Forum Be-fang@beti.com

Mbemba soan Aba !!!!
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  RETOUR SUR LE SITERETOUR SUR LE SITE  

Partagez | 
 

 Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
AFENANE YIBIVEIGN



Masculin Nombre de messages : 267
Age : 42
Localisation : OYEM
Date d'inscription : 17/01/2009

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Mer 4 Fév - 1:34

adzidzon a écrit:
Essonne Mfoulou-Ze a écrit:
Tu vois, quand on cherche entre les lignes et qu'on veut trouver dans des gestes l'explication à une chose qu'on affirme pourtant sans concession, cela s'appelle de la spéculation.
Totalement inexact! Cela s'appelle rechercher de la rigueur tout simplement!

Je vous laisse car ce débat est vraiment sans fin, c'est divertissant, mais ce le genre de débat ou personne ne eput covaincre personne et chaque jour chacun y vient de sans argument et contre argument.

Mais en fait, Obama est métis, il se sent plus noir que, et a choisi d'être noir. Mais Au States qu'il le veille ou non un métis est de facto catalogué noir.

Evidemment sa conviction semble le fruit d'un parcours initiatique qui l'a mené jusqu'au dessus de la tombe de son père.

Il a choisi, il est noir, c'est tout à son honneur, mais pourquoi? Il nous donnent une réponse, et d'autres disent autres choses.

On peut être noir et se sentir à l'aise plus avec les blancs que les noirs, çà arrive, mais cela n'empêchera jamais un jour, un blanc te dire, sale nègre, sont-ils tous racistes? Non.

Mais ce jour tu n'auras qu'une envie la présence rassurante d'un noir.

Mais lorsqu'on veut être maître de son destin, on choisit malgré les circonstances, je dirais même plus on décide, je suis noir.

Obama a choisi, et y a polémique, les métis disent, il appartient aux deux pourquoi choisir, les noirs disent ils reconnait les siens.

Et les blancs, parce qu'il se sentent un peu rejetté disent n'empêche çà mère est quand même blanche, et c'est les blancs qui l'ont élévé.

Alors vive les président des USA, noir, métis, ou blanc quel importance, aujourd'hui, "he dit it".
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Essonne de Mvome-Zoq



Masculin Nombre de messages : 1087
Localisation : Région Parisienne
Date d'inscription : 15/05/2008

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Mer 4 Fév - 1:57

adzidzon a écrit:
Essonne Mfoulou-Ze a écrit:
Tu vois, quand on cherche entre les lignes et qu'on veut trouver dans des gestes l'explication à une chose qu'on affirme pourtant sans concession, cela s'appelle de la spéculation.
Totalement inexact! Cela s'appelle rechercher de la rigueur tout simplement!

Ca se voit, nous n'avons pas la même compréhension des choses.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Mer 4 Fév - 22:03

Ekié "one dzam abé" comme dirait mon frère perso Laughing dans ton post je vois toute la complexité de la situation, noir de factyo, noir qui s'est auto-affirmé, métis.... ane wa dzo :

Citation :
Alors vive les président des USA, noir, métis, ou blanc quel importance, aujourd'hui, "he dit it".

AFENANE YIBIVEIGN a écrit:
adzidzon a écrit:
Essonne Mfoulou-Ze a écrit:
Tu vois, quand on cherche entre les lignes et qu'on veut trouver dans des gestes l'explication à une chose qu'on affirme pourtant sans concession, cela s'appelle de la spéculation.
Totalement inexact! Cela s'appelle rechercher de la rigueur tout simplement!

Je vous laisse car ce débat est vraiment sans fin, c'est divertissant, mais ce le genre de débat ou personne ne eput covaincre personne et chaque jour chacun y vient de sans argument et contre argument.

Mais en fait, Obama est métis, il se sent plus noir que, et a choisi d'être noir. Mais Au States qu'il le veille ou non un métis est de facto catalogué noir.

Evidemment sa conviction semble le fruit d'un parcours initiatique qui l'a mené jusqu'au dessus de la tombe de son père.

Il a choisi, il est noir, c'est tout à son honneur, mais pourquoi? Il nous donnent une réponse, et d'autres disent autres choses.

On peut être noir et se sentir à l'aise plus avec les blancs que les noirs, çà arrive, mais cela n'empêchera jamais un jour, un blanc te dire, sale nègre, sont-ils tous racistes? Non.

Mais ce jour tu n'auras qu'une envie la présence rassurante d'un noir.

Mais lorsqu'on veut être maître de son destin, on choisit malgré les circonstances, je dirais même plus on décide, je suis noir.

Obama a choisi, et y a polémique, les métis disent, il appartient aux deux pourquoi choisir, les noirs disent ils reconnait les siens.

Et les blancs, parce qu'il se sentent un peu rejetté disent n'empêche çà mère est quand même blanche, et c'est les blancs qui l'ont élévé.

Alors vive les président des USA, noir, métis, ou blanc quel importance, aujourd'hui, "he dit it".

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Essonne de Mvome-Zoq



Masculin Nombre de messages : 1087
Localisation : Région Parisienne
Date d'inscription : 15/05/2008

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Jeu 5 Fév - 1:12

[quote="AFENANE YIBIVEIGN"]
Citation :
Je vous laisse car ce débat est vraiment sans fin,

Le débat est sans fin parce que ça dérange certains qu'on dise que l'Amérique, par élan raciste de ses pères fondateurs, a généré une société stratifiée où l'humain est classé en fonction de la couleur de sa peau. On veut nous faire croire aujourd'hui que cela n'a eu aucune incidence sur la mentalité des gens qui ont souffert de ces discriminations afro . Mais je crois que vous avez raison. N'en parlons plus .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Lun 1 Juin - 3:45

Ndzié'nnam'abé a écrit:
On peut être fier qu'Obama devienne président des Etats-Unis mais la question que les Africains en général devraient se poser, c'est :est-il possible d'avoir dans nos pays des Obama?C'est à dire, avoir des personnes issues de minorités ,voir des jeunes tout simplement à la tête de nos pays?Parceque quelque part, on a beau applaudir ce qui se passe aux etas-Unis si ça ne peut se produire chez nous... Very Happy
La question serait plutôt a moadzang : pourquoi? Pourquoi sommes-nous prompts (en tant qu'Africains) à applaudir des deux mains lorsqu'une personne d'origine africaine accède à de hautes responsabilités hors d'Afrique et, paradoxalement, difficilement l'accepter pour les personnes d'origine étrangère qui vivent chez nous? Obama président des USA, nous explosons tous de joie! Mais le même Obama vivant chez nous, parmi nous, avec nous, avec son origine étrangère, la question ne se pose même pas... C'est bien beau de dénoncer les autres, mais il faut aussi savoir nous dénoncer nous-mêmes. Espérons que sur ce point, l'election d'Obama nous aura fait avancer...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Lun 1 Juin - 15:12

adzidzon a écrit:


Ndzié'nnam'abé a écrit:
On peut être fier qu'Obama devienne président des Etats-Unis mais la question que les Africains en général devraient se poser, c'est :est-il possible d'avoir dans nos pays des Obama?C'est à dire, avoir des personnes issues de minorités ,voir des jeunes tout simplement à la tête de nos pays?Parceque quelque part, on a beau applaudir ce qui se passe aux etas-Unis si ça ne peut se produire chez nous... Very Happy


La question serait plutôt a moadzang : pourquoi? Pourquoi sommes-nous prompts (en tant qu'Africains) à applaudir des deux mains lorsqu'une personne d'origine africaine accède à de hautes responsabilités hors d'Afrique et, paradoxalement, difficilement l'accepter pour les personnes d'origine étrangère qui vivent chez nous? Obama président des USA, nous explosons tous de joie! Mais le même Obama vivant chez nous, parmi nous, avec nous, avec son origine étrangère, la question ne se pose même pas... C'est bien beau de dénoncer les autres, mais il faut aussi savoir nous dénoncer nous-mêmes. Espérons que sur ce point, l'election d'Obama nous aura fait avancer...

peut-être que je comprends mal vos deux interventions confused

@Ndzié : Qu'entends-tu par "minorité" chez nous?

Citation :
la question que les Africains en général devraient se poser, c'est :est-il possible d'avoir dans nos pays des Obama?C'est à dire, avoir des personnes issues de minorités ,voir des jeunes tout simplement à la tête de nos pays?

