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 A qui revient la femme après la mort de son mari?

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Radio Assok Medzeng



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 18:48

Bonjour ma sœur Minsili,

Citation :
a-ton des exemples de gens qui ne pouvaient se marier et vivaient en union libre pcq donner une peau de panthère était devenue quasi obligée pour tous? Or aujourd'hui c'est un peu le cas, de nombreux jeunes sont en union libre pcq la dot est hors de portée.

Il arrivait que dans certaines familles pauvres, ayant surtout peu de filles à marier, les garçons restent célibataires un peu plus longtemps que les autres. par la suite, on cherchait des arrangements avec les filles d'autres familles pauvres qui n'étaient toujours pas mariées à un âge inquiétant (dans la vingtaine environ). Il faut dire que lorsque tout se passait bien, on pouvait engager un enfant qui n'était pas encore né. Ainsi, il arrivait qu'on contacte un homme dont la femme était enceinte. L'entente stipulait que si l'enfant à naitre était une fille, on la donnerait en mariage dans telle famille. Si l'enfant était un garçon, on retournait les présents (pas la dot complète) qui avaient été remis en guise de bonne foi et de sérieux. En général, les filles étaient mariées de préférence avant la puberté. Les époux étaient tous beaucoup plus âgés. La fille était envoyé dans son mariage et sa belle famille ou son mari et ses coépouses en prenaient soins jusqu'à l'âge de la puberté. Par la suite, elle faisait comme toutes les autres femmes. elle avait néanmoins une femme plus âgée qui lui servait de mentor et continuait de lui enseigner les choses de la vie.

Comme je l'ai dit dans mon autre message, la dot a toujours été hors de prix. C'est le communautarisme qui permettait aux gens de rassembler une dot. Si quelqu'un devait le faire tout seul, ça lui prenait plusieurs années de dur labeur. Ce qui arrive aujourd'hui dans les villes c'est que les gens veulent se marier sans faire d'efforts. On met la charrue avant les bœufs. On prend une femme, on fait des enfants, et on essaye de se marier. Notre façon de vivre fait en sorte que plus personne ne contribue lorsqu'un frère se mari. On se tire donc les cheveux pour y arriver. de plus, selon la loi gabonaise que je connais, le mariage coutumier à la même valeur que celui fait à la mairie. Mais, dans l'esprit de bien des gens, on n'est pas marié si on ne passe pas devant le maire. C'est donc une double dépense.

Le mariage est l'engagement d'une vie. Il marque parfois le passage de l'enfance à la vie d'adulte. On peut donc avec une certaine stratégie et une certaine rigueur dans la gestion du budget, établir un plan à moyen terme pour réaliser quelque chose de beau. Tout le monde n'est pas obligé d'aller à l'Hôtel Intercontinental et de faire couler le champagne. Certains veulent bien couper au niveau de la dot pour dépenser ailleurs. Si tel est leur choix, qu'ils s'entendent avec leurs parents.

Concernant le symbolisme de la dot, ce ne sont pas les interventions de ce forum qui me mettent en colère. Il y a réellement chez-nous, une volonté de plusieurs de nos frères de tourner le dos à la tradition ou de désinformer les autres comme c’est le cas sur le rôle de la dot. C'est un courant de révolte qui est parti de la surenchère des montants exigés dans le nord (ville de Bitam en particulier) et qui s'est rependue. Si cette révolte a des causes qui sont sérieuses (moyens limités de la plupart des appelés à se marier), le moyen trouver pour passer à travers a été de dire que dans le passé, la dot était purement symbolique. Ainsi, beaucoup de jeunes ont commencé à le répéter et même à exiger de l’abolir, si non que nous aussi nous fassions comme les autres ethnies du pays où on de demande que très peu de choses (c'est relatif car les autres à notre contact ont également haussé leurs tarifs).
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afanebengon



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 19:19

NDÄ ENE DZA VE BINON BINE BIBEING

Je crois qu' il faut au prealable comprendre que bien que FANG,nous avons chacun en ce qui le conserne sa particularite ce que je voudrai dire c'est que je ne pense pas tres honnêtement que les coutumes des Ewondo,Eton ou Boulou ,soient les mêmes chez les Ntoumou et ceci mutuellement

pour avoir assisté à certains deuils et mariages chez les Ewondo et les Eton ,je crois que je suis à meme de dire que nous sommes tous Fang ? mais nous avons chacun sa particularité bien-sûr le fond est le meme mais lla forme est differente.

je crois que partant de ce constat nous nous accorderons un peu mieux
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 19:30

ah, je comprends mieux Radio maintenant. bi se ki étam a mu. nanga kôn fe a zu a forum mu. bia yiane tabe ntchel a biom bia kobo. Africa a ndji bo étam aba nyi.

veda a mema, bobedjang bevok be ndji djo na minga a ne tit, tekeeeee. te wa kat ebuk be ndji djo, ce serait injuste. ma fe ma ke lang mintili ba ke tili a ne wo. bobedjang ba ke djo na éto be mbe be ve minga ayong betate e mbe mbukan (cassée). wa mien wa kat na grand-mère a mbe étam ézezang binga bese grand-père wé a mbe a bili a mo nye étam grand-père wé a ndji be a bomo'ok. les autres subissaient. il s'agissait bien de la règle générale. mot ézing a djo ki na minga a ne tit. betate be mbe be bo'ok be abé angondo.

minga a ke aluk a be nyamoto, minga émien mongo : yé be mbe be sili nye djom ? tékééé. aval wo mien wa djo, "nge mon a biale a tô minga, ba ve nye a ndabot si, a ndabot kala" : yé minga a mbe na a ben ? tékéé.

bia vo'ok ki ben na bi yebe mam me té. bia yiane kat bebela. veda bi ndji bo étam, wa bele.

abim té éyong dji


farao
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Radio Assok Medzeng



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 19:34

Bravo mon frère Afanebengon pour la nuance que tu viens d'apporter. Bien qu'appartenant tous à un même groupe, il peut y avoir des petites différences.

