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 Les différents noms de DIEU

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Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Dim 18 Mai - 14:20

Vraiment, on apprend et on s'ouvre l'esprit tous les jours ici avec les interventions des uns et des autres sunny

@Evindi Mot : ton dernier message me fait à nouveau voir l'importance capitale du nom qui n'est certainementy pas qu'un simple nom mais ce que nous sommes vraiment.

@Essonne Mfoulou-Ze, c'est la première fois que je découvre ta théorie par rapport à Za Ambe (Zamba) comme non pas Dieu mais le Premier Homme, intéressante approche, si + à dire dessus, bia yanga bounce


Citation :
Aussi ont-il répondu Zame Ye Mebeghe. Seulement voilà, là n'était pas le nom de Dieu chez les Fang. Le nom Zame, ainsi que l'expliquent les anciens, vient d'une interrogation que les Fang soulèvent dans leur quête existentielle: Qui était avec l'incommansurable créateur de l'univers? En termers Fang "Za ambe ye Mebeghe me Mpwa Si Kôm". À cette question était adaptée la seule réponse plausible qui fût: Le seul témoin de l'exploit divin au moment de la création ne pouvait être que le Premier Homme. Ce premier dont personne ne pouvait connaître le nom est donc lui-même devenu Za Ambe, l'expression même de la recherche de son nom.

Za A mbe, au fil du temps, est devenu Zambe ou Zame. Et ce nom désignait en réalité le premier Homme; équivalent de l'Adam chrétien.

Concernant la généalogie, j'éprouve tellement de fierté à lire ceux de mes frères et soeurs à qui cela a été enseigné la retranscrire ici. Malheureusement pour certains d'entre-nous, pas par envie mais simplement parce que personne ne nous l'a appris, à part le père la mère et be mvamba, le reste c'et presque de la brume No

Citation :
Et la "visite" de l'arbre généalogique était, nom seulement un moyen d'établir sa filiation avec le premier homme; mais celle-ci était également une façon d'évoquer chaque ancêtre de la lignée et d'invoquer sa bénédiction. Le premier homme étant lui même la connexion finale avec le créateur, la généalogie devenait ainsi un moyen de recevoir également sa bénédiction.

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Mar 20 Mai - 9:58

Bon, ma soeur Minsili, tu sais un grand nombre de choses que je dis ici sur nos origines, je les doit pour une grande part à mes consultations des anciens qui ont aussi été faites du côté du Cameroun. Il existe encore dans ce pays des anciens qui ont de bonnes connaissances sur les valeurs qui sont lesnôtres. Cela est également le cas pour la Guinée équatoriale. Sur le M'vett par exemple et même sur le plan de la langue, nous avons beaucoup de choses à apprendre d'eux. Je crois que ce qu'il faudra faire, et cela sera certainement un des objectifs qu'il faudra assigner à l'association à mettre en place, ce sera de procéder à une collecte de données culturelles Fang sur toute l'étendue de notre territoire. Une fois qu'une instance sera mise en place ici en France, il faudra commettre des missions locales qui travailleront avec les anciens. Bref... Nous avons du manioc dans le mortier et il va faloir piler!
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NGONE Y'A DZALE



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Mar 20 Mai - 11:56

Nous avons du manioc dans le mortier et il va faloir piler!
_________________
akiéé ha essonne nfoule-ze j'aime bien cette expression, elle remplace très bien celle là "avoir du pain sur la planche", et elle est mieux adaptée.
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Minkot Mindong



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Mar 20 Mai - 14:51

"Nous avons du manioc dans le mortier et il va faloir piler!"

Hii, frère Mfoulou-Ze, on dirait que le plantain est fini". Moi j'aime beaucoup les Mintuba, tu as failli me mettre de l'eau dans la bouche.

Ton idée de faire quelque chose pour notre culture me paraît fort intéressante. Il faudra juste que le projet naisse et grandisse.

J'oubliais, je souhaite que tu me donnes de plus amples précisions sur l'histoire du Mvet chez les Fang et la mission que son créateur lui avait originellement assignée.

Bibotan!
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Minkot Mindong



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Date d'inscription : 13/05/2008

MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Mar 20 Mai - 14:55

Mbolo a be Tara ayi be Nana !

Mene vraiment estomaqué ai feg sur la culture des Fang que les uns et les autres distillent au fil de leur intervention et j’avoue vraiment pouvoir enfin rattraper mon retard sur la culture de mes pères et mères.

Bravo les sages Fang !

En lisant les différents commentaires, je n’ai pu m’empêcher de poser la question de savoir pourquoi ce thème est encore si passionnant et d’actualité ?

C’est bien en le considérant dans notre expérience quotidienne de Bivindi que ce thème nous dévoile toute sa problématique : Peut-on à l’instar de l’homme, nommer Dieu ?

Dans la tradition africaine, comme beaucoup l’ont si bien souligné, on voit bien toute l’importance que les Bivindi accordent au nom.

Le nom chez les Bivindi a d’abord essentiellement un sens, et c’est seulement de manière contingente qu’il est une référence. Si en Occident, le nom est hérité de père en fils, chez les Bivindi, au contraire, le nom est hautement personnel et individuel.

Le nom exprime ainsi une partie de l’essence de la personne qui le porte. Nommer, affirmait Lévi-Strauss dans la Pensée sauvage, c’est toujours classer, signifier.

Signifier quelque chose, c’est la porter à l’existence. Nommer, c’est créer.

Le nom décrit la personne dans sa singularité et dans son historicité. Il le désigne comme un être projet « pro-jectum » c’est-à-dire porté vers…son accomplissement.

Le nom est donc porteur d’un message et d’un agir pour celui qui le porte. C’est un programme de vie que doit réaliser librement l’intéressé.

Dans la tradition des Bivindi, on ne peut prononcer à la légère, surtout quand il s’agit des aînés, le nom de quelqu’un. Prononcer vainement le nom de quelqu’un, c’est le déconsidérer, le déshonorer et vouloir en disposer comme on veut.

Dans de nombreuses ethnies, il n’est pas permis de prononcer le nom de quelqu’un dans la nuit, de peur que les méchants ou les esprits mauvais s’en emparent pour lui nuire.

De même aussi, on ne peut parler au nom de sa tribu que sur autorisation du patriarche, car le mauvais emploi d’un nom peut vouer à la déperdition la tribu entière.

On comprend donc que le fait de nommer Dieu, c’est-à-dire de le porter à l’existence quotidienne des Bivindi, fut un acte douloureux, comme l’est chez la femme, la naissance d’un nouveau-né.

Pouvait-on nommer l’innommable, le classer dans nos catégories humaines ? Les Bivindi en furent pleinement troublés dans leur soif de comprendre le cosmos et de trancher le nœud gordien de tout mystère.

De nombreux mythes africains soulignent bien cet éloignement qui existe entre celui qui est Infini et les hommes. Dans le mythe Giziga du Nord-Cameroun, c’est le départ de Dieu dans la voûte céleste qui permet à l’homme de se tenir debout, c’est-à-dire d’être pleinement homme.

L’intensité de l’émotion religieuse est proportionnelle au sentiment d’éloignement que l’âme humaine éprouve vis-à-vis de Dieu. C’est bien la raison de cet éloignement qui est à l’origine de la religion.

Le mot religion viendrait du mot latin religare qui signifie re-lier, établir un pont entre… l’humain et le divin.

Pour qu’il y ait pont, il faut qu’il y ait distance, bien plus abîme. Le pont n’a de valeur que s’il permet d’effacer, de gommer le fossé abyssal qui existe entre deux parties.

C’est bien parce que les Bivindi prennent conscience de l´être même de Dieu dans son aséité, sans le nommer pour autant, de l’abîme qui les sépare de Lui, qu’ils en viennent à trouver des intermédiaires ou médiateurs: les ancêtres.