- Si tu veux parler de minorités "ethniques", bien sûr qu'en Afrique il ya des présidents (indépendamment de ce u'on pense de leur exercice du pouvoir) issus de minorités et je ne crois pas que dans un pauys come le cameroun, un "Bekoé" epérimenté qui montre qu'il aime le pays et (ge mam ma wulu ane ma yene wulu) a noang etoa, mbot bayi ben? Au contraire dans un pays comme le notre parfois vu le tableau "ethnique" may be un prési issu d'une minorité passera mieux (si tu vois ce que je veux dire lol Smile)
- Si tu veux parler de minorité au niveau "couleur" ce qui chez nous correspondrait + à métis ou nnanga, là encore je ne vois pas où est le problème? Au Ghana, Rawlings fut un président (métis) très apprécié.
- maintenant, si tu veux parler de "jeunes" lol ye ma yene wa yalne? Cela n'est pas l'apanage de l'Afrique, le fait que souvent on a l'impression que les hautes sphères du pouvoir sont réservés aux .... bon je me tais mais si on s'arrête seulement à l'impact de gens comme Sankara malgré eur brièveté au pouvoir, owé, be jeunes bene dzam bo abui mam, sans oublier qu'il ne suffit pas d'être "jeune", il faut aussi avoir une certaine expérience.

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Lun 1 Juin - 15:51

@Adzidzon: qu'entends-tu par "personne d'origine étrangère"?

Citation :
La question serait plutôt a moadzang : pourquoi? Pourquoi sommes-nous prompts (en tant qu'Africains) à applaudir des deux mains lorsqu'une personne d'origine africaine accède à de hautes responsabilités hors d'Afrique et, paradoxalement, difficilement l'accepter pour les personnes d'origine étrangère qui vivent chez nous?

Je trouve que nous partons sur des malentendus. Malgré ceux qui veulent zapper l'histoire, elle est toujours là et il suffit de la regarder pour comprendre certains comportements d'aujourd'hui. Evidemment que qq1 qui a le sentiment d'être du côté des "dominés" va applaudir si "un des siens" réussit chez le dominant et à l'inverse, "ressentir" plus cruellement sa condition de dominé si un membre des "dominants" vient à nouveau le diriger chez lui. Psychologie de omptoir certes, mais malheureusement c'est une vérité dont l'éluder ainsi et jouer l'étonné, c'est ça que moi je ne comprends pas.Shocked

Pour prendre ton exemple d'Obama, déjà est-il à 100% d'origine étrangère aux USA? Vu d'ailleurs l'histoire et constitution de la population américaine, qui n'est pas d'origine étrangère qq part là-bas, et c'est sans doute pour ça qu'en matière politique, la nationalité américaine prévaut, on ne va commencer à fouiller si ton arrière grand-père était malien ou que sais-je? Donc Obama ayant une mère américaine, et étant de nationalité américaine, "origine étrangère" du point de vue légal a so vé? Si on transpose ça chez nous, là encore la cofiguration sera "personne donc un des parents est afro", et je ne suis pas d'accord avzec toi quand tu dis qu'on les accepterait difficilement. Je cite à nouveau Rawlings au Ghana, métis, et le travail qu'il a fait pour ce pays. Vu la situation de nos pays, je vois mal des populations qui, ayant devant elles un candidat avec un parent étranger fier de son pays et montrant REELLEMENT qu'il en fait sa priorité, regardé de travers par les gens. Mais si cette personne donne effectivement le sentiment de rouler pour l'extérieur voir d'être d'une caste supérieure, bien evidemment que les populations font avoir de la méfiance.... même méfiance qu'elles auront avec un non-métis donc un des parents est d'un autre pays ou avec qq 100% de chez eux. Les Africains ont beaucoup de choses à revoir, mais sincèrement ton questionnement ici présent, en faisant le parallèle avec Obama, je ne comprends pas trop? confused

Si maintenant tu veux parler de "blancs" nationalisés que des africains accepteraient difficilement, lol il faut vraiment se poser la question? Je me dis toujours que nous africains avons la manie de comparer ce qui malheureusement ne l'est pas encore. Même si certains ont brisé certaines chaines, bien inspiré celui qui dira que dans Emomilang de façon globale nous ne sommes pas du côté des "dominés" culturellement, économiquement... et d'ailleurs ceux qui en sont conscients esayent avec leurs moyens d'ouvrir les yeux aux autres, et tant mieux si pour les jeunes de chez nous, Obama constitue un leitmotiv Donc, dans le cas de gens qui malheureusement ne sont pas encore au même pied d'égalité, comment comparer des réalités différentes? Penses-tu que certains ont besoin pendant un moment de "retour sur soi" pour mieux rebondir et non d'une ouverture toute azimut qui ne leur apporte rien car dans cette rencontre, ils y viennet trop fragilisés? Pourquoi l'Amérique avait mis en place l'affirmative action? Parce qu'une partie de la population avait besoin d'une certaine "protection" pour que les conditions d'un certain essor soit réuni dans cette partie de la population en l'occurence les anciens esclaves. Pourquoi chez nous onveut toujours aller plus vite que la musique alors qu'on n'a pas soldé notre passif? désir d'universalisme pour ne pas dire "ouverture" en sachant en général ce que ouverture veut dire à Emomilang asu bivindi? Donc sincèrement, vu l'histoire d'Afirikara, à moins d'un messie étranger tellement altruiste et pur de coeur qu'il me fera changer d'avis, oui je comprendrais que les populations n'applaudissent pas de joie ge mane etranger azu noang etoa Rolling Eyes Exemple terre à terre et si tu as des beaux-frères ou belles-soeurs "étrangers" en l'occurence ntangan, tu dois être bien au courant. Comment des parents evindi qui entendent leurs filles et fils leur raconter leurs soucis pro dans des pays étrangers (à cause de leur couleur se retrouver à être sous-employé), et qui sur place a nnam waba, voient que leurs beaux-fils et belles-filles étrangers du seul fait de leur origine/couleur ont des boulots d'enfer vont sauter de joie amu mane "étranger" a dzo nnam? parfois il ne faut pas aller chercher trop loin pour comprendre la méfiance des gens. No

Citation :
Obama président des USA, nous explosons tous de joie! Mais le même Obama vivant chez nous, parmi nous, avec nous, avec son origine étrangère, la question ne se pose même pas... C'est bien beau de dénoncer les autres, mais il faut aussi savoir nous dénoncer nous-mêmes. Espérons que sur ce point, l'election d'Obama nous aura fait avancer

Qu'est-ce qu etu entends par là? Que le même Obama, métis de père Luo du Kenya et de mère blanche américaine n'aurait jamais pu être président du Kenya? Shocked Je suppose que s'il avait vécu au Kenya, avec ses deux parents, la probabilité qu'il ait la nationalité kenyane et donc puisse postuler à la présidence aurait été là? Sur quoi peut-on se baser pour affirmer que l'origine de sa mère aurait été un frein pour lui au Kenya... en sachant que des présidents métis ont déjà existé en Afrique? Shocked Ne parlons même pas de la propension de premières dames étrangères aAfirikara ... chose que bizarrement on voit si rarement voir point du tôt abe mitangan? Encore une fois, malgré ses défauts, la population africaine a aussi une certaine intelligence et pardon, ne l'accusons pas à tout bout de champ de tout. Effectivement, si Obama, métis t pcq simplement de père kenyan, se présentait comme prési dent du Kenya alors que par devant tout son comportement montre qu'il n'a pas le Kenya (les populations) dans ses priorités mais juste qu'il faut avoir le pouvoir, evidemment que c'est légitime que les populations le regardent avec suspicion voire le rejettent Mais, à l'heure d'aujourd'hui, un Obama avec le caractère de l'homme, la connaissance profonde qu'il semble avoir de lui-même et sa multiple identité (en un mot par un "afro" aliéné lol !), métis ou bleu, je mettrai ma main au feu qu'il se présente à une élection dans n'importe quel pays africain, fraude electorale mise à part, il sera élu, et plus particulièrement par la jeunesse africaine, qui justement a besoin de gens de cet acabit, et ne s'arrêtera point au fait qu'un de ses parents soit dzom si dzom ka...

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evindi Mot



Masculin Nombre de messages : 1682
Localisation : Atchi Ngos
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Lun 1 Juin - 15:55

adzidzon a écrit:
La question serait plutôt a moadzang : pourquoi? Pourquoi sommes-nous prompts (en tant qu'Africains) à applaudir des deux mains lorsqu'une personne d'origine africaine accède à de hautes responsabilités hors d'Afrique et, paradoxalement, difficilement l'accepter pour les personnes d'origine étrangère qui vivent chez nous? Obama président des USA, nous explosons tous de joie! Mais le même Obama vivant chez nous, parmi nous, avec nous, avec son origine étrangère, la question ne se pose même pas... C'est bien beau de dénoncer les autres, mais il faut aussi savoir nous dénoncer nous-mêmes. Espérons que sur ce point, l'election d'Obama nous aura fait avancer...

je ne comprends pas le sens de cette intervention modjang. tu dis quoi ? tu veux dire quoi ? "personne d'origine étrangère qui vivent chez nous" ? tu parles de quoi ou de qui ? explique, je ne te suis pas.

ton intervention ressemble beaucoup à un raccourci. il existe un contexte historique spécifique qui rend l'éléction d'un Obama comme Président des USA unique. pour moi il ne s'agit pas simplement d'origine étrangère ou non. il s'agit de revanche sur le passé et même le présent. il s'agit de réhabilitation. il s'agit de justice. il s'agit de possibilités futures entrouvertes pour notre peuple. un Africain à la tête de la première puissance du monde. voilà le symbole que la planète entière a perçu.

c'est aussi pour tout cela que j'ai du mal à te suivre dans les transpositions que tu voudrais établir avec ce qui se passerait chez nous ?! au niveau du continent verrais-tu une manière d'équivalent ? les contextes historique et racial n'ont rien à voir.

alors, essaie si ça ne te gène pas d'être + explicatif, parce qu'en te lisant je me gratte la tête. je ne vois pas où tu veux aller.



farao
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://belinga.blog4ever.com
Evindi Mot



Masculin Nombre de messages : 1682
Localisation : Atchi Ngos
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Lun 1 Juin - 16:00

ah, Minsili akiba abui. je vois que tu partages ma perplexité suite au post de modjang. mais il saura nous faire comprendre exactement ce qu'il a dans le ventre.


farao
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://belinga.blog4ever.com
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Lun 1 Juin - 22:51

Minsili mi Ngoan Ewondo a écrit:
Je cite à nouveau Rawlings au Ghana, métis, et le travail qu'il a fait pour ce pays.
Je vois qu'en réalité vous (Minsili et Evindi) m'avez bien compris, même si vous faites comme si ce n'était pas le cas. Pour preuve Minsili, prend l'exemple de Jerry Rawlings sans que je n'ai eu besoin besoin d'être plus explicite. Mais au cas ou on l'aura oublié, rappelons juste que Jerry Rawlings a accédé à ses fonctions politiques de manière peu démocratique. Si tu veux que je te le dise autrement a Minsili : il a fait un coup d'Etat. Il y est donc arrivé par la force des armes. En termes de choix de la population, des citoyens, il ne peut être cité en exemple type. Le seul trait commun qu'il a avec Obama à ce stade, c'est qu'ils sont tous les deux métis.
Maintenant vous situez tous les deux vos réponses aux niveaux des contextes historiques et psychologiques et autres, sauf que moi, en sortant de toute idéologie, de tout contexte historique et psychologique, ce qui m'intéresse c'est le droit. Que dit-il? Laissons la justice, la réhabilitation du passé et le reste, que dit le droit? Je parle bien évidemment de celui de chez nous.
Minsili mi Ngoan Ewondo a écrit:
Qu'est-ce que tu entends par là? Que le même Obama, métis de père Luo du Kenya et de mère blanche américaine n'aurait jamais pu être président du Kenya?
Minsili, tu ne peux nier que c'est une probabilité. C'est mentir que de dire le contraire. Si ça se trouve, on aurait commencé par lui reprocher sa méconnaissance de la langue luo...
Evindi Mot a écrit:
les contextes historique et racial n'ont rien à voir
Moadzang, permets-moi de te corriger ici. Le contexte historique n'est pas identique, je te l'accorde, mais il ne fait absolument pas de doute que dans des pays comme le Cameroun et le Gabon, la configuration générale du contexte racial est la même. Il y a des Noirs camerounais, des Jaunes camerounais, des Blancs camerounais ... Nos sociétés actuelles ne sont pas monoraciales. Je parle des Nationaux qui y vivent ou pas, pas des Non-nationaux qui y vivent. Minsili, au sujet de ceux que tu appelles les Blancs nationalisés, il ne faut pas faire d'amalgames. Il y a bien des Blancs qui ont été naturalisés, tout comme comme il y a ceux qui sont étrangers (au sens juridique). Mais à côté de ceux là, il y a aussi ceux qui n'ont pas été naturalisés, et qui ne sont pas étrangers. Il y a ceux qui sont nés citoyens de nos Etats et qui y vivent parfois bien avant nous. Pour rappel, des Blancs vivent au Gabon bien avant l'arrivée des fang. C'est tout simplement l'histoire. Les descendants de ces derniers sont Gabonais depuis la proclamation de la République et n'ont jamais été naturalisés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Mer 3 Juin - 0:10

@Adzidzon, je te suivrai si et seulement si du fait d'une origine comment dire "acceptable", un "100%" gabonais pour dire un "majoritaire", rien qu'en se présentant à une élection, serait de facto accepté. Or la réalité nous montre que chez nous même si on est d'une ethnie majoritaire, cela ne signifie pas que les choses vont aller de soi. Pourquoi s'attendre à ce que ça soit différent sur ce plan là pour un candidat "minoritaire"? Je veux dire pquoi en revenant à Obama, le fait que certains lui rappellent son métissage voir sa méconnaissance de la langue Luo au Kenya doit être vu sous l'angle dont tu l'analyses, car les mêmes réserves qu'un "kenyan" pur jus (lol !) aura, un "minoritaire" connaîtra aussi ça (et peut-être seuls les motifs changeront) mais ça reste tout de même dans un cas comme dans l'autre de la méfiance. Asu dzé ma yi yone asu Obama et pas pour un "kenyan"? Les deux sur ce plan-là sont dans la même "galère".

Je suis peut-être idéaliste mais je pense que chez nous, si le "jeu" politique était comme ailleurs, une très grande partie de la jeunesse (génération 70 et + qui est l'avenir du continent) est prête à suivre le candidat qui peut le mieux défendre ses aspirations. le problème c'est que les dés semblent pipés dans nombre de pays, est-ce exclusivement la faute des populations si aucun leader assez charismatique n'a pas encore réussi à les fédérer et à les faire aller vers une société "post-ethnique" pour paraphraser le "post-racial" d'Obama?
Donc c'est pour ça que je ne comprends pas tes interrogations car derrière je vois une "indexation" des populations, comme si elles étaient "fermées" parce qu'elles le veulent et qu'il n'y avait pas derrière d'autres mécanismes. L'Amérique ne s'est pas réveillée un matin pour élire Obama, des leaders lui ont tracé le chemin de façon symbolique. Et même si du chemin reste à faire, dans Emomilang, l'Amérique est sans doute le pays qui a essayé de regarder le plus possible son histoire en face, et les résultats sont là. Donc encore une fois je ne comprends absolument pas ton parallèle avec l'Afrique. Oui, Obama et les USA devraient nous inspirer, mais penser que nous sauterons des étapes, là je suis sceptique. Tu veux comparer situation africaine et américaine? Fais-le sur tous les plans concernés alors. En Afrique, par exemple au Gabon, qu'est-ce qui est fait comme aux States pour faire de l'histoire, si sombre fut-elle un élément positif? Et là désolée aux Etats-Unis, la société civile y met du sien, mais sans doute surtout les Etats, le pouvoir. Oui, beaucoup de choses sont à revoir chez nous mais là, tes interrogtions je ne les trouve point objectives envers des populations qui sont encore dans un contexte où elles ont la tête dans le guidon Je sais que les comme moi qui insistent toujours sur l'histoire (car malheureusement quand on est honnête on voit qu'elle influe sur nos comportements et situation actuelle dans le monde), on passe souvent pour des mais Adzidzon, je redis qu'on ne peut pas venir dire à un Gabonais lamda : regarde le "jaune" ou ou blanc (fut-il gabonais de nationalité ou là depuis 1900 manibane lol !) comme ton toi-même ! Il y a encore entre ces catégories là un passif qui doit d'abord être résolu. Tant qu'il ne l'est pas, la probabilité que le Gabonais lamda ressente au fond de lui comme "un affront", "une accaparation" la prise de pouvoir par un jaune ou autre existera tjs. Lol prends l'exemple des couples mixtes et sentiments provoqués chez certains de tes frères et soeurs ça te donnera un début de réponse

Conclusion, nous avons besoin des gens avec le charisme d'un Obama pour pouvoir transformer les "peurs" des notres en autre chose, le plus urgent n'est pas d'éluder "leurs peurs". Et d'ailleurs qu'à fait Obama? Contrairement à certains, il n'a jamais par exemple considéré comme "dépassés" les souffrances du côté noir avec le discours "oublions c'est le passé, soyons universels ça va stop le rappel du passé" et à l'inverse il n'a pas non plus joué la surenchère du "j'ai souffert++++".

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evindi Mot



Masculin Nombre de messages : 1682
Localisation : Atchi Ngos
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Sam 6 Juin - 20:02

adzidzon a écrit:
Il y a des Noirs camerounais, des Jaunes camerounais, des Blancs camerounais ... Nos sociétés actuelles ne sont pas monoraciales.

les Blancs ou les Jaunes du Cameroun ne sont pas des nationaux. ils ont le statut d'expatriés, dépendent des ambassades blanches ou jaunes qui coordonnent ou gèrent leurs activités. ils sont des nationaux pour leurs ambassades blanches ou jaunes. s'il arrive des soucis à un des ces Blanc ou Jaunes "camerounais" le pays doit fournir des explications auprès des pays blancs ou jaunes. donc ce refrain-là modjang je regrette, ce n'est pas à moi qu'on viendra le chanter.

si le 44ème président des USA avait eu un nom a consonnance italienne, allemande, française, grèque, chinoise et pas africaine, la chose n'aurait pas eu le retentissement mondial qu'elle a eue. la réalité raciale est donc bien au coeur de l'événement, ce qui en fait probablement le moment majeur de ce début de 21ème siècle. pas le droit modjang, la race, l'Afrique. c'est ça l'événement avec le 44ème président des USA.

à part ça, si les ancêtres estiment que tu es l'homme qu'il faut à Malabo demain, tout Minvoulois que tu es, tu présideras au destinée de la Guinée-écuatoriale. tâche simplement de ne pas être un chef d'Etat corrompu et corrupteur, une honte pour le continent, lol.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://belinga.blog4ever.com
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Lun 8 Juin - 15:08

Je lisais dans Amina une ITV d'une dame camerounaise (métisse très claire)) qui dirige une asso et racontait qu'en voulant se faire élire comme député du parti au pouvoir (dans une région Eton), ses détracteurs ont mis sa couleur sur le tapis, disant qu'elle était blanche et ne savait rien de la culture du coin. Quelle ne fut la surprise des populations de voir que cette dame parle très bien sa langue beti et connaît moult choses de sa culture. A priori elle n'a pas été élue, mais a quand même réussi à battre en brèche l'arme (raciale) que voulait prendre ses détracteurs.
Ce qui m'amène à dire que, même si des xénophobes (comme les racistes invétérés) existent partout, en parlant du Cameroun, un métis ou métisse bien dans sa culture Kmer, qui ne se la joue pas mene dzom si dzom ka, bien sûr qu'il y aura des détracteurs (en commençant par ses opposants) pour jouer sur la fibre ethnique ou raciale, mais si ce metis est bien dans son identité, s'il a un discours (et des actes) faisant croire qu'avec lui ça peut être mieux, je pense que, fraude à part, dans une élection transparente il sera élu. En un mot, ce n'est pas une particularité que des détracteurs jouent sur la fibre raciale envers un métis, car ces mêmes gens feraient la même chose envers un noir... mais en jouant là sur l'ethnie, le sexe ou que sais-je. Maintenant, est-ce qu'un blanc passerait mieux qu'un métis? Je ne pense absolument pas car le passif et environnement actuel sont encore tel qu'hormis des pays comme l'Afrique du Sud (multiplicité raciale plus "grande"), je vois vraiment mal dire à un gabonais d'élire un ntangan président eut-il la nationalité et dans le cas où il se braque, prendre son attitude pour Suspect Agir ainsi à l'époque qu'on vit aujourd'hui, c'est oublier tout ce qui expliquerait l'attitude dudit gabonais.

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Ven 17 Juil - 20:09

Discours (traduit en langue française) de Barack Obama prononcé le samedi 11 juillet 2009 devant le Parlement ghanéen. Compte tenu de la longueur du texte, je vous le soumets en deux parties.

1ere Partie :
a écrit:
Bon après-midi à tous. C’est un grand honneur pour moi d’être à Accra et de parler aux représentants du peuple du Ghana. Je suis profondément reconnaissant pour l’accueil que j’ai reçu, comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L’histoire du Ghana est riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce que ma première visite en Afrique subsaharienne en tant que président des Etats-Unis d’Amérique soit celle-ci.

Je voudrais remercier madame la “speaker” (président du Parlement, ndt) et tous les members de la Chambre des représentants de nous accueillir aujourd’hui. Je voudrais remercier le president Mills pour son leadership remarquable. Aux anciens presidents – Jerry Rawlings et l’ancien Président Kufuor –, au vice president, au chef du pouvoir judiciaire, merci pour votre extraordinaire hospitalité et les institutions magnifiques que vous avez bâties ici au Ghana.

Je vous parle à la fin d’un long voyage. Je l’ai commence en Russie pour un sommet entre deux grandes puissances. J’ai voyagé en Italie pour une rencontre entre les plus grandes puissances économiques. Et je suis venu ici au Ghana pour une raison simple : le 21è siècle sera façonné non seulement par ce qui arrivera à Rome, à Moscou ou à Washington, mais aussi par ce qui arrivera à Accra.

Ce que je dis traduit la vérité simple d’une période où les frontiers entre les peoples sont débordées par nos connexions. Votre prospérité peut agrandir la prospérité de l’Amérique. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la prospérité du monde. Et la force de votre démocratie peut aider l’avancée des droits humains pour les peuples du monde entier.

Je ne vois pas les pays et les peuples d’Afrique comme un monde à part ; je vois l’Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté… comme des partenaires au nom du futur que nous voulons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit être fondé sur une responsabilité et un respect mutuels. Et c’est de cela que je veux parler avec vous aujourd’hui.

Nous devons partir d’un postulat simple : l’avenir de l’Afrique est entre les mains des Africains.

Je le dis en toute connaisance du passé tragique qui a souvent hanté cette partie du monde. Après tout, j’ai le sang de l’Afrique dans mes veines, et l’histoire même de ma famille témoigne des tragédies et des triomphes de l’histoire de l’Afrique.

Certains d’entre vous savent que mon grand-père était cuisinier pour les Britanniques au Kenya, et que, malgré le respect qu’on lui portait en tant qu’aîné dans son village, ses employeurs l’appelaient « boy » durant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes de libération au Kenya, mais il a été tout de même été emprisonné brièvement pendant la période répressive. Dans sa vie, le colonialisme n’était pas seulement la création de frontières artificielles ou le commerce inégal – c’était quelque chose qu’il expérimentait personnellement, jour après jour, année après année.

Mon père a grandi en élévant des chèvres dans un petit village, très loin des universities américaines où il devait aller pour s’instruire. Il est devenu adulte à un moment plein de promesses pour l’Afrique. Les combats de la génération de son père avaient donné naissance à de nouvelles nations, dont la première a justement été le Ghana. Les Africains ont été éduqués et se sont affirmés eux-mêmes dans de nouvelles voies. L’Histoire était en marche.

Mais malgré le progress qui a été fait – et il y a eu des progress considérables dans de nombreuses parties de l’Afrique – nous savons aussi que la plus grande partie de la promesse reste à accomplir. Des pays comme le Kenya avaient un PIB supérieur à celui de la Corée du Sud à ma naissance. Ils ont été largement dépassés. Les maladies et les conflits ont ravagé des parties du continent africain.

Dans de nombreux endroits, l’espoir de la génération de mon père a cédé le pas au cynisme, souvent au désespoir. Il est facile de pointer du doigt les autres et de les blâmer pour ces problèmes. Oui, une carte coloniale sans grand sens a contribué à la naissance des conflits. L’occident a souvent regardé l’Afrique comme une pourvoyeuse de matières première ou une source de ressources plutôt que comme un partenaire. Mais l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie de Zimbabwe durant cette dernière décennie, ou des guerres dans lesquelles les enfants sont enrôlés comme combattants. Dans la vie de mon père, c’est en partie le tribalisme, le clientélisme et le népotisme dans le Kenya indépendant qui a compromis durablement sa carrière, et nous savons que ce genre de corruption est toujours une réalité quotidienne pour beaucoup trop de personnes.

Nous savons aussi que cela n’est pas toute l’histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un visage de l’Afrique qui est trop souvent pas assez mis en lumière par un monde qui voit seulement la tragédie ou le besoin de charité. Le peuple du Ghana a travaillé dur pour établir la démocratie sur des fondations solides, avec les transferts pacifiques du pouvoir répétés, y compris dans le cadre d’élections très serrées. Et d’une certaine manière, je peux dire que l’opposition mérite autant de crédit que la majorité. Et, avec une meilleure gouvernance et une société civile émergente, l’économie du Ghana a connu des taux de croissance impressionnants. Ce progrès est moins grandiloquent que les combats de libération du XXè siècle, mais ne nous trompons pas : au final, il sera plus significatif. Parce que s’il est important de se libérer du contrôle d’autres nations, il est encore plus important de bâtir sa propre nation.

Donc, je crois que ce moment est tout aussi prometteur pour le Ghana et pour l’Afrique que le moment où mon père devient adulte et où de nouvelles nations naquirent. C’est un nouveau moment de grande promesse. C’est seulement maintenant que nous avons compris que ce ne sont pas seulement les géants comme Nkrumah et Kenyatta qui détermineront l’avenir de l’Afrique. Au contraire, il s’agira de vous – les hommes et les femmes du Parlement ghanéen – et du peuple que vous représentez. Il s’agira des jeunes qui regorgent de talent, d’énergie et d’espoir qui peuvent revendiquer le futur que beaucoup dans les générations précédentes n’ont jamais réalisé.

Pour réaliser, cette promesse, nous devons premièrement reconnaître une vérité fondamentale qui a été concrétisée au Ghana. Le développement dépend de la bonne gouvernance. Elle est l’ingrédient qui a manqué à trop d’endroits, trop longtemps. C’est le changement qui peut dévérouiller le potentiel de l’Afrique. Et cette responsabilité ne peut être endossée que par les Africains.

Pour ce qui concerne l’Amérique et l’occident, notre engagement doit être mesuré au-delà des dollars que nous dépensons. J’ai plaidé pour un accroissement substantiel de notre aide internationale, qui est dans l’intérêt de l’Afrique et de l’Amérique. Mais le vrai signe du succès n’est pas d’être une source perpétuelle d’aide. Il s’agit d’être des partenaires dans la construction d’un changement qui transforme.

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Et aujourd’hui, je vais me concentrer sur quatre questions critiques pour le futur de l’Afrique et de tous pays en voie de développement : la démocratie, les opportunités, la santé et la résolution pacifique des conflits.

Premièrement, nous devons soutenir les gouvernements forts et durablement démocratiques.

Comme je l’ai dit au Caire, chaque nation accouche de la démocratie de sa manière à elle, et en conformité avec ses propres traditions. Mais l’Histoire présente un verdict clair : les gouvernements qui rspectent la volonté de leur propre peuple, qui gouvernent par le consentement et non la coercition, sont plus prospères, sont plus stables et réalisent plus de succès que les gouvernements qui ne le font pas.

Tenir des élections ne suffit pas. Il s’agit aussi de ce qui arrive entre les élections. La répression peut prendre plusieurs formes, et de nombreuses nations, y compris celles qui tiennent des élections, font face à des problèmes qui condamnent leurs peuples à la pauvreté. Un pays ne peut créer de richesse si ses leaders exploitent l’économie pour s’enrichir eux-mêmes, ou si la police peut être achetée par des trafiquants de drogue. Personne ne veut investi dans un pays où le gouvernement accapare des commissions de 20%... ou où la direction de l’autorité portuaire est corrompue. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la règle de brutalité et au gangstérisme. Cela n’est pas de la démocratie, c’est de la tyrannie, y compris même si vous y mettez une élection. Et aujourd’hui, il est temps que ce style de gouvernance s’arrête.

Au XXIè siècle, les institutions compétentes, sérieuses et transparentes sont les clés du succès – parlements forts, forces de police honnêtes, juges indépendants… presse indépendante, secteur privé dynamique, société civile. Ce sont des choses qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des peuples.

Les Ghanéens ont choisi la règle constitutionnelle au-delà de l’autocratie et ont fait preuve d’esprit démocratique, ce qui permet à l’énergie de votre peuple de s’exprimer. Nous le voyons à travers des leaders qui acceptent la défaite avec élégeance – le fait que les opposants du président Mills étaient debout à côté de lui pour m’accueillir la nuit dernière quand je suis descendu de l’avion en dit beaucoup sur le Ghana ; le fait que ceux qui ont gagné résistent à ceux qui appellent à instrumentaliser le pouvoir contre l’opposition de manière malhonnête. Nous voyons cette vérité. Nous la voyons à travers une policière comme Patience Quaye, qui a aidé à traduire en justice le premier trafiquant d’êtres humains au Ghana. Nous la voyons à travers les jeunes qui plaident contre le clientélisme et participent au processus politique.

A travers l’Afrique, nous avons vu des exemples innombrables de personnes prenant leur destinée en main et qui sont acteurs d’un changement qui va du bas vers le haut. Nous l’avons vu au Kenya, où la société civile et les entrepreneurs se sont mis ensemble pour aider à mettre fin à la violence électorale. Nous l’avons vu en Afrique du Sud, où les trois-quarts de la population a voté durant les récentes élections – la quatrième depuis la fin de l’apartheid. Nous l’avons vu au Zimbabwe, où le réseau de soutien aux élections a bravé une répression brutale pour affirmer le principe selon lequel le vote de chaque individu est un droit sacré.

Il ne faut pas se méprendre : l’Histoire est du côté de ces braves Africains, et non pas du côté de ceux qui utilisent les coups d’Etat et les changements de constitution pour rester au pouvoir. L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes.

Cela dit, l’Amérique ne cherchera pas à imposer un système de gouvernement à une autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine son propre destin. Mais ce que l’Amérique fera, c’est augmenter l’assistance aux individus et aux institutions responsables, qui agissent pour la bonne gouvernance, pour des parlements qui signalent les abus de pouvoir et s’assurent que les voix de l’opposition sont entendues, pour la règle de droit, qui assure le caractère équitable de la justice, pour la participation civique, qui pousse le peuple à s’impliquer, sur des solutions concrètes à la corruption comme l’expertise des fraudes et les services automatisés, le renforcement des centres d’appel, la protection des arbitres permettant l’avancement de la transparence et de la responsabilité.

Et nous apportions ce soutien. J’ai engagé mon administration à accorder plus d’attention à la corruption dans nos rapports sur les droits de l’homme. Partout, les gens devraient avoir le droit de commencer une activité économique ou de se former sans avoir à payer un bakchich. Nous avons la responsabilité de soutenir ce qui agissent de manière responsable et d’isoler ceux qui ne le font pas, et c’est exactement ce que l’Amérique fera.

Cela nous conduit directement à notre deuxième axe de partenariat : soutenir un développement qui apporte des opportunités au plus grand nombre. Avec une meilleure gouvenrnance, je ne doute pas que l’Afrique tient une promesse : celle d’une prospérité plus partagée. Regardez l’extraordinaire succès des Africains dans mon pays, l’Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont le talent, l’esprit d’entreprise. La question est, comment s’assurer qu’ils réussissent ici, dans leurs propres pays ? Le continent est riche en ressources naturelles. Et des entrepreneurs dans le monde du téléphone mobile aux petits fermiers, les Africains ont montré leur capacité et leur engagement à créer leurs propres opportunités. Mais les vieilles habitudes doivent aussi être brisées. La dépendance aux matières premières – ou les économies basées sur une seule exportation – ont tendance à concentrer la richesse dans les mains d’une minorité et à rendre les peuples trop dépendants de la conjoncture.

Au Ghana par exemple, le pétrole apporte de grandes opportunités, et vous avez été très responsable dans la préparation de l’arrivée de cette nouvelle source de revenu. Mais comme beaucoup de Ghanéens le savent, le pétrole ne peut pas devenir le nouveau cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l’histoire montre que les pays réussissent quand ils investissent dans leur propre peuple et dans les infrastructures… quand ils font la promotion de plusieurs produits d’exportations, développent une force de travail compétente et créent de l’espace pour les petites et les moyennes entreprises qui créent de l’emploi.


Dernière édition par adzidzon le Ven 17 Juil - 20:16, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evindi Mot



Masculin Nombre de messages : 1682
Localisation : Atchi Ngos
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Ven 17 Juil - 20:11

"le pétrole ne peut pas devenir le nouveau cacao" n'empêche que tu es au Ghana pour ça, Obama. tu viens dealer des contrats d'exploitation et tu emberlificotes le tout de tchatche.

farao
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://belinga.blog4ever.com
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Ven 17 Juil - 20:14

Discours de Barack Obama au Ghana (suite et fin)

a écrit:
Au fur et à mesure que les Africains s’approcheront de cette promesse, l’Amérique sera plus impliquée et tendra sa main. En diminuant les ressources qui vont aux consultants européens et à l’administration, nous voulons mettre plus de ressources dans les mains de ceux qui en ont besoin, en formant les gens à faire plus pour eux-mêmes. C’est pourquoi notre initiative pour la sécurité alimentaire (3,5 milliards de dollars) se focalise sur les nouvelles méthodes et technologies pour les agriculteurs – et non simplement sur l’envoi de producteurs ou de produits américains. L’aide n’est pas une fin en soi. L’objectif de l’assistance étrangère doit être de créer les conditions pour qu’elle ne soit plus nécessaire. Je veux voir les Ghanéens non seulement dans une situation d’autosuffisance alimentaire, je veux les voir exporter de la nourriture dans les autres pays et gagner de l’argent. Vous pouvez le faire.
Cela dit, l’Amérique peut faire plus pour promouvoir le commerce et l’investissement. Les nations riches doivent ouvrir leurs portes aux produits et services venant de l’Afrique de manière significative. Cela sera un engagement de mon administration. Et là où il y a de la bonne gouvernance, nous pouvons accélérer la prospérité à travers des partenariats public-privé qui permettent des investissements dans de meilleures routes et dans l’électricité, dans le renforcement des capacités et la formation à l’entreprenariat, dans les services financiers qui ne s’arrêtent pas aux villes mais aussi aux zones pauvres et rurales. C’est aussi notre propre intérêt – parce que si des personnes sortent de la pauvreté et si de la richesse est créée en Afrique, de nouveaux marchés s’ouvrent pour nos propres produits. Donc, c’est mutuellement profitable.
S’il y a un secteur qui représente à la fois un péril indéniable et une promesse extraordinaire, c’est l’énergie. L’Afrique est l’endroit du monde qui produit le moins de gaz à effet de serre, mais qui est le plus menacé par le changement climatique. Une planète plus chaude va répandre la maladie, moins de ressources en eau et une production agricole qui réduit créent des conditions qui produiront plus de famine et plus de conflits. Tous – et particulièrement le monde en développement – nous avons la responsabilité de ralentir cette tendance – à travers la mitigation et la manière donc nous utilisons l’énergie. Mais nous pouvons aussi travailler avec les Africains à transformer cette crise en opportunité.
Ensemble, nous pouvons bâtir un partenariat au nom de notre planète et de la prospérité en aidant les pays à accélérer leur accès à l’électricité tout en effaçant les phases les plus salissantes du développement. Pensez-y : à travers l’Afrique, il y a beaucoup de vent et d’énergie solaire, de l’énergie biothermique et des biocarburants. De la Vallée du Rift aux déserts d’Afrique du nord, des côtes de l’Ouest aux plantes de l’Afrique du Sud - les généreux dons de la nature peuvent générer leur propre énergie, et participer à l’exportation d’une énergie propre et utile.
Ces pas valent plus que les chiffres de la croissance sur une balance des paiements. Ils évoquent une jeune personne éduquée qui peut avoir un travail et s’occuper de sa famille ; un agriculteur qui peut écouler sa production sur le marché ; un entrepreneur avec une bonne idée pour commencer un business. Il s’agit de la dignité du travail ; il s’agit de l’opportunité qui doit exister pour les Africains du XXIe siècle.
La gouvernance est vitale pour saisir cette opportunité ; elle a également une forte importance pour la troisième problématique dont je veux parler : le renforcement de la santé publique.
Dans les années précédentes, d’énormes progrès ont été fait dans plusieurs parties de l’Afrique. Beaucoup plus de personnes vivent de manière productive avec le VIH/SIDA, et ont accès ont médicaments dont ils ont besoin. J’ai vu une merveilleuse clinique et un hôpital qui se spécialise sur la santé maternelle. Mais beaucoup trop de personnes continuent de mourir de maladies qui ne devraient pas les tuer. Quand des enfants meurent d’une piqûre de moustique, quand les mères meurent en enfantant, nous savons que des progrès restent à faire.
A cause de bourses – souvent offertes par des nations donatrices – plusieurs médecins et infirmiers africains vont à l’étranger, ou travaillent pour des programmes qui se concentrent sur une seule maladie. Et cela crée des disparités dans les soins primaires et la prévention de base. Dans le même temps, les Africains, individuellement, doivent aussi faire des choix responsables qui préviennent la dissémination de la maladie, en faisant la promotion de la santé publique dans leurs communautés et pays.
A travers l’Afrique, nous voyons des exemples de personnes qui résolvent ces problèmes. Au Nigeria, un effort interreligieux de chrétiens et de musulmans a montré un exemple de coopération pour s’attaquer au paludisme. Ici au Ghana et à travers l’Afrique, nous voyons des idées innovantes pour réduire les disparités dans les soins – par exemple, à travers les initiatives de e-santé qui permettent à des médecins dans des grandes villes de soutenir ceux des petites villes.
L’Amérique soutiendra ces efforts dans une stratégie cohérente et globale, parce que dans ce XXIè siècle, nous sommes appelés à agir par notre conscience mais également par notre intérêt commun, parce que quand un enfant meurt d’une maladie qui pouvait être prévenue au Ghana, cela nous diminue, où que nous soyons. Et quand la maladie n’est pas prise en charge dans un coin du monde, nous savons qu’elle peut se répandre au-delà des océans et des continents.
C’est pour cette raison que mon administration a consacré 63 milliards de dollars pour faire face à ces défis. Nous appuyant sur les efforts considérables du Président Bush, nous allons continuer à prendre en charge le combat contre le VIH/SIDA. Nous allons continuer à poursuivre l’objectif de mettre fin aux décès causés par le paludisme et la tuberculose, et nous allons travailler à éradiquer la polio. Nous allons combattre les maladies tropicales négligées. Nous n’allons pas faire face à la maladie de manière isolée – nous allons investir dans les systèmes de santé publique qui vont promouvoir le bien-être et se consacrer à la santé de la mère et de l’enfant.
Alors que notre partenariat se fonde sur notre foi en un meilleur avenir, nous allons mettre fin aux destructions qui sont causées, non par la maladie, mais par la violation des droits de l’homme – ainsi, le dernier axe de notre propos.
Laissez-moi être clair : l’Afrique ne correspond à la caricature grossière d’un continent en guerre perpétuelle. Mais si nous sommes honnêtes, pour beaucoup trop d’Africains, les conflits sont une partie de leur vie, de la même manière que le soleil. Il y a des guerres centrées sur la terre et des guerres centrées sur les ressources. Et il est beaucoup trop facile pour ceux qui n’ont pas de conscience de manipuler des communautés entières dans des combats entre religions et ethnies.
Ces conflits sont une verrue sur le nez de l’Afrique. Nous avons tous des identités différentes – tribales et ethniques, religieuses et nationales. Mais définir quelqu’un en opposition à quelqu’un qui appartient à une tribu différente ou qui adore un prophète différent n’a pas de place au XXIè siècle. La diversité de l’Afrique devrait être une source de force, et non une cause de division. Nous sommes tous des enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes – vivre en paix et en sécurité, accéder à l’éducation et aux opportunités, chérir nos familles, nos communautés et notre foi. Cela représente notre humanité commune.
C’est pourquoi nous devons refuser l’inhumanité au milieu de nous. Ce n’est jamais justifié, jamais justifiable de cibler des innocents au nom de l’idéologie. Quand une société force des enfants à tuer lors de guerres, elle se condamne à mort. C’est l’ultime marque du crime et la lâcheté de condamner les femmes au viol répété et systématique. Nous devons porter témoignage de la valeur de chaque enfant du Darfour et de la dignité de chaque femme du Congo. Aucune foi, aucune culture ne devrait tolérer les outrages qu’on leur fait subir. Et nous devons tous nous engager pour la paix et la sécurité nécessaires au progrès.
(…)
L’Amérique a la responsabilité de travailler avec vous en tant que partenaire pour faire advancer cette vision, non seulement avec des mots, mais en venant en appui aux capacities africaines. Quand il y a un génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, il ne s’agit pas seulement de problèmes africains – ce sont des défis de sécurité globale, et ils demandent une réponse globale.
C’est pourquoi, en même temps que nous sommes prêts à coopérer à travers la diplomatie, l’assistance technique et le soutien logiqtique, nous prendrons la tête des efforts pour que les criminels de guerre soient responsables de leurs actes. Permettez-moi d’être clair : notre « Commandement Africain » ne servira pas à prendre pied en Afrique, mais à faire face à ces défis communs pour la sécurité de l’Amérique, de l’Afrique et du monde.
A Moscou, j’ai parlé du besoin d’un système international au sein duquel les droits universels des êtres humains sont respectés, et les violations de ces droits combattues. Cela doit inclure un engagement à soutenir ceux qui résolvent les conflits pacifiquement, à sanctionner et à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui souffrent. Mais au final, ce sont les démocraties dynamiques comme le Botswana et le Ghana qui vont faire reculer les causes des conflits et faire avancer les frontières de la paix et de la prospérité.
Comme je l’ai dit plus tôt, l’avenir de l’Afrique est entre les mains des Africains.
Les peuples d’Afrique sont prêts à revendiquer cet avenir. Et dans mon pays, les Africains Américains – y compris des immigrants récents – ont réussi dans tous les secteurs de la société. Nous l’avons fait en dépit d’un passé difficile, et nous avons tiré des forces de notre héritage africain. Avec des institutions fortes et une forte volonté, je sais que les Africains peuvent vivre leurs rêves à Nairobi, Lagos, Kigali, Kinshasa, Harare et ici même à Accra.
Vous savez, il y a 52 ans, les yeux du monde étaient sur le Ghana. Et un jeune prédicateur dénommé Martin Luther King est venu ici, à Accra, pour voir l’Union Jack descendre, et le drapeau ghanéen s’élancer dans le ciel. C’était avant la marche sur Washington et avant le succès du mouvement des droits civiques dans mon pays. Le Dr King a été interrogé sur le sentiment qu’il éprouvait à voir la naissance d’une nation. Il a dit : « Cela renouvelle ma conviction dans la victoire ultime de la justice ».
Maintenant que cette victoire doit être réalisée une fois de plus, elle doit être la vôtre. Et je parle particulièrement à la jeunesse à travers l’Afrique et ici même au Ghana. Dans des endroits comme le Ghana, la jeunesse représente la moitié de la population.
Vous devez savoir une chose. Le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de tenir vos leaders responsables, et de construire des institutions au service du peuple. Vous pouvez servir au sein de vos communautés et utiliser votre énergie et votre instruction pour créer de nouvelles richesses et pour construire de nouvelles connexions avec le monde. Vous pouvez vaincre la maladie, mettre fin aux conflits et provoquer le changement de la base au sommet. Vous le pouvez. Oui, vous le pouvez… parce qu’en ce moment, l’histoire est en marche.
Mais ces choses peuvent être réalisées si et seulement si vous devenez responsables de votre avenir. Cela ne sera pas facile. Cela demandra du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des retours en arrière. Mais je peux vous promettre une chose : l’Amérique sera avec vous à chaque pas que vous poserez – en tant que partenaire, en tant qu’ami. L’opportunité ne viendra pas d’ailleurs. Elle viendra des décisions que vous prendrez, des choses que vous ferez, de l’espoir que vous aurez dans votre cœur.
Ghana, la liberté est ton héritage. Maintenant, il est de ta responsabilité de construire sur les fondements de cette liberté. Et si tu le fais, nous regarderons dans plusieurs années des endroits comme Accra et nous raconterons le temps où la promesse s’est réalisée ; le temps où la prospérité s’est forgée, où la souffrance a été vaincue, où une nouvelle ère de progrès a commencé. Le temps présent peut être le temps où nous observons une fois de plus le triomphe de la justice. Oui, nous le pouvons (Yes we can). Merci beaucoup. Que Dieu vous bénisse. Merci.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evindi Mot



Masculin Nombre de messages : 1682
Localisation : Atchi Ngos
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Ven 17 Juil - 20:21

alors, modjang ? un petit commentaire ?
lol!


farao
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://belinga.blog4ever.com
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Mer 22 Juil - 18:31

Evindi Mot a écrit:
alors, modjang ? un petit commentaire ?
lol!

farao
Un petit commentaire? On ne peut retenir de ce discours que ce que l'on souhaite. Moi, ce qui m'interesse et que je retiens, c'est la chose dite clairement aux Africains - dont je fais parti - de se prendre eux-mêmes en charge. Certes l'esclavage, la colonisation et même la néo-colonisation ont fait des ravages en Afrique, Barack Obama ne remet pas ça en cause, mais la question est : et après, dès qu'on a dit cela, qu'est-ce qu'on fait?
Comme lui, je pense que l'esclavage, la colonisation et aujourd'hui encore leurs avatars ont fait et font sérieusement du mal à l'Afrique, mais cela ne nous disculpe pas de notre responsabilité actuelle. Nous trouvons parfois des excuses en nous cachant derrière l'esclavage et la colonisation pour justifier notre incapacité ou nos propres echecs. Il est de nombreuses choses que nous pouvons faire et réussir. Je rigole souvent lorsque j'entends certains dire que l'Occident encourage les guerres en Afrique en nous vendant des armes. Sauf qu'elle ne nous les donne pas, elle les vend. Et qui dit vendre, dit rencontre de deux personnes (aux moins) pour un échange s'effectuant sur une base commerciale. Au lieu de critiquer aussi le fait que des Africains achètent des armes, nous ne voyons qu'un côté. Nous nous oublions dans cette dénonciation, et accusons les autres. C'est plus facile. Je me souviens qu'il y a une année, un Chef d'Etat africain parlant de la crise alimentaire mondiale, demanda que l'Occident nous donne le matériel nécessaire pour améliorer notre agriculture. Pour lui, le mal venait de là. Parce que l'Occident ne nous donnait pas d'engins agricoles. Mais pourquoi devrait-elle nous les donner? Nous achetons bien des armes, pourquoi ne pas poursuivre et acheter en même temps les engins indispensables à une mécanisation de notre agriculture? Nous avons fait notre choix.
Obama cite deux exemples dans lesquels, selon lui, notre responsabilité directe est engagée : les enfants-soldats et l'économie zimbabwéenne. A-t-il tort? Est-ce l'esclavage et la colonisation qui ont inspiré Charles Taylor par exemple pour qu'il enrôle des enfants? Est-ce les mêmes - esclavage et colonisation - qui ont provoqué la faillite de l'économie zimbabwéenne naguère florissante? Je n'ai pas les réponses. Mais ce que je sais, c'est qu'Obama a raison. Prenons-nous en main. Cela ne signifie pas qu'on ignore les interconnexions du monde et leur complexité historique. Cela ne signifie pas non plus que l'esclavage et la colonisation n'ont pas détruit l'Afrique. Cela signifie que malgré tout, il faut se débarrasser de la fatalité, de la résignation, croire profondément en l'Afrique et s'assumer en tant qu'homme en exigeant le meilleur. C'est ce que personnellement je retiens de ce discours d'Obama. YES WE CAN!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AFENANE YIBIVEIGN



Masculin Nombre de messages : 267
Age : 42
Localisation : OYEM
Date d'inscription : 17/01/2009

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Ven 24 Juil - 13:24

Je pense que OBAMA a raison, et que l'on a pas attendu non plus OBAMA, pour penser cela.

Mais le problème est que les élites africaines, sont obnibulées par l'homme blanc. Et nos leaders cherchent trop facilement à vivre comme les blanc, tout de suite et maintenant, d'ou appropriation des moyens de production et des ressources de l'Etat à des fins personnelles.

De plus nos élites n'ont pas le sens de l'intérêt général. Mais chacun, a le sens de son intérêt seul.

La preuve aujourd'hui au GABON pour un pays de seulement un millions d'habitants, il y a 28 candidats déclarés à l'élection présidentielle.

Ils n'ont pas pu s'entendre, le pays est géré par une poignée d'individus qui fera tout pour se maintenir au pouvoir quelque soit les moyens à mettre en oeuvre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Lun 27 Juil - 15:45

Evindi Mot a écrit:
alors, modjang ? un petit commentaire ?
lol!


farao
Je me disais que si moadzang Evindi Mot demandait un petit commentaire de ma part sur le discours d'Obama au Ghana, c'est parce qu'il voulait rebondir sur la question. Le petit commentaire est là, mais la panthère d'Ebolowa demeure étrangement silencieuse...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evindi Mot



Masculin Nombre de messages : 1682
Localisation : Atchi Ngos
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Lun 27 Juil - 16:26

de quelle panthère d'Ebolowa adzidzon parle-t-il ?!

la panthère de Zangmelima se veut pragmatique. des motivations économiques sont à l'origine de ce déplacement au Ghana. les U.S veulent dealer le pétrole ghanéen. Obama est venu négocier des contrats. les dirigeants occidentaux le font dans tous nos pays. chacun veut son bout d'Eden africain. voilà l'essentiel à côté duquel il ne faut pas passer. Obama s'est déplacé chez nous à Accra because les Etas-Unis veulent le pétrole africain


farao
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://belinga.blog4ever.com
adzidzon
Admin


Nombre de messages : 2848
Date d'inscription : 27/06/2006

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Mar 28 Juil - 16:00

Evindi Mot a écrit:
de quelle panthère d'Ebolowa adzidzon parle-t-il ?!

la panthère de Zangmelima se veut pragmatique (...)

farao
Very Happy Si je comprends bien, ce n'est pas le fait que je dise que tu es une panthère que tu refuses. C'est plutôt le fait de dire Ebolowa. Suspect Bon, ça passe a panthère d'Ebolowa!
Evindi Mot a écrit:
Eden africain. voilà l'essentiel à côté duquel il ne faut pas passer. Obama s'est déplacé chez nous à Accra because les Etas-Unis veulent le pétrole africain

farao
Sur ce point, j'ai envie de dire : "Et alors?" "Qu'y a -t-il de mal à ce que les USA s'intéressent au pétrole africain en général et ghanéen en particulier?" Moi je ne vois aucun mal. Toutes les situations, toutes les possibilités, toutes les rencontres, tous les accords, tous les traités, tous les faits, ... sont fondamentalement ambivalents. Ils possèdent potentiellement à la fois des avantages et des inconvénients pour les uns comme pour les autres. Pour le plus fort, comme pour le plus faible. Pour le riche comme pour le pauvre. Pour l'avantagé comme pour le désavantagé. Pour l'acheteur comme pour le vendeur ... A mon sens, l'essentiel est de savoir tirer parti des avantages... et de minimiser les inconvénients. Et ça, les USA ne peuvent le faire pour nous. A nous de savoir gérer nos avantages, à nous de tirer parti des avantages que peuvent nous offrir les multiples contacts avec le reste du monde, et de savoir gérer aussi les inconvénients qui découlent de ces multiples contacts.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Mar 28 Juil - 17:31

Evindi Mot a écrit:
de quelle panthère d'Ebolowa adzidzon parle-t-il ?!

la panthère de Zangmelima se veut pragmatique. des motivations économiques sont à l'origine de ce déplacement au Ghana. les U.S veulent dealer le pétrole ghanéen. Obama est venu négocier des contrats. les dirigeants occidentaux le font dans tous nos pays. chacun veut son bout d'Eden africain. voilà l'essentiel à côté duquel il ne faut pas passer. Obama s'est déplacé chez nous à Accra because les Etas-Unis veulent le pétrole africain


farao

Ghe mbot besë ba yi pétrole, asu dzé America ayi bo akia afe? Pourquoi les USA devraient avoir d'autres considérations? Les relations entre nations sont affaire d'intérêts à chacun de savoir avancer ses pions. Le plus qu'Obama pourrait apporter, c'est qu'avec sa sensibilité il ne s'attache pas qu'à prendre le pétrole, mais qu'au passage ceux qui donnent leur pétrole peuvent ausi en profiter pour avancer. En un mot, on ne peut aider que ceux qui veulent être aidé. Autant nous qui sommes ici serons plus enclins à sortir de l'argent devant un frère qui vous présente un projet bien ficelé (donc volonté de sa part de se prendre en main, motivation), autant Obama et son pays pourront apporter un plus aux pays africains qui sauront tirer profit des opportunités. mais si on reste là à attendre que les USA agissent différement (recherche d'abord de leurs intérêt et matières premières), ben on se trompe. Obama au Ghana pour le pétrole? Ce n'est que logique, aux Africains de voir comment mieux tirer parti du deal.

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Minsili mi Ngoan Ewondo



Féminin Nombre de messages : 2259
Date d'inscription : 12/12/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Mar 28 Juil - 17:47

adzidzon a écrit:
Sur ce point, j'ai envie de dire : "Et alors?" "Qu'y a -t-il de mal à ce que les USA s'intéressent au pétrole africain en général et ghanéen en particulier?"


@ Adzidzon, je vois que sur ce point on se rejoint Smile
mais permets-moi de revenir sur une phrase cité dans un post + haut

Citation :
Est-ce les mêmes - esclavage et colonisation - qui ont provoqué la faillite de l'économie zimbabwéenne naguère florissante?

Je veux juste dire que sur ce point précis, on ne peut pas ignorer le rôle de la Grande-Bretagne dans la situation économique actuelle du Zimbabwe, car pour n'avoir pas souvent respecté leur part du deal lors des accords ayant conduit à l'indépendance, hum ! Même si la situation politique et Mugabe ont leur part de responsabilité, on ne peut lui en attribuer toute la responsabilité Suspect C'est oublier aussi cette perversité qui veut qu'on te mette des peaux de banane et dès que tu échoues, on fait des gorges chaudes sur le fait que "ben voilà ! on a donné l'indépendance, qu'en font-ils" Rolling Eyes
Juste une parenthèse mais pour le reste, Obama peut même prendre tout le pétrole qu'il veut chez nous si en face on ne fait rien pour tirer un intérêt des deal qui sont faits. Kah !!! Surprised Obama est américain (de nationalité) d'origine africaine. Il est président des Etats-Unis et défend les intérêts de son pays, le grand avantage c'est que son histoire, son vécu, ses origines, sa sensibilité font que, même en cherchant des ressources pour son pays, il est aujourd'hui un des dirigeants le plus à même "d'aider" sincèrement ceux qui veulent avancer, à avancer. Mais ne lui demandons pas de juste aider, ni de faire semblant de venir en Afrique juste pcq Afrique ! Je dirai même qu'autant nous Africains pourrions attendre d'Obama, autant lui aussi, est en droit d'attendre de nous. L'enfant d'autrui est scruté par le monde entier et malgré le capital sympathie, nombreux sont ceux qui ont encore son élection en travers de la gorge, et si l'occasion se présente, ne manqueront pas de Alors, avant de se dire ce qu'Obama fera pour nous, et nous? Montrons pour une fois que qq1 comme lui peut avoir raison de dire qu'il faut croire en l'Afrique.

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evindi Mot



Masculin Nombre de messages : 1682
Localisation : Atchi Ngos
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Mar 28 Juil - 20:54

hahaha. ngumba djom ma djo é ne ve na Obama a ke wé étom kalasini. IMHO, aucune autre dimension à voir à travers cette visite africaine. voilà mon commentaire. il y est allé comme Merkel, Sarko y seraient allés.

farao
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://belinga.blog4ever.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!   Aujourd'hui à 23:03

Revenir en haut Aller en bas
 
Barack OBAMA : nsut mot o tô président y'America !!!
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» Jorge Gray : la montre de Barack Obama
» Les contradictions entre la politique d’Obama et l’éthique (Cuba)
» Jorg Gray JG 6500, Ou la montre de Barack Obama
» La montre de Barak Obama
» La montre de Barak Obama devrait être une ...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Be-fang@beti.com :: Discussion générale-
Sauter vers: