Forum Be-fang@beti.com

Mbemba soan Aba !!!!
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  RETOUR SUR LE SITERETOUR SUR LE SITE  

Partagez | 
 

 l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
ONJI'I ESONO Gérard Paul



Masculin Nombre de messages : 15
Age : 47
Localisation : Yaoundé - Cameroun
Date d'inscription : 17/07/2007

MessageSujet: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mar 15 Avr - 12:55

Lieu par excellence de partage et de l'anyôs( conflivivialité) selon le Rév Dr ONDJI'I TOUNG Richard, le "Corps de Garde", cette case centrale du village n'est plus aujourdhui que l'ombre d'elle-même dans nombre de villages de nos contrées. Les raisons en sont diverses : haine; égoïsmes, sorcellerie, etc... Pourtant, son rôle initial, selon Pierre Claver ZENG était de réunir et de construire... Qu'en dites vous, mes frères? Quelle est la situation chez vous?
Je nous invite à discuter sur le sujet.
ONJI'I ESONO, Esakôran de Ndjazeng, par Ma'an ds la Vallée du Ntem au Cameroun.
Merci!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mar 15 Avr - 13:37

ONJI'I ESONO Gérard Paul a écrit:
Lieu par excellence de partage et de l'anyôs( conflivivialité) selon le Rév Dr ONDJI'I TOUNG Richard, le "Corps de Garde", cette case centrale du village n'est plus aujourdhui que l'ombre d'elle-même dans nombre de villages de nos contrées. Les raisons en sont diverses : haine; égoïsmes, sorcellerie, etc... Pourtant, son rôle initial, selon Pierre Claver ZENG était de réunir et de construire... Qu'en dites vous, mes frères? Quelle est la situation chez vous?
Je nous invite à discuter sur le sujet.
ONJI'I ESONO, Esakôran de Ndjazeng, par Ma'an ds la Vallée du Ntem au Cameroun.
Merci!

Héééé a moadzang,
chez moi le corps de garde n'est plus que l'ombre de lui-même Crying or Very sad atare zame Sad chacun préfère manger à la cuisine, chez sa mère ou chez sa femme, ou dans son salon...conséquences le corps de garde tombe en ruine. si mon arrière grand père revenait dans cette vie, et qu'il voyait son état, il se demanderait certainement s'il s'agit là d'un corps de garde ou d'une porcherie!!! il tomberait des nues!!
je me souviens de l'épok où j'étais plus jeune, quand on allait au village, tous les hommes mangeaient au corps de garde: c'était super!! chaleureux!!! cheers ah mon dieu! j'avais récemment vécu cette situation à bitam où j'étais chez des beaux-parents. tous les hommes mangeaient ensemble le matin avant d'aller dans leurs occupations. chak femme apportait son petit plat. le tout arrosé de vin de palme!! Crying or Very sad cétait très bien....
en réalité l'état actuel du corps de garde traduit l'état de deliquescence de notre culture. lorsque le corps de garde se remettra sur pied, c'est que notre culture retrouve son dynamisme. tant kil sombrera (avec les cabris sur les lits de bambou, les poules et coqs, les toits défoncés...), c'est ke nous sombrons toujours Sad Sad Sad Sad
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mar 15 Avr - 14:19

Masug

Excusez-moi d'avance si je parais un eu inculte sur le sujet Embarassed Aujourd'hui quand vous évoquez le "corps de garde", il s'agit d'un lieu réellement à part où tous les hommes du village se retrouvent ou alors ça fait reférence à la pièce principale de la maison (salon) qu'on désigne aujourd'hui chez moi par exemple par "Abãh"?
J'ai vaguement souvenir qu'enfant à côté des qq maisons de là où vivaient be mvamba bama, il y avait un édifice à part mais la dernière fois où j'y étais la configuration est : la maison principale + la cuisine les hommes (de la famille + frères de passage éventuellement) mangent dans la pièce principale ou dehors en general femmes et enfants à la cuisine avec la grand-mère mais un endroit précis où be fam des différents nda mbot viennent se retrouver, malheureusement non. C'était il ya qq années peut-être cela a changé je vais en juger bientôt Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mar 15 Avr - 14:28

En parlant toujours de l'abãh, sa fonction/importance sera-t-elle la même en tout lieu? Ma nsili a mu dans mon village paternel (très différent niveau configuration du village maternel), j'ai appris la notion de m'bam dzãl pour désigner un village avec une forte concentration de maisons dans un périmètre précis à la différence de certains où les maisons sont éparpillées par groupe de 2 ou 3 familles et parfois séparées par 2/3 kms voire +, ce qui était le cas e fa essia wama. Je me souviens aussi qu'on aimait bien se retrouver qq kms plus loin là où il y avait cette forte concentration de maisons et donc de vie. Ces familles qui se retrouvent à 2/3 consttuent-elles un village ou alors ce terme doit être réservé à ce que j'appelle m'bam dzãl scratch
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
emone mema



Masculin Nombre de messages : 604
Localisation : Rouen
Date d'inscription : 19/11/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mar 15 Avr - 14:50

C'est un vrai sujet sur la perte de nos coutumes que tu soulèves là à Moadzang et merci pour ta venu dans le village!
Chez moi, l'abäh est totalement déserté; quoi que de temps en temps, grace aux jeux comme le songo, les jeunes s'y retrouvent pendant les grandes vacances.
La gourmandise,les conflit entre frère et la sorcèlerie ont fait qu'on ne voyait plus les plats venir à l'abäh sauf quant c'est les feuilles de manioc ou pendant les périodes de maïs où on amènait la purée de Maïs. Désormais, l'abäh n'est plus le lieu de convivialité comme à l'époque de nos grand parent.
Il faut faire quelque chose, mais quoi? quant nous même nous ne sommes presque jamais au village pour montrer le bon exemple; akièèè No
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
miéhdzâ
Admin


Masculin Nombre de messages : 1516
Localisation : Libreville
Date d'inscription : 17/10/2006

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mar 15 Avr - 17:17

Mbolo.
Nous en parlons... En fait, le constat est presque partout le même! Mais c'est aussi en partie de notre faute. A nous qui pour une raison ou pour une autre, avons quitté le village, et n'y revenons qu'épisodiquement:
- Nous ravitaillons rarement tout le village; nous contentant seulement de ne pourvoir qu'aux seuls besoins de nos cellules familiales restreintes. comme pour dire:" chacun pour soi"!
- Quand nous y séjournons, nous n'exhortons pas les villageois à la communion. Infectés que nous sommes aussi par des pensées négatives telles que la peur des sorciers.

Mon dernier séjour au village m'a fait comprendre que les choses peuvent changer dans le bon sens.
Et d'ailleurs, un grand quelqu'un du coin s'est lancé le défi... d'édifier un Abãh moderne dans chaque village. Pari presque gagné! Et du coup, les sensations si chères, éprouvées dans l'enfance sont revenues! Quelle cohésion! Quel sentiment d'unité! Et de fraternité!
Akiba.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
miéhdzâ
Admin


Masculin Nombre de messages : 1516
Localisation : Libreville
Date d'inscription : 17/10/2006

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mar 15 Avr - 17:23

Minsili mi Ngoan Ewondo a écrit:
Masug

Excusez-moi d'avance si je parais un eu inculte sur le sujet Embarassed Aujourd'hui quand vous évoquez le "corps de garde", il s'agit d'un lieu réellement à part où tous les hommes du village se retrouvent ou alors ça fait reférence à la pièce principale de la maison (salon) qu'on désigne aujourd'hui chez moi par exemple par "Abãh"?
En fait, il y'a:
Abãh= corps de garde/case à palabres/hangar des hommes...
Ndà= case (d'homme=ndà-é-fâm; de femme= nda-é-miningà/kìssine)
Mais aussi parfois: abãh-ndà=salon/salle de séjour.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
TÄRE EVIVI NGUEMA



Masculin Nombre de messages : 511
Age : 56
Localisation : Province de l'Estuaire GABON
Date d'inscription : 23/12/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mar 15 Avr - 22:07