La religion chez les Bivindi s’adresse en particulier aux esprits des ancêtres et à d’autres esprits qu’on pourrait qualifier de naturels, parce qu’ils habitent la nature : forêt, fleuve, montagne…

Dieu n’est jamais représenté et ne reçoit pas de culte, on ne lui fait de sacrifices qu’en de très rares occasions, le plus souvent quand la vie du clan est menacée.

Ceci s’explique par le fait que les Bivindi ne pensent pas que Dieu trône majestueusement au ciel, Il est plutôt le souffle qui porte vie, joie et bonheur à toute chose.

Le sacré et le profane sont chez les Bivindi deux entités qui s’entremêlent harmonieusement, au point de se confondre. Dieu, comme le souffle des ancêtres, poème de Birago Diop, est dans la forêt qui frémit,
dans l’eau qui coule,
dans la case,
dans la foule, etc.

Dans de nombreuses cultures africaines, le nom de Dieu est toujours relié à un attribut, qui est l’expression de cette instantanéité du divin dans l’histoire humaine.

C’est la raison pour laquelle chaque chose, chaque événement, chaque personne garde une très grande importance chez les Bivindi, car étant une partie du Cosmos qui s’accomplit en Dieu :

l’enfant qui soudain vagit inhabituellement,
les cris nocturnes incessants des animaux,
la mauvaise récolte,
le tarissement du fleuve,
l’apparition de certains animaux,
la présence dans la case d’un papillon,
la mort qui frappe le village,

Tout est symbolique et expression d’un message pour la communauté.

Les rêves même, n’en déplaisent à la psychanalyse freudienne, ne sont pas la voie royale vers l’inconscient, mais l’ouverture à l’Au-delà.

Longtemps avant le mot ou la tendance actuelle dite écologique, les Bivindi se présentent comme des êtres pétris du souci de la nature.

Leur respect de la nature n’est pas à confondre avec le souci écologique actuelle, il est plus profond, parce que existentiel.

La nature fait corps avec l’homme dans l’accomplissement de sa destinée.

Agir contre la nature, c’est agir contre soi-même.

On comprend mieux cette dualité cosmique, lorsqu’on aborde l’initié africain.

En effet, l’initié africain reste finalement celui là qui sait nommer chaque chose, c’est-à-dire la classer, la catégoriser. Parce qu’il sait nommer, il se présente comme l’usufruitier, le bénéficiaire des mille et un secrets que recouvre la nature.

Parce qu’il nomme chaque plante, classifie chaque chose et interprète chaque événement, l’Africain acquiert un pouvoir dit secret et qui n’est réservé qu’aux seuls initiés.

On peut donc comprendre que dans certaines ethnies, chez les pygmées par exemple, l’homme maîtrise le secret de l’invisibilité, il perce le secret de-ce-qui-émeut les animaux (métempsychose), le secret même du temps qui passe ( dans le Bwiti gabonais, si je ne me trompe, l’initié rejoint le monde des ancêtres pour chercher le remède d’une maladie incurable, la solution d’un problème, etc.)

Cette pratique du Bwiti évidemment ne peut être saisie ni comprise par l’homme moderne dit rationnel. Elle n’entre dans aucune catégorie de son entendement. Sa raison est dépassée, supplantée même.

Pourtant chez l’Africain, le passé le présent le futur se trouvent réconciliés.

Dans la tradition chrétienne, il régnait la mentalité que le nom donnait au connaisseur le pouvoir sur la personne ou la chose connue. C’est dans ce sens qu’on peut comprendre pourquoi dans Genèse 2, 19-20, Dieu amène toutes les bêtes et oiseaux du ciel à l’homme afin que celui-ci leur donne un nom.

Connaître le nom de Dieu donnait le pouvoir de le plier à la volonté humaine.

Pourtant Dieu ne le craint pas. Il prend l’initiative de révéler son nom au peuple d’Israël.

Du buisson ardent, Dieu s’adresse à Moise et lui dit son nom : « Je suis celui qui suis » Exode 3, 14.

Ce nom est précisé quand Dieu souligne : « tu parleras ainsi aux enfants d’Israël : Yahvé le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous. »

On pourrait penser par cette façon de parler que Dieu joue avec les mots ou refuse de se nommer. Pourtant, en disant « Je suis celui qui suis », Dieu veut prouver à son peuple qu’il sera avec lui dans toutes ses activités, il sera de tout instant avec lui.

L’histoire de la sortie d’Egypte et de la marche du peuple élu vers la terre promise est bien l’expression de ce Dieu qui en se révélant, se met infiniment au service de son peuple.

C’est dans le Nouveau testament que la révélation du nom de Dieu trouve sa signification ultime.

En effet, c’est en Jésus-Christ que Dieu se révélera totalement en tant que celui qui sauve et qui est toujours au service de l’humanité.

Jésus signifie bien par son enseignement et sa vie, cette instantanéité du divin dans l’histoire humaine :
- Je suis le pain de vie
- Je suis le bon berger
- Je suis la vigne

Preuve que l’esprit de Jésus(Dieu), comme le souffle de nos ancêtres, souffle dans la case (à travers le pain de vie),
dans le troupeau,
dans les champs.

Comme avec les Bivindi, le Dieu de Jésus réconcilie l’homme avec le Cosmos : la forêt, les champs, la rivière, les brebis, etc., ne sont plus seulement des composants anodins de la planète terre, mais également des prolongements du divin.

Dieu vit en la nature, comme il vit en l’homme. Le souci écologique devient ainsi une règle d’or pour le croyant.

Jésus cependant introduit une notion toute particulière dans la nomenclature de Dieu :Abba !

Ce nom Abba qu’on pourrait traduire par « Papa ! » traduit l’intimité que Dieu veut établir entre Lui et les hommes, de même que les hommes entre eux. Le fait d’avoir un même père finit toujours par rassembler les hommes dispersés et même divisés.

La nouveauté du message de Jésus, c’est donc de manifester l’amour de Dieu à tous les hommes. C’est de faire de chacun de nous, un enfant de Dieu.

Israël évidemment ne peut l’accepter si facilement, il reste jaloux de son élection à la filiation divine.

Israël refuse toujours d’admettre que sa mission dans le monde est terminée. Il refuse surtout d’accepter que les autres peuples puissent aussi nommer Dieu et l’appeler Abba « père ».
Comme le disent les experts en exégèse, la révélation de Dieu sur terre est close avec la mort du dernier apôtre.

Il y aura plus un seul ioda de dit sur Dieu, qui n’ait encore été dit, de révélé qui n’ait encore été révélé.

« qui me voit, voit le Père qui m’a envoyé ». En disant ces paroles, Jésus ne révèle pas seulement le nom de « Celui qui suis », mais aussi manifeste son visage.

Nul ne peut voir Dieu et vivre.

Pourtant Dieu se laisse voir et découvrir en Jésus.

Il se laisse mourir au Golgotha pour rassembler en lui l’humanité dispersée.

« Je ferais de toi, dit-il à Abraham, le père d’une multitude »

Par la mort-résurrection de Jésus, nous devenons tous enfants de Dieu, sans exception.

Il est dit que le Baptême nos fait renaître de nouveau dans l’esprit de Dieu, où il n’y a plus ni hommes libres ni esclaves, ni blancs ni noirs ni jaunes, ni enfants, ni hommes ni femmes.

C’est bien au nom de ce nouveau « sexe » que tous acquiert en Dieu par le baptême, que de nombreux théologiens militent en faveur de l’ordination des femmes.

Il ne devrait plus exister de barrière liés au sexe, âge, race, etc., dans le service de Dieu.


Pour terminer, le thème garde toute son actualité parce qu’il nous interpelle aujourd’hui :

Sommes nous toujours en mesure de considérer Dieu comme père dans notre famille ? De transmettre cette image d’amour et de tendresse à nos enfants ?

