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 l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme

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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Sam 6 Sep - 2:16

Evindi Mot a écrit:
aka, modjang nde o ne mot/moro/mod fianga nalé nga ? tu as parfaitement raison. ce bon vers l'avant est en réalité un retour aux sources.

le temps n'est pas linéaire, il est cyclique.
il n'est pas une ligne droite
(passé-------->présent--------->futur),

il est un cercle
(passé<->présent<->futur<->présent<->passé<->futur<->passé<->futur<->présent).

oui, l'humus fertilisant de notre avenir réside notre passé. c'est là qu'il faudrait creuser (a fak), creuser en profondeur (a fak édok été), bien creuser (a fak mbeng) pour faire jaillir la source vive des entrailles de la terre.

et puis resaisissons-nous un peu et cessons de raisonner comme ceux-là que nous ne sommes pas ! le schéma qui pose que le passé est derrière nous et le futur devant nous est une accablante erreur de jugement. voici comment les semences du soleil perçoivent la chose : le passé, les Anciens, les Aînés, les Ancêtres, Aïeuls sont devant nous. pourquoi ? tout simplement parce qu'ils nous précèdent, ils viennent avant nous. ils sont à l'avant de la généalogie, ils sont les Ascendants. par contre le futur, la progéniture, les enfants, est ce qui vient après nous, les descendants. le futur est donc bel et bien derrière nous.

betate(betare) a benane be ne bia be ntebe OSU amu ba ke nying (vivre) osusua (avant) na bia ya éyong dji nous d'aujourd'hui) bia nying ; bia bemvog bia so a MVUS bemvam a bemvemvam bang. siki aval mfe (il n'en est pas autrement).

les Ancêtres avaient quasiment tout compris, parce que si c'est vrai qu'ils (dimension passée) sont devant nous en apparence, la réalité est qu'ils sont là avec nous, ils sont en nous, ils sont nous : NOUS SOMMES. si dès lors nous sommes, il est normal d'entretenir avec eux des rapports au présent, en dialoguant et communicant avec cette dimension de notre être qui est là !

de quelles manières est-ce que les sages et bénis Ancêtres nous ont légué cette connaissance très profonde ?

1/eh bien ils l'ont fait en instaurant le culte (marque de la présence en temps réel) aux aïeuls, sous-entendu "le passé qui est devant est aussi présent).

2/ils l'ont fait en attribuant aux descendants les noms et l'identité des ascendants (bemvam) : le petit-fils porte le nom du grand-père, la petite-fille porte le nom de la grand-mère ; le père lui-même portait le nom de l'arrière-arrière-père de son père à lui, etc. cette pratique doit aussi se décoder de la même manière : "le passé qui est devant nous aussi présent là avec nous. il s'agit d'un cercle, pas d'une succession linéaire".

toutes les combinaisons imaginées et appliquées par les bemvam par rapport à l'attribution du nom sont des chef-d'oeuvres de Savoir Universel : le père peut aussi donner le nom de... l'ami. le nom que porte l'ami en ques?ion peut lui venir non de son père ou de son grand-père ou d'un quelconque ascendant, mais bien d'une personalité qui a marqué l'histoire de l'ayong de manière générale, etc.

ici, la notion de "présence effective" transcende la réalité du nda bot, de l'ayong pour toucher à cette notion de "présence absolue" qu'on nomme Omniprésence. en clair, cette pratique qui consiste à donner des noms même les plus éloignés de la généalogie renvoie à EYO, la Constance des constances, l'Omniprésence, l'Unique derrière les infinies combinaisons vivantes, EYO cette "chose" qui est tout et partout.

attention, les Ancêtres n'étaient... ne sont pas n'importe qui !!! la vision du monde qu'il nous lègue procède d'une pensée de l'Infini qui relègue "l'espace-temps" très loin dans les entrepôts des balbutiements du savoir.

betate/benane, akiééééééééé !!! za aval adjo adi ?! na ???
.

farao

Intéressante cette approche, façon relativité de Einstein, de la temporalité. Il faudra peut être développer une thèse là dessus.
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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Sam 6 Sep - 2:35

abomo ngono a écrit:
De mon temps, la fille était éduquée par rapport à son rôle d'épouse. Je me souviens que ça me révoltait de m'entendre dire: "ye w'ekare ke bo na a be nnom wé?" ou bien "b'ayi ke kare ya? ye na nyua a dzi ki wo yegele"? Quelque part, les filles sont/étaient formatées pour vivre sous tutelle.

Par ailleurs, la société moderne ne valorise pas la femme non mariée qui est souvent considérée comme une femme légère, irresponsable ou whatever.

Bien plus, le stoïcisme est une valeur dans laquelle elle est élevée. Très tôt, on lui apprend que la femme doit subir, supporter les vicissitudes de la vie. Une chanson à l'époque reprenait bien cette leçon: "Femme, il faut supporter".

Bref, c'est ce qui explique probablement ce masochisme dont parle essone mfoulou-ze et les réactions que relaie ma fille minsili. Inconsciemment, certaines ne font que reproduire ce qu'elles ont vécu auprès de leurs mères.


Mère Abomo Ngono, le problème est que les époques historiques de nos existence se chevauchent dans nos têtes. Les sociétés émettent des principes de vie en fonction des réalités qui sont les leurs et de leurs modes de production. Il est vrai que lorsque nos ancêtres donnaient cette éducation aux femmes, la société vivait selon des principes qui correspondaient à ses modes de production. L'homme en avait une part qui demandait de grands efforts physiques qu'il fallait éviter à la femme. Je crois que le partage des territoires dont nous avons déja parlé ici nait de cela. Et il est évident qu'un grand nombre de choses s'est greffé autour. Mais ce n'était, à mon sens, pas fait dans le but d'assujetir la femme. Il faut reconnaitre qu'il y avait des choses auxquelles les hommes étaient eux mêmes astreintes et dont les femmes ont bien été joyeuses d'en être soulagées. Le problème c'est quand la société évolue et que certains ratent le coach. Je ne sais pas si je vais vexer les femmes en disant cela, mais je crois que nous soeurs ont effectivement raté le coagh lorsqu'elles continuent à laisser à l'homme la fonction de pourvoyeur de materialité et de bien être social. Elles le font ainsi toujours chasseur, pécheur, abatteur de plantations, etc. comme au bon vieux temps. C'est en fait elles qui perpétuent la situation. Et l'homme, qui aime le pouvoir, en profite pour imposer ses règles. C'est donc d'abord aux femmes qu'il appartient de s'autodéterminer. L'homme ne fera que constater sa détermination et s'adaptera en conséquence. Le conseil que je donne souvent à mes petites soeurs, c'est qu'elles doivent avoir pour leur vie un plan qui ne les accroche pas aux basques d'un homme. A partir de cet instant, elles seront plus libres et pouront mieux vivre leur conjugalité.
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abomo ngono
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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Sam 6 Sep - 16:21

Je suis tout à fait d'accord avec toi essone sur le fait qu'il appartient à la femme de s'affranchir matériellement de l'homme et de cesser de le considérer comme "sponsor". Ma vie est ce que j'en fais. Il s'agit bien entendu de celles n'ont pas ou peu de moyens. A celles-là s'adresse bien la consigne nnom woé ane esié dzoé.
Mais ma préoccupation concerne celles qui ne sont pas dans le besoin et qui parfois achètent les hommes (ba kus aluk) et deviennent même des "bailleurs de fonds"? Tout simplement pour être minega kala. L'asservissement est plutôt mental.
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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Dim 7 Sep - 0:40

abomo ngono a écrit:
Je suis tout à fait d'accord avec toi essone sur le fait qu'il appartient à la femme de s'affranchir matériellement de l'homme et de cesser de le considérer comme "sponsor". Ma vie est ce que j'en fais. Il s'agit bien entendu de celles n'ont pas ou peu de moyens. A celles-là s'adresse bien la consigne nnom woé ane esié dzoé.
Mais ma préoccupation concerne celles qui ne sont pas dans le besoin et qui parfois achètent les hommes (ba kus aluk) et deviennent même des "bailleurs de fonds"? Tout simplement pour être minega kala. L'asservissement est plutôt mental.

Mais je crois que là il s'agit d'un tout autre problème. Si elles ont les moyens de vivre sans cette dépendance et qu'elles le font quand même, c'est qu'elles le choisissent. A mon avis, elles ne sont pas à plaindre. Il existe d'ailleurs des hommes qui font pareil pour obtenir les faveurs d'une femme à laquelle ils tiennent. C'est peut être un moyen de s'assurer qu'elles ou qu'ils peuvent être aimés.
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Dim 7 Sep - 23:20

C'est sûr qu'appeler à une prise en main de soi-même c'est bien, veda mia yene yem na adzo té asiki fianga. Madzo na, a dzal, e mininga asiki nlugan = hum ! hum ! Ba dzo ki na asiki mininga, veda a mitsogan mi mbot (la société en général), eyong osiki e nnom, ine ane osiki "nfang" mininga What a Face A tobo madame untel, voilà l'aspiration e mayem ki ekane be ne dzam va ntsogan té a nlô mbot. Ane me ga yen, eyong dina, bane bininga bezing ma dzibi ke sane etas e mot amu ghe ba bô ki nala, alug ane bô dzam lore a mis ane fianga Laughing Je rigole mais avec la mixité ethnique à Ongola Ewondo, tô'ane melug ma dang loran azang mbot y'ayong nda, il ya + qu'avant des unions interethnqiues et qui le dit dit mise en comparaison de cultures souvent différentes. Par exemple, adzo mevegue a be Beti, pas tjs la même importance chez les autres du coup pour ne pas voir l"eding de leur coeur s'en aller signer l'acte avec une autre à la culture moins sur ce plan, bane bininga bezing ba yebe alug etas osusua mevegue ! Une explication eue est que dans nos sociétés, au moins le mariage civil confère des droits (loi), qu'une femme mariée civilement pourra tjs au besoin mieux défendre les intérets de ses enfants devant la loi, qu'une qui a été simplement dotée. Donc si on attend que Mr rassemble tous les pépet nécessaires on risque bien de finir veille fille ou alors la rivale d'à côté qui n'a que faire de mevegue aura tôt fait d'occuper la place geek mais lol rassurez-vous, fin des fins, mevegue mene été amu mayem ki efa bobedzang ya Sud (Bulu) veda a be bia (Ewondo), a Zamba, amuse-toi à ne pas faire le mevegue et claironne partout na one nlugan, hum, bonjour les bivu qui vont te .... Twisted Evil amu odziki ve nnam bidzi

Bref, jérémiades des femmes, obsession d'être madame untel, chereté de la vie, poids de la dot, prise en compte de nos traditions par la loi... au fond on parle de choses en apparence différentes mais tout est lié What a Face

Donc parlant de la dot eyong ma lang mam mezing a bobedzang be tô ki a Kamlône (et les millions citées), midzu ma veda ma tsog na bolo mi siki abui, le fait d'être démographiquement moins nombreux joue amu pas évident d'agir avec les mêmes convictions quand on est 1 million ou ou 5 millions de célibataires potentielles sur le marché du mariage

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Essonne de Mvome-Zoq



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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Lun 8 Sep - 0:52

Je crois qu'il va déja falloir que nous acceptions de ressituer ce dabat dans son contexte. Et pour cela, il faut se poser les bonnes questions.

D'abord, qu'est ce qui fait que la femme chez nous tienne tellement à être Madame un tel?

C'est notre culture qui le veut. Et quoi qu'on en dise, ce n'est pas en soi une mauvaise chose. Notre éducation nous a toujours fait comprendre qu'un homme qui devient adulte doit après ses études, trouver un travail, construire sa maison et se marier, puis faire des enfants. C'est le degré O de la réussite sociale chez le Fang. Il peut, par après ajouter tout plein de chose à sa vie, comme s'acheter une voiture, devenir quelqu'un d'important, s'enrichir, faire des affaires et plus, et plus...

Comment s'étonner, dans ce cas, qu'une société qui éduque ainsi ses hommes ne prépare pas parallèlement ses femmes à être plus tard des épouses?

Jusque là, à mon humble avis, il n'y a rien de mal.

Par ailleurs, qui a dit au femmes que "etre une épouse" c'est nécesserairement s'aliéner?

Je suis d'avis que le problème se pose à partir du moment où la femme fait du mariage une fin en soi. Si son plan de vie ne se limite qu'au fait d'être madame un tel, il va de soi qu'elle serait tentée de contracter mariage à tout prix et au détriment de ce que peut être sa vie par delà. C'est à dire, gravir les échelons sociaux, même en étant madame un tel.

Si nous sommes d'accord que la demande d'être marié qui, du reste, est la même pour l'homme n'empêche pas ce dernier de se réaliser ou de s'autodéterminer en tant qu'individu, il n'y a à proprement parler, pas de restriction sur cet aspect des choses pour la femme.

On a vu des femmes mariées se réaliser dans la même société Fang sans que son statut d'épouse ne l'en empêche. Conclusion: le mariage qui est une condition d'équilibre social chez nous, ne peut en soi empêcher l'évolution de l'être, qu'il soit homme ou femme. Le problème des femmes qui souffrent du fait conjugal est ailleurs. Et je pencherais plus à croire que c'est la peur d'être responsable de son propre devenir qui fait de certaines femmes (parce qu'il ne faut surtout pas généraliser) des victimes du mariage.

Il faut quand même qu'on se le dise: le mariage n'est pas un frein à l'épanouissement personnel; bien au contraire.

A bineng'a, trouvez d'autres choses à nous reprocher. Mais ne nous dites pas que c'est nous qui sommes la cause de vos malheurs. Parce que l'homme qui se lève le matin pour aller au boulot, le fait généralement pour entretenir sa famille. Et dans sa famille, il ya femme et enfants.
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Radio Assok Medzeng



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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Mar 9 Sep - 18:06

Ah comme ça fait du bien de revenir au village !

Je vous remercie personnellement d’avoir tenu le fort en mon absence. Lorsqu’on revient au village et que le feu est allumé dans la cuisine tandis que les succulentes ignames jaunes déjà bouillies auparavant sont réchauffées dans la cendre chaude, rien ne peut décrire le sentiment de bien être qui nous gagne. C’est indéniable on n’est jamais mieux que chez-soi. J’ai lu vos écrits et je ne peux m’empêcher de vous dire aujourd’hui que je suis fière. Je suis fière de vous mes frères. Je suis fière du fourmillement intellectuel et de la façon dont vous défendez vos points de vue.

Je me souviens encore d’un de mes anciens conjoints qui se réveillait la nuit pour me regarder dormir. Lorsqu’un jour je le surpris dans cette position, assis dans le lit en plein milieu de la nuit, il me lança qu’il allait me montrer que c’est lui l’homme dans notre couple. Il s’en suivi une discussion à bâton rompu. J’étais encore étudiante et mon conjoint travaillait déjà. Il avait été mon premier amour à l’âge de 14 ans ce qui a mis nos deux familles en furie. Tandis que monsieur tenait les cordons de la bourse, il était surpris de ne pas avoir le dessus sur moi comme ses collègues et amis dans leurs couples. Chaque fois qu’il essayait d’être grossier, je répliquais dans un ton plutôt calme. Je lui avais toujours dit que verbalement nous pouvions lutter à armes égales. Cependant, étant consciente de sa supériorité en matière de force brute, il n’était pas question qu’il viole mon intégrité physique. Un jour, pour s’essayer, car les petits batteurs de femmes s’essayent toujours, il profita d’une petite altercation pour me gifler. Je lui ai rendu sa gifle et j’ai exigé des excuses de sa part s’il voulait continuer à faire partie de ma vie. Lorsqu’il a compris que je n’hésiterais pas une seconde à continuer ma vie sans lui, il s‘est exécuté et nous avons renoué. Depuis cet instant, poussé par son entourage, il a essayé de me soumettre vaille qui vaille : Il ne me donnait pas son argent, il était odieux et capricieux, il a trouvé plein de maitresses partout. Il me disait qu’il jouissait de ses prérogatives d’hommes. Il rajoutait qu’il ne saura que je suis une femme que lorsqu’un autre homme s’intéressera à moi. Ce à quoi j’ai répondu ceci : Je suis avec toi parce que je t’aime. Je sais que je suis une femme et je n’ai pas besoin de me le prouver. Je n’ai donc pas besoin de sortir avec un autre homme pour le prouver à qui que ce soit. Je lui ai aussi dit que je restais encore là parce que je sentais au fonds de moi que je n’étais pas psychologiquement prête à digérer l’échec de mon couple mais que cela ne saurait tarder. J’ai continué à être moi-même dans ce couple pendant quelques mois encore. Un matin, j’ai pris conscience que la raison pour laquelle je restais avec lui n’existait plus. J’avais tout simplement cessé de l’aimer. À partir de cet instant, il n’était plus question que je perde une seule minute de ma vie dans cette maison. Je suis partie. Ma relation était basée sur l’amour et il ne l’avait pas compris. Il a pensé m’asservir parce que c’est lui qui détenait le nerf de la guerre mais il n’avait pas compris ! Il a pensé qu’en me traitant comme une chienne j’allais ramper à ses pieds mais il n’avait rien compris. Je suis et j’ai toujours été un esprit libre ce qui l’a décontenancé. La liberté et la force réside dans la foi de ce que nous sommes. À aucun moment de ma vie je n’ai pensé qu’en dehors de cette relation je n’avais point de salut. J’ai toujours pensé que je prendrai en main mon propre destin y compris celui de femme et d’épouse. Je n’ai jamais pu me contenter de cette fausse idée qui fait en sorte que certaines femmes se complaisent dans des relations malsaines et infantilisantes : Que puis-je faire d’autre les hommes sont tous pareil ! C’est au début d’une rencontre qu’on doit amener l’autre à comprendre qui on est et ce qu’on n’accepte pas. Ce n’est pas quand le mauvais pli est pris qu’il faut crier au secours ! L’habitude est une seconde nature. Certaines de nos sœurs pour se faire épouser sont prêtes à tout : À tolérer l’inacceptable, à sacrifier des chiens et même des êtres humains fétiches oblige ! À oublier qu’il ne faut pas faire à autrui ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse (les briseuses de ménages, les manipulatrices, les fouteuses de merde qui sèment la zizanie dans les familles afin d’éloigner leurs conjoints du reste des membres de la famille, les menteuses, les arnaqueuses, les infidèles…).

On peut rester en mariage par amour ou par raison. Le plus important est que chacun y trouve son compte ou son équilibre et puisse continuer à s’épanouir. Malheureusement, beaucoup de nos sœurs ignorent royalement ce dernier aspect : S’épanouir. On ne peut pas s’épanouir si on est infantilisé. On ne peut pas s’épanouir si on ne fait que donner sans recevoir (donner à la famille, donner au mari, donner aux enfants…). À un moment donné, la source va se tarir. Chaque être humain a besoin d’être respecté, choyé, complimenté, valorisé. Chaque personne a besoin de réaliser des choses et de se réaliser. On a besoin de se nourrir. Nourrir son corps et nourrir son esprit (ou son intellect). Il ne faut jamais se laisser paralyser par la peur. La peur de manquer de quoi manger, la peur de ne plus séduire l’autre, la peur d’être rejeté, la peur d’être incomprise…Nous n’avons qu’une vie à vivre. J’ai beaucoup aimé cette phrase d’un poete Roumain, Mihail Eminescu qui dit ceci : La vie est un bien perdu pour celui qui ne l’a pas vécue comme il l’aurait voulu. Alors au travail mes soeurs car notre bonheur ne dépend que de nous. Notre vie sera ce que nous en ferons.

Toutes mes excuses pour ce long texte. Gnonghane ma anhe me nhe.
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Mar 9 Sep - 20:11

hahaha, owé... lol

farao
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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Mar 9 Sep - 20:32

A Radio Assok Medzeng abui ngan, tu viens de dire les choses de façon

Radio Assok Medzeng a écrit:
Je n’ai jamais pu me contenter de cette fausse idée qui fait en sorte que certaines femmes se complaisent dans des relations malsaines et infantilisantes : Que puis-je faire d’autre les hommes sont tous pareil ! C’est au début d’une rencontre qu’on doit amener l’autre à comprendre qui on est et ce qu’on n’accepte pas. Ce n’est pas quand le mauvais pli est pris qu’il faut crier au secours ! L’habitude est une seconde nature. Certaines de nos sœurs pour se faire épouser sont prêtes à tout : À tolérer l’inacceptable, à sacrifier des chiens et même des êtres humains fétiches oblige ! À oublier qu’il ne faut pas faire à autrui ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse (les briseuses de ménages, les manipulatrices, les fouteuses de merde qui sèment la zizanie dans les familles afin d’éloigner leurs conjoints du reste des membres de la famille, les menteuses, les arnaqueuses, les infidèles…).

.

A Radio Assok Medzeng abui ngan, tu viens de dire les choses de façon

Radio Assok Medzeng a écrit:

On peut rester en mariage par amour ou par raison. Le plus important est que chacun y trouve son compte ou son équilibre et puisse continuer à s’épanouir. Malheureusement, beaucoup de nos sœurs ignorent royalement ce dernier aspect : S’épanouir. On ne peut pas s’épanouir si on est infantilisé. On ne peut pas s’épanouir si on ne fait que donner sans recevoir (donner à la famille, donner au mari, donner aux enfants…). À un moment donné, la source va se tarir. Chaque être humain a besoin d’être respecté, choyé, complimenté, valorisé. Chaque personne a besoin de réaliser des choses et de se réaliser. On a besoin de se nourrir. Nourrir son corps et nourrir son esprit (ou son intellect). Il ne faut jamais se laisser paralyser par la peur. La peur de manquer de quoi manger, la peur de ne plus séduire l’autre, la peur d’être rejeté, la peur d’être incomprise…Nous n’avons qu’une vie à vivre. J’ai beaucoup aimé cette phrase d’un poete Roumain, Mihail Eminescu qui dit ceci : La vie est un bien perdu pour celui qui ne l’a pas vécue comme il l’aurait voulu. Alors au travail mes soeurs car notre bonheur ne dépend que de nous. Notre vie sera ce que nous en ferons.


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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Mar 9 Sep - 20:40

@ Essonne Mfoulou-Ze : je voudrai juste ajouter après ton dernier propos qu'il ne s'agit pas pour nous de battre le mariage en brèche (au contraire fait dans un climat où chacun trouve son compte, aucun souci c'est même l'aspiration de bcp. La seule chose asu dama ane na ghe zen alug ya veng'ne zen midzug (et qu'on n'a rien fait et ne fait rien pour changer la donne), sincèremen, kane'alug té, madzo na teghe No
Ma soeur radio assok medzeng l'a souligné plus haut, asu alug, bininga bezing be ne dzam wé ngum mot, ou alors cas qu'on connaît bien entre femmes, tu vois pertinemment au début d'une relation que cet homme n'est pas réellement pour toi, mais tu y vas au forçing peut-être en pensant que plus tard tu le changeras or il n'en est souvent rien. dans ce cas qui aura été malhonnête, l'homme qui qq part a pourtant donné des signes qu'il y allait à reculons, ou alors la fremme qui n'a rien voulu voir, et va désormais passer son tps à dire : be fam bene foa ye be fam sous-entendu inchangeables?
j'occidentalise peut-être trop la chose, mais je reste convaincue que dans tant de ces couples evindi-evindi où la femme est infantilisée, si cette dernière décide un jour de mettre le holà, on aura un peu moins d'hommes qui agissent dans le mariage comme si leur conjointe et enfants, c'était des accessoires. bref lol on semble tous se rejoindre sur un point : a bininga, à vous (nous) d'agir pour vivre des relations où le pire ne sera pas la norme et le meilleur l'exception Smile

Essonne Mfoulou-Ze a écrit:
Je crois qu'il va déja falloir que nous acceptions de ressituer ce dabat dans son contexte. Et pour cela, il faut se poser les bonnes questions.

D'abord, qu'est ce qui fait que la femme chez nous tienne tellement à être Madame un tel?

C'est notre culture qui le veut. Et quoi qu'on en dise, ce n'est pas en soi une mauvaise chose. Notre éducation nous a toujours fait comprendre qu'un homme qui devient adulte doit après ses études, trouver un travail, construire sa maison et se marier, puis faire des enfants. C'est le degré O de la réussite sociale chez le Fang. Il peut, par après ajouter tout plein de chose à sa vie, comme s'acheter une voiture, devenir quelqu'un d'important, s'enrichir, faire des affaires et plus, et plus...

Comment s'étonner, dans ce cas, qu'une société qui éduque ainsi ses hommes ne prépare pas parallèlement ses femmes à être plus tard des épouses?

Jusque là, à mon humble avis, il n'y a rien de mal.

Par ailleurs, qui a dit au femmes que "etre une épouse" c'est nécesserairement s'aliéner?

Je suis d'avis que le problème se pose à partir du moment où la femme fait du mariage une fin en soi. Si son plan de vie ne se limite qu'au fait d'être madame un tel, il va de soi qu'elle serait tentée de contracter mariage à tout prix et au détriment de ce que peut être sa vie par delà. C'est à dire, gravir les échelons sociaux, même en étant madame un tel.

Si nous sommes d'accord que la demande d'être marié qui, du reste, est la même pour l'homme n'empêche pas ce dernier de se réaliser ou de s'autodéterminer en tant qu'individu, il n'y a à proprement parler, pas de restriction sur cet aspect des choses pour la femme.

On a vu des femmes mariées se réaliser dans la même société Fang sans que son statut d'épouse ne l'en empêche. Conclusion: le mariage qui est une condition d'équilibre social chez nous, ne peut en soi empêcher l'évolution de l'être, qu'il soit homme ou femme. Le problème des femmes qui souffrent du fait conjugal est ailleurs. Et je pencherais plus à croire que c'est la peur d'être responsable de son propre devenir qui fait de certaines femmes (parce qu'il ne faut surtout pas généraliser) des victimes du mariage.

Il faut quand même qu'on se le dise: le mariage n'est pas un frein à l'épanouissement personnel; bien au contraire.

A bineng'a, trouvez d'autres choses à nous reprocher. Mais ne nous dites pas que c'est nous qui sommes la cause de vos malheurs. Parce que l'homme qui se lève le matin pour aller au boulot, le fait généralement pour entretenir sa famille. Et dans sa famille, il ya femme et enfants.

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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Mer 10 Sep - 0:03

C'est quand même terrible de voir à quel point les femmes tiennent à faire de leur condition difficile un problème d'homme, alors qu'en lisant entre vos lignes, on voit bien que vous voyez clairement le fondement de ce problème: l'autodétermination. Mais trop de complaisance les empêchent de dire carrément que les femmes n'y sont pas du tout contraintes.

D'un autre côté, parlant d'occidentalisation, il faut peut être que nos soeurs nous expliquent le point de départ de la sacro sainte extrême bonté occidentale envers les femmes. D'autant plus que si nous devons nous en référer à l'histoire, les droits de la femme en occident tels que nous les connaissons ce jour, n'ont même pas 40 ans. Toutes les lois qui leur permettent de voter, donc d'être des citoyens à part àentirère; toutes celles qui réglementent leurs droits civils, donc de la famille, etc. sont ou des années 60, 70 ou même des années 80.

Et puis posons un oeil sur l'histoire occidentale. Avez vous seulement vu dans les documents historiques, qu'ils soient en écrits ou en images (le cinéma est le miroir de la société qui le produit), toute la détresse de le femme occidentale? Ou trouvez vous le fait que c'est chez nous que les femmes sont le plus maltraitées?

Je crois que pour apporter des solutions aux problèmes UNIVERSELS qui sont ceux des femmes, il ne faut pas les envisager dans une approche communautaire. Les comportements tels ceux que Radio Assok nous relate ici font foison en occident, comme en orient, comme en Afrique. Lisez les journaux, regardez la télé (pas les feuilletons à l'eau de rose qui font rêver plusieurs d'entre vous, bien sûr!), et voyez que les faits divers nous montre une extrême cruauté d'occidentaux dans ce domaine. Combien d'hommes chez nous ont découpé leurs femmes en morceaux pour les avoir prises en flagrant délit d'adultère? Combien de drames familiaux (massacre de toute la famille jusqu'aux enfants) avons vécu chez nous pour des questions de mésentente entre époux?

Mes soeurs, nous avons des solutions à proposer sur un problème important. Peut être parce que nous nous sommes proposé de le faire. Commençons donc par être lucide en considérant les faits dans leur réalité (je veux dire sans parti pris). Les papillons du bonheur ne butinent, malgré les apparences, que dans nos propres jardins.
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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Mer 10 Sep - 13:09

Essonne Mfoulou-Ze a écrit:
C'est quand même terrible de voir à quel point les femmes tiennent à faire de leur condition difficile un problème d'homme, alors qu'en lisant entre vos lignes, on voit bien que vous voyez clairement le fondement de ce problème: l'autodétermination. Mais trop de complaisance les empêchent de dire carrément que les femmes n'y sont pas du tout contraintes.

Ah bon tu vois cette complaisance où dans les propos tenus jusqu’ici ?

Même s’il est vrai que la première pierre aux solutions réside en la femme, a Essonne Mfoulou-Ze, tout ramener sur elle, ce n’est pas aussi un peu "oublier" des choses comme déterminisme social ou contraintes sociales ? Et dire que le fondement de la condition des femmes c’est la femme (manque d’autodétermination), permets-moi d’être dubitative. Pour moi, le problème ne vient pas que de la femme mais la SOLUTION N°1 viendra d’elle car charité bien ordonnée… Je pourrai aller plus loin en te demandant ce qui selon toi a pu pousser les femmes à être aussi à fond dans ce manque d’autodétermination car à mon avis il y a des causes historiques et contemporaines à cet état de fait, ne relevant pas que du simple vouloir de la femme. Je dirai même qu’aujourd’hui, le manque de détermination des femmes, au départ une conséquence de la façon dont on les a éduqué, est devenu (et se confond) avec les causes de leur condition difficile.

Bref pour dire que oui bininga e bo ba yene tebe osu veda elles ne pourront PAS TOUTES faire preuve de cette volonté sinon ça se saurait et on n’aurait pas des mots comme suivisme ou des histoires comme celles des moutons de panurge ! Et une prise de conscience aussi du camp d’a côté (hommes) n’est pas trop leur demander car la société n’est pas constituée que de femmes. Par exemple pour moi qui dit que l’infantilisation des femmes dans le couple par certains hommes continue d’avoir de telles proportions parce que les femmes leur en donnent la possibilité, on pourrait aussi sans se contredire se poser la question : et ces hommes, même s’ils voient que la situation les avantage, leur "humanisme" (ou disons simplement respect de leur moitié) ne peut-il les pousser à ne pas foncer tête baissée dans ces voies laissées ouvertes ? Est-ce parce qu’on a la possibilité de boire qu’il faut devenir soulard, est-ce pcq que les femmes ne semblent pas trop s’autodéterminer que les hommes de leurs côtés doivent se dire : ah après tout c’est leur pb aux femmes ? Si certains sont d’accord pour dire qu’en matière de rapport homme-femme la complémentarité semble plus indiquée que l’égalité, cette façon de voir devrait aussi prévaloir en ce qui concerne la recherche de solutions aux pb des femmes ; oui elles sont les premières à devoir faire bouger les choses mais cela n’exonère en rien leurs hommes pour agir de leur côté dans le ses que les choses aillent mieux.

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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Mer 10 Sep - 13:19

Essonne Mfoulou-Ze a écrit:

D'un autre côté, parlant d'occidentalisation, il faut peut être que nos soeurs nous expliquent le point de départ de la sacro sainte extrême bonté occidentale envers les femmes. D'autant plus que si nous devons nous en référer à l'histoire, les droits de la femme en occident tels que nous les connaissons ce jour, n'ont même pas 40 ans. Toutes les lois qui leur permettent de voter, donc d'être des citoyens à part àentirère; toutes celles qui réglementent leurs droits civils, donc de la famille, etc. sont ou des années 60, 70 ou même des années 80.

Et puis posons un oeil sur l'histoire occidentale. Avez vous seulement vu dans les documents historiques, qu'ils soient en écrits ou en images (le cinéma est le miroir de la société qui le produit), toute la détresse de le femme occidentale? Ou trouvez vous le fait que c'est chez nous que les femmes sont le plus maltraitées?.

Mon frère je trouve que là tu réagis un peu comme si en tant que homme tu te sentais attaqué or il n’en n’est rien. Sur certains sujets écouter ce qui revient souvent dans l’autre camp même si on adhère pas, c’est déjà bien et non agir comme si on voulait faire comprendre à l’autre camp qu’il "exagère". La question n’est pas de savoir si la femme africaine (nfang ici) en l’occurrence est plus maltraitée que mininga ntangan ou si au fond on est dans une vison d’un occident trop "bon" avec la femme pcq’on tombe un peu dans le schéma : oui mais ailleurs ce n’est si mieux que ça or est-ce le but de ce débat ? Regarder les faits permet d’arriver à qq conclusions : certains comportements "irrespectueux" tenus chez nous envers la femme (et qui tiennent plus de la généralité que de l’exception), y on plus facilement cours (dans nos sociétés actuelles) qu’ailleurs. Le dire ce n’est pas faire l’apologie du comportement occidental envers la femme.

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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Mer 10 Sep - 13:38

Citation :
Je crois que pour apporter des solutions aux problèmes UNIVERSELS qui sont ceux des femmes, il ne faut pas les envisager dans une approche communautaire.

Akié alors là a Essonne Mfoulou-Ze tu me rends What a Face Pourquoi quand on aborde sur ce forum des sujets comme le partage des femmes, l’homosexualité, le veuvage, mevegue… tu es de ceux qui soutiennent qu’il faut en débattant de ces sujets tenir compte de nos référents (culture), mais là sur ce sujet des rapports fam-mininga tu me donnes l’impression qu’il faut qu’on en parle de façon générale, universelle sans trop chercher à mettre en avant des aspects et spécificités qui justement existent du fait de notre culture ? Oui les pb des femmes (comme de tout être humain) ont une base universelle mais désolé, y trouver des solutions le plus adaptées pour moi ne saurait se faire sans tenir compte justement des spécificités locales (approche communautaire que tu sembles rejeter). Si aujourd’hui les africaines elles-mêmes ont mis en place un courant tel que le nouveau féminisme africain, ça veut dire ce que ça veut dire, à savoir qu’elles se rendent compte que certes le pb de la femme (droit, respect) est universel, mais la façon dont une canadienne traitera tel sujet, ne sera pas nécessairement adaptée à une camerounaise du fait de réalités différentes. Prenons le cas de la pension alimentaire ou garde des enfants. En France par ex il est plutôt admis (dans les normes même si des exceptions existent) que oui one dzam kore mininga wé geki eboane, mais si enfants en jeu, tu peux partir, mais n’oublie pas que la loi sera derrière toi pour t’amener à prendre (matériellement) soin de ces enfants dès lors qu’ils sont reconnus. Chez moi je vois na ge me ne famje peux à loisir ne plus accomplir mes devoirs (du point de vue matériel) envers ma femme officielle et enfants, qui viendra me rappeler à l’ordre ? Ne me dis pas que dans ce cas à la femme uniquement de faire le nécessaire car ce serait vraiment oublier sciemment comment marchent nos sociétés ! Idem pour la garde des enfants, une canadienne qui en décidant de quitter un foyer non-épanouissant, a de fortes chances de voir la loi décider que c’est elle qui s’occupera des enfants avec un droit de garde au père, doit-on traiter son pb de façon "universel" comme on le ferait de la camerounaise X, qui un jour voit son mari décider unilatéralement que du fait qu’elle soit parti ayi ki fe bare yen boane ? Bref à pb certes universels à la base, solutions adaptés aux environnements de tout un chacun. Ou alors on applique cette démarche d’universalité jusqu’au bout, et on ne choisit pas quels aspects de nos sociétés devraient tenir compte de nos cultures propres et d’autres. scratch

Citation :
Les comportements tels ceux que Radio Assok nous relate ici font foison en occident, comme en orient, comme en Afrique. Lisez les journaux, regardez la télé (pas les feuilletons à l'eau de rose qui font rêver plusieurs d'entre vous, bien sûr!), et voyez que les faits divers nous montre une extrême cruauté d'occidentaux dans ce domaine. Combien d'hommes chez nous ont découpé leurs femmes en morceaux pour les avoir prises en flagrant délit d'adultère? Combien de drames familiaux (massacre de toute la famille jusqu'aux enfants) avons vécu chez nous pour des questions de mésentente entre époux?

Je ne comprends pas tes questions, ni remarques tendant à prouver qu’ailleurs c’est aussi pire ? S’il s’agit de donner des exemples glauques on n’en aura pas fini car des cas d’étudiantes égorgées par des copains moins lettrés, de femmes tuées par leurs époux, a dzal dama il y en a un paquet ! Il ne s’agit pas de rentrer dans la logique "il y a pire ailleurs" en appelant à témoin la presse et TV (par nature plus ou moins portées sur le sensationnel) mais d’analyser le plus objectivement possible les choses. On est d’accord que bininga sont elles-mêmes déjà trop dans la jérémiade, mais une certaine objectivité devrait aussi nous pousser à nous demander si ces plaintes qui reviennent si souvent se vérifient ou pas confused Pour moi il y a une certaine différence entre dire owé a mininga il y a une situation X veda wa bo ki dzam zing asu na mam me tiende , et de se dire : au fait cette situation X ailleurs c’est çi ou ça aussi. Toi qui vit ici, dis-moi, le fait pour des conjoints de rentrer presque systématiquement à des heures indues, de tromper de façon ostentatoire leurs conjointes, tu as l’impression que c’est un comportement général ? Oui ici aussi l’infidélité et tout ça existe (lol n’y a qu’à voir au travail) mais honnêtement, tu en connais et voit combien ici où la maîtresse peut aussi aisément venir humilier et violer l’espace de la femme légitime, ou encore combien d’hommes pcq’ayant une maîtresse en oublient de s’occuper de leur famille ? Ne t’en déplaise mon frère, ces comportements, tu les vis quotidiennent et en public chez nous (du moins de par chez moi may be au Gabon c’est différent confused ) qu’ici, pas pcq que les hommes d’ici seraient "mieux", mais aussi pcq la société est organisée de telle façon que certains comportements n’auront pas aussi facilement lieu qu’ailleurs, et pquoi certains comportements semblent + facilement avoir cours chez nous, voilà la question pour moi, afin en y répondant de trouver des solutions adaptées à nos contextes.

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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Mer 10 Sep - 19:58

Minsili mi Ngoan Ewondo,

Que dire de plus après une telle analyse ? Dans mon village on dit ceci : é mot anee kaa avalehe mone gnangh di aha bô dzé ? A barane mvine ébôt olom étée !!!

Que fait celui qui n'a pas une si valeureuse sœur ? Il s'enduit le corps de merde à partir d’un vieux seau pourri !

Tout cela pour traduire l'admiration et la fierté qu'on éprouve lorsqu'un des nôtres est tout simplement brillant !

Après tout ceci, tu entendras encore certains douter des qualités exceptionnelles de certaines femmes Béti. Mes chers frères, vos ancêtres vous ont donné des femmes aussi intelligentes que vaillantes. De grâce, soyez fière et digne d'elles car elles sont fières de vous malgré les apparences. Ne cédez pas à la tentation de la facilité. On dit en fang que mvêgne énehe mindzuk ayat. Le philosophe Hegel n'a t'il pas dit que rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion ? De quoi se nourrit la passion ? Elle se nourrit de désir, un désir ardant. Elle se nourrit de constance, remettre chaque fois sont pied sur l'étrier s'il lui arrive de s’en décrocher. Elle se nourrit de plaisir, plaisir de réaliser quelque chose qui apporte un profond bien être. On ne parle pas ici de la passion qui frise l'obsession ou la folie, mais d'une passion qui amène une saine émulation chez un individu ÉQUILIBRÉ.

JE SUIS PASSIONNÉE PAR LES RELATIONS FAMILIALES ET JE SUIS UNE VENDEUSE DE BONHEUR ! C'est l'objectif de ma vie. Lorsque j'étais enfant, dans mon entourage, mes cousines et mes amies voulaient devenir riche ou épouser un homme riche. Moi, déjà à 7 ans, je voulais être heureuse et en bonne santé. J'ai été une enfant maladive et cela a peut être aidé à m'orienter sur ce que je jugeais essentiel dans la vie. Aujourd'hui encore, ce qui donne un sens à ma vie c'est le fait d'appartenir à une communauté et le fait de vivre en harmonie avec les membres de cette communauté. Je suis une femme sincère et mon franc parler peut désarçonner ceux qui ne me connaissent pas. J'ai toujours dit ce que je pense c'est la raison pour laquelle je déteste les hypocrites. Nous n'avons qu'une vie à vivre, essayons de la vivre en harmonie avec nous même cela déteindra sur nos relations avec les autres. Pour moi qui suis parent de trois beaux enfants, je suis consciente que ce n'est pas l'argent qui peut être le plus bel héritage à laisser à mes enfants. Je leur donne mon amour afin qu’ils deviennent forts et équilibrés. Je leur ouvre des horizons afin qu'ils se gavent de savoirs et se cultivent. Je leur donne le sens des responsabilités pour en faire de bons citoyens et enfin, je leur enseigne le respect d'eux même, d'autrui et de leur environnement pour en faire de meilleurs êtres humains. Si je réussi mon pari, avec ou sans argent au départ de leur vie de jeunes adultes, je n'ai aucun doute quant au fait qu'ils vont se réaliser personnellement et socialement. J'ai un fils de 24 ans car j'ai été maman à 17 ans. Il lit beaucoup sur la psychologie et notamment sur la psychologie féminine. Je lui apprends à faire la cuisine, et lui parle des attentes des femmes (même s'il y a plusieurs types de femmes). Je lui dis ce que mes ancêtres disaient sur les critères à évaluer lorsqu’on choisi un partenaire. C'est très drôle car nous nous rendons compte tous les deux que nos aïeux étaient doués d'un bon sens hors du commun. Avec le recul octroyé par les années, j'ai compris que la vie était simple et que nous passons un temps fou à la compliquer. Depuis que j'ai compris ces choses simples, je n'ai plus ni stress ni angoisse par rapport à l'existence. Je tiens à préciser que je ne suis membre d'aucune secte ni d'aucun groupe religieux. Je ne récite donc rien qui m'ai été imposé ni a été conçu par quelqu'un d'autre. Soyons heureux mes frères et sœurs, il n'y a que ça de vrai. Heureux d'abord tout seul pour enfin l'être en couple. Le bonheur ne se livre pas sur un plateau. Nous le construisons pièce par pièce.

Akiba abuign.
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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Jeu 11 Sep - 2:26

Mes soeurs, il y a au moins deux ou trois choses sur lesquelles nous allons entendre.

D'abord, je suis certain qu'il est bien clair pour tout le monde que mon point de vue, sans être complaisant, ne sera jamais pourfendeur de ce que je suis: Fam, Fang et fier d'être les deux.

En plus, si vous relisez toutes les interventions que les uns et les autres (enfin plus justement: les unes et les autres) ont eu ici, il ressort à plusieurs reprises que l'homme Fang n'est pas bon en ceci ou qu'il n'est pas bien en cela... Et mieux encore: e bon sogn'o sont mieux en ceci, mintangan sont mieux en cela...

C'est en ces termes que je dis qu'il ne faut pas enfermer la recherche de solutions à un problème aussi important, aussi universel dans une logique communautaire; d'autan plus que les quelques expériences qi sont mises en avant pour nous dire que nous ne devrions pas être fiers d'être des Fang, ne nous sont pas exclusives. On bat les femmes chez les Fang comme on les bat ailleurs. Ce n'est pas une façon de dédouaner les Fang qui le font. C'est juste pour dire que le problème des femmes va plus loin que les quelques mauvais exemples qui inscrivent aussi les Fang dans la liste de ceux qui se rendent coupables mauvais traitements à l'encontre des femmes. Et je pense que poser ce problème en ces termes le fausse au départ et nous détourne de la vraie réflexion que nous pouvons avoir autour de celui-ci.

Je reviens
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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Jeu 11 Sep - 2:50

J'ai peut être la chance de n'avoir jamais vu mon père battre ma mère, ni mon grand père battre ma grand mère. C'est peut être ce qui me fait croire qu'il existe certainement des milliers d'autres familles Fang où des exemples comme ceux qui reviennent souvent dans le forum ne peuvent s'inscrire dans le débat conjugal comme une particularité Fang. Et de fait, les comparaisons avec d'autres communauté qui tendent à démontrer que les Fang sont les pires époux du monde me semblent excessives. Cette démarche passe à côté de deux réalités:

1/ Les relation de couple sont ce qu'en font les membres dudit couple. Or, dans le cas des femmes objets, il y a quand même qu'il faut accepter d'être chosifié pour que l'autre dispose de vous comme de sa chaussure ou de sa montre!

2/ Les erreurs de casting dans une relation aussi sérieuse que la formation d'un foyer font des ravages qui n'ont pas fini de nous surprendre. Or, dans ce domaine le choix des femmes (parce qu'il faut bien se dire que de nos jours c'est la plupart du temps elles qui choisissent d'être épousées par tel, plutôt que par tel autre) n'est pas toujours fait avec les bonnes motivations.

Et si je dois revenir sur tous les droits que Minsili met en avant pour démontrer que c'est différent en occident, je dirais alors qu'à moins de vouloir de façon manifeste faire preuve de cécité, tous ces droits font parti de ceux là même que je désigne comme récents.

Et entendons-nous bien là dessus, croyez vous que les droits obtenus par les femmes dans la législation française sont advenus parce que le problème a été posé sur un plan communautaire?

Toutes les améliorations dont vous parlez, récentes ou non, ont été effectuées grâce à une législation qui, soutenue par une volonté politique (consentie ou forcée), a voulu enfin se pencher sur ces questions. Il n'a pas été dit "Les Bretons, le Slaves, les Normands... traiteront désormais leurs femmes de telle ou telle autre manière". Vous voyez bien que si cela avait été le cas, les autres communautés ne se seraient pas du tout senties concernées!

La loi qui seule garantit dans un Etat de droit la réglementation de la vie en société, ne peut être communautaire. Elle doit être universelle et doit revêtir un caractère obligatoire pour tous, qu'on soit Fang ou autre. Et si des lois sont émises pour permettre la vie en société, c'est bien parce qu'il existe toujours des gens pour avoir des comportements antisociaux. Mais de là à ramener ces comportement qui, malheureusement, font partie de notre humaine condition à la seule caractéristique Fang, il y a quand même un pas à franchir dans la volonté de faire paraitre le Fang comme un petit monstre. Et c'est précisément dans ce sens que je ne peux pas prendre fait et cause pour une telle théorie, n'en déplaise à mes chères soeurs.

Mais quand on aura fini de faire l'inventaire de toute la monstruauté des Fang; et qu'on se sera bien répu de l'oprobre que nous voulons jeter sur nous et ce que nous sommes, peut être consentirons nous à envisager des solutions viables et valables aux yeux de tous.

Loraghan mbamba noghe.
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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Dim 12 Avr - 0:56

Minsili mi Ngoan Ewondo a écrit:
Citation :
Je crois que pour apporter des solutions aux problèmes UNIVERSELS qui sont ceux des femmes, il ne faut pas les envisager dans une approche communautaire.

Akié alors là a Essonne Mfoulou-Ze tu me rends What a Face Pourquoi quand on aborde sur ce forum des sujets comme le partage des femmes, l’homosexualité, le veuvage, mevegue… tu es de ceux qui soutiennent qu’il faut en débattant de ces sujets tenir compte de nos référents (culture), mais là sur ce sujet des rapports fam-mininga tu me donnes l’impression qu’il faut qu’on en parle de façon générale, universelle sans trop chercher à mettre en avant des aspects et spécificités qui justement existent du fait de notre culture ?

A Minsili, parce que tout simplement les rapports H/F sont universels. Les autres trucs que tu appelles: homo-machin-chose et consort... c'est autrement très très euro...
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MessageSujet: Re: l'Ékang d'aujourd'hui est-il plus respectueux de la femme   Aujourd'hui à 21:34

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