L'Abeigne ou aba'a comme sujet de discussion dans cet espace qui n'est pas autre chose. Je voudrais plutot introduire un peu de polémique à ce sujet. Ce qui est de plus en plus regrétable sur ce forum c'est de voir se léver ici un grand nombre de puriste-nostalgiques: "Rien ne se perd; tout se transforme". Je crois que la question de pleurer nos villages et leur coutume qui se perdent. L'Abeigne était un lieu discriminatoire. Femmes et jeunes n'y avaient accès que par la bonne volonté des Machos-adultes. Il serait malhonnete de ne pas le reconnaitre!
En revanche, et c'est certainement plus important, l'Abeigne, en tant qu'espace de palabre, est le lieu par excellence de la juridiction de la parole comme l'a montré Jean-Godefroy Bidima est philosophe d'origine camerounaise et vivant aux États-Unis. Directeur de Programmes au Collège international de philosophie et chercheur associé au Centre d'Etudes Africaines de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, il est également titulaire de la Yvonne Aroult Ryann Chair de l'Université de Tulane aux Etats-Unis d'Amérique.
C'est donc le lieu de la démocratie, une démocratie de proximité. Et c'est cet esprit de débat, de polémique et de conflit que nous devons rechercher sur ce forum.
D'abord parce que nos coutumes sont nécessairement dynamiques. Ce quoi il faudrait ajouter la capacité d'innovation et d'adaptation qu'avaient nos ancêtres.
Ensuite et surtout parce que notre monde est extrement complexe en prise de grandes mutations. La langue Fang ou Ekang n'est pas la seule en danger. Je profite de cette occasion pour dire tout mon respect et mon soutien à ceux qui animent ce site.
Il s'agit pour nous de lancer des débats qui nous aideraient ou aideraient notre langue à survivre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mar 15 Avr - 23:58

miéhdzâ a écrit:
Minsili mi Ngoan Ewondo a écrit:
Masug

Excusez-moi d'avance si je parais un eu inculte sur le sujet Embarassed Aujourd'hui quand vous évoquez le "corps de garde", il s'agit d'un lieu réellement à part où tous les hommes du village se retrouvent ou alors ça fait reférence à la pièce principale de la maison (salon) qu'on désigne aujourd'hui chez moi par exemple par "Abãh"?
En fait, il y'a:
Abãh= corps de garde/case à palabres/hangar des hommes...
Ndà= case (d'homme=ndà-é-fâm; de femme= nda-é-miningà/kìssine)
Mais aussi parfois: abãh-ndà=salon/salle de séjour.

Akiba a miéhdzâ, ça me paraît plus clair maintenant.
Pour le grand quelqu'un dont tu parles, son initiative montre vraiment qu'il est grand quelqu'un
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mer 16 Avr - 0:16

Mbembe ngogè a NGUEMA MBA EVIVI Smile

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
L'Abeigne ou aba'a comme sujet de discussion dans cet espace qui n'est pas autre chose. Je voudrais plutot introduire un peu de polémique à ce sujet. Ce qui est de plus en plus regrétable sur ce forum c'est de voir se léver ici un grand nombre de puriste-nostalgiques: "Rien ne se perd; tout se transforme". Je crois que la question de pleurer nos villages et leur coutume qui se perdent. L'Abeigne était un lieu discriminatoire. Femmes et jeunes n'y avaient accès que par la bonne volonté des Machos-adultes. Il serait malhonnete de ne pas le reconnaitre!

Sur certains points je suis d'accord avec toi que comme tout, la tradition n'est pas statique mais est-ce que le fait pour certains de se remémorer des choses et en avoir de la nostalgie est mauvais et pquoi parler de puristes dans ce cas ? Corrige-moi si j'interprète mal tes dires mais ce mot a comme un sens négatif, comme si être puriste c'est être réfractaire au changement?

Tiens, ça serait bien na miéhdzâ a kare bia en ce qui concerne l'initiative mené chez lui sur les Abãh modernes qu'il évoque, pourquoi le mot moderne et est-ce qu'aujourd'hui que les choses semblent reprendre, c'est exactement comme avant ?

Pour l'allusion à l'Abãh comme lieu discriminatoire, toane me ne mininga (dont interdite d'Abãh) je vais me faire l'avocate du diable et te demander si, quand tu juges ce lieu discriminatoire pcq'interdit aux femmes/enfants, tu ne juge pas avec un regard externe dont un peu biaisé par rapport à la réalité du lieu. Si dans le milieu culturel concerné au départ il allait de soi que le corps de garde éait pour les hommes et par exemple Kissine a su Bininga, dont si dans certaines Kissine les hommes sont presque interdits d'accès c'est tout aussi discriminatoire non? confused

En tout cas je pense qu'il y a des femmes qui seraient bien intéressées d'être invitées dans l'Abãh débattre pas seulement apporter les plats de nourriture Embarassed
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ONJI'I ESONO Gérard Paul