À Évindi Mot,

La vérité dans tout ce que nous disons c'est que un pouvoir sans contre pouvoir mène aux abus. Dans ce cas, le fang est aussi mauvais que le douala, le bakongo, le québécois. Il y a beaucoup de choses qui n'étaient pas bonnes dans nos pratiques culturelles. Pour les changer, nous devons bien comprendre les enjeux et décider de modifier les choses de façon à ce que les gens suivent le mouvement. Il n'y a aucune guerre à faire entre nous, nous en sortirions tous perdants. Avant, on mariait les filles dans le ventre de leur mère. Aujourd'hui, on leur fait même les enfants avant de se demander si on va les épouser. Lorsqu'on regarde vers les blancs en pensant qu'ils sont spontanément les hommes de droit que nous voyons, on oublie vite que dans leurs pays également les femmes se sont battues avec l'aide des hommes pour arriver là où elles sont. Malgré tous ces acquis, elle se battent encore contre la violence physique de certains hommes, pour l'équitté salariale et j'en passe. Tout n'est pas rose dans nos société. de là na ma zu kobo ébot bam ane be tsite akié, abare nguet ! Ma ye woulou ya minsengh ngue ba luè me na zezedzom a nda ? Ma ye wulu ya minsengh ane nfang mot ngue m'a kang ki mamiène
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 22:07

Merci ma sœur pour les éclaircissements. Lol mayen foa na ma conception de symbolique n’avait vraiment rien à voir . Etre pour une dot raisonnable en fonction des moyens réels de chacun ne voulant pas non plus dire être pour une dot à trois sous deux centimes et ane bia kare dzo a Ongola Ewondo, le moins chère câle au cou Si "symbolisme" c'est en douce essayer de dire que la dot devrait coûter légalement tant ou alors oeuvrer pour la suppression de la dot, mesiki été teghe

Après t’avoir lu, je comprends aussi mieux ton coup de gueule (toane ma tsog na avec ton érudition pas besoin de mots aussi durs pour faire passer tes msg et surtout apporter des éclaircies). C'est vrai que nous sommes sur un forum et parfois on écrit juste q lignes alors que sa pensée est + profonde. mais justement, encore + ane wa dzo dans ce genre d'espace et vu tous les poncifs sur nous, faire attention à ce qu'on dit est important au risque de juste répéter des poncifs que malheureusement des détracteurs tapis dans l'ombre se feront un plaisir d'enregister en disant : akah, se bo be ben ba dzo nala, eux-mêmes le disent donc c'est vrai

Pour en revenir à la dot, je ne sais plus qui a parlé de cas par cas , je reste dans cette logique et continue de penser que même si le mariage a aussi un caractère de prestige, asu mevegue, ce ne devrait pas être presqu’une obligation que quelque soit le jeune en face de soi, on lui demande la même chose qu’on demanderai à un grand plein d’argent ou du moins mieux nanti socialement. Maintenant, si qq1 a envie de faire plus qu’il n’a, c’est son problème. En tout cas, comme tu l’as bien rappelé :

Citation :
On n’aboli pas les traditions qui donnent un fondement à une société par décret ou par vote au parlement.

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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 22:17

Radio Assok Medzeng a écrit:
Comme je l'ai dit dans mon autre message, la dot a toujours été hors de prix. C'est le communautarisme qui permettait aux gens de rassembler une dot. Si quelqu'un devait le faire tout seul, ça lui prenait plusieurs années de dur labeur. Ce qui arrive aujourd'hui dans les villes c'est que les gens veulent se marier sans faire d'efforts. On met la charrue avant les bœufs. On prend une femme, on fait des enfants, et on essaye de se marier. Notre façon de vivre fait en sorte que plus personne ne contribue lorsqu'un frère se mari. On se tire donc les cheveux pour y arriver. de plus, selon la loi gabonaise que je connais, le mariage coutumier à la même valeur que celui fait à la mairie. Mais, dans l'esprit de bien des gens, on n'est pas marié si on ne passe pas devant le maire. C'est donc une double dépense.

Nsili : est-ce que ce sont nécessairement les gens qui veulent se marier sans effort ou alors, la perte de certaines valeurs (en milieu urbain) fait que le communautarisme positif (aide de tous pour que se concrétise un mariage) dont tu parles, tend à se déliter ou alors, les priorités ne sont plus les mêmes, le paraître l'emportant sur l'essentiel ? Je prends le cas d'une autre dérive constatée a dzal au lieu de voir par exemple un élan de solidarité pour un malade, ce n’est qu’après son décès (funérailles) que chacun va venir sortir de l’argent en veux-tu en voilà... et quand il était malade?!!! What a Face . Sinon, je suis d’accord avec ces propos :

Citation :
Le mariage est l'engagement d'une vie. Il marque parfois le passage de l'enfance à la vie d'adulte. On peut donc avec une certaine stratégie et une certaine rigueur dans la gestion du budget, établir un plan à moyen terme pour réaliser quelque chose de beau. Tout le monde n'est pas obligé d'aller à l'Hôtel Intercontinental et de faire couler le champagne. Certains veulent bien couper au niveau de la dot pour dépenser ailleurs. Si tel est leur choix, qu'ils s'entendent avec leurs parents.

Et je rajouterai que ce serait malhonnête dans ce cas de figure (alors qu’on a sciemment décidé de donner la priorité ailleurs au mariage de mitangan), de venir jouer les détracteurs de la dot. Quand tu évoques le mariage coutumier comme égal au mariage civil a Gabon, je suis un peu dans la confusion car à lire d’autres écrits ici, il m’a emblé justement que ce n’était pas le cas ? En tout cas, c’est sûr que si le mariage coutumier légalement (et aussi auprès des populations) est vu comme un mariage à part entière, bien de choses seront résolus au sujet de la dot chère ou pas. j'imagine des Mevegue avec les deux familles qui après le village décident de continuer à la salle de réception de l'hôtel du coin (comme bcp font pour leur mariage civil ou religieux où là, on casse seulement la baraque affraid est-ce à dire que pour certains d'entre-nous sur l'échelle et par ordre d'importance d'un point de vue "prestige" : mevegue - alug à la mairie - alug tsoas (eglise). si c'est le cas, asu dama ça traduirait aussi cette domination culturelle qu'on évqoue souvent. même si on dot sa femme, qq part pour certains, on ne sera vraiment vraiment mariés que passés devant le'officier d'eta-civil et le prêtre (héritages de la colonisation) confused

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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 22:22

En dépit de ce que les uns et les autres ont pu écrire, je reste convaincu que la femme était un bien de succession dont héritaient les freres à la suite du décès du mari, en dépit des exceptions qui existaient. Ce dont on hérite s'appelle un BIEN.
Basketball cheers cheers cheers lol!
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 22:41

Radio Assok Medzeng a écrit:
Bravo mon frère Afanebengon pour la nuance que tu viens d'apporter. Bien qu'appartenant tous à un même groupe, il peut y avoir des petites différences.

À Évindi Mot,

La vérité dans tout ce que nous disons c'est que un pouvoir sans contre pouvoir mène aux abus. Dans ce cas, le fang est aussi mauvais que le douala, le bakongo, le québécois. Il y a beaucoup de choses qui n'étaient pas bonnes dans nos pratiques culturelles. Pour les changer, nous devons bien comprendre les enjeux et décider de modifier les choses de façon à ce que les gens suivent le mouvement. Il n'y a aucune guerre à faire entre nous, nous en sortirions tous perdants. Avant, on mariait les filles dans le ventre de leur mère. Aujourd'hui, on leur fait même les enfants avant de se demander si on va les épouser. Lorsqu'on regarde vers les blancs en pensant qu'ils sont spontanément les hommes de droit que nous voyons, on oublie vite que dans leurs pays également les femmes se sont battues avec l'aide des hommes pour arriver là où elles sont. Malgré tous ces acquis, elle se battent encore contre la violence physique de certains hommes, pour l'équitté salariale et j'en passe. Tout n'est pas rose dans nos société. de là na ma zu kobo ébot bam ane be tsite akié, abare nguet ! Ma ye woulou ya minsengh ngue ba luè me na zezedzom a nda ? Ma ye wulu ya minsengh ane nfang mot ngue m'a kang ki mamiène

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afanebengon



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 22:54

Moadzang excuse moi mais je suis pas d'accord avec toi parce que la femme ne fait pas parti du patrimoine du defunt ,libre à elle d'accepter celui qu'on lui propose comme epoux et je dois dire que des femmes qui refusaient systematiquement ces propositions j'en connais une plethore.

je voudrai aussi dire qu'il faut comprendre que cette pratique etait appliquée generalement dans des situation où la femme etait pleine de vie et que son defunt mari avait peut-etre laissé certains de ses freres qui n'etaient pas encore casé.

pour ne pas se retrouver avec des eventuels enfants avec un sang d'ibo dans la famille on s'organisait de façon à ce que se soit toujours le meme sang
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afanebengon



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Ven 11 Juil - 23:03

Dans le meme ordre d'idée vous cconviendrez avec moi que c'est pour cette raison que les femmes agées enfin qui ne pouvent plus procréer ne sont pas trop embetées pas parce qu'elles ne sont d'aucune utilité non simplement parce qu'elles ne sont plus considerées comme des femmes (epouses)mais comme des membres de cette famille
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Sam 12 Juil - 8:50

Mon frère, moi aussi je connais une pléthore de femme qui réfusaient cette pratique; je connais même celles qui épousaient, après le décès de leur mari, un homme d'un autre clan sous le toit de son défunt époux en restant au village de son mari. Mais, est-ce que parce que des milliers de femmes réfusaient d'épouser le cadet de leurs époux que c'était ça la norme ?
La norme c'était qu'elles épousent un frère du défunt.
Je suis tout à fait d'accord qu'il y avait des cas particuliers très nombreux, mais ce que nous observons pour nos parents, grands parents et arrières parents, j'en conviens qu'ils savaient beaucoup de choses et qu'ils sont sincères mon frère, convenons aussi que nous ne pouvons pas continuer de vouloir écrire l'histoire de notre peuple avec "mon père m'a dit", "Nana m'a dit", en dépit des écrits de l'anthropologie coloniale. C'est pour ça que nous voulons écrire notre Histoire en réfutant certains écrits, non pas sur une base du soupçon permanent. Et les nombreux frères et soeurs qui ont écrit et écrivent encore où réfléchissent sur nos pratiques et coutumes ne doivent pas avoir carte blache parce qu'ils sont Ekang ou parce qu'ils seraient très agés.
L'écriture et la confrontation d'idées doivent nous habiter si nous voulons que les générations futures poursuivre nos débats. Je voudrais pas donner l'impression de discuter comme au quartier. Nous devont interroger nos parents au maximun, c'est-a-dire que nous devons parcourir les villages sans oublier que ce qui existe n'est n'a pas toujours été le cas. Et qu'aucune culture n'est figé, statiques;il y a de l'imagination, de la création et de l'invention, de l'emprunt et surtout pour un peuple qui jusqu'en 1960 était en mouvement massif. Mais bref pour ne pas trop m'éloigner du sujet, je préfère m'arreter là et me poser la question à nouveau la question:la femme s'héritait-elle ???Basketball Basketball Basketball Basketball Basketball lol!
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afanebengon



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Sam 12 Juil - 9:45

Ton point de vue est on ne peut construtif et ta question est legitime.
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Sam 12 Juil - 19:53

Mbolo,
c'est un plaisir de voir que les débats se poursuivent toujours autant de passion... C'est tellement fort qu'il faut que j'affûte mes arguments avant de venir m'exprimer... Very Happy En tout cas, akiba à aux unx et aux autres
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Dim 13 Juil - 9:27

Verbe hériter : devenir propriétaire d'une chose par droit de succession.

L'être humain n'étant pas une chose, on ne peut donc pas en hériter. La femme était mise sous la protection de...
À moins que je ne comprenne plus le français, il est clair que ce n'est pas le fait d'hériter qui fait de ce qu'on reçoit une chose ou un bien. Car, selon la définition du mot, on ne peut hériter que de choses.

Étant donné que les enfants du défunt étaient également placés sous la protection d'un oncle, va-on tirer la conclusion que les enfants chez les fangs sont des biens ? Si la réponse à cette question est oui comme semble le dire mon frère, alors, étant donné que nous sommes tous les enfants de quelqu'un, nous sommes donc tous des choses.

Je comprends maintenant pourquoi tant de choses ne fonctionnent pas bien chez-nous. Toutefois, avouons que pour de simples choses ou biens, nous ne nous débrouillons pas mal.
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Dim 13 Juil - 12:04

Je pourrais te conceder cela si tu prends bien au sens de chose. Mais les choses me paraissent plus subtiles. Evidemment en droit français on pourrait imaginer qu'on hériterait d'un humain. Cela dit, je comprends bien que, cette coutume qui voulait que, généralement, une femme épousait le frere de son époux, l'un de ses beaux-frère (terme qui, dans ce sens, reste injustifié en fang) après le décès de son mari remplissait bien d fonctions sociales de conservation du lien social. Je comprends bien aussi que l'appréhension de cette coutume à partir de son aspect fonctionnaliste paraisse pertinente. Pourtant, je voudrais attirer ton attention sur le type de société que pouvait être la société fang. D'ailleurs, certaines de nos soeurs le disent bien sur ce forum: les hommes Fang sont trop machos, barbares, virls, etc. La société fang dont nous parlons est une société virils, guerrière et en migration. Une société où tout se règlait comme à Engong par la force. Dit-on que les gars Fang aiment la bagarre ! Tout ça pour nous prennons la mesure de ce qui, pour un homme puissant, pouvait être considéré comme une humiliation. Ca existait, les femmes qui refusaient de rester dans le clan de son défunt époux. Mais de là à imaginer qu'elle étaient aussi nombreuses que nous voulons le faire croire, je reste dubitatif. Je sais que de nombreuses femmes dirigent aujourd'hui les conseils de familles. Mais, on ne doit pas perdre de vue que, en dépit des différences géographiques et de dialectes, le peuple Fang s'est construit depuis au moins quatre siècles dans la violence.
Certes, il y avait de grandes Femmes, mais je crois que cette coutume s'appliquait rarement aus premières épouses puis qu'étant déjà agées. Est-il besoin de rappeler qu'on allait en mariage entre, plus ou moins 9 et 18 ans. On était souvent veuves, en ce qui concernent les dernières femmes du chef, très jeunes 25-35 ans par là. Imagine t-on une jeune fille, je note au passage, huitième épouse d'un Nyamoro, dire au premier fils du défunt, neveu ou au frère cadet qu'elle se barre du clan ou du lignage ? Je pense pas. Non pas qu'il n'existait pas des exceptions, mais juste dire qu'il existait une violence symbolque tellement dissuasive que les belle veuve ne se posait même pas la question de partir. Surtout qu'elle a été socialiséé et éduquée dans cet esprit. On intériorise cette pratique. Alors comment imaginer 'échange des femmes, l'Amvi ?
Aspect que je n'évoquerais que brievement. C'est de savoir que beaucoup de ces jeunes veuves avaient parfois un neveu comme amant, ou bien elle subisaient les avances de ce dernier. Donc, celui qui HERITAIT de cette belle veuve "gérait le dossier au petit côté", au "PC", en "latcho", à "l'axe" (cf M.H, le Bilangom). Evil or Very Mad cheers cheers cheers
Pour ce qui est de l'enfant, je dirais qu'il ne nous a pas échappé qu'il existe des rites de passage de l'enfance à l'age adulte. Je pense au Sô (ou tsô), au Mekome (ou Mekum). On n'ést pas enfant à vie; on devient adulte.
Bon, le clavier pleure, je dois m'arrêter là.
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afanebengon



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Dim 13 Juil - 16:53

Mon frere comme ma soeur ,je ne pense pas que le verbe hériter soit le terme approprier si je ne m'abuse je crois bien qu'il est souvent dit que c'est tel qui restera garder,veiller sur la famille du defunt(bî yili nâ ONDO enye'e li'i âba'ala ndé bot NGUEMA).

ton regard est un peut critique vis-à-vis de cette pratique mais je peux te rassurer qu'il ya bien de contres arguments pour mettre à mal ton point de vue. tu ne peux pas seulement juger un seul un maillon alors que toute la chaine est tapis dans l'ombre.

mon frere je crois que si nous avions deposé des brevets ,nous devrions etre tres riches aujourd'hui,parce que
tout ce qui se fait ou se pratique dans votre monde moderne a été ou mieux est fait chez nous depuis belle lurette.
-Amvi : il faut le souligner se faisait dans le respect total et avec tous les elans de solidarité n'est autre que ces clubs d'echangismes, de couples libertins ,de partouse j'en oublie certainement.
-Polygamie:que l'on soit pour ou contre etait constructive un cadre où reigne un esprit de competitivité et de concurrence ne peux etre que productif.au lieu de ça nous avons toutes ces familles monogames où le mot d'ordre est cocu chaque femme a un amant attitre et n'en parlons pas des hommes;1,2,3eme bureau.à croire que nous acceptons mieux les hypocrites que ceux qui assument leurs actes.
-Mariages:nos parents nous mariés entre familles amies ou bien au moins il y avait soit une tante une cousine qui se portait caution de l'union et je peux affirmer que ces mariages ne finissaient jamais parce qu'au depart ,il y avait une amitié et le mariage etait juste un plus pour consolider (l'amvouing)au lieu de ça ,nous avons avons des unions qui ne tienne que le temps d'une saison des familles mono-parentales qui se multiplient au jour le jour.les unions du net avec toutes les derives(femmes expoitees,violées,zoophilie,batues et tuees )

est -il exageré de dire que les nôtres avaient fort bien fait d'empecher les veuves de partir dans un premier temps pour leur propre securité et leur bien être car il ne faut pas oublier que pour avoir de la consideration chez nous il faut bien être caser tant chez les femmes que chez les hommes.
dans un second je veux attirer ton attention sur le fait que chez nous la fille n'a aucun droit d'heriter de quoi que se soit de ses parents par consequent son seul point d'attache est dans la famille de son mari qui de fait devient son village et sa famille,pour ne pas perdre toute autonomie elle est appelee à y vivre et à elever ses enfants
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Dim 13 Juil - 17:55

Modzang, tu as parfaitement raison sur deux points. Le premier sur le verbe hériter. En effet, les ne se présentet pas comme dans les autres sociétés.
Le deuxième argument, c'est bien l'idée que ces pratiques obéissaient à un système de valeurs, de cohésion sociale et de solidarité. J'ai noté que cet argument, qui soutient que ces pratiques remplissaient bien des foctions sociales, était valable.
Sans doute aurait-il fallu que mon argumentaire soit moins excessif sur le regard éloigné que je jette. Mais cela soulève une question plus morale. Est-il permis de ne pas juger le passé de nos traditions simplement parce qu'elle obéissaient à système cohérent qui rendait possible l'ordre social ?
Pour ma part, je ne pense pas que nous pouissions éviter de regarder nos pratiques par respect pour nos braves aieuls.
Là où certains y perçoivent de la solidarité, de l'ordre sociale et de la cohésion, j'y vois des rapports de domination, des intérêts de certains uns sur les autres.
C'est vrai que c'est difficile pour nos de regarder les pratiques d'injustices dans nos sociétés, mais le plus important c'est la volonté de rompre d'avec ces injustices.
Devons-nous justifier une injustice simplement parce qu'elle remplit des fonctions sociales de solidarité ?
Toute les sociétés sont faites d'inustices et de dominations, mais devons nous les taire parce que nous blaspherons sur les cranes de nos ancêtres ?
Je dis non. Le peuple Fang a une tradition riche d'humanisme, de respect de l'Homme et de civilisation que nous devons réoxigénérer.
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Dim 13 Juil - 18:23

mbolani.

wa wok mia bese aval mia kobo. ma question naît de la synthèse en quelque sorte de tout ce qui a été dit : est-ce dans nos sociétés minga, mère de la société et de la vie fixait-elle les règles en ce qui concerne son destin, sa place dans la communauté ? à cette question tous semblont nous accorder pour dire que non.

"minga était envoyée en mariage entre 9 et 18 ans" ; "minga n'a aucun droit d'hériter quoi que ce soit de ses parents", "les nôtres avaient bien fait d'empêcher les veuves de partir dans un premier temps pour leur propre sécurité et leur bien-être"... je tire le constat simple que c'est fam qui définissait quelle devait être la place de minga, pas minga elle-même. voilà amon sens tout le problème. on pourra justifier ceci ou cela avec des arguments même probants ; défendre ceci ou cela, mais on ne pourra pas changer ce qui apparaît comme un invariable, à savoir qu'on décidait pour mininga. est-ce que des bobedjang ou des bobekal contestent ce fait ?

la question est pourquoi est-ce que minga ne pouvait elle-même décider si on devait la marier parfois alors qu'elle était encore dans le ventre ? alors qu'elle avait 9 ans ? pourquoi est-ce que minga ne pouvait pas elle-même fixer la loi qui stipulait que lui soit proposé ou commis d'office un frère à son défunt mari ? pourquoi est-ce que minga elle-même ne pouvait pas décider d'instaurer ou non des rites du nkus (veuvage) ? pourquoi est-ce que contrairement à fam, le destin de minga n'était-il pas entre ses propres mains ? c'est ça le truc.