Pour qu’ils comprennent mieux cette image du Dieu-père, ils devraient déjà la vivre dans la famille.

Le père et la mère doivent être source de diffusion de la tendresse de ce Dieu qui est à la fois Père et Mère. Dieu les a voulus deux, il a fait les cœurs des deux, pour qu’ils réalisent ensemble la totalité des qualités d’amour et de tendresse dont il est le dépositaire.

Dieu n’est pas seulement Père, ni seulement mère, il est Père et Mère.

Le thème finalement met en lumière l’importance de la famille, du mariage aujourd’hui : chaque enfant a besoin de l’amour d’un père et d’une mère.

Parce qu’il naît des deux, il est la somme des deux et ne peut donc se réaliser qu’en présence des deux.

C’est un appel pour nous les hommes, qui avions souvent tendance à répandre la semence de vie dans tout le village ; à considérer en cas de problème que l’enfant nous revient de manière légitime.

C’est aussi un appel envers toutes les femmes, qui n’hésitent pas souvent de collectionner des pères différents pour leurs enfants, et même de s’en débarrasser à la moindre incartade.


Pour me résumer, je dirais que l’homme ne peut finalement nommer Dieu, car nommer c’est avoir de l’emprise sur quelque chose, sur quelqu’un.

Dieu échappe au pouvoir de l’homme.

Même quand Dieu se manifeste à l’homme, il reste souverain. Quand il décline son identité, il établit une barrière, une distance respectable : « Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain », dit le deuxième commandement.

Preuve que même désigné, nommé, Dieu échappe à l’humain.

Seul Dieu sait parler de Dieu.

Jésus, vrai Dieu et vrai homme, nous parle de Dieu et nous révèle son visage d’amour et de tendresse. Il établit une intimité entre Dieu et l’homme.

Malheureusement, cette familiarité a bien conduit au mépris du sacré, de la divinité dans notre monde dit moderne.

On a même prôné la mort de Dieu, afin que naisse de ses cendres, le surhomme de Nietzsche.

Honnêtement, l’homme peut-il vivre de la mort de Dieu ?

Nous devons à chaque fois actualiser notre filiation envers ce Dieu qui est innommable et Infini ( Dieu n’est pas un parent, nous apprend un personnage de Cheikh Ahmidou Kane dans l’Aventure Ambiguë) et ce Dieu de tout amour et tendresse qui guide nos pas et demeure l’hôte de toutes nos actions.
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Minkot Mindong



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Mar 20 Mai - 16:06

"au commencement était le verbe et le verbe était avec Dieu et le verbe était Dieu..." montre à quel point la bible mélange tout en établissant une identité erronée entre "le verbe" et le Dieu des humains, le Créateur des hommes. la bible n'est qu'une compilation de plusieurs traditions spirituelles antérieures à elle, d'où de nombreux contre-sens. ce qui peut signifier "paradis" c'est "DZO/DZOP(YOP)" dans le sens de "ciel", "en haut"."

Aie, mon frére Evindi Mot, tu portes là un grand coup sans assurer tes arrières.

Les affirmations aussi gratuites et générales, sont toujours aussi infirmer gratuitement. Prends garde dans l'avenir!

Tu ne peux partir d'une citation ou d'un contresens pour jeter l'anathème sur la Bible.

Il y a lieu de dépasionner le débat.

Il faut toujours considérer et lire la Bible dans le contexte qui lui est propre, celui d'Israel et de sa rencontre avec Dieu.

Avant toute chose donc, la Bible est d'abord le témoignage de vie d'un peuple et de sa quête de l'Absolu.

Cette quête se fait à travers une certaine économie que l'on va appeler "l'économie du salut".

Pour se faire connaître, Dieu se révèle selon une pédagogie bien précise.

Comme un enfant qui naît et apprend à marcher, Dieu fait naître Israel comme peuple élu et lui apprend progressivement les balbutiements du sacré.

Tu peux juger ce peuple aujourd'hui, mais à l'époque où il cheminait avec Dieu, rien n'était évident ni donné non plus.

A côté, les autres peuples ont aussi leur Dieu. En Egypte, les grands prêtres de Pharaon sont à même de faire des miracles comme Moise.

Dieu doit donc déployer sa puissance, manifester sa gloire à travers des actions et miracles dont le souvenir est arrivé à nous, afin que ce peuple "à la nuque raide" croit en Lui.

Pour être Dieu, Dieu a besoin d'un homme ou d'un peuple qui croit en Lui.

Dieu marchande donc avec Israel, il le récompense quand c'est bon et le punit quand c'est mauvais.

"Qui amat bene, bene castigare", qui aime bien châtie bien, dit-on en Latin.

Preuve qu'en laissant Israel déporter, massacrer, etc., Dieu a toujours voulu que ce peuple se repente et retourne vers Lui.

La Bible n'est donc pas une compilation de livres spirituelles, mais comme je l'ai dit, l'histoire vivante d'un peuple dans sa quête du sacré.

Comme les Bivindi, les juifs ont été confrontés aux mystéres de l'univers. Et comme nous, ils ont eu recours à des mythes pour donner des réponses aux questions des origines ou qui se situent aux frontières de la vie:

-pourquoi la souffrance? la mort? etc.

Le récit d'Adam et Eve dans la Bible se trouve donc être un mythe, comme nous avons nos mythes dans nos cultures, qui a permi aux hebreux de se situer dans l'espace-temps.

De même des récits comme celui de Job dans la Bible, sont des réflexions que le juif se faisait sur le mal qui frappe tout homme. Job n'a jamais existé, c'est simplement une symbolique de l'homme en souffrance. Tout homme est Job face à la souffrance.

S'il faut maintenant parler des critères de selection des livres dits canoniques que les catholiques ont retenu dans leur composition de la Bible, il faudra remuer ici des siécles d'histoire houleuse entre les peuples.

Pour maintenant aborder simplement la composition d'un récit ou la manière dont il a été composé, il ya des fouilles archéologiques qui sont faites sur les différentes époques, la cultuure propre à chaque époque, etc..

Pour avoir été personnellement en Israel en décembre dernier et avoir eu le privilége de visiter bons nombres de ces sites archéologiques, comme celui de Qumran, je peux t'assurer que le travail est immense et que chaque jour, on découvre quelque chose de nouveau qui nous éclaire dans notre vie de Foi avec Dieu, mais qui ne la change pas vraiment.

Savoir aujourd'hui que l'on a trouvé le cercueil de Jésus ne devrait en rien ébranler la Foi de celui qui croit.

La Bible reste un livre ouvert à l'infini. des générations d'exégètes travaillent avec des éditions anciennes en araméen, hébreu, en grec et en latin, parfois.

Toute traduction comme telle, tue un peu le texte original. Dans nos langues, il ya des expressions qu'on ne peut traduire en francais.

De même aussi, il ya tout le Background de celui qui traduit. Laisse t-il parler le texte en lui-même, ou alors le traduit-il en le contextualisant?

Autant de questions et bien d'autres, cher frère, qui montrent que la lecture de la Bible n'est pas une synécure comme beaucoup le pensent ou le prétendent.

Jésus même avant d'enseigner, a fréquenté chaque jour la Synagogue. J'ai pu visiter la synagogue qui porte encore son nom aujourd'hui. Comme dans une école, il a été chaque jour à l'écoute des maîtres qui lui ont appris à connaître, à discerner, etc.

Le mythe de la sagesse infuse, je n'y crois pas trop. Beaucoup pensent qu'à force de lire la Bible, de la citer, ils finissent pas la comprendre. C'est ridicule!

Parfois, je rencontre des petites filles qui n'ont même pas été à l'école, mais qui pour avoir lu la Bible dans un groupe de priére ou dans une secte, prétendent l'expliquer aux gens. Quelle anarchie!

Nous devons être honnêtes envers nous-mêmes, apprendre à combler nos lacunes avant de déceler celles qu'on croit voir ailleurs. Sinon alors, c'est le reflet de notre aveuglement qu'on projette sur autrui.

Et à ce moment là, c'est gâté!

Aie, je n'ai rien dit!
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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Mar 20 Mai - 21:25

Mbolo a Bobodzan ya beka bame,

Je vois que le débat est lancé sur la divinité. Je lis les interventions diverses à ce sujet et je vois que les uns et les autres, quand ils doivent parler de Dieu, se situent tout de suite sur le plan de la religion chrétienne. J'ai cependant une question: Si les Fang n'avaient pas la rencontre des blancs sur les côtes de atlantiques de l'Afrique équatoriale, comment serions nous entrain d'appréhender Dieu? Je veux dire par là qu'une bonne argumentation sur le "Bon" Dieu ne peut s'envisager que selon la culture du peuple dont on examine la spiritualité. Sinon, on l'exclus implicitement des peuples ayant une conscience divine; d'autant plus qu'ils sont obliger de s'expliquer Dieu en ayant recours à une culture tierce. C'est principalement ce que l'occupant a essayé de démontrer en introduisant la notion de "Bon" Dieu (le leur) et des dieux de bois (ceux des Africains). J'ai reçu une éducation profondément religieuse étant donné que ma mère souhaitait faire de moi un prêtre. Mais cette affaire de nous déshériter de la possibilité d'avoir eu une connaissance ou plutôt une conscience propre de Dieu fait partie des raisons pour lesquelles j'ai entre autre renoncé, au dernier moment au sacerdoce.

Je veux bien qu'on me parle de Dieu, mais en me disant que mes ancêtres en avaient la pleine conscience. Sinon je trouve que les avis qui prétendent le contraire sont aussi ceux qui ont fait de cette question un prétexte pour... disons-le "Tuer au nom de Dieu". Et on ne peut pas mieux tuer un peuple qu'en l'acculturant.
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zok mekeng
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MessageSujet: Les différents noms de Dieu   Jeu 22 Mai - 16:43

A tare essonne nfoulou ze, ma wog wa.
Arretons d'etre des relais inconscients de la pensée coloniale et esclavagiste. Chaque peuple à sa culture et le fondement de cette culture reste l'idée qu'il a du divin. Le fang est-il un peuple? si oui, quelle est la matrice de sa culture? Mon grand père n'était ni chrétien ni musulman mais il me parlait bien de nzame ye mebegue. Des revelations qui n'avaient rien à voir avec ce qui est dans la bible et de ce que l'on veut bien nous faire croire.
Les fang n'ont pas besoin du Dieu chrétien, musulma ou autre. Car ils ont le leur qui ne leur a jamais fait défaut et ne le fera jamais.
Begnabore be volgue bia besse!
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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Jeu 22 Mai - 21:40

zok mekeng a écrit:
A tare essonne nfoulou ze, ma wog wa.
Arretons d'etre des relais inconscients de la pensée coloniale et esclavagiste. Chaque peuple à sa culture et le fondement de cette culture reste l'idée qu'il a du divin. Le fang est-il un peuple? si oui, quelle est la matrice de sa culture? Mon grand père n'était ni chrétien ni musulman mais il me parlait bien de nzame ye mebegue. Des revelations qui n'avaient rien à voir avec ce qui est dans la bible et de ce que l'on veut bien nous faire croire.
Les fang n'ont pas besoin du Dieu chrétien, musulma ou autre. Car ils ont le leur qui ne leur a jamais fait défaut et ne le fera jamais.
Begnabore be volgue bia besse!

W'akobe bebela a Moadzang Zok Mekeng!... Comment les Fang ont pu prendre fait et cause pour une religion qui fait le noir "esclaves de droit divin"? Pourtant, l'esclavage, nous ne le connaissons ni de Zame, ni de Mebeghe. Le Fang n'a jamais possédé d'esclaves dans le sens "Bête de somme" sur qui on a droit de vie et de mort. Souvent, à la suite de conflits avec des peuples voisins, les Fang faisaient des prisonniers de guerre. Ces derniers étaient, par la suite, soit réintroduits dans la société, donc assimilée (Souvent on lui désignait un lopin de terre et il y construisait, puis s'installait généralement avec une veuse ou une autochtone. Ses enfants étaient d'ailleurs considérés comme faisant à part entière partie de la communauté. Si cette procédure était impossible, soit parce que le peuple vaincu réclamait le prisonnier, soit parce que l'intéressé lui-même négociait sa libération, ce dernier était proposé comme "monnaie" d'échange (le terme est forcément impropre) dans le parachèvement des négociations de paix. Maintenant, qu'une religion nous fasse esclave par décret biblique, on voit bien que cette religion ne peut être que le fait de sombres bonshommes désireux d'hégémonie. La proposition "Toute religion sert une politique" comme aime à le dire le poète Gabonais Pierre Akendengue (j'ignore s'il en est l'auteur), trouve là tout son sens. Tout est question de manipulation dans cette religion qui, il faut le rappeler, est en quelque sorte "L'arme du crime contre l'humanité" qui a été perpétré contre la race noire; puisque c'est une bulle du Pape Jean XXII qui ordonne aux bons chrétiens d'esclavagiser les noirs. La bulle précisait que, compte tenu de la fameuse malédiction de Noé sur un de ses fils (qui est curieusement noir), les noirs ne trouveraient leur salut que dans l'expiation de leur malédiction par l'esclavage. Ma mère qui avait souhaité de tous ses vœux que je devienne prêtre, aurait sans doute préféré que je ne susse mot sur cette information. Mais dommage pour elle, mon père, de son côté, n'arrêtait pas de me répéter qu'avant d'entrer dans une organisation, il faut connaitre les bases de son fonctionnement. Je me suis donc mis à essayer de comprendre et d'expliquer un grand nombre des incompréhensions que j'avais sur la religion dans l'éthique de laquelle j'ai été élevé. Et un jour, je suis parti.
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Minkot Mindong



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Ven 23 Mai - 16:46

Les fang n'ont pas besoin du Dieu chrétien, musulma ou autre. Car ils ont le leur qui ne leur a jamais fait défaut et ne le fera jamais.


Je ne pense pas qu'il faut raisonner en ces termes, car ce serait soulever des polémiques pour rien, frère Zok Mekeng. Si nous sommes d'accord qu'il faut nous réapproprier notre Dieu, nos coutumes, etc, il nous faut maintenant systématiser ces connaissances, les vulgariser et les mettre à la connaissance de tous.

Le monde a évolué. Tout africain aujourd'hui n'a pas la chance de grandir avec ses parents, encore moins ses grands-parents et donc de connaître ces choses. Parfois même, ce sont les parents qui n'osent plus en parler aux enfants.

Tu ne vas pas condamner tous ceux qui n'ont pas eu cette chance d'apprendre à la source comme toi.

Moi par exemple, j'ai aussi comme le disait Mfoulou-Ze, fait le séminaire et même le grand.Ceci, pendant 17 ans. J'y suis entré à 10 ans. Tout ce que je sais ou que j'ai appris, je le sais et je l'ai appris labas. Je ne peux tenir un discours comme le tien, car ce serait renier tout cet héritage.

Lequel justement ne m'a pas empêché de vouloir connaître mes origines et d'être sur le site avec vous pour partager et echanger.

C'est l'occasion pour moi de rappeler que la difficulté que nous avons avec nos cultures, c'est bien que la plupart reste orale et se transmette de bouche à oreille.

Nous ne vivons pas tous dans nos pays d'origine, encore moins dans nos villages. Nous n'avons donc pas le même rapport aux sources. Il vous revient donc, vous qui en êtes les premiers héritiers de nous les transmettre.

Je cherche des publications dans des universités où j'ai été(Cameroun, Allemagne,Suisse) sur les Fang, et toujours, il n' ya que l'oeuvre de Laburthe-Tolra que je rencontre, si ce ne sont quelques extraits dans différents livres.

Alors, comment connaître, si le savoir reste pour une élite? Si tu pouvais me donner des livres et auteurs sur la culture Fang, je t'assure que la semaine prochaine,je les aurai déjá commandés.

A défaut, je me contente de connaître à travers ce qu'untel va rapporter des causeries avec son grand-père ou oncle au village. ce qui est fort louable, mais voilà, je ne peux citer des connaissances pareilles dans un travail scientifique, ni les faire connaître au grand public, car j'ai pas de sources. Nous avons besoin de sources, nous qui sommes humblement conscient de nos lacunes culturelles et voulons tout apprendre. Il y a la volonté.

- Je veux par exemple avoir les coordonnées de l'oeuvre de Tsira Ndong Ndutume

J'aimerais aussi savoir s'il n ya pas une version en francais de DULU BON BE AFRI CARA. J'ai essayé de lire l'histoire, j'avoue que je ne suis pas allé bien loin. Quelqu'un, si ce n'est pas trop demandé, peut-il nous la traduire?

Dans le débat sur les différents noms de Dieu, beaucoup ont parlé de l'arbre généalogique partant de "Zambe Me MEBEGHE" jusqu'à "EYO", je crois, mais sans donner le sens des différentes dénomminations. Sans explication, cela reste incompréhensible pour moi.

J'ai par ailleurs demandé si on pouvait avoir plus d'informations sur l'origine du Mvet chez les Fangs et la fonction initial que jouait le Mvet. Ma question est restée sans réponse. Je la repose aujourd'hui, avec l'espoir d'en savoir un peu plus.

Voilà mon frère, pour répondre à ceux qui pensent qu'on a rien à cirer avec le savoir des autres, sans que pour autant, on nous présente en échange, un corpus de savoir africain sur lequel puiser son argumentation.

On a besoin de sources, de documents pour se convaincre et convaincre les autres, sinon alors, on nage dans le verbillage. Et bonjour les récupérations !
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Ven 23 Mai - 22:26

Essonne Mfoulou-Ze a écrit:
zok mekeng a écrit:
A tare essonne nfoulou ze, ma wog wa.
Arretons d'etre des relais inconscients de la pensée coloniale et esclavagiste. Chaque peuple à sa culture et le fondement de cette culture reste l'idée qu'il a du divin. Le fang est-il un peuple? si oui, quelle est la matrice de sa culture? Mon grand père n'était ni chrétien ni musulman mais il me parlait bien de nzame ye mebegue. Des revelations qui n'avaient rien à voir avec ce qui est dans la bible et de ce que l'on veut bien nous faire croire.
Les fang n'ont pas besoin du Dieu chrétien, musulma ou autre. Car ils ont le leur qui ne leur a jamais fait défaut et ne le fera jamais.
Begnabore be volgue bia besse!

W'akobe bebela a Moadzang Zok Mekeng!... Comment les Fang ont pu prendre fait et cause pour une religion qui fait le noir "esclaves de droit divin"? Pourtant, l'esclavage, nous ne le connaissons ni de Zame, ni de Mebeghe. Le Fang n'a jamais possédé d'esclaves dans le sens "Bête de somme" sur qui on a droit de vie et de mort. Souvent, à la suite de conflits avec des peuples voisins, les Fang faisaient des prisonniers de guerre. Ces derniers étaient, par la suite, soit réintroduits dans la société, donc assimilée (Souvent on lui désignait un lopin de terre et il y construisait, puis s'installait généralement avec une veuse ou une autochtone. Ses enfants étaient d'ailleurs considérés comme faisant à part entière partie de la communauté. Si cette procédure était impossible, soit parce que le peuple vaincu réclamait le prisonnier, soit parce que l'intéressé lui-même négociait sa libération, ce dernier était proposé comme "monnaie" d'échange (le terme est forcément impropre) dans le parachèvement des négociations de paix. Maintenant, qu'une religion nous fasse esclave par décret biblique, on voit bien que cette religion ne peut être que le fait de sombres bonshommes désireux d'hégémonie. La proposition "Toute religion sert une politique" comme aime à le dire le poète Gabonais Pierre Akendengue (j'ignore s'il en est l'auteur), trouve là tout son sens. Tout est question de manipulation dans cette religion qui, il faut le rappeler, est en quelque sorte "L'arme du crime contre l'humanité" qui a été perpétré contre la race noire; puisque c'est une bulle du Pape Jean XXII qui ordonne aux bons chrétiens d'esclavagiser les noirs. La bulle précisait que, compte tenu de la fameuse malédiction de Noé sur un de ses fils (qui est curieusement noir), les noirs ne trouveraient leur salut que dans l'expiation de leur malédiction par l'esclavage. Ma mère qui avait souhaité de tous ses vœux que je devienne prêtre, aurait sans doute préféré que je ne susse mot sur cette information. Mais dommage pour elle, mon père, de son côté, n'arrêtait pas de me répéter qu'avant d'entrer dans une organisation, il faut connaitre les bases de son fonctionnement. Je me suis donc mis à essayer de comprendre et d'expliquer un grand nombre des incompréhensions que j'avais sur la religion dans l'éthique de laquelle j'ai été élevé. Et un jour, je suis parti.

A Essone Mfoulou-Ze, même si ce discours peut déplaire à certains, je trouve que c'est très bien, et même salutaire de le tenir ! On peut comprendre qu'on puisse être trompé une fois par ignorance, mais quand nous-mêmes on s'englue dans un système qui perpétue les mensonges et incohérences, souvent j'ai du mal à comprendre What a Face

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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Sam 24 Mai - 15:49

a mvendé Essono Mfoulou Ze, mbolo.

merci pour tes contributions. toutes les sources disent effectivement que Kemet est un moment de l'histoire de notre peuple.

pour les analogies dans la cosmogonie, il me faudrait plus de temps, mais déjà il y a des analogies entre ATCHI NGOS/AKI NGOS (oeuf-cellule de cuivre ou d'or) et la description qui est faite de Rê dans les textes pharaoniques. Rê : "ses chairs sont d'or, ses os sont d'argent". Rê est donc une sphère de métal aussi (or, argent) come ATCHI NGOS (cuivre, or).

un parallèle peut-être établi entre la momification des rois et la conservation des reliques ancestrales dans le byeri. des similitudes existent entre Ani/Ausar/"Osiris", premier roi, ancêtre divin dans la Vallée du Nil qui à sa mort devient le Souverain du pays des Bekon et Zambe Ya Mebeghe à qui le culte chez les Ekang confère les même qualités de Souverain du pays des bekon.

je sais aussi que dans les cosmogonies pharaoniques (ennéade ou 9 divinités primordiales ; ogdoade ou 8 divinités primordiales) et Ekang la Création se fait par couples d'opposés ou de complémentaires.

donc des parallèles existent bien, même si ce fait n'est pas réductible aux seuls Ekang. les Dogon par exemple parlent du Commencement profond de toutes les choses, l'étoile-graine, PO TOLO comme une petite sphère de métal ("la chose la plus petite et la plus lourde"). on est en plein ATCHI NGOS. d'autre part Rê, Râ, est bien une sphère.

la Divinité chez les ancêtres de la Vallée du Nil était aussi connue comme AMON, terme qu'on traduit par "le Caché". dans la langue Ekang "a mon" revêt exactement le sens. pareil pour ATON, autre terme utilisé pour désigner la Divinité. ce mot existe dans la langue Ekang et raduit l'idée de petite unité sphérique "goutte, tache...).

si l'on se souvient que ATCHI NGOS est "l'Oeuf ou la Cellule de cuivre voire d'or", alors on peut parler d'ATON NGOS. donc Kemet et les cultures africaines notamment Ekang renvient simultanément l'une à l'autre.


farao


Dernière édition par Evindi Mot le Sam 31 Mai - 15:01, édité 2 fois
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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Lun 26 Mai - 2:10

Mon frère Minko Mi Ndong, tes questions restent sans réponses sans doute parce que tu en poses trop à la fois. Enfin c'est mon avis. Souvent, quand le flot de question devient important, ceux qui sont tentés d'y répondre sont en présence d'un si grand choix qu'ils optent pour ce qui leur parait important, alors que ton intérêt était peut être ailleurs. Je rentre d'un voyage dans le sud de la France. J'ai juste jeté un coup d'oeil Nge mor ane aba. Peut être que demain, je tenterai de t'apporter un tout petit éclairage sur le M'vett. Mais je peux déja te dire de chercher, chez Tsira Ndong Ntoutoumou, les tomes I, II et III du Mvett. Je crois que l'éditeur est l'harmattan. Mais je vais devoir vérifier cela. Il devrait d'ailleurs être possible de rechercher sur le Net à partir du terme "M'vett" ou "Tsira Ndong Ntoutoumou". Mais si tu peux appeler à Africa N°1 Libreville et chercher à entrer en contact avec Patric Nguema Ndong. C'est le neuveux de l'auteur et il sera heureux de te donner les bonnes références. Il y a d'autres Gabonais qui ont écrit sur le Mvett et sur les Fang. Il peut également te les référencer. Moi de mon côté, je poserai la question à un petit frère qui vient d'obtenir son doctorat en histoire à la Sorbonne. Il est spécialisé en histoire de la Rome Antique (quel drame!), mais avec lui et un autre ami, philosophe lui, nous avons essayé d'organiser une conférence sur "Le congrès Fang de Mitsick". Cela nous a permi de réunir un grand nombre de références sur les écrits parus sur les Fang et leurs auteurs.

Bonsoir et à bientôt.
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Minkot Mindong



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Lun 26 Mai - 15:59

"Mon frère Minko Mi Ndong, tes questions restent sans réponses sans doute parce que tu en poses trop à la fois. Enfin c'est mon avis. Souvent, quand le flot de question devient important, ceux qui sont tentés d'y répondre sont en présence d'un si grand choix qu'ils optent pour ce qui leur parait important, alors que ton intérêt était peut être ailleurs."




Je pense que tu as parfaitement raison, frère Mfoulou-Ze, je me suis pas vraiment rendu compte de toutes ces questions que j'avais en vrac posées. Mais,comme tu peux le constater, cela est l'expression de mon désir de connaître, de tout connaître, ou du moins, de rattrapper un certain retard.

Pour la petite histoire,je suis fortement marqué par l'histoire de mon peuple depuis que je fréquente ce site. et c'est de fil en aiguille que l'idée m'est venue d'apporter ma contribution. Alors, après mult discussions avec mon directeur de thèse, il m'a été permis d'intégrer l'étude des Fang dans mon travail, en tout cas, un aspect de leur vie.

Spécialisé en ethique, ma thése jusqu'ici avait pour but principal, l'apport de l'éthique africaine dans les ambiguités de lutte contre la pauvreté au Cameroun (et Afrique).

Maintenant, il s'intitule comme suit: L' apport de l'éthique Fang, comme voie de solution aux ambiguités de la lutte contre la pauvreté au Cameroun (et Afrique.)

Tu peux t'en douter, cela est une véritable gageure, car rendu au niveau où j'en suis actuellement avec mes recherches, c'est tout un travail de découverte, de refonte et de, je ne sais même plus quoi!

Mais, j'ai pas peur de bosser, surtout pour ce qui touche les miens et me concerne directement. Je vais donc, avec votre soutien et celui de tous les membres, me mettre à l'étude de l'éthique des Fang, qui je le sais d'avance, revolutionnera beaucoup de mentalités, surtout où je vis en Allemagne.

J'ai pris note de toutes les indics que tu m'as donnés. Mais, souffre à présent que je t'embête de temps en temps avec mes questions.

Tu as parlé des documents sur les Fang que vous aviez collecté, est-il possible de me les faire connaître?

Je vais aussi essayer d'entrer en contact avec Patrice nguema Ndong, comme indiqué.

J'espère déjà avoir l'ocassion, lors de ma soutenance, de vous compter parmi les miens ce jour-là, Minsili Mi Ngoan, ainsi que tous ces sages Fangs qui pourront venir en Allemagne pour cela...

Pour le moment, il faut bosser dur! C'est en lisant maintenant l'histoire Fang que je comprends mieux certaines choses qui se passent entre le Gabon et le Cameroun par exemple.

Lors d'un cours de politique économique, à l'univ catholique, notre prof, prêtre de son état, nous avait revélé avoir été le dernier prêtre à faire l'onction des malades au président Gabonais(Leon M'ba, je crois, et que Bongo va remplacer) dans son pavillon parisien où il était hospitalisé.Le président est mort en sa présence, et il dit avoir recu l'ordre de ne parler de cela à quiconque.

Pendant plus d'une semaine, l'annonce du decés du président gabonais est resté secréte. Le temps pour la France, de trouver un homme qui n'allait pas favoriser l'entente avec les Fang du Cameroun.

Au bout d'une semaine, Bongo fut trouvé et soutenu par les francais. Il sera là, tant qu'ils voudront toujours de lui. Ceux qui connaissent les rapports des deux pays au niveau de la zone CEMAC, peuvent comprendre pourquoi rien ne semble avancer ici, car vibrant toujours en opposition de phase.

Le moment est venu de dénoncer toutes ces injustices qui empêchent les gens d'évoluer, de s'épanouir. Si nous les Fang, du Cameroun, du Gabon et de la Guinée, ne prenont pas conscience de cet état de choses, alors on aura raison de nous.

Il ya lieu de faire des actions plus concrétes. Nous devons en être conscients.
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TÄRE EVIVI NGUEMA



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Lun 26 Mai - 16:18

Mon frère Minkot Mindong,
Je te donne un lien pour une bibliographie sommaire sur les Fang-Beti-Bulu:
http://bingono.com/bibliographie.html

Pour répondre, bien que partiellement, je voudrais juste t'indiquer particulièrement trois ouvrages: "Le Mvett. L'homme, la mort et l'immortalité" de Tsira Ndong Ntoutoume; puis "Les Beti du Gabon et d'ailleurs" de Jean-Marie Aubame; et enfin "Aspects de la religion fang" de Paulin Nguema-Obam.
Dans ces trois ouvrages, je crois, tu pourras trouver des éléments de réponse à quelques unes de tes nombreuses questions.
J'espère que ça t'aidera à avancer !
Me ligha wa
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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Lun 26 Mai - 18:25

Minko Mi Ndong ané?

Voici une liste des ouvrages paru sur les Fang jusqu'aujourd'hui en attendant le tien. Attention tu vas avoir des recherches à faire. Mais puisque tu es demandeur. Hé, bien! Tu en veux, en voilà!... Et bonne recherche.

1. ALEXANDRE Pierre, BINET Jacques, 1958 – Le groupe dit Pahouin (Fang, Boulou, Béti), réédition en 2005, 152 p., Paris.
2. ANGOUÉ NDOUTOUMOU Robert, 1997 – Genèse du nombre et conservation numérique chez les enfants Fang du Nord-Gabon.
3. ASSOUMOU NDOUTOUMOU Daniel, 1986 – Du Mvett, essai sur la dynastie EKANG NNA, Paris, L’Harmattan, 183 p.
4. ASSOUMOU NDOUTOUMOU Daniel, 1992 – Byéri fang : sculptures d’ancêtres en Afrique. Marseille, Exposition, Musée des arts africains, océaniens, américains, Centre de la Vieille Charité, 6 juin-6 sept.
5. ASSOUMOU NDOUTOUMOU Daniel, 1993 – Du Mvett, l’orage. Processus de démocratisation conté par un diseur de Mvett. Paris, L’Harmattan, 221 p.
6. AUBAME Jean Hilaire, 1947 – Renaissance gabonaise. Programme de regroupement des villages. Brazzaville.
7. AUBAME Jean Hilaire, 2002 – Les Beti du Gabon et d'ailleurs. Tome 1: Sites, parcours et structures. L'Harmattan, 274 p.
8. AUBAME Jean Hilaire, 2002 – Les Beti du Gabon et d'ailleurs. Tome 2: Croyances, us et coutumes. L'Harmattan, 292 p.
9. AYOUNÉ Jean-Rémy, 1944 – " Occidentalisme et africanisme " in Renaissances, n° spécial, 2e Éd., Paris, pp. 201-206.
10. AYOUNÉ Jean-Rémy, 1955 – " Christianisme et valeurs africaines " in La Semaine de l’A.E.F., n° de janvier, Brazzaville.
11. BALANDIER G., PAUVERT J.C., 1952 – Les villages gabonais. Mémoires de l’Institut d’Etudes Centrafricaines, n°5, Brazzaville.
12. BIFFOT Laurent, 1964 – Contribution &agrev; la connaissance et compréhension des populations rurales du Nord-Est du Gabon, Thèse, Rennes (polycopié).
13. BINGONO-MEBA E. N., 1997 – Recherches géomorphologiques dans la région de Bitam-Oyem. Analyse régionale. Mémoire de Maîtrise, Géographie, Libreville : UOB, 127 p.
14. BIYOGO Grégoire, 1993 – De la Mvettologie, Conférence donnée à l’UOB, 30 janv. 1993, Libreville.
15. BIYOGO Grégoire, 1993 - Manifeste pour la Mvettologie
16. BIYOGO Grégoire, 2002 – Encyclopédie du Mvett, Tome 1, Éditions MENAIBUC, Paris.
17. BUREAU René, 1996 – Bokayé ! Essai sur le bwiti fang du Gabon. L’Harmattan.
18. CADET Xavier, 2005 - Histoire des Fang, Peuple Gabonais. Thèse d'histoire, Univ. de Lille.
19. Damas Georges, 1945 – " L’Homme Noir ", in A.E.F., n° 150, Brazzaville.
20. De WOLF P. et P., 1972 - Un mvet de ZUE NGUEMA, chant Épique fang. Recueilli par Herbert PERPPER en 1960, Orstom et Association des Classiques africains, Paris : A. Colin, 492 p.
21. Dictionnaire Fang-français, 198O, Neuchâtel, Edition-Henri Messailler.
22. Eglise Evangélique du Gabon : L’Eglise Evangélique du Gabon 1842-1961. Alençon, (non daté).
23. BELINGA Eno, 1978 - Mvet Moneblum ou l'homme bleu, ENO BELINGA S.M. Yaoundé, 287 p.
24. EVOUNA NGUEMA Josué, 1998 – L’enfant et sa famille au Gabon : étude socio-anthropologique de l’affaiblissement du lien familial.
25. FAURE F., 1921 – En plein pays Pahouin. Paris.
26. FELICE Jean (De), 1981 – " Un exemple de déstructuration sociale : les Fang du Gabon ", in L’Information Géographique, 2, vol. 45, Paris : Masson, pp. 81-89.
27. FERNANDEZ James W., 1963 – Redistributive Acculturation and Ritual Reintegration in Fang Culture, Thèse non publiÉe, Northwestern University, Chicago (polycopiée).
28. GALLEY S., 1964 – Dictionnaire Fang-Français et Français-Fang, Neuchâtel, Éditions Henri Messeiller, Suisse, 588 p.
29. GALLEY S., 1980 – Dictionnaire Fang-Français, Neuchâtel, Éditions Henri Messeiller.
30. LABURTHE-TOLRA Philippe, 1981 – Les scripteurs de la forêt. Paris, Publication de la Sorbonne, Karthala.
31. LABURTHE-TOLRA Philippe, 1985 – Initiation aux sociétés sécrètes au Cameroun. Paris, Karthala.
32. LABURTHE-TOLRA Philippe & FALGAYRETTAS-LEVEAU Ch., 1991 – Les Pahouins : extraits de G. TESSMAN. Paris, Musée Dapper, 324 p., (impr. en Espagne, ill. en noir et couleur).
33. LABURTHE-TOLRA Philippe, 1993 – "Fang. Les Pahouins ", extraits Musée Dapper.
34. LABURTHE-TOLRA Philippe, 1993 – L’orage. Processus de démocratisation, conté par un diseur de Mvett, éd. L’Harmattan.
35. LABURTHE-TOLRA Philippe, 1997 – Fang. Paris, exposition, Musée Dapper, 21 nov.1991- 15 avril 1992.
36. LAFONT Francis, 1958 – Petit atlas du Gabon (cartes diverses accompagnées de textes explicatifs), échelle 1 : 4 000 000, Paris.
37. LARGEAU V., 1901 – Encyclopédie pahouine, Paris.
38. LAVIGNOTTE H., 1936 – L’évur, croyance des pahouins du Gabon. Paris.
39. KESTELOOT Lilyan, 1972 – L’épopée traditionnelle, Paris, Nathan.
40. KESTELOOT L., DIENG Bassirou, 1997 – "Les époques du Mvet des Bulu-Fang", in Les épopées d’Afrique noire, pp.428-446.
41. MBA ABESSOLO Paul, 1988 – La tradition du prophète Osée de l’Hébreu en Fang : les problèmes de linguistique et d’exégèse. Paris 4 (Sorbonne), Thèse de Doctorat de 3e cycle. (n° id. : 88PA040043).
42. MBA Léon, 1938 – " Essai de droit coutumier pahouin ", in Bulletin de la Société de Recherches Congolaises, n°25, Brazzaville, pp. 5-51.
43. MARANDA P., NZE-NGUEMA F., 1992 – Thesaurus français informatisé pour une comparaison des lexiques culturels Bantu. L’unité dans la diversité : un geste bantu. Laboratoire de recherche anthropologie, Université de Laval / Univ. O. Bongo, Département des Sciences sociales
44. METEGHE me N'NA, 1981 - L’implantation coloniale au Gabon, résistance d’un peuple, tome 1, Paris, l’Harmattan, 1981.
45. MVÉ BEKELA Marc, - Pierre Claver ZENG et l’art poétique Fang : esquisse d’une herméneutique. Paris : L’Harmattan, 191 p.
46. MVÉ ONDO Bonaventure, 1989 – Quête du sujet, univers de signification et transcendance. Thèse pour le Doctorat d’État, Univ. Bordeaux 3.
47. MVÉ ONDO Bonaventure, 1991 a – Finalité de l’homme et transcendance dans le Mvett. Notre Librairie.
48. MVÉ ONDO Bonaventure, 1991 b – Sagesse et initiation à travers les contes, mythes et légendes Fang. Centre Culturel Français Saint-Exupéry/Sépia.
49. NDONG NDOUTOUMOU Tsira, - Mvett 1. Présence Africaine.
50. NDONG NDOUTOUMOU Tsira, 1993- Le Mvett : l’homme, la mort et l’immortalité. Ed L’Harmattan.
51. Ndong-Nkogo J., 1978 - Melane et stratification sociale dans la société traditionnelle Fang, Mémoire de Licence, UOB, Libreville, 1978.
52. NEUHOFF Hans-Otto, 1964 – " Les rapports germano-gabonais depuis la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à nos jours ", in : L’Effort Gabonais, Libreville, 3e année, n° 75, p. 8.
53. NEUHOFF Hans-Otto, 1964 – " Les rapports germano-gabonais depuis la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à nos jours ", in : L’Effort Gabonais, Libreville, 3e année, n° 76, p. 7.
54. NEUHOFF Hans-Otto, 1970 – Le Gabon. Bonn-Bad Godesberg, INTER NATIONES, 150 p.
55. NGUEMA-OBAM Paulin, 1984 – Aspects de la religion fang, Karthala (nouvelle éd. 1998).
56. NGUEMA-OBAM Paulin, 2005 – Fang du Gabon : les tambours de la tradition, Nouvelle édition, 2005, Karthala.192 pages.
57. NOUFFLARD Ch., 1908 – Le Gabon : ce qu’il a été, ce qu’il est et ce qu’il sera. Melun.
58. NZHIE ENGONO Jean, 1991 – L’image de la fête chez les Fang du sud-Cameroun : contribution à une connaissance des Fang du sud-ouest.
59. OBIANG AYEMFEGHE Dieudonné, 1995 – Contribution à l’histoire de la christianisation des Fang du Gabon de 1842 à 1945 : essai de compréhension du changement de religion.
60. OGOULA S.P., 1998 – Ethnicité et État au Gabon : un problème de géographie face à l’unité Nationale. Thèse de doctorat N. R.
61. ONGUENE NGONO Alphonse, 1991 – L’alimentation familiale du groupe Fang-Beti : l’équilibre nutritionnel peut-il être garanti par leurs cultures vivrières locales ?
62. OSUBITA ASAM Juan Bautista, 1996 – Les Fang et les Bubi devant la mort : rituels funéraires de deux ethnies de la Guinée-équatoriale. Thèse (microfiche).
63. PERROIS L., 1966 – Le "Byéri" des Fang du Gabon. ORSTOM, Libreville (polycopié).
64. PEPPER Herbert, 1966 – Un mvet de ZUE NGUEMA, chant épique fang. Recueilli par Herbert PERPPER en 1960, Orstom, volume ronéoté.
65. ROPIVIA Marc-Louis, 1982 – " Les Fang dans les Grands Lacs et la vallée du Nil. Esquisse d’une géographie historique à partir du Mvet ", in Présence Africaine, 120 (1), pp. 46-47.
66. SANNER P., 1949 – Bibliographie ethnographique de l’A.E.F., Paris.
67. SORET M., 1962 – Carte ethnique des États de l’Afrique Equatoriale, échelle 1 : 5 000 000. Institut Géographique National, 2e éd., Paris.
68. TESSMAN Günther, Die Pangwe. Sculpture Fang. Fang (peuple d’Afrique). Mœurs et coutumes.
69. TRILLES H., 1912 – Le totémisme chez les Fân, Munster.
70. TRILLES H., 1912 – Chez les Fang, ou quinze années de séjour au Congo Français. Lille.
71. VALDI François, 1931 – Le Gabon, l’homme contre la forêt. Paris.
72. WALKER André Raponda, REYNARD Robert, 1962 – Rites et croyances des peuples du Gabon. Paris.
73. MBARGA OWONA Serge, – Le jeu du Songo. L'Harmattan, 130 p (+ CD Songo).
74. NDOUTOUMOU Anaclet, 1998 - Histoire des Fang du Woleu et du Ntem (Gabon) du XVIIIe au XXe siècle. Univ. Paris 1, 1998. (H. d’Almeida-Topor).
75. PERROIS Louis, 2006 - Fang.
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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Lun 26 Mai - 23:43

Mon frère Minkot Mindong, je suis de tout coeur avec toi (comme tout le village je pense), pour ta thèse, et doublement plus pour l'orientation qie tu souhaites lui donner. Les reférences que j'ai voulu citer sont déjà dans ce que mes autres frères ont mis plus haut. A su edzam wa dzo concernant be Fañ ya kamlône et Gabon, avec la volonté, on peut soulever des montagnes. Cet espace montre déjà que bcp parmi nous n'auront de cesse de rassembler ce qui fut dispersé, n'kelne'esié té ve osu !!! Bibala !

Maintenant, il s'intitule comme suit: L' apport de l'éthique Fang, comme voie de solution aux ambiguités de la lutte contre la pauvreté au Cameroun (et Afrique.)

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Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
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Alghe



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Mer 28 Mai - 7:49

Mais pourquoi tous ces noms pour désigner un seul et même être ? Shocked confused
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Sam 31 Mai - 14:35

les deux premiers tomes du "Mvett" de Tsira Ndong Ndoutoume sont publiés chez Présence Africaine alors que le dernier est pour sa part sorti chez l'Harmattan.

farao
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adzidzon
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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Sam 31 Mai - 17:06

Avec tout ça, je crois que moadzang Minkot Mindong est servi... Very Happy En tout cas, bon courage et nous attendons ta soutenance impatiemment!!! cheers
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Ven 13 Fév - 16:05

Abomo Pauline dans son livre "parlons boulou" (l'Harmattan) dit je crois que "Mba" était une des appellations anciennes de Dieu.

farao
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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Ven 13 Fév - 18:18

Alghe a écrit:
Mais pourquoi tous ces noms pour désigner un seul et même être ? Shocked confused


Tu parles de quels noms, mon frère? Et de quel être?
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Sam 14 Fév - 13:02

il y a toujours +sieurs façons de nommer une même réalité. toi-même Alghe on peut te désigner d'au moins 9 manières, non ?

on peut dire "Alghe" (à supposer déjà que ce ne soit pas un nom perso que tu t'es attribué, tu vois ?).
on peut dire "le fils de... (ésa wé).
on peut dire "le fils de... (nya wé).
on peut dire "le frère de...". si on multiplie par le nombre de frères et de soeurs que tu peux avoir, on aura autant de possibilités, tu vois ?
on peut dire "mone... (ton ayong).
on peut dire "mone ngone... (ton ayong maternel).
on peut t'appeler par l'un quelconque de tes sobriquets. ceux-ci peuvent être nombreux : entre les sobriquets que tu tiens de ta famille, ceux que tu tiens de tes amis, ceux que tu tiens de tes bibone (biboane), ceux que tu t'attribues toi-même... la liste peut être très très longue.

regarde dans le Mvett : Engoang Ondo ou Engbang Ondo le Chef de la sécurité d'Engong est appelé "Nang Ondo", "Mikibi" (Mikibi Ondo), "Engonlanegonlane Ondo", "Edune beka", et j'en oublie. tout ça pour lui seul ! Ndoutoume Mfoulou est dit "Okos" (Okos Mfoulou", "Nyébé" (Nyébé Mfoulou), "Mone ebo". Akoma Mba le dirigeant d'Engong est aussi Biyang (Biyang bi Mba). l'histoire a retenu qu'Oyono Ada Ngone le père du Mvett est le fils de Ada Ngono sa mère. on en oublie presque qu'Ada Ngone n'est que le sobriquet d'Okome Ekang ?!. etc. etc.

même les villes et les localités n'échappent pas à ce principe de la fantaisie et de la création libre : Engong dans le Mvett a ses sobriquets. Oyem = Nkum Ekiegn. Teng Teng (mon village) = Nkol ngok.

c'est cela. les réalités sont multiples. n'importe lequel de leurs aspects peut être mis en avant à un moment donné pour une raison donnée. enfin, c'est mon avis.


farao
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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Jeu 19 Fév - 0:03

Evindi Mot a écrit:
un parallèle peut-être établi entre la momification des rois et la conservation des reliques ancestrales dans le byeri.

Tiens! Je n'avais jamais réfléchi à ça. Et c'est pourtant vrai que cette similitude est étonnante.
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adzidzon
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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Jeu 19 Fév - 15:46

Evindi Mot a écrit:
Abomo Pauline dans son livre "parlons boulou" (l'Harmattan) dit je crois que "Mba" était une des appellations anciennes de Dieu.
farao
Ah bon? Il serait bien d'en savoir plus... As-tu déjà le bouquin de notre soeur Abomo?
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MessageSujet: Re: Les différents noms de DIEU   Aujourd'hui à 13:35

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