Masculin Nombre de messages : 15
Age : 47
Localisation : Yaoundé - Cameroun
Date d'inscription : 17/07/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mer 16 Avr - 11:09

Je suis content de la contribution de mon frère NGEMA MBA EVIVI (pour rester original, j'écris NGEMA sans le "U") et j'en tire deux éléments sur lesquels je voudrais revenir. En passant, je mène une réflexion (article scientifique) sur le thème " Communication des organisations traditionnelles dans la société Fang: l'exemple de l'Abââ, Abeigne ou autre dénomination pour exprimer la même réalité.
Il s'agit, au delà d'un lieu matérialisé par un "hangar", de l'institution la plus grande du village Fang. En ce sens que, cf. Pierre Claver ZENG, rien de ce qui est grand ne se fait hors de l'Abââ. C'est ici que le village se donne une renommée ou nom, on rattachait même l'Abââ à des individus réputés et célèbres, les chefs en l'occurence EX: Abââ be NGEMA MBA EVIVI pour même faire abstraction du nom du village, c'est la partie prise pour le tout... Alors quelle valeur! Et c'est là que je dirai que les femmes n'étaient pas exclues de l"Abââ, encore moins les enfants(garçons surtout). Puisque, pour que la femme(épouse) soit admise dans le clan ou le village, il fallait "kulu mininga Abââ, donc, la présenter au corps de garde avec ce que celà suppose. On estimait que les femmes ont leurs travaux ménagers à la cuisine, et les enfants garçons apprenait la sagesse des Vieux en séjournant à l'Abââ... il ya division des tâches et respect des territoires de communication délimités. Même dans les sociétés modernes, il ya soit le sofa de Papa, soit le canapé de papa, les toilette des enfants, etc... On ne peut pas tous faire tou au même endroit! La chambre des parents reste sacrée, par exemple!
Dans un deuxième temps, regretter la disparition de la plus grande institution politique et sociale qui existait ds nos village n'est pas nostalgique; la transformation dont tu parles donne lui à ce qui n'aide plus tout le monde. Car il faut reconnaître que dans dynamique, il ya du positif et du négatif.
Enfin, il laisse transparaitre ici que chacun doit se définir et se donner une identité? Qui suis-je? Je suis Ntumu, c'est quoi un Ntumu?, c'est ici que nous allons commencer à citer des auteurs: selon Laburthe TOLRA, selon Séverin ABEGA, Selon tél anthropologue ou sociologue... tout ça c'est ce que les autres ont bien voulu dire de nous.
Dzal ese dang messôk é ngueng endzi bele Abââ! Pierre Claver ZENG voulait dire par là (littéralement d'abord) qu'un village n'ira pas au delà des chutes d'une rivière s'il ne possède l'Abââ. En fait, vous savez que les chutes font du bruit, par conséquent, si la renommée du village veut étouffer le bruit des chutes et se faire entendre au delà, il faut que le village possède un vrai Abââ, sans lequel il n'ya pas village. Il Ya une foule qui ne sait pas faire foule...
A bientôt, trop parlé donne soif, une verre d'ébus( vin de palme) ne ferait pas de mal...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
emone mema



Masculin Nombre de messages : 604
Localisation : Rouen
Date d'inscription : 19/11/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mer 16 Avr - 12:38

Je ne suis pas d'accord avec le frère Nguema Mba sur le caractère discriminatoire de l'abah. Comme l'a soulevé Minsili, tu juges avec un regard extérieur. Je me souviens au contraire que petit, mon oncle me faisait des misères parce que quand ma mère m'amènait au village l'été, j'étais plus souvent à la cuisine qu'à l'abah et je ne voulais même pas manger avec tout le monde à l'abah Embarassed alors que tout les garçon de plus de 10 ans y mangeaient.
Au contraire, tout les petits garçons devaient y séjourner avec les grand pour apprendre les choses grace aux discussions des grands, et des choses qu'ils fabriquaient (Mikouè, biate etc...)
Comme le dit le frère ONJI'I ESONO Gérard Paul, l'abah est un lieu qu'il faut préserver par tout les moyens car le lieu de l'organisation politico-social du village ékang. S'il disparait, c'est le chao dans le village Sad
Akiba!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mer 16 Avr - 17:21

ONJI'I ESONO Gérard Paul a écrit:
Et c'est là que je dirai que les femmes n'étaient pas exclues de l"Abââ, encore moins les enfants(garçons surtout). Puisque, pour que la femme(épouse) soit admise dans le clan ou le village, il fallait "kulu mininga Abââ, donc, la présenter au corps de garde avec ce que celà suppose. On estimait que les femmes ont leurs travaux ménagers à la cuisine, et les enfants garçons apprenait la sagesse des Vieux en séjournant à l'Abââ... il ya division des tâches et respect des territoires de communication délimités. Même dans les sociétés modernes, il ya soit le sofa de Papa, soit le canapé de papa, les toilette des enfants, etc... On ne peut pas tous faire tou au même endroit! La chambre des parents reste sacrée, par exemple!

