne souhate pas être juge. En revanche en tant qu'être humain je peux dire la colonisation a été un système de domination et que le christianisme y a participé en dépit de sa prétendue civilisation.
Pour revenir à la question, il me semble évident que si nous attendons nos prédécesseurs soient là pour se justifier, alors nous versons dans la complaisance. Nous ne sommes pas là pour plaire aux Byeri. Nous avons le devoir, me semble t-il, de bousculer les pratiques de nos ancêtres comme les autres secouent les pratiques de leurs aieuls, si nous voulons en extraire ce qui se cache derrière c'est-à-dire la part de divinité et la par de bestialité qu'il ya en chaque humain.
Dans cette optique, le don de femmes (la belle soeur qu'on donne au veuf comme la veuve qu'on donne au frère ou premier fils du mari) était une domination masculine. Mon grand-père me disait le faire parce qu'il l'avait trouver. Et c'est ce qu'il ya plus fort dans les pratiques sociales: elle deviennent un système coercitif. Je suis convaincus qu'ils étaient nombreux et nombreuses à lutter afin que les humains soient égaux.
Malgré tout ce que "ça permettait" pour faire tenir la famille et la cohésion sociale et que je n'ignore pas, contrairement à ce que certains avancent ici, on doit être honnete de reconnaitre une injustice. Qui aime bien chatie bien. Je chatie mes ancêtres. Pourtant nombreux s'accordent, paradoxalement, à reconnaitre que les femmes en occident étaient privées de droits. Et Dieu seul sait ce que les hommes avançaient comme justifications pour légitimer leur domination.
C'est pas un crime de dire à Be Mvam za'a na ba Vouss vah. On doit être capable de juger l'Humain partout où il se trouve en tout temps. Rien n'est au dessus de la dignité humaine.
Bon, ma connexion me lache.

Mui Nguema Mba evivi,

Depuis que nous évoqons toutes ces questions sur la maltraitance des femmes par les hommes; surtout depuis que nous parlons de Amvi, j'ai une question qui me trotte dans la tête. Et là j'aimerais vraiment que quelqu'un me réponde de façon à me convaincre: Est-ce qu'il est vérifié que dans cette affaire de Amvi, les femmes étaient TOUJOURS dans la position de victimes expiatoires? J'insiste sur TOUJURS. Sait-on si elles s'étaient elles mêmes prêtées à ce jeu avec quelque satisfaction? Ye adzo te é be foghe adzo ébiiga? On sait que plusieurs de ces femmes ne revenaient pas dans leurs foyers d'origines. C'est quand même dire qu'elles devaient avoir le choix non?
On connait d'ailleurs des cas où certaines femmes ont décliné l'offre sans qu'il leur en coute. Que dire de ça?

Me tame tebe abim té ému. Ve daa, minsili mi ne me abwi.
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mar 22 Juil - 8:36

Essonne Mfoulou-Ze a écrit:
NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
C'est possible que j'ai pu donner l'impression d'un censeur, ou d'un juge.
On ne peut pas vouloir explorer ce qu'il y'a d'extraordinaire dans nos cultures n voulant justifier que nos ancêtres avaient certainement de bonnes raisons de le faire. On doit poser les questions, bien entendu, mais on ne peut pas s'arreter là, à poser des questions. Il faut ue nous soyons capables d'aller au-delà ce que les acteurs sociaux eux-mêmes sur leurs pratiques. On ne peut expliquer les coutumes passées comme présentes en disant que ceux qui les pratiquent doivent se défendre. C'est pas un tribunal et je ne souhate pas être juge. En revanche en tant qu'être humain je peux dire la colonisation a été un système de domination et que le christianisme y a participé en dépit de sa prétendue civilisation.
Pour revenir à la question, il me semble évident que si nous attendons nos prédécesseurs soient là pour se justifier, alors nous versons dans la complaisance. Nous ne sommes pas là pour plaire aux Byeri. Nous avons le devoir, me semble t-il, de bousculer les pratiques de nos ancêtres comme les autres secouent les pratiques de leurs aieuls, si nous voulons en extraire ce qui se cache derrière c'est-à-dire la part de divinité et la par de bestialité qu'il ya en chaque humain.
Dans cette optique, le don de femmes (la belle soeur qu'on donne au veuf comme la veuve qu'on donne au frère ou premier fils du mari) était une domination masculine. Mon grand-père me disait le faire parce qu'il l'avait trouver. Et c'est ce qu'il ya plus fort dans les pratiques sociales: elle deviennent un système coercitif. Je suis convaincus qu'ils étaient nombreux et nombreuses à lutter afin que les humains soient égaux.
Malgré tout ce que "ça permettait" pour faire tenir la famille et la cohésion sociale et que je n'ignore pas, contrairement à ce que certains avancent ici, on doit être honnete de reconnaitre une injustice. Qui aime bien chatie bien. Je chatie mes ancêtres. Pourtant nombreux s'accordent, paradoxalement, à reconnaitre que les femmes en occident étaient privées de droits. Et Dieu seul sait ce que les hommes avançaient comme justifications pour légitimer leur domination.
C'est pas un crime de dire à Be Mvam za'a na ba Vouss vah. On doit être capable de juger l'Humain partout où il se trouve en tout temps. Rien n'est au dessus de la dignité humaine.
Bon, ma connexion me lache.

Mui Nguema Mba evivi,

Depuis que nous évoqons toutes ces questions sur la maltraitance des femmes par les hommes; surtout depuis que nous parlons de Amvi, j'ai une question qui me trotte dans la tête. Et là j'aimerais vraiment que quelqu'un me réponde de façon à me convaincre: [color=red]Est-ce qu'il est vérifié que dans cette affaire de Amvi, les femmes étaient TOUJOURS dans la position de victimes expiatoires? J'insiste sur TOUJURS. Sait-on si elles s'étaient elles mêmes prêtées à ce jeu avec quelque satisfaction? Ye adzo te é be foghe adzo ébiiga? On sait que plusieurs de ces femmes ne revenaient pas dans leurs foyers d'origines. C'est quand même dire qu'elles devaient avoir le choix non?[/color]On connait d'ailleurs des cas où certaines femmes ont décliné l'offre sans qu'il leur en coute. Que dire de ça?

Me tame tebe abim té ému. Ve daa, minsili mi ne me abwi.
A Mii, ta question est vraiment très intéressante. J'y répondrai de deux façons.
La première chose, c'est de dire que la femme qui était "pretée" (terme inaproprié mais...) à l'invité de marque n'était pas toujours ou forcement une épouse. Elle pouvait être une parente. Et lorsque qu'il s'agissait d'une épouse, on imagine bien qui le monsieur choisissait parmi ses 12 femmes pour son invité. Je ne rentrerais pas dans les détails si la pudeur me le permettait. J'ose croire que c'était pas ses preférées.
Mais dans ta questionil y a quelque chose de plus souterrain. C'est justement de dire que les femmes se pretaientau jeu. Bien entendu. Pourtant c'est toute la force de la violence et de la domination symboliques. Les dominés intériorisent eux-mêmes les schemes, par la socialisation et l'éducation, qui justifient leur domination.
Je ne voudrais pas dire que dans ces cas la femme précise dont nous parlons était innocente. Comme toujours dans une domination, ya celles qui trouvaient ça bien, comme il ya celles qui le subissaient.

Je voudrais, d'ailleurs m'intérroger en ajoutant un aspect de la vie de la femme qui n'a pas encore été évoqué: l' "AZOUGHA NGONE".
L'Azougha ngone que l'on peut traduire par "feter la vie de demoiselle". Il s'agissait pour la jeune fille de se lancer dans plusieurs aventures avant le mariage, parce que le mariage supposait fidélité, pour profiter comme on le dit aujourd'hui du "goût" de la chaire, de la vie mondaine. Au risque des incompréhensions, je souligne que toutes les femmes ne passaient pas par là. Et malgré la bonne pudeur qu'impose le site, certaines allaient en mariage avec un vie déjà bien remplie. Et aujourd'hui encore nombreuses sont celles qui pensent qu'il faut profiter d sa jeunesse en faisant l'ambiance avec les mecs. Une catégorie de "tuer-tuer" ? Heureusement que toutes les femmes ne sont pas comme ça ! Ce qui n'avait cette proportion dans la société ancienne, vu la force de la morale et des valeurs. Ah, la vie de démoiselle.
J'espère m'être pas trop éloigné du sujet, quand bien même tout se tient.
Me bong'a soure va'a.
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mar 22 Juil - 14:01

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
Je voudrais, d'ailleurs m'intérroger en ajoutant un aspect de la vie de la femme qui n'a pas encore été évoqué: l' "AZOUGHA NGONE".
L'Azougha ngone que l'on peut traduire par "feter la vie de demoiselle". Il s'agissait pour la jeune fille de se lancer dans plusieurs aventures avant le mariage, parce que le mariage supposait fidélité, pour profiter comme on le dit aujourd'hui du "goût" de la chaire, de la vie mondaine. Au risque des incompréhensions, je souligne que toutes les femmes ne passaient pas par là. Et malgré la bonne pudeur qu'impose le site, certaines allaient en mariage avec un vie déjà bien remplie. Et aujourd'hui encore nombreuses sont celles qui pensent qu'il faut profiter d sa jeunesse en faisant l'ambiance avec les mecs. Une catégorie de "tuer-tuer" ? Heureusement que toutes les femmes ne sont pas comme ça ! Ce qui n'avait cette proportion dans la société ancienne, vu la force de la morale et des valeurs. Ah, la vie de démoiselle.
J'espère m'être pas trop éloigné du sujet, quand bien même tout se tient.
Me bong'a soure va'a.

A NGUEMA MBA EVIVI merci de ce propos, car de cette pratique, j'en ai entendu parler veda me teghe yem dzoé, je ne connaissais point le nom Smile

ça c'est pour la partie je suis avec toi mais là où Minsili ne te suis plus c'est quand dans ton propos je lis ceci :

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
Et aujourd'hui encore nombreuses sont celles qui pensent qu'il faut profiter d sa jeunesse en faisant l'ambiance avec les mecs. Une catégorie de "tuer-tuer" ? Heureusement que toutes les femmes ne sont pas comme ça !.

Est-ce à dire que pour toi celles qui pensent ainsi seraient en porte-à-faux avec la morale ? Pourquoi ce heureusement a ndom dzam ? Personnellement, en tant que femme, je suis à 100% dans cette catégorie-là qui pense que ge mininga ayi, elle peut effectivement profiter de sa jeunesse quitte maintenant dès que mariée de prendre tes responsabilités et mener la vie qui se doit d’abord par respect entre conjoints et le reste. Avoué enying ne voulant pas dire pour moi courir d’homme en homme d’ailleurs si une fille non marié non engagée avec qq1 le fait en prenant ses précautions où est le problème ? Tout comme pour moi celle qui va agir dans le sens inverse (abstinence avant le mariage et tout ce qu’elle veut) c’est aussi son problème et droit. Asu dama elle ne sera ni meilleure ni pire que celle qui opte pour L’azugha Ngoane ! Si la société permettait (et permet) aux hommes de "tester" avant le mariage, et si elle offre aussi cette possibilité aux jeunes filles, adzo ane ve ge bane bininga bezing ba yebe dzam té? confused

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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mar 22 Juil - 14:58

Minsili mi Ngoan Ewondo a écrit:
...dieu a dit allez et partagez avec votre prochain à alghe donc...

Même si Dieu a voulu punir les femmes, pour une raison que j'ignore, je suis sûr que son invitation au partage n'incluait pas les femmes... Rolling Eyes

Et puis, entre nous, à l'époque où cette pratique bizarre existait il n'y avait pas les IST et le VIH/SIDA confused affraid
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MMOT BINAM



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mar 22 Juil - 16:41

Et puis, entre nous, à l'époque où cette pratique bizarre existait il n'y avait pas les IST et le VIH/SIDA confused affraid




Là !!!! Tu as raison mon frère !! C'est justement pour cela que certaines de nos pratiques culturelles et ancestrales... mériteraient un serieux examen et un questionnement sans complaisance. De telles obscurentismes n'avaient certainement pas pris en compte la dimension sanitaire et humaine... Aujourd'hui on en voit encore les sequelles...
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mar 22 Juil - 19:24

Minsili mi Ngoan Ewondo a écrit:
NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
Je voudrais, d'ailleurs m'intérroger en ajoutant un aspect de la vie de la femme qui n'a pas encore été évoqué: l' "AZOUGHA NGONE".
L'Azougha ngone que l'on peut traduire par "feter la vie de demoiselle". Il s'agissait pour la jeune fille de se lancer dans plusieurs aventures avant le mariage, parce que le mariage supposait fidélité, pour profiter comme on le dit aujourd'hui du "goût" de la chaire, de la vie mondaine. Au risque des incompréhensions, je souligne que toutes les femmes ne passaient pas par là. Et malgré la bonne pudeur qu'impose le site, certaines allaient en mariage avec un vie déjà bien remplie. Et aujourd'hui encore nombreuses sont celles qui pensent qu'il faut profiter d sa jeunesse en faisant l'ambiance avec les mecs. Une catégorie de "tuer-tuer" ? Heureusement que toutes les femmes ne sont pas comme ça ! Ce qui n'avait cette proportion dans la société ancienne, vu la force de la morale et des valeurs. Ah, la vie de démoiselle.
J'espère m'être pas trop éloigné du sujet, quand bien même tout se tient.
Me bong'a soure va'a.

A NGUEMA MBA EVIVI merci de ce propos, car de cette pratique, j'en ai entendu parler veda me teghe yem dzoé, je ne connaissais point le nom Smile

ça c'est pour la partie je suis avec toi mais là où Minsili ne te suis plus c'est quand dans ton propos je lis ceci :

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
Et aujourd'hui encore nombreuses sont celles qui pensent qu'il faut profiter d sa jeunesse en faisant l'ambiance avec les mecs. Une catégorie de "tuer-tuer" ? Heureusement que toutes les femmes ne sont pas comme ça !.

Est-ce à dire que pour toi celles qui pensent ainsi seraient en porte-à-faux avec la morale ? Pourquoi ce heureusement a ndom dzam ? Personnellement, en tant que femme, je suis à 100% dans cette catégorie-là qui pense que ge mininga ayi, elle peut effectivement profiter de sa jeunesse quitte maintenant dès que mariée de prendre tes responsabilités et mener la vie qui se doit d’abord par respect entre conjoints et le reste. Avoué enying ne voulant pas dire pour moi courir d’homme en homme d’ailleurs si une fille non marié non engagée avec qq1 le fait en prenant ses précautions où est le problème ? Tout comme pour moi celle qui va agir dans le sens inverse (abstinence avant le mariage et tout ce qu’elle veut) c’est aussi son problème et droit. Asu dama elle ne sera ni meilleure ni pire que celle qui opte pour L’azugha Ngoane ! Si la société permettait (et permet) aux hommes de "tester" avant le mariage, et si elle offre aussi cette possibilité aux jeunes filles, adzo ane ve ge bane bininga bezing ba yebe dzam té? confused

Ma soeur, j'ai voulu jetter une pierre dans ta cour. santa santa santa
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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 23 Juil - 0:14

MMOT BINAM a écrit:
Et puis, entre nous, à l'époque où cette pratique bizarre existait il n'y avait pas les IST et le VIH/SIDA confused affraid




Là !!!! Tu as raison mon frère !! C'est justement pour cela que certaines de nos pratiques culturelles et ancestrales... mériteraient un serieux examen et un questionnement sans complaisance. De telles obscurentismes n'avaient certainement pas pris en compte la dimension sanitaire et humaine... Aujourd'hui on en voit encore les sequelles...

MMOT BINAM,

Je te souçonne, même si ce n'est pas clairement exprimé ainsi, de penser quand tu parles d'obscurantisme de supposer qu'ailleurs c'était meilleur. Mais je t'invite à regarder d'un peu plus près les documents historiques d'un pays comme la France par exemple. Je ne cite pas ce pays parce que je le dénigre particulièrement. Mais compte tenu de l'histoire, c'est un de ceux que nous connaissons le mieux, puisqu'on nous rabâche jusqu'à ce jour les oreille sur son histoire dans nos chères études en Afrique (Le plus curieux est d'ailleurs que lorsque nous débarquons ici avec toutes ces connaissances, nous sommes étonnés de voir que personne n'en fait une bible ici! Mais bon. C'est tout ça qu'on dénnonce.). Tu verras donx dans cette histoire que si la femme a été CHOSIFIEE quelque part dans le monde, c'est bien en Europe. On dit que le cinéma est le miroir de la société. Dans ces films qui parlent du moyen aâge de nos... "ancêtres les gaulois", on peut observer que la vie était réellement dure pour la femme. On pouvait par exemple, sans craindre de représailles, en coincer une au coin d'une rue et la culbuter au vu et au su de tout le monde. Après on pouvait même s'en vanter devant les copains!... Autre chose, les rois qui ne se refusaient rien, pouvaient s'en envoyer tendis que des valets retiennent les membres de la femme récalcitrante. Et elle devait prendre cela comme un honneur suprême; puisque le roi ne s'envoyait pas en l'air, il honorait une femme!!!! (J'ai volontairement choisi de l'exprimer en des termes cochons). Et puis, si tu connais bien l'histoire des Slaves, tu verrais que ce groupe humain, considéré comme une sorte de "race" indo européenne, est issue de femmes qui étaient réduites au statut de objet sexuel et se vendait dans tous les marchés comme de la vulgaire marchandise! Il faut dire que le Blanc est fort. Quand il s'y met, il ne fait jamais rien à moitié! Tu as aussi du entendre parler de la traite des blanches? C'est la même histoire. Elle est d'ailleurs d'un passé récent et elle ne se passe pas chez nous. Peux tu me dire si quelque part chez les Fang ou chez quelque peuple afirikara que ce soit, une "race" d'individus est née du fait que ses ascendants étaient des objets sexuels? Avons nous déjà organisé des "foires aux culs" comme cela a été la mode chez d'autres que nous? Avons nous eu pour nos benvéndé, chefs de famille ou de clans (puisque nous n'avions pas rois), une cour de femmes qui dansent nus pendant que l'hôte reçoit ses étrangers? Ces choses se sont pourtant passées ailleurs; et se poursuivent même encore aujourd'hui, au 21ème siècle!!! Avons-nous eu dans nos pratiques des équivalents de choses comme la pornographie ou des bordels qui, je dois le signaler, bien qu'étant des phénomènes de la modernité (surtout pour ce qui est du cinéma pornographique), ne datent pourtant pas d'hier. Le principe du spectacle de femmes nues organisé dans le but de réveiller ses sens ou de satisfaire les déviations libidinales de ses hôtes, est vieux comme le monde cocazien. On connait d'ailleurs la mésaventure d'une célèbre africaine affublée du pseudonyme de la "Vénus d'Ottentot" (il faut vérifier l'orthographe) qui a fait le tour de L'Europe pour satisfaire de foires en foires les élans basiques des européens...

Si tu veux je continue dans les exemples. Mais comprendras tu seulement après cela que le problème de la femme s'est posé au monde entier. L'Afrique et encore moins les Fang n'ont rien produit d'exceptionnellement cochon à l'encontre de celles-ci. À moins, bien entendu, que tu me surprennes avec des infromations pertinentes à ce sujet.

Quand le monde est placé devant ses propres contradictions, la tradition veut qu'il se désigne un coupable. Et le coupable idéal a été le bon sauvage africain. Réduit à l'état de bête anthropomorphique, il pouvait être l'objet de tous les anathèmes. C'est ainsi qu'on nous a fabriqué une psychologie de baiseurs à tout va. La reine Antoinette elle même en a eu dans sa cour, des nègres baiseurs qui pouvaient tromper son ennui auprès de son amant de roi. L'histoire veut même qu'elle en eut un fils qui a été simplement massacré parce que le trône de France ne pouvait souffrir de risque d'accueillir le fessier d'un noir, fut-il à moitié blanc.

Aujourd'hui d'ailleurs, on ne se refuse plus des attouchements, des baisés et même des ébats publics dans les rues de nos villes, parce qu'on a vu ça à la télé, au cinéma ou tout simplement parce qu'on est convaincu que c'est l'évolution!

Pourtant, j'ai longtemps vécu auprès de mes parents et de mes grands parents. Je n'ai jamais cru qu'ils aient pu faire l'amour. Parce que nos mœurs ne permettaient pas de telles libertés.

Tu parles de la dimension sanitaire. Ok! Mais sais-tu seulement que la vérole, la ghonorrée, et autres maladies sexuellement transmissibles nous ont été apportées par nos visiteurs occupants? Comme ils les ont d'ailleurs répendues partout où ils sont passés! D'ailleurs, chez certains pygmées qui sont restés en retrait de tout cela, les MST n'existent pas. Du moins dans les formes que nous leur connaissons aujourd'hui!

Examen sans complaisance dis-tu? J'en suis fort aise. Mais sans complaisance par rapport à qui?

Mon frère. Je te salue et te souhaite une bonne nuit de méditation.
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Mer 23 Juil - 1:23

Alghe a écrit:
Minsili mi Ngoan Ewondo a écrit:
...dieu a dit allez et partagez avec votre prochain à alghe donc...

Même si Dieu a voulu punir les femmes, pour une raison que j'ignore, je suis sûr que son invitation au partage n'incluait pas les femmes... Rolling Eyes

Et puis, entre nous, à l'époque où cette pratique bizarre existait il n'y avait pas les IST et le VIH/SIDA confused affraid

Alghe ane ya Suspect pratique bizarre tu dis? Akié mon frère as-tu lu les interventions des pages précédentes même si je le concède elles sont assez longues? Justement ce qu'une partie essaye de faire comprendre depuis le début c'est qu'on prenne un peu la peine dans ce genre de sujets que nous fassions l'effort d'éviter ce genre de sorties à l'emporte-pièce excuse-moi de te dire ça What a Face Souffre que je sois sincère en te lisant j'ai l'impression de voir qq1 qui arrive dans une discut en cours de route et se contente juste de sortyir un avis sans arguments derrière car moi ça m'interesse de savoir sur quoi tu te bases pour dire pratique bizarre? confused

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MessageSujet: Re: AMVI OU L"ECHANGE MOMENTANE DES FEMMES"   Aujourd'hui à 1:15

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