farao
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Dim 13 Juil - 18:33

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
Mais cela soulève une question plus morale. Est-il permis de ne pas juger le passé de nos traditions simplement parce qu'elle obéissaient à système cohérent qui rendait possible l'ordre social ?
Pour ma part, je ne pense pas que nous puissions éviter de regarder nos pratiques par respect pour nos braves aieuls.
Là où certains y perçoivent de la solidarité, de l'ordre sociale et de la cohésion, j'y vois des rapports de domination, des intérêts de certains uns sur les autres.
C'est vrai que c'est difficile pour nos de regarder les pratiques d'injustices dans nos sociétés, mais le plus important c'est la volonté de rompre d'avec ces injustices.
Devons-nous justifier une injustice simplement parce qu'elle remplit des fonctions sociales de solidarité ?
Toute les sociétés sont faites d'injustices et de dominations, mais devons nous les taire parce que nous blasphémerons sur les cranes de nos ancêtres ?
Je dis non. Le peuple Fang a une tradition riche d'humanisme, de respect de l'Homme et de civilisation que nous devons réoxigénérer.


akiba abui modjang. rien à redire, bebela. Sima Mboula a débloqué ya fo'o niveau éyong té. niveau a vo'ok ki beta tabe bloqué mos ézing : "a bete yang/NGUEMA a bete yang niveau èèèè "

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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Dim 13 Juil - 21:28

Moadzang Evindi je me porte en faux contre le fait que mininga subissait tout chez nous ou alors nous ne parlons pas de la même société.

je crois bien que s'il ya un point sur lequel nous devons nous accorder c'est le fait que les vrais détenteurs de pouvoir chez nous ce sont bien les femmes l'akous dont tu parles c'est bien les femmes qui le font(soeurs et tentes du défunt)et je crois savoir qu'aucun homme n'es est dispensé.

quant au choix de prendre frères et cousins après le décès de son époux,(je tiens à préciser que celui-ci ne pouvait se faire qu'avec le consentement de cette dernière).faut-il rappeler que beaucoup d'hommes se retrouvaient avec des soeurs et des cousines de leur défunte femme .parce que la belle famille en a décidé?

QUANT A NOS PARENTS QUI NOUS MARIES ados,voir nourrissons je crois qu'il faut savoir que cela était mutuel pour consolider notre amitié nous décidons d'un commun accord de marier non enfants filles ou garçons c'est ainsi que beaucoup de filles se retrouvaient mariées à 10 ,11,voir 12 ans et beaucoup de garçons étaient mariés à 13,14,voir 15 ans.c'est pas une histoire d'un tiers,si la mort n'emportait pas mon pere en 92 je me serrai retrouvé avec une bonne épouse à 16 ans avais-je simplement les moyens de m y opposer ?avis-je un temps soit peu le courage de lui dire non?AU NOM DE KOI VOUS ALLEZ VOUS IMMAGINER QUE SEULES LES FEMMES LE SUBISSEZ?
AVEZ-VOUS SEULEMENT L IDEE DES TRAUMATISMES QUE LES HOMMES ONT EU DANS CES PRATIQUES?

ce n'est pas un secret pour personne pour savoir que le FANG est (nfang bot,meboun,ya ntoma) il ne faut pas nous faire un procès si nous aimons croquer la vie je ne vois en quoi cela est synonyme de macho,de violent comme dans toutes les sociétés vous avez l'exception qui confirme la règle chez nous aussi.

je crois pour terminer que nous nous faisons un procès d'intention pour la cause des femmes parce que je ne sais pas si nous devons véritablement parler de ça dans la culture du FANG pour moi c'est un débat sans objet parce que ce problème n'est pas du tout le notre.
-A compétences égales,salaires égales
-diplômes egals,responsabilites égales
-mixité dans toutes les administrations et services.
-le droit de vote ne s'est jamais pose chez nous.
-la femme a le droit d'avorter celle le souhaite.
-les femmes sont admises à tous les examens et concours.

je sais en revanche qu'il ya eu pendant le règne de BABA une lois qui exigeait à ce que l'homme donne son accord si sa femme venait à voyager et en bon beti le président Biya a annulé cette aberration.

Pour revenir aux FANG, j'en connais pas qui vivent grâce aux revenues de Mme comme les autres.
je ne connais pas un seul beti qui envoie sa femme en suisse,à boulogne ou à la promenade des anglais.
j'en connais même pas qui va faire des projets avec le salaire de Mme.
je crois que le FANG en général préfère avoir des problemes d'intendances avec les siens qu'avec sa belle famille
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Dim 13 Juil - 22:18

Il est difficile de répondre à ta question, Modzang Evindi pour plusieurs raisons.
La première c'est que toutes les femmes n'avaient pas le même statut. Jusqu'à présent, j'ai évoqué les jeunes épouses après le décès de leur mari.
Pour faire court, il me semble que les situations variaient beaucoup, selon qu'on était en mariage ou pas, selon qu'on était la fille d'un puissant chef ou pas. Une première épouse ne vit pas la même situation après le décès de son époux.
L'âge de la femme et sa position sociale jouaiet faveur d'un déverrouillage de la domination masculine, comme ailleurs.
Il évident que si nous parlons des années qui vont de 1900 à nos jours, il y a eu de nombreux changements.
J'espère que Minsili viendra nous démontrer que les femmes Ekang n'ont pas connu la domination des hommes en fer d'Engong.Basketball Basketball cheers cheers cheers les femmes Ekang n'ont pas l'émancipation. Au risque de repredre ce qui a été dit par nos sur le sujet dans ce topic:
http://be-fangbeti.fr-bb.com/discussion-generale-f9/egalite-homme-femme-ou-emancipation-t429.htm
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Lun 14 Juil - 9:07

Mon frère, la femme depuis la nuit des temps subie la domination de l'homme. Pendant que les femmes s'occupaient des enfants et des tâches ménagères, les hommes s'organisaient pour ne pas perdre le pouvoir. Pour agir de la sorte, il a fallu que les femmes leur fassent vraiment peur. Dans les chaumières, ce sont les femmes qui détiennent le véritable pouvoir. Pour prendre le contrôle, l'homme utilise à l’occasion le seul avantage que la nature a mis entre ses mains : La force physique.

La pratique qui consistait à épouser un frère ou un parent du mari existait chez la plupart des peuples de la région : Bamiléké, Douala, Haoussa, Punu, Obamba, Bacongo, Lari Mboshi... Il n'y a de ce fait rien qui soit propre aux Ékangs.

Partant de ce constat, on peut légitimement se demander pourquoi l'homme éprouve t-il le besoin de contrôler la vie de la femme ? Une partie de la réponse est certainement d'ordre purement naturel. L’homme en effet sécrète de la testostérone qui le rend guerrier. De l'autre côté, l'homme conscient de l'importance de la femme dans sa vie s'est dit : Je ferais mieux de la soumettre si non elle me mettra à ses pieds sans trop de mal. Lorsqu'on découvre un trésor, le laisse t-on trainer négligemment dans la maison ou bien on le cache afin de mieux en profiter ?

Toujours est-il que certains parmi vous adepte de la libéralisation et de l'égalité à tout prix déchanteraient s'ils savaient ce qui arrive à ceux qui sont rendu à ce stade dans leur société. Pour parler du Québec où je vis, je vous dirai qu'ici, les femmes ont acquis l'égalité en droit beaucoup plus encore que les Européennes. Pour avoir vécu pendant 7 ans en France et avoir suivi l'actualité de façon assidue (par intérêt personnel et études en communication oblige), je vous dirai que les femmes méditerranéennes sont largement devancées par les Québécoises en matière d'égalité. Je vous dirai même que ces dernières ont dépassés l'égalité. Par exemple au Québec, la loi depuis 1981 oblige la femme qui se marie à garder son nom de jeune fille. Une femme mariée peut déclarer un enfant à la naissance et dire que son mari n'en est pas le père. Si le père dans ce cas veut obtenir un quelconque droit sur l'enfant, c'est lui qui doit se battre en justice pour prouver sa paternité. Le mari de la femme mariée n'est pas d'office le père de son enfant. La femme peut donner son nom à son enfant même si elle est mariée. Dans ce cas, ce que le père peut obtenir en cas de litige de ce genre c'est qu'on rajoute son nom à celui que l'enfant porte déjà. Si un couple se sépare et que l'homme verse une pension alimentaire à son épouse, on va tenir compte des revenues de la nouvelle concubine de l'homme pour augmenter la pension en question. Par contre, si madame vit sans être marié avec un autre homme, les revenus de cet homme ne seront pas pris en compte dans le calcul de la pension alimentaire....Résultat des couses ? Il ya beaucoup d'hommes qui tuent les femmes et les enfants en cas de séparation. Ici, un couple sur deux se sépare (mariés et conjoints de fait) de plus, le Québec a le taux de suicide le plus élevé au monde. Ces suicides touchent principalement les hommes autour de la quarantaine et les jeunes adultes (17-19 ans). Eh oui, voilà ce qui arrive lorsqu'on devient un lion édenté.
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Lun 14 Juil - 10:23

La domination masculine est un fait mondial avec quelques exceptions. Je pense à certaines sociétés amerindiennes qui pratiquent la polyandrie et la domination sur les hommes.
Et si nous nous offusquons de la polyandrie de fait des femmes aujourd'hui qui gèrent plusieurs hommes, avec le "Chic-choc-chèque", nous devons nous offusquer des hommes qui gèrent plusieurs "bureaux" et ne pas penser que c'est normal.
Et l'occident n'est pas un modèle vers lequel nous devons courir. Une critique de certaines de nos pratiques - fussent-elles partagées par d'autres peuples de par le monde - n'est pas synonyme d'un ralliement au modèle occidental. Bref !

Juste une petite question. Est-ce que parmi vous, quelqu'un pourrait infirmer ou confirmer l'idée suivante:le Bi-kut-si (nous faisons trembler la terre) serait né de la volonté des femmes béti, détentrices de l'économie, de s'émanciper en mettant en avant l'argument économique ? En privant les hommes de nourriture pendants des jours et paralysant l'économie des villages. Et dit-on que les hommes ont dû lacher du pouvoir après cette ménace. Cela m'a semblé très logique et stratégiquement efficace.
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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Lun 14 Juil - 12:07

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
Le deuxième argument, c'est bien l'idée que ces pratiques obéissaient à un système de valeurs, de cohésion sociale et de solidarité. J'ai noté que cet argument, qui soutient que ces pratiques remplissaient bien des foctions sociales, était valable.
Sans doute aurait-il fallu que mon argumentaire soit moins excessif sur le regard éloigné que je jette. Mais cela soulève une question plus morale. Est-il permis de ne pas juger le passé de nos traditions simplement parce qu'elle obéissaient à système cohérent qui rendait possible l'ordre social ?
Pour ma part, je ne pense pas que nous pouissions éviter de regarder nos pratiques par respect pour nos braves aieuls.
.

Ce que moi je critique a Nguma, c'est la façon dont ce jugement se fait d'ailleurs pquoi jugement? Analyse oui (au cas où cela peut nous permettre de mieux conduire notre présent et futur) mais dans le mot jugement, je trouve ça déjà partisan car justement, la partie qu'on juge n'est plus là pour donner ses arguments. Et puis, selon moi on peut parler (avec un regard critique) de la vie de nos aïeux sans nécessairement le faire comme si de facto tous leurs actes obéissaient à une injustice envers la femme élevée au rang d’institution. Pour moi il ya une différence entre s’interroger par exemple sur le pquoi et le comment de l’Akouss, et par exemple venir sortir des phrases comme « oh là là mais quelle époque, c’était rétrograde… »

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:

C'est vrai que c'est difficile pour nos de regarder les pratiques d'injustices dans nos sociétés, mais le plus important c'est la volonté de rompre d'avec ces injustices.
Devons-nous justifier une injustice simplement parce qu'elle remplit des fonctions sociales de solidarité ?
Toute les sociétés sont faites d'inustices et de dominations, mais devons nous les taire parce que nous blaspherons sur les cranes de nos ancêtres ?
Je dis non. Le peuple Fang a une tradition riche d'humanisme, de respect de l'Homme et de civilisation que nous devons réoxigénérer.

C'est justement ce que je dis plus haut, là ce n'est pas de la critique objective c'est un jugement avec parti-pris. Dès le départ tu parles déjà d’injustices comme si pour toi, de fait ces pratiques étaient déjà de nature injustes. Mais injustes par rapport à qui et quoi? Tu as parlé de violence symbolique qui aurait fait que des femmes même en volant s'y opposer ne le fasse, mais cette violence symbolique n’a jamais existé où ? Quand on se permet de dire que nos prédécesseurs auraient été fondamentalement injustes envers la femme, qu’on le veuille ou non cela sous-entend qu’aujourd’hui se serait mieux (cf certaines phrases….) or aujourd'hui quelque soit la société les femmes continuent tout autant de subir une certaine violence symbolique qui fait qu’elles perpétuent elles-mêmes des comportements qui pourtant entretiennent un système qui ne leur est pas vraiment favorable (cf Elisabeth badinter par ex dans XY de l’identité féminine, ekane a ntil ane bininga ba toang moan baba). A Fala muna, qu'est-ce qui fait que malgré des campagnes d'information, tant de femmes) peinent tjs à aller dénoncer les auteurs de violence conjugales? Bref moi le sentiment que j’ai est qu’en évoquant la façon de vivre de ces anciens et les systèmes qu’ils avaient mis en place, on voit le grain de poussière dans les yeux de l’autre, alors que dans la sienne propre, c’est la cata.

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MessageSujet: Re: A qui revient la femme après la mort de son mari?   Lun 14 Juil - 12:18

Evindi Mot a écrit:
mbolani.

wa wok mia bese aval mia kobo. ma question naît de la synthèse en quelque sorte de tout ce qui a été dit : est-ce dans nos sociétés minga, mère de la société et de la vie fixait-elle les règles en ce qui concerne son destin, sa place dans la communauté ? à cette question tous semblont nous accorder pour dire que non.

"minga était envoyée en mariage entre 9 et 18 ans" ; "minga n'a aucun droit d'hériter quoi que ce soit de ses parents", "les nôtres avaient bien fait d'empêcher les veuves de partir dans un premier temps pour leur propre sécurité et leur bien-être"... je tire le constat simple que c'est fam qui définissait quelle devait être la place de minga, pas minga elle-même. voilà amon sens tout le problème. on pourra justifier ceci ou cela avec des arguments même probants ; défendre ceci ou cela, mais on ne pourra pas changer ce qui apparaît comme un invariable, à savoir qu'on décidait pour mininga. est-ce que des bobedjang ou des bobekal contestent ce fait ?

la question est pourquoi est-ce que minga ne pouvait elle-même décider si on devait la marier parfois alors qu'elle était encore dans le ventre ? alors qu'elle avait 9 ans ? pourquoi est-ce que minga ne pouvait pas elle-même fixer la loi qui stipulait que lui soit proposé ou commis d'office un frère à son défunt mari ? pourquoi est-ce que minga elle-même ne pouvait pas décider d'instaurer ou non des rites du nkus (veuvage) ? pourquoi est-ce que contrairement à fam, le destin de minga n'était-il pas entre ses propres mains ? c'est ça le truc.


farao
Et on le dit pcq'aujourd'hui la femme si chosifiée dans le passé, dispose désormais de cette liberté tant cherchée? confused En tant que femme je dirai oui merci c'est bien d'avoir si à coeur le fait qu'on décide nous-mêmes de notre propre destin et pour cela revenir aussi souvent sur cette injuste façon qu'auraient eu nos anciens de traiter la femme. Alors vous, be fam y'eyong dzina, vous les hommes d'aujourd'hui, prenant exemple sur vos pères et décidant que vous n'agiriez pas comme eux, devrai-je conclure na mininga a enfin la chance de sa vie de décider de son destin? Bininga y'ayong Ekan omos wina, elles sont traitées comment? Elles ne subissent peut-être plus en majorité ces faits que vous dénoncez mais à côté, d'autres violences n'ont-elles pas remplacées les anciennes? Alors finalement qui juge qui et quoi? Bref pour moi à la fin, si on décide unanimement que la femme a tjs été la femme, fille, soeur de ..., à côté des sujets sur la façon de faire de nos anciens, pquoi si peu de sujets sur comment nous, vous aujourd'hui traitez cette femme? En clair pour moi, ceux qui critiquent ne sont pas mieux que ce qu'ils pensent juger blanc bonnet bonnet blanc seules les formes ont changé. c'est cette attitude qui me fait plus réagir No

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