Mon frère, pourrais-tu nous en dire plus sur cette démarche? J'espère qu'une fois fini on pourra bénéficier des lumières de ton étude Smile
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Mer 16 Avr - 23:20

mbolo,
je crois que moadzang NGUEMA MBA EVIVI Very Happy, qui, croyant nous présenter l'aba'a comme un lieu discriminatoire, a plutôt fait le contraire, car il a reconnu qu'il (l'aba'a) était le lieu de la démocratie, c'est-à-dire du pouvoir du peuple. comment un lieu sensé représenter le pouvoir du peuple peut-il être discriminatoire? Very Happy
moadzang ONJI'I ESONO Gérard Paul, avant de prendre son verre de bibus (verre de palme) Very Happy a justement souligné avec clarté que d'ailleurs, ce qui contredit aussi fondamentalement le caractère discriminatoire de l'aba'a, que, je le cite: "Puisque, pour que la femme(épouse) soit admise dans le clan ou le village, il fallait "kulu mininga Abââ, donc, la présenter au corps de garde avec ce que celà suppose". aka!!! tout est dit!!!
autre exemple: nous savons bien, et cela ne date pas d'aujourd'hui, qu'il est souvent arrivé que des femmes (devant des hommes) occupent la fonction de chef de village - dans mon village nous avons déjà connu deux cas de ce genre. le premier date des temps immémoriaux et le second est récent. où ces femmes, réunissaient-elles leur petit monde? à la cuisine? Very Happy. bien sûr ke non, mais aba'a, tout simplement.
akiba
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ONJI'I ESONO Gérard Paul



Masculin Nombre de messages : 15
Age : 47
Localisation : Yaoundé - Cameroun
Date d'inscription : 17/07/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Jeu 17 Avr - 13:20

Akiéé a Modzang ADZIDZON! cheers
Tu le relèves très bien! Quand le Chef dit en battant le tamtam d'appel " Ma yi mbor ase ye é dzaa di Abââ si va!" Il s'adresse même aux femmes. En fait, c'est le lieu et l'instance suprême du village. Tout se décide et prend effet là. Quand on marie une fille(donner en mariage), n'est ce pas à l'Abââ que tout est exposé? chèvres, pors, plantain, vin rouge et autres présents : sel, cigarettes, pagnes, allumettes, dot en espèce... tout se fait au vu et au su de toute la contrée! Ce n'est jamais dans la cuisine ou le salon de son père géniteur, amu ngoan é ne ngoan ayong.
C'est le lieu fédérateur et neutre. Exple: je peux avoir des probblèmes avec toi au point de ne plus entrer chez toi. Mais ta présence à l'Abââ ne m'empêche pas d'y entrer et de m'asseoir à côté de toi! D'ailleurs en me voyant venir, mes frère qui sont au courant de la situation ne laisse qu'une seule place libre...pour m'amener me rapprocher de toi.
En fait, mes soeurs, mes frères, la "Rupture communicationnelle criarde" qui existe entre les frères d'un même village vient davantage de ce que l'Abââ ne nous unit plus, puisque tombé en désuétude! Les reconstruire(matériellement en les modernisant) comme l'évoquait encore Modzang NGEMA, n'unit pas forcément les esprit qui doivent le partager, comme ces projets de développement qui meurent à la naissance parce que ne tenant pas compte des préoccupations de la communauté villageoise. Heureusement, chez moi, l'abââ existe et fonctionne encore. Il ya même encore l'Atak mvam(ce petit étalage où le passant peut trouver des doigts de banane et des cannes à sucre). Nous essayons de garder cet esprit!
Very Happy
Ana'ana! Mbemba môs
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Ven 18 Avr - 6:59

Very Happy Il se pose quand même une question, dans une interview réalisée l'été dernier par abogo auprès d'un vieux du village (normalement elle sera bientôt en ligne sur le site), celui-ci affirmait qu'à l'époque, les femmes n'avaient pas le droit de se balader dans la cour du village. elles allaient de case en case, en passant par derrière...Qui en avait déjà entendu? Qui peut nous en dire plus?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
ONJI'I ESONO Gérard Paul



Masculin Nombre de messages : 15
Age : 47
Localisation : Yaoundé - Cameroun
Date d'inscription : 17/07/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Ven 18 Avr - 12:10

Mbôlanôôô!
Je voudrais tenter d'apporter un élément de réponse à la préoccupation de mon frère ADZIDZON, au sujet des femmes qui n'étaient pas autorisées, à l'époque, à ce balader dans la cour du village...
En effet, je pense qu'il faut remettre et l'interview et cette affirmation dans un contexte.
A la lecture, il n' y avait pratiquement aucun moment réel dans la journée de la femme pour qu'elle ait le loisir de se pavaner. Ceci pour quelques raisons que je m'en vais évoquer :
- au lever, elle fait déjà le repas de la journée dans sa cuisine, elle aura puisé de l'eau à la source qui coule derrière sa cuisine; aussitôt fini, elle prend sa hotte et se dirige au champ, généralement en entrant derrière sa case. Demander du piment, du sel, du feu ou autre chose se passe de de cuisine à cuisine, donc pas besoin de ressortir dans la cour. Et lorqu'elle revient du champ, elle entre directement par la porte de derrière la cuisine et se remet au travail...
- pour envoyer le repas des hommes au corps de garde, elle envoie ses enfants ou ceux de la voisine si elle n'en a pas encore... l'enfant c'est l'enfant du village, pas d'une femme.
Alors, ceci revient à dire que, non pas qu'un édit du Chef ou des hommes interdisait expressement qu'une femme marche dans la cour, mais qu'en réalité, elle n'y avait rien à faire dans son quotidien. De plus, une qui causait dans la cour était considérée comme "nleles mininga"( fainéante de femme). De peur qu'elle ne soit taxée de ce qualificatif, les femmes ne voyaient réellement la cour que de leur cuisine ou bien en la traversant.
Voilà ce que je peux dire à ce sujet. Merci d'en ajouter si quelqu'un d'autre en sait un peu plus.
Bonne journée et bon weekend à tous!

cheers
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
TÄRE EVIVI NGUEMA



Masculin Nombre de messages : 511
Age : 56
Localisation : Province de l'Estuaire GABON
Date d'inscription : 23/12/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Ven 18 Avr - 13:56

Mave mine bra mbolo,
A Bobedzang, je suis très heureux de constater les désaccords sur ce sujets, et c'est au mérite de l'Abeigne que constitue ce forum. Mais je voudrais, sans particulièrement répondre à certains, simplement préciser, une fois de plus, ce que j'ai dit: la préservation du patrimoine culturel Ekang, d'une richesse inestimable, comme chacun de nous le sais, ne passe pas par une nostalgie, une volonté de reproduire la vie de nos ancêtres.
Pour en donner témoignage, je voudrais convoquer ici deux exemples qui illustrent assez bien l'inventivité de nos ancêtres, à savoir le Mvett et le Bwiti chez le Fang.
Le Mvett, sans en être spécialiste, est bien le signe de ce refus de la "mêmeté". Refus radical, car, comme on sait, il est passé de l'oral à l'écrit (Zwé Nguema; Tsira Ndong; Eno Belinga, etc.); l'instrument lui-même a été modifié; et même le contenu (Je pense à Akué Obiang et Daniel Assoumou Ndoutoume sur la démocratie en Afrique). On pourrait ajouter d'autres éléments pour attester de cette inventivité permanente dont le Mvet est le lieu. Nous écoutons et lisons tous, étant en Europe ou en Afrique sans être sous un corps de garde ou dans un village, du Mvett.
Dans le même sens et sous un autre régistre, on pourrait percevoir cet effort d'innovation et d'invention dans le Bwiti-Fang au Gabon et en Guinée Equatoriale. Le Bwiti fang, extraordinaire fruit du syncrétisme (christianisme, Bieri, Mvett, de Franc-maçonnerie), montre à quel point on peut emprunter une croyance et y inserer son emprunte originale au point de lui donner une dimension prophétique et messianique donnant lieu à des courants (Assoumgha Ening, Ayizè, Erindzi saint, orumpic, etc). Les anciens Fang auraient pu reproduire à l'identique le Bwiti Tsogo ou Apindji. Les Fang anciens auraient pu ne pas se convertir aux croyance des autres. Mais ce ne fut pas le cas. Ni au nom de la pureté de leurs croyances et coutumes (Bieri; Ngil, tso, etc.), ni non plus au nom du refus de l'emprunt, les anciens, au contraire, nous enseignent que la culture Fang survivra grâce à cette volonté permanente de rompre, quand il faut, avec la tradition.
Sans doute que ce long détour, pourrait être inutile au présent débat, mais je reste convaincu que ces deux exemples étayent d'une certaine façon la dynamique propre de nos cultures.
Ce qui est donc important de mon point de vue, ce n'est pas le cadre, la forme mais le principe. Pour réitérer ma position: non aux pleurnichards-puristes-nostalgiques d'un passé.
L'Abeigne, c'est le lieu de juridiction de la parole, c'est l'agora, c'est le forum. Ce qui ne signifie pas silence sur ce passé ou amnésie. Il s'agit au contraire d'une critique des fondements pour fonder demain.
NGUEMA MBA EVIVI, ndzi mvele böngha mine lik
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
mone ya dzè angang



Masculin Nombre de messages : 13
Age : 45
Localisation : Bruxelle- Belgique
Date d'inscription : 10/04/2008

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Ven 18 Avr - 21:20

Nguema Mba Evivi a dit "L'Abeigne, c'est le lieu de juridiction de la parole, c'est l'agora, c'est le forum. Ce qui ne signifie pas silence sur ce passé ou amnésie. Il s'agit au contraire d'une critique des fondements pour fonder demain".
On peut bien penser que l'abaa comme l'avaient pensé nos ancètres est entrain de mourir suite aux phénomènes de l'exode rurale, de l'alcoolisme (les bars ayant remplacés les corps de garde) mais surtout de l'individualisme et de l'égoisme comme l'on soulevé mes frères.
Cependant, n'oublions pas que nous sommes à l'ère de l'informatique de l'internet: Monefang.com est un abaa. D'autres idées dans ce sens peuvent naitre car mone Ekang, n'est plus un ètre d'un village ou d'un canton mais international.
Akiba abouigne bine déjà abaa
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Dim 20 Avr - 12:52

Ce n'est pas parce que nous regrettons que l'aba'a tombe en désuétude que nous nions en même temps le dynamisme de la culture fang. Les deux ne sont pas, à mon sens, incompatibles. Nous disons tout simplement qu'avant d'aller vers le ciel, il faudrait que nous puissions prendre appui sur de solides bases. Et dans le cas d'espèce, la solide base, c'est l'aba'a. Vous comprendrez tous que même si nous savons tous utiliser l'infomatik, il restera toujours un pan de cette science qui nous sera inaccessible.
Mon frère Nguema Mba Evivi parlait à raison du synchrétisme du bwiti fang. Cela est bien. Mais cela n'exclut pas que justement ce synchrétisme nous rappelle que les origines du bwiti ne sont pas fang. Tous ceux qui ont assisté à des soirées de bwiti se souviennent des phrases et mots tsogo -c'est-à-dire incompréhensibles pour la masse - que le bwitiste prononce pendant sa cérémonie. Personnellement je suis pour ce synchrétisme car il nous ouvre aux mondes, c'est une bonne chose. Mais en retour le fait de préserver ce qui est nôtre n'est pas un mal, tout comme le fait de le regretter. L'essentiel étant que tout en demeurant ouvert, nous nous adaptions à notre époque comme notre culture l'a fait jusque-là.
akiba
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
TÄRE EVIVI NGUEMA



Masculin Nombre de messages : 511
Age : 56
Localisation : Province de l'Estuaire GABON
Date d'inscription : 23/12/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Ven 10 Oct - 8:52

Il serait intéressant de revenir sur la présence de la femme dans l'Abeigne/Aba'a ? Certaines femmes avaient droit à la parole dans l'Abeigne/Aba'a, mais quelles étaient les conditions ? Je sais que Minsili a la réponse !
Lieu central de l'information et de la communication, résau des réseaux, espace politique d'organisation de la vie en commun, l'Abeigne/Aba'a accedait-il au Kongossa des femmes dans les cuisines ? Otitie doit avoir la réponse !
En plus, il semble que pour les grandes décisions certains notables allaient au petit côté "Ke Essok". Faut-il y penser que certaines informations échappaient à l'Abeigne/Aba'a ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Ven 10 Oct - 10:56

Il semble qu'autrefois, aucune femme n'ait eu droit à la parole dans l'Aba'a. Leur espace de parole était Nda mininga, kissine, cuisine. Si elles congossaient c'était dans leurs cuisines, à la rivière, dans les champs, mais jamais Aba'a. Elles étaient complètement exclues de cet espace qui était exclusivement reservé aux hommes.
NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
Il serait intéressant de revenir sur la présence de la femme dans l'Abeigne/Aba'a. Certaines femmes avaient droit à la parole dans l'Abeigne/Aba'a, mais quelles étaient les conditions ? Je sais que Minsili a la réponse !
Lieu central de l'information et de la communication, résau des réseaux, espace politique d'organisation de la vie en commun, l'Abeigne/Aba'a accedait-il au Kongossa des femmes dans les cuisines ?
D'ailleurs, de nombreux témoignages affirment même que dans ces sociétés, pour montrer à quel point la femme était exclue de l'Aba'a, contrairement à ce que je pensais, ce n'était pas l'épouse, ni la fille, bref la femme, qui portait la nourriture Aba'a. Cette tâche était dévolue au petit garçon. Dans le cas où il n'y en avait pas, exceptionnellement cette responsabilité pouvait revenir à la petite fille, ou en son absence à l'épouse...Mais c'était exceptionnel. Normalement, c'était le petit garçon qui assurait les allers-retours Nda mininga-Aba'a. La SEULE fois où la femme était autorisée à accéder à Aba'a, c'était lorsque, nouvellement mariée, on la présentait au village entier.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evindi Mot



Masculin Nombre de messages : 1682
Localisation : Atchi Ngos
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Ven 10 Oct - 22:19

que dire donc : à bas l'abaa ? en haut l'abaa ? en haut là-bas ? l'abaa là-bas ? la balle est dans le camp de qui ? bal à terre ou balle à terre ? ces choses se discutent-elles dans l'abaa là-bas ?

"...nde ayong da sung abaa"


farao


Dernière édition par Evindi Mot le Sam 11 Oct - 22:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://belinga.blog4ever.com
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Sam 11 Oct - 21:20

adzidzon a écrit:
La SEULE fois où la femme était autorisée à accéder à Aba'a, c'était lorsque, nouvellement mariée, on la présentait au village entier.
En même temps, il état interdit à l'homme de se rendre ou de passer du temps à Nda Bininga. Celui-ci était le domaine reservé de la femme. Il y a donc en quelque sorte une séparation qui est égale.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
abogo
Admin


Masculin Nombre de messages : 144
Localisation : Libreville
Date d'inscription : 12/01/2007

MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Ven 17 Oct - 14:51

mbolo ani

je partage le contat fait par la plupart des intervenants. l'aba'a ne rempli plus tout à fait son rôle dans nos villages. Comme l'ont dit certains, nous sommes nous mêmes en partie responsables. quand on va au village passer les vacances combien de temps passons nous à l'aba'a? j'ai remarqué que peu de gens parmi nous passent beaucoup de temps à l'aba'a. par contre, en ce qui concerne le rôle que jouait l'aba'a à savoir partage, échange, ... ne peut-on pas continuer à pratiquer ces choses? je pense pour ma part qu'on peut manifester le partage sans aba'a. il faut qu'on revienne sur nos valeurs. l'aba'a n'est qu'un instrument. tout ce qui se faisait dans l'aba'a ou tout ce qui doit se faire dans l'aba'a peut également se faire dans n'importe quelle pièce ou espace.
il faut m'excuser de mon absence souvent longue. l'internet est capricieux à mon lieu de travail.
portez vous bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?   Aujourd'hui à 19:01

Revenir en haut Aller en bas
 
l'Abaa dans nos villages... Quel avenir?
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Quel avenir dans le Cantal ? surtout pour nos enfants !
» Quel avenir pour l'horlogerie ?
» Quel plantes dans notre aquarium communautaire 180L ?
» 2 reines dans ruche, quel resultat??
» quel poisson dans un 260l

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Be-fang@beti.com :: Culture et société Fang-
Sauter vers: