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 Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit

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NYO



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MessageSujet: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Ven 3 Avr - 22:31

Mbolo ani,
La bibliothèque numérique http://openlibrary.org/ propose en téléchargement gratuit un grand nombre de livres dont les droits d’auteurs ont expirés.

Les trois livres en téléchargement dont les liens sont ci-dessous parlent des Fang. Je vous souhaite une bonne lecture.

Cordialement

[NYO]


1 - An African trail
by Jean Kenyon Mackenzie
Publié : 1917, Central Committee on the United Study of Foreign Missions (West Medford, Mass)

http://www.archive.org/download/anafricantrail00mackuoft/anafricantrail00mackuoft.pdf

2 - Die Sprache der Jaunde in Kamerun.
by Hermann Nekes
Publié : 1913, D. Reimer (Berlin)

http://www.archive.org/download/diesprachederjau00nekeuoft/diesprachederjau00nekeuoft.pdf

3 - Jaunde-Texte von Karl Atangana und Paul Messi, nebst experimentalphonetischen Untersuchungen über die Tonhöhen im Jaunde und einer Einführung in die Jaundesprache.
Hrsg. und bearb. von M. Heepe.

by Martin Heepe
Publié : 1919, L. Friederichsen (Hamburg)

http://www.archive.org/download/jaundetextevonka00heepuoft/jaundetextevonka00heepuoft.pdf

--------------------------------------------

Autre:

--------------------------------------------

4 - Les écrivains equato-guinéens et la langue espagnole
Construction d'une identité linguistique afro-hispanique

Par Sosthène Onomo-Abena (Yaoundé)

http://www.inst.at/trans/11Nr/onomo11.htm
--


Dernière édition par NYO le Ven 24 Avr - 22:06, édité 3 fois
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adzidzon
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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Sam 4 Avr - 13:54

NYO a écrit:
Mbolo ani,
La bibliothèque numérique http://openlibrary.org/ propose en téléchargement gratuit un grand nombre de livres dont les droits d’auteurs ont expirés.

Les trois livres en téléchargement dont les liens sont ci-dessous parlent des Fang. Je vous souhaite une bonne lecture.

Cordialement

[NYO]


1 - An African trail
by Jean Kenyon Mackenzie
Publié : 1917, Central Committee on the United Study of Foreign Missions (West Medford, Mass)

http://www.archive.org/download/anafricantrail00mackuoft/anafricantrail00mackuoft.pdf

2 - Die Sprache der Jaunde in Kamerun.
by Hermann Nekes
Publié : 1913, D. Reimer (Berlin)

http://www.archive.org/download/diesprachederjau00nekeuoft/diesprachederjau00nekeuoft.pdf

3 - Jaunde-Texte von Karl Atangana und Paul Messi, nebst experimentalphonetischen Untersuchungen über die Tonhöhen im Jaunde und einer Einführung in die Jaundesprache.
Hrsg. und bearb. von M. Heepe.

by Martin Heepe
Publié : 1919, L. Friederichsen (Hamburg)

http://www.archive.org/download/jaundetextevonka00heepuoft/jaundetextevonka00heepuoft.pdf

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Autre:

--------------------------------------------

4 - Les écrivains equato-guinéens et la langue espagnole
Construction d'une identité linguistique afro-hispanique

Par Sosthène Onomo-Abena (Yaoundé)

http://www.inst.at/trans/11Nr/onomo11.htm
--
Mbolo a Nyo,
Ma ve w'akiba, ya akut wo mö akal be liens o va lome byê! Me va bira gnegue An African Trail. Toutes celles et tous ceux du Forum qui ont une maîtrise de l'anglais pourront peut-être, par exemple, nous faire une traduction (gratuite ) du bouquin. Je sais que 260 pages, ce n'est pas rien. Ou encore, ils pourront juste prendre le chapitre traitant des Bulu. A Evindi Mot, l'anglais que tu parles là, c'est maintenant qu'il faut le parler... Pas seulement devant un plat d'aloko!!!
Le livre An African Trail, recèle certainement des choses intéressantes, surtout sur le plan historique, avec mon anglais basique, j'en ai vu. Même si, en revanche, il porte aussi plusieurs inepties qui traduisent une méconnaissance du sujet que traite l'auteur. Un exemple d'ineptie. En parlant des Bulu, et notamment de la femme bulu, il écrit page 59 : "And if the Bantu is master, his woman a slave". Il écrit son bouquin au début du 20e siècle. Si l'ouvrier du fin fond de l'Ecosse lisait cela, il ne pouvait que le prendre pour argent comptant. C'est comme ça aussi que des inepties ont été véhiculées... Mais dans tous les cas, je reconnais tout de même que ce bouquin conserve une valeur historique et qu'il mérite d'être mieux lu. Encore bravo à NYO!
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Sam 4 Avr - 17:59

akiba abui abui modjang


farao
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Lun 6 Avr - 17:37

adzidzon wa ve ma esae abui, djé ? oooh...


farao
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Lun 6 Avr - 22:18

Evindi Mot a écrit:
adzidzon wa ve ma esae abui, djé ? oooh...


farao

A evindi mot dzé? Ye farao a kare yon esié ga? Teke, teghe, no, non !!!

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
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adzidzon
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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Lun 6 Avr - 22:45

Minsili mi Ngoan Ewondo a écrit:
A evindi mot dzé? Ye farao a kare yon esié ga? Teke, teghe, no, non !!!
Minsili wa yem köbe, akiba!!!
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Jeu 23 Avr - 16:30

Dossier « African Trail » : Bulu
(Première Partie)


Note : Voici quelques informations sur les Bulu présentés dans le livre comme une division du peuple Fang. Il s’agit d’une présentation brute, sans analyse ni commentaires des données contenues dans ledit livre. Le livre « An African Trail » (Une piste africaine) est rédigé en 1917 par une missionnaire et écrivaine du nom de Miss Mackenzie pour le compte du Comité Central sur l’Etude Unifiée des Missions Etrangères (Central Committee on the Unified Study of Foreign Missions) basé à West Medford dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. Cet ouvrage est donc un travail de missionnaires venus évangéliser les « païens » Africains. Cet ouvrage est le dix-septième volume du genre publié par le Comité. Les réactions et interventions des uns et des autres permettront un débat autour du sujet.

L’homme Bantu : « Seul son discours trahit entièrement l’homme Bantu. Il n’a aucune histoire exceptée celle tracée et présentée dans son discours ; il ne présente aucune distinction ou type physique – uniquement un langage spécifique, et n’a aucune cohésion mise à part la cohésion du langage ».

Notion d’espace (vague) et de temps : un vieux Bulu a répondu que son père l’a « accouché » dans une ville située vers le soleil levant, au-delà d’une rivière à plusieurs journées de voyage dans l’intérieur du pays mais qui est aujourd’hui abandonnée. A la question de savoir où est-ce que lui-même il habitait au moment où il a épousé sa première femme, l’ancien a parlé d’une clairière aujourd’hui abandonnée ou habitée par une autre ethnie – à moins de jours de voyage à l’est. Demandez à savoir où vivent les jeunes de son clan et vous les retrouverez entrain de faire des clairières le long des pistes dans la direction de la mer.

Migration : il est dit que la migration des Bulu n’a fait qu’effleurer la côte pendant que d’autres tribus Fang l’ont effectivement atteinte.

La langue : pour Sir Harry Johnston (auteur de l’article - Bantu languages - dans la revue Encyclopedia Britanica) leur langue est une forme dénaturée de la langue originelle de leur peuple (Fang). Mais cette langue avec ses idiomes, son ironie, son aptitude à se défendre, sa richesse dans l’expression de la perception sensorielle va aux Bulu « comme la couleur de leur peau ». Les Bulu sont convaincus de parler la langue pure : « nous les Bulu parlons la vraie langue ». Les Bulu éprouvent beaucoup de fierté à parler leur langue.

Haute estime de soi : « même si le Blanc ne le perçoit pas comme tel » le Bulu (« probablement tous les Bantu ») se considère comme un maître, un homme d’une essence spéciale. Il parle et se déplace comme un maître. Ce trait de caractère transparaît dans toutes ses attitudes.

Apparence physique : Homme Bulu tatoué, porteur de bracelets d’ivoire ou de cuivre, porteur d’une lance ; porteur parfois d’une peau de panthère par-dessus l’épaule.

Caractère : si le Bulu peut se montrer impitoyable et cruel et même temps, noble, courtois, hospitalier c’est parce qu’il se considère comme un maître. « Un invité autorisé sera accueilli, nourri et entretenu avec courtoisie et dignité ». Le vieux Minkoe Ntem dit : « bien avant que nous ne connaissions l’homme blanc, nous connaissions l’amitié et les manifestations de l’amitié ».

« Trilogie » de valeurs qui régit son monde : biens matériels, femmes (sexe), fétiches.

Manies : « ces pauvres corps lacérés de tatouages, ces pauvres mains noires comptent les choses du monde sur leurs dix doigts ».

La femme Bulu : « la femme Bantu est esclave de la triple obsession de la richesse matérielle, du sexe et du fétiche ». « Un proverbe bulu dit : à la naissance une fille est une marchandise ». « Dans certaines tribus, dès avant sa naissance, la fille fait déjà l’objet de marchandage ». « Un autre proverbe dit : une fille n’a aucune valeur jusqu’au moment de sa dot ».

Les enfants qu’elle met au monde ne lui appartiennent pas. Ils n’appartiennent pas nécessairement à leur père mais peuvent appartenir à l’homme qui la possède (« son maître » qui peut-être à son père à elle, le gardien mâle de la famille (naissance avant mariage) ou le mari (naissance après mariage).

Par sa soif d’affection (conserver l’amour de son mari), elle excelle dans la concoction de potions d’amour. Sa jalousie la conduit à imaginer toutes sortes de charmes diaboliques. Pour protéger son bébé, ses vains espoirs reposent sur des amulettes et autres objets magiques. Si cette esclave des fétiches vient à décéder, on attache une ceinture de cloches à la taille de son enfant afin d’éloigner l’esprit de sa mère.

« La femme africaine n’a aucune connaissance de son état d’esclave. Elle est violente, indisciplinée ; sa langue est un feu et une épée. Elle est immorale, on ne peut se fier à elle ; néanmoins elle est une simple d’esprit. Au sens biblique, cette créature violente, prise au filet du tatouage, ceinturée de perles, le cou et les poignets surchargés de cuivre, – cette femme ainsi harnachée dans ces ornements barbares – est humble et pauvre d’esprit. Elle est pauvre au sens le plus conscient et le plus pitoyable. L’acte de rédemption du Christ trouve une application tangible et certaine sur elle.

Il est fait mention d’une femme Ntumu (« Ntum ») « esclave des biens matériels, du sexe et des fétiches » que les missionnaires européens ont christianisée pour son bien.

Mariage : la jeune fille de neuf ans « qui n’est pas encore tatouée mais dont la tête est rasée en motifs spécifiques – sa robe pour la tête » sait « qui a donné de la marchandise » pour elle. Elle sait « combien de chèvres, combien de chiens et de cloches pour chien, combien de barrettes de cuivre, et éventuellement de l’ivoire » ont été versés. Elle sait « si elle est offerte en échange d’une autre femme – une femme pour son père, une fillette pour son frère qui doit commencer sa vie ». Elle connaît le nom de son « maître potentiel qui vient de temps en temps inspecter sa transaction. Il viendra s’asseoir dans la maison à palabres avec son père. Il y aura de longues discussions au sujet de la dot, des arguments en faveur de choses à ajouter ou à retirer de la dot. La petite fille entrera dans la maison à palabres avec la nourriture préparée par sa mère pour son père et l’invité de ce dernier – une purée d’arachides emballée dans une grande feuille, un rouleau de pain de manioc, du plantain pilé. Elle déposera son plateau de bois aux pieds de ses maîtres ». Si l’homme qui « l’a acheté » est vieux elle le détestera et ne s’en cachera pas. Une grande fête est donnée le jour où « son maître » apporte le dernier article de la dot et des chants de mariage sont entonnés. Dans la soirée elle s’en va « dans la caravane de la famille de son mari ». La famille du mari entonnera un chant pour vanner un peu la nouvelle et jeune mariée (« …il y a une plante dans la ville, il y a une petite plante… »). La mère de la jeune fille entonnera également un choix dans lequel elle souhaite que sa fille soit bien traitée, bien nourrie (« … que l’on n’envoie pas ma fille aller pêcher dans le ruisseau, il y a des petits serpents… »). La jeune mariée est ensuite confiée aux soins de femmes de la famille du mari.
Si jamais le père de la jeune fille diffère la dot officielle, lui le père, ou le fils aîné peuvent tirer des avantages substantiels en créant une surenchère. La jeune fille peut en effet être louée à des jeunes prétendants potentiels qui ramèneront leur part de biens, de marchandises, de richesse, de dot. Le mari aussi peut tirer profit d’elle. « Pendant la période des grands débroussages, lorsqu’un village doit être construit, ou qu’un jardin va être planté, elle sera louée à des jeunes hommes vigoureux » (elle servira de salaire en quelque sorte). « A travers l’usage de la jeune fille un habile chasseur peut se voir attaché aux services du mari, et si elle est désirable, la jeune fille peut constituer un témoignage d’hospitalité à un invité de marque. Par mesure de sécurité, on peut l’envoyer loger chez les créanciers de son mari ».

Cruauté des Bantu : « les hommes Bantu sont cruels parce qu’ils sont des maîtres ». « Les cruautés, les vices, les obscénités des Bantu pourraient faire l’objet de tout un livre, d’ailleurs il existe des livres traitent du sujet. Si ce livre ne parle pas de ces réalités terribles, il en est d’autres qui peuvent être consultés ». « Le cannibalisme existe chez les Bantu de notre voisinage ; il est inconnu dans certaines tribus, à peine connu dans d’autres tribus, et présent à un degré appréciable chez les Yebekolo par exemple ».

L’abnégation du maître Bulu devant l’homme blanc : « nous avons coutume de considérer le Bantu comme une sorte d’enfant. C’est de cette manière qu’il parle de lui-même à l’homme blanc, et c’est ainsi également qu’il est perçu par l’homme blanc. Ses limites sont plus évidentes que les méandres secrets de sa nature. Cependant l’Esprit de Dieu prend en considération cet élément de sa force et de sa faiblesse – qu’il est un maître ». « J’ai vu un chef Bulu, une peau de panthère par-dessus l’épaule aller faire allégeance à l’homme blanc qui était son gouverneur. Une certaine arrogance l’accompagnait tout au long du voyage, jusqu’à ce que la timidité – cette émanation de la présence de l’homme blanc – vienne la stopper ».

Plan du village : deux rangées parallèles de « huttes » avec une clairière au milieu. A une des extrémités de la clairière se trouve l’abâ, nommé dans le livre « case à palabres » où les hommes du village s’asseyent, mangent, « achètent et vendent des femmes et de l’ivoire ». L’abâ est plus large, plus long, plus haut que les autres constructions. Il est décrit aussi comme un poste d’observation.

Dimensions des villages : elles sont variables. Il est mentionné des « grandes villes » et des « petites villes », des villages de dix maisons ou des grands regroupements de deux cents maisons.

Chefs Bulu : « les chefs de notre voisinage ne possèdent pas de grands biens. Ils sont parmi les moins nantis des chefs africains, et leur renommée ne s’étend pas au-delà de leur village ». Comparé aux « Mtesa, Khama, Chaka, le plus éminent des chefs Bulu serait l’équivalent du petit doigt devant le pouce ». Mais notre voisinage constitue l’essentiel de leur univers, et le cœur d’un chef est un cœur de chef. Nkolenden (vieux chef) se considérait lui-même comme un roi ».

Solidarité de sexe : « Dieu a crée tous les êtres en deux tribus, la tribu des hommes et la tribu des femmes. Les choses d’une tribu sont inconnues de l’autre tribu. Il existe une sagesse des hommes et une sagesse des femmes ». Les hommes considèrent cependant que les femmes n’ont aucune sagesse propre.

Commune humanité : si « tous les êtres humains sont crées en deux tribus », il n’en demeure pas moins que « tout homme est un fils d’homme ». Les êtres humains partagent une commune humanité : « homme et femme ; maître et esclave – toute personne est l’enfant de quelqu’un, nous partageons le même sort ».

Coutumes : l’homme autant que la femme Bulu sont esclaves de la coutume. « Nous les Bulu nous faisons ainsi », « cela est notre coutume », « qui oserait remettre en question les choses avec lesquelles nous sommes nés ? », « depuis la naissance des hommes nous avons fait ainsi, pas autrement ».

Peurs : « dans ces forêts obscures, tout fils d’homme est né pour avoir peur ». L’univers des Bulu est un univers fait de peurs non-matérielles, de peurs irrationnelles, superstitieuses. « Voici la somme de ses peurs : peur des réalités de l’autre monde qui agissent sur le nôtre, et peur de l’aventure inconnue qui existe au-delà de la mort ». « Ces millions d’ombres étranges » hantent les Bulu et pèsent sur lui. Ils sont animistes.

Quelques noms :

-Minkoe Ntem
-Mbite’e Kumbale (ce chef avait 180 femmes).
-Nkolenden (chef, polygame, qui a « battu lui-même le grand tambour d’appel pour le culte », le service religieux chrétien)
-Mabalé
-Ndongo Mbé
-Abwa (femme)

Il serait intéressant de voir lesquels de ces noms ont survécu ou inversement ont disparu avec le temps.

Le livre présente une photographie d'un groupe d'instituteurs d'"Efulen". Le nom "Efulen" est communément orthographié "Efulane". c'est une localité qui n'est pas loin de Zangmelima. Efulane est une de mes villages, puisque des Yetyang y résident encore. mon grand-père et son frère aîné étaient partis d'Efulane pour finalement s'établir à Teng Teng, encore appelé Teng II, ou Teng Yetyang. Efulane me concerne donc directement.

2B CONTINUED...




farao
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NYO



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Jeu 23 Avr - 17:30

Akiba

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adzidzon
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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Jeu 23 Avr - 19:33

Evindi moane Yetyang,
mbemba eseign... tsinigue ossou!!! On lit des choses (fausses et vraies) dans ce bouquin... Ah! la suite!
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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Ven 24 Avr - 22:04

Mbolo ani,
La bibliothèque numérique http://openlibrary.org/ propose en téléchargement gratuit un grand nombre de livres dont les droits d’auteurs ont expirés.

Les deux livres en téléchargement dont les liens sont ci-dessous parlent des Fang. Je vous souhaite une bonne lecture.

Cordialement

[NYO]

1- Encyclopédie pahouine
Encyclopédie pahouine, Congo français: éléments de grammaire et dictionnaire français-pahouin by Victor Largeau
Publié : 1901, E. Leroux

Télécharger : http://www.archive.org/download/encyclopdiepaho00larggoog/encyclopdiepaho00larggoog.pdf


2 - A comparative grammar
A comparative grammar of the South African Bantu languages comprising those of Zanzibar, Mozambique, the Zambesi, Kafirland, Benguela, Angola, the Congo, the Ogowe, the Cameroons, the lake region, etc.
by J Torrend
Publié : 1891, Paul, Trench, Trübner (London)

Télécharger : http://www.archive.org/download/comparativegramm00torruoft/comparativegramm00torruoft.pdf

--------------------------------------------

Autre:

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3 - Description géographique et administration gouvernementale des colonies espagnoles dans le golfe de Guinée (en Espagnol).

Citation:

Ce livre est une description détaillée de la colonie africaine de la Guinée espagnole (l'actuelle Guinée équatoriale), par un fonctionnaire colonial espagnol, Luis Ramos-Izquierdo y Vivar. Les territoires espagnols en Afrique de l'ouest comprenaient les îles de Ferdinand Po, Coriseo, Elobey-Chico, Elobey-Grande, et Annobon, et le territoire continental africain connu sous le nom de Rio Muni. La première partie du livre porte sur la géographie de l'île et des territoires continentaux, notamment leurs climat, caractéristiques physiques, et populations. La deuxième partie du livre porte sur le gouvernement et l'administration des territoires. Ramos-Izqueirdo y Vivar servit en tant que vice-gouverneur et gouverneur de Rio Muni. Il reçut de nombreux honneurs, dont l'Ordre de Calatrava, l'Ordre de Maria Cristina, et l'Ordre du Mérite Naval. La Guinée équatoriale est devenue indépendante en 1968, après 190 ans de domination espagnole. + infos : http://www.wdl.org./fr/item/2425/




Télécharger : http://www.wdl.org./static/c/2425/service/2425.pdf


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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Sam 25 Avr - 15:38

akiba modjang

farao
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Sam 25 Avr - 16:29

A Evindi Mot ngan abui a mbembe esié o ga bo

adzidzon a écrit:
Evindi moane Yetyang,
mbemba eseign... tsinigue ossou!!! On lit des choses (fausses et vraies) dans ce bouquin... Ah! la suite!

Merci de la princision parce que malgré mon armure d'Engong là, mes yeux ont seulement Shocked sur çaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Citation :
La femme africaine n’a aucune connaissance de son état d’esclave. Elle est violente, indisciplinée ; sa langue est un feu et une épée. Elle est immorale, on ne peut se fier à elle ; néanmoins elle est une simple d’esprit. Au sens biblique, cette créature violente, prise au filet du tatouage, ceinturée de perles, le cou et les poignets surchargés de cuivre, – cette femme ainsi harnachée dans ces ornements barbares – est humble et pauvre d’esprit. Elle est pauvre au sens le plus conscient et le plus pitoyable. L’acte de rédemption du Christ trouve une application tangible et certaine sur elle.

Vraiment les homme fang là maltraitaient trop leurs femmes au point de.... et la jeunesse continue donc e bininga y'eza meyong ba tong be fam be fang a mvus ane bane miloa, un seul mot mes amies : fuyez !!!! et à nous la...

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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Ven 1 Mai - 14:42

un texte qui va plaire à Minsili
http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_6/colloques2/39916.pdf#search=%22fang%22
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Minsili mi Ngoan Ewondo



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Ven 1 Mai - 20:12

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
un texte qui va plaire à Minsili
http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_6/colloques2/39916.pdf#search=%22fang%22

Nala? Laughing Me voilà donc obligée de le lire pour épouver du "plaisir", abui ngan a Nguema Laughing

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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Sam 2 Mai - 17:01

Dossier « African Trail » : Bulu (Deuxième Partie)

Peurs : « dans ces forêts obscures, tout fils d’homme est né pour avoir peur ». L’univers des Bulu est un univers fait de peurs non-matérielles, de peurs irrationnelles, superstitieuses. « Voici la somme de ses peurs : peur des réalités de l’autre monde qui agissent sur le nôtre, et peur de l’aventure inconnue qui existe au-delà de la mort ». « Ces millions d’ombres étranges » hantent le Bulu et pèsent sur lui. « Nous qui sommes dans une forme de liberté unique dans le monde naturel – que pouvons-nous savoir de la pression permanente sur le cœur humain du monde surpeuplé (d’esprits) de l’animiste ? Pour lui, toutes les pierres de ce monde, ses rivières, ses forêts, toute sa structure et tous son ornement ne suffisent pas à loger les esprits. Ceux-ci habitent et débordent toute accommodation matérielle. Ils emplissent le monde. Un proverbe Bulu dit « il y a un esprit derrière chaque ombre ». Il y a des esprits domestiques et des esprits nomades ; des esprits qui se satisfont de leur résidence à l’intérieur d’un arbre mort, dans une pierre, facilement apaisés par de menues offrandes de feuilles, de coquillages, de graines ; et il y a des esprits d’une infatigable malveillance : des esprits errants qui vont et viennent à la recherche d’une victime à dévorer par un procédé spirituel subtil… l’esprit commande et hélas, l’homme obéit. Comment est-ce que l’homme blanc peut-il connaître ces choses ; et les connaissant en partie comment peut-il les raconter à d’autres hommes blancs ? ».

L’histoire de l’exil de Mabalé, père de Ndongo Mbé est racontée : encore bébé, Ndongo Mbé fils du chef Mabalé tomba très gravement malade et faillit en mourir. Mabalé sur les conseils de ses bobedjang emmena son fils chez le « féticheur ». Celui-ci soigna effectivement Ndongo Mbé, mais cette guérison néanmoins s’accompagnait d’un étyi, éki : Mabalé ne devait jamais voir un de ses petits-fils de ses yeux ! Lorsque son fils Ndongo Mbé grandit et devint un jeune homme, le cœur du père se brisa et par crainte de violer l’interdit, lui Mabalé, chef de village de son état abandonna famille, femme et enfants, village tribu pour aller s’installer loin, très loin, le plus loin possible. Chaque fois qu’il arrivait à Mabalé de rencontrer des gens de son village dans son lieu d’exil, il s’empressait de prendre des nouvelles des siens, notamment de ses petits-fils. Mais après chaque visite d’un des siens, Mabalé s’empressait de décamper et de s’exiler toujours plus loin de peur que ses descendants ne cherchent à la retrouver. Ainsi, mourut Mabalé, loin des siens, solitaire. La nouvelle de sa mort affligea sa famille. Ses enfants et petits-enfants ne purent même pas aller voir sa tombe tellement Mabalé s’était éloigné dans sa fuite. L’histoire n’est pas claire sur ledit interdit. Ainsi n’est-il pas spécifié si le fait pour Mabalé de poser ses yeux éventuellement sur un des petits-enfants aurait des conséquences fatales pour le ndae, ndè en question, pour Ndongo Mbé le miraculé (cause directe de l’étyi, eki) ou pour Mabalé lui-même.
« Cette histoire a été choisie parmi un millier d’autres pour sa relative simplicité, l’absence d’élément de cruauté physique si courant dans les drames Bantu et si dégradant pour l’oreille d’un homme blanc ».

La mort : Pour les Bulu nous sommes tous égaux devant la mort. Elle nous emporte tous. « La mort n’a aucun égard pour la beauté ». « Tu cultives la terre qui te recouvrira ». « Il n’y a pas de limite à la mort ». L’auteur sollicite la divine compassion pour l’homme noir (« black man ») qui lorsque son heure arrive demande à son fils de lui placer sa lance dans sa main « parce que le chemin devant moi est inconnu et dangereux ».

L’esprit : « Eh oui, il a un esprit. Dans son univers surpeuplé d’esprits – le fils d’homme a sa portion. Il est conscient de sa dualité. Pour lui il y a ‘les choses du corps’, et ‘les choses de l’esprit’. La douleur est une chose du corps. Le chagrin est une chose de l’esprit. Le corps meurt et l’esprit survit ». « Il existe un mot épatant Bulu, ‘Enying’. C’est le mot pour traduire la vie, et dans la bouche du Bulu ordinaire il existe une immémoriale phrase, ‘je désire la vie’. En effet, le Bulu se considère comment un vase pour les manifestations fluides de la vie. Il est remplit ou vidé de vie. De même que le cerf court après l’eau des ruisseaux, de même le Bulu cour après ‘la vie’. Voilà son problème – comment acquérir ‘Enying’, la vie : comment s’approprier une part, ou si possible une double part de cette précieuse commodité qu’il conçoit comme un élément, immanent et gérable si seulement on en connaissait le secret ! Parce que son petit vase – le vase de son corps, avec son contenu vital – est sans protection, sans, disons, couvercle. Son trésor est un vase qui peut être violé. Il y a un supplément de vie et il y a un déficit de vie ; il y a des voleurs de vie et des actes de vol ; des esprits qui sont des voleurs et des mortels qui sont des voleurs. Il y a un flux de la précieuse essence. Mabalé pendant ses errances faisait tout ce qu’un homme peut faire contre une dangereuse division, « maintenir ensemble le corps et l’esprit ».

« Cet esprit, cette ultime portion humaine de l’élément de la vie – quelle est sa substance ? "Ces choses sont obscures. La plus sage des femmes Bulu qu’il m’ait été donné de connaître m’a dit être née dans le village de Moonda où l’on disait que cette chose sur le mur qui accompagne le corps d’un homme – son ombre, est en réalité l’homme lui-même. Pour sûr, la chair de l’homme n’est pas l’homme. Et dans leur ignorance, ils ont pensé – qui sait – pourquoi pas l’ombre ? De nombreux Bulu m’ont timidement présenté la théorie selon laquelle l’esprit d’un homme et son ombre étaient – peut-être, qui sait – une seule substance. Et je me suis une fois retrouvé dans une maison endeuillée. L’une des jeunes veuves qui étaient assises dans la cendre pris courage malgré son désespoir et me fis ainsi voir la racine d’une peur qui la consumait : elle avait trois ombres ! Les lumières croisées à l’intérieur de cette petite hutte renvoyaient l’ombre de cette fillette terrorisée sur trois murs. Que pensait-elle du fait de posséder trois ombres ? Je ne saurais le dire. ‘Le cœur’ disent les Bulu ‘se cache dans l’obscurité’.

Note sur les Bantu : « A l’intérieur de la sphère linguistique Bantu se trouvent les plus barbes, les moins développées et les parties les plus récemment explorées de l’Afrique, une troisième portion du Continent Obscur qui ne fut sérieusement étudiée par l’intelligent homme blanc qu’au début du dix-neuvième siècle ». (Sir H. H Johnston, The Opening-up of Africa, p. 131).

Dieu : « vous devez savoir que même si le Bulu n’a pas Dieu dans sa vie, il n’est cependant pas sans tradition de Dieu. Eh oui, il y a bien un nom pour Dieu. Zambe est le nom qu’on lui donne dans notre voisinage. Ce nom varie (Nzambi, Nzam, Anzame). Ce nom revêt d’autres formes dans d’autres tribus, mais il vous sera généralement expliqué – « nos pères connaissaient ce nom – c’est le nom de –celui-qui-nous a crées ». Le Dr. Nassau, auteur du livre « Fetishism in West Africa » dit avoir recueilli des informations sur Anyambi « qui a fait ces arbres, la montagne, la rivière, ces chèvres et cette volaille, nous les hommes » dans des circonstances « d’extrême ignorance, sauvagerie, absence de civilisation ».

« Le nom varie, et la tradition varie dans des aspects mineurs, néanmoins il existe une tradition générale de reconnaissance d’un être suprême comme Créateur ». Et partout (chez les Bantu) il est dit de Dieu – qu’Il a oublié. Il a crée et Il a oublié. J’ai moi-même vu la trace de cette tradition chez les Bulu. Dieu ayant crée la forêt et les choses de la forêt – comme tout le monde sait qu’il a fait – s’en est allé. Naturellement il est parti vers la mer – toutes les migrations de notre voisinage se font vers la mer. Sur un grand rocher gris qui ressemble à une île dans la verdure de la forêt, il a dormi une nuit durant ce voyage. A cet endroit vous pouvez voir l’empreinte de Son pied, et les petites marques pointées de la chèvre qui l’accompagnait. Les anciens témoignent à ces marques révérées la plus respectueuse attention et sur elles s’épanchent en lamentation sur des attributs de jeunesse qu’ils ont plus. ‘Les jeunes de cette génération ne peuvent pas savoir combien profonde dans la roche était l’empreinte de Son pied autrefois’ disent-ils.

Un grand nombre de choses relatives à la création sont connues. « Des anciens parmi les Bulu ont dit – ‘lorsque Zambe a crée cette terre il a alors crée les hommes. Il a crée Homme-de-Zambe, Nain-de-Zambe, Gorille-de-Zambe et Chimpanzé-de-Zambe. Et il leur a donné des outils de travail et il leur a donné des graines pour la nourriture et a donné à chacun un morceau de braise ardente. Et à chacun il a donné sa femme (compagne)’. ‘Zambe les a alors quittés. Il a dit – ‘Je reviendrai vous rendre visite’. Et Zambe les a laissés. Et ils se sont séparés en quatre chemins – chacun avec sa compagne.

‘Le chimpanzé déposa en amont du chemin tous les outils de labeur, et le morceau de braise ardente que Zambe lui avait donnés. Il dit à sa compagne ‘viens, mangeons les fruits de la forêt’ et ils se sont rendus dans la forêt et en ont mangé les fruits. Ils ne se sont plus souciés des objets qu’ils avaient laissés en amont du chemin. Alors le feu s’est éteint. Ils se sont tournés vers la forêt (ceci implique une dégénérescence).
‘Le gorille fit de même.
‘Le nain se rendit dans la forêt avec son feu, sa houe, son couteau et toutes les choses que Zambe lui avait données. Il a réunit la nourriture, tué des animaux et s’est endormi là. Et le nain dit ‘ça m’ennuie de débroussailler et de cultiver’. Alors il abandonna les graines au sol.
‘Homme-de-Dieu partit par son chemin, prit sa machette, commença à débroussailler et brûla ce qu’il avait débroussaillé. Avec sa femme ils plantèrent des vivres. Ils s’établirent là. Ils cultivaient, ils mangeaient.
« Et Zambe dit ‘je ferais mieux d’aller leur rendre visite’. Il prit d’abord le chemin que le gorille avait emprunté. Il découvrit en amont du chemin que toutes les graines de nourriture étaient toujours au même au endroit. Tout à coup il entendit le gorille grogner. Et Zambe dit ‘tu es un idiot, tu es un gorille’. Et il l’abandonna là, il partit.

« Et il suivit le chemin que le chimpanzé avait emprunté. Il découvrit que les graines étaient toujours au sol et que le feu s’était éteint. Il entendit le chimpanzé crier. Alors il lui dit ‘pas de doute, tu es bien un animal’.

« Et il suivit le chemin du nain et de sa femme et découvrit un coin de feu et une provision de nourriture, et Zambe vit qu’ils s’étaient construits un logis. Alors le nain s’adressa à lui ‘Ah, Père, ça m’ennuie de débroussailler et de planter la nourriture. Je me contenterai de chasser les animaux et de collecter les fruits de la forêt’. Zambe a accepté.

« Alors Zambe suivit le chemin de l’homme. Il vit qu’il avait construit un village, et la nourriture abondait dans le village. Il dit à l’homme ‘il ne fait pas de doute que tu es un vrai homme, tu conserveras ta place au-dessus de toutes les choses, tu es plein de sagesse dans le cœur ».

L’origine de la mort : le lézard dans la vision du Bulu est « le trompeur », le malveillant, « et le caméléon qui aurait pu sauver le monde, était trop lent ». « Voici que disent les Bulu au sujet du commencement des choses – les premiers matins des choses :

« Et Zambe fit cette recommandation à l’homme – si ton premier né meurt, ne creuse pas une tombe, mais dépose sur le grenier au-dessus du feu, je reviendrai et je déciderai au sujet de la mort’. « Et Zambe s’en retourna (là d’où il venait). Le temps passa (littéralement ‘des nuits passèrent’) et la femme mit au monde un enfant. L’enfant mourut. On le plaça dans le grenier au-dessus du feu une nuit. Alors le lézard vint et trompa la femme de la sorte :

« Zambe a dit, ‘ne place pas l’enfant dans le grenier, mais creuse une tombe’. « La femme crut cette parole et appela son mari pour lui faire part de la nouvelle. Ils enterrèrent l’enfant. Et le caméléon arriva. Il dit : ‘vous avez mal compris la recommandation que Zambe vous a faite. Maintenant, certaines personnes mourront et d’autres vivront’.

« Quelque temps passa et Zambe fut de retour. Il leur demanda ‘où est l’enfant ?’. Ils répondirent ‘on l’a enterré et mis dans une tombe’. Zambe demanda ‘pourquoi donc ?’. Ils répondirent ‘le lézard est venu nous dire que Dieu a dit ‘enterrez l’enfant’. « Alors Zambe dit ‘puisque vous m’avez méprisé, vous mourrez désormais’. « Ainsi la mort se répandit sur la terre ».

Connaissance de quelques attributs divins : Pour les Bulu, « Zambe a un lien avec les choses de la vie et de la mort ».
« O Zambe, toi qui nous a crées, pourquoi alors enlever mon unique femme ? ».
« Zambe ne me prend pas avant que je n’ai pu voir mon fils chasser ».
« Zambe l’a sauvé, il est un fils de Zambe » (est dit que quelqu’un qui a connu un sauvetage spectaculaire).

Sacrifice animal : « W.C Johnston de notre mission, a vu sacrifié dans une communauté Bulu un agneau dont le sang était répandu sur le sol avec des implorations de grâce, de pitié. Adressées à qui ? ‘Zambe qui nous a crées et nous a oubliés’.

Le surnaturel : « Maintenant, dans un monde privé de l’originelle et Paternelle bienfaisance, le Bulu est abandonné à son interminable combat avec le surnaturel. Etre en bon termes avec la malice et les faveurs durement gagnées d’esprits mineurs et malins – cet effort lui offre une carrière perpétuelle – une carrière de magie expérimentale. Les millions d’ombres étranges – être en bons termes avec eux ! ».

2B CONTINUED


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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Sam 2 Mai - 17:04

Dossier : An African Trail : Bulu (troisième partie)

Esprits, grades, types : le désincarné, les choses des arbres, des rivières, des pierres, les manifestations mutables de l’essence spirituelle de l’univers – l’initié connaît leurs rangs, les noms de leurs espèces, leurs dignités, leurs dispositions, leurs intentions par rapport à l’homme ordinaire. Il y a des esprits ancestraux d’une réputation si grande qu’ils sont comme des dieux et font l’objet d’un culte. Il y a des esprits humbles si nostalgiques de leur village qu’ils se réunissent autour des danseurs le soir – ils se réchauffent aux foyers familiers. Il y a ceux qui prennent possession des animaux, et ceux qui prennent possession des hommes. Il y a des esprits qui favorisent ou ruinent les naissances, il y a des esprits – ceux-là sont légion – qui tuent. Il y a des esprits de moindre importance qu’on doit conjurer ou bénir dans une moindre mesure. Il ne me revient pas de dire, il ne vous revient pas de connaître la liste des esprits ou leurs fonctions précises. Cela relève de la sagesse de l’homme noir. Créé par Dieu et oublié de Lui, il a fait son chemin tout seul avec la peur et tremble dans l’attente d’un salut. Une sauvegarde – disons – de ses intérêts sous le soleil. En particulier une sauvegarde de ‘vie’. Il a appréhendé un système dans le flux du monde spirituel immanent et cela il le gère méthodiquement. Les morts qui protègent ou affligent la tribu, il leur rend un culte.


Fétiche : « Dans l’obscurité de combien de huttes en forêt ai-je vu des petites figurines de bois sur les grands tambours de danse, et reconnu l’un des fétiches suprêmes du village. Ces petites absurdités étaient investies d’un esprit. C’est ça le fétiche, ‘le fait d’investir un objet matériel, naturel ou artificiel, d’un esprit’. Et ceci est du fétichisme, ‘la révérence pour cet objet et l’adoration de cet l’esprit’. Il est important pour le lecteur qui manifeste de l’intérêt pour la nature du fétiche de noter que l’objet matériel est révéré, que l’esprit est adoré. Le crâne de l’ancêtre, cet objet très sacré n’est qu’un ‘moyen de communication’ comme M. Robert Milligans dit, entre le fils vivant et l’esprit du père mort. L’onction de ces petites figurines par les Bulu avec de l’huile, de la poudre rouge de l’arbre kama, est une forme de culte par procuration à cet esprit ancestral à qui on s’adresse par des prières, ‘Ah Père, donne-moi des richesses. Protège-moi durant mon voyage. Rends ma chasse fructueuse. Protège-moi des dangers’. »



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Sam 2 Mai - 23:28

Tout à fait similaire à ce qui se passe en pays Bamiléké, au Cameroun.C'est drôle mais chez nous aussi, se déroulaient au mêmes rituels Very Happy Very Happy Very Happy
Drôle et triste Sad Sad Sad Sad Sad parce que je me rends compte que tout cela s'est perdu.
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adzidzon
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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Dim 3 Mai - 11:18

Akiba a moadzang Evindi Mot pour la traduction que tu poursuis...
Evindi Mot a écrit:
[size=18]Dossier : An African Trail : Bulu (troisième partie)
(...) Il y a des esprits humbles si nostalgiques de leur village qu’ils se réunissent autour des danseurs le soir – ils se réchauffent aux foyers familiers. Il y a ceux qui prennent possession des animaux, et ceux qui prennent possession des hommes.
C'est un peu ce que disait Nsingbere sur les esprits qui n'arrivaient pas à traverser le Yom ... , je crois.
Evindi Mot a écrit:
[size=18]Dossier : An African Trail : Bulu (troisième partie) (...) Le crâne de l’ancêtre, cet objet très sacré n’est qu’un ‘moyen de communication’ comme M. Robert Milligans dit, entre le fils vivant et l’esprit du père mort. L’onction de ces petites figurines par les Bulu avec de l’huile, de la poudre rouge de l’arbre kama, est une forme de culte par procuration à cet esprit ancestral à qui on s’adresse par des prières, ‘Ah Père, donne-moi des richesses. Protège-moi durant mon voyage. Rend ma chasse fructueuse. Protège-moi des dangers’. »
Je pense que ça c'est le biere...
Evindi Mot a écrit:
[size=18]Dossier : An African Trail : Bulu (troisième partie)

(...) Créé par Dieu et [i]oublié de Lui, il a fait son chemin tout seul avec la peur et tremble dans l’attente d’un salut (...)
Ndzimane... Bêtise et Ignorance suprême... No


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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Dim 3 Mai - 11:20

Ndzié'nnam'abé a écrit:
Tout à fait similaire à ce qui se passe en pays Bamiléké, au Cameroun.C'est drôle mais chez nous aussi, se déroulaient au mêmes rituels Very Happy Very Happy Very Happy
Drôle et triste Sad Sad Sad Sad Sad parce que je me rends compte que tout cela s'est perdu.
Moadzang, je continue de penser que tout n'est pas perdu, même chez toi... Si tu cherches, tu trouveras...
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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Dim 3 Mai - 21:03

Evindi Mot a écrit:
Dossier : An African Trail : Bulu (troisième partie)

Il est important pour le lecteur qui manifeste de l’intérêt pour la nature du fétiche de noter que l’objet matériel est révéré, que l’esprit est adoré. Le crâne de l’ancêtre, cet objet très sacré n’est qu’un ‘moyen de communication’ comme M. Robert Milligans dit, entre le fils vivant et l’esprit du père mort. L’onction de ces petites figurines par les Bulu avec de l’huile, de la poudre rouge de l’arbre kama, est une forme de culte par procuration à cet esprit ancestral à qui on s’adresse par des prières, ‘Ah Père, donne-moi des richesses. Protège-moi durant mon voyage. Rends ma chasse fructueuse. Protège-moi des dangers’. »



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Mbolo Mone-dzeng,
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Cordialement
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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Dim 3 Mai - 21:04

adzidzon a écrit:

Evindi Mot a écrit:
[size=18]Dossier : An African Trail : Bulu (troisième partie) (...) Le crâne de l’ancêtre, cet objet très sacré n’est qu’un ‘moyen de communication’ comme M. Robert Milligans dit, entre le fils vivant et l’esprit du père mort. L’onction de ces petites figurines par les Bulu avec de l’huile, de la poudre rouge de l’arbre kama, est une forme de culte par procuration à cet esprit ancestral à qui on s’adresse par des prières, ‘Ah Père, donne-moi des richesses. Protège-moi durant mon voyage. Rend ma chasse fructueuse. Protège-moi des dangers’. »

Je pense que ça c'est le biere...



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Dim 3 Mai - 21:08

NYO a écrit:

Mbolo Mone-dzeng,
akiba abuign.
Cordialement
[NYO]

mbolo modjang. wo ma ve akiba abui asu be liens bese wa ke bia tili.

farao
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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Dim 3 Mai - 21:27

ma wok modjang Ndzié'nnam'abé éyong a yone na mame me té mese me mane ya djang. jusqu'au souvenir de ces choses a été évacué de la mémoire collective des jeunes et (moins jeunes) générations. à l'évocation du biere chez nous, mes propres parents se demanderaient de quoi je leur parle ?! à Kamelone effectivement l'opinion générale qui prévaut est qu'il s'agit des choses propres aux traditions bamiléké de l'Ouest du pays.

pour rejoindre modjang Ndzié, où sont passés les objets de vannerie, l'artisanat, les sacs en toile, en peau, l'architectures des habitations, les tissus, les parures ? certaines images dans le topic "322 objets fang (musée de Genève)" présentent des maquettes de maisons, des jouets d'enfants... on croit rêver ?! on se dit qu'il y a un problème quelque part. avons-nous disparu pour ne + savoir reproduire ce génie aujourd'hui ? reconnaissons que nous avons été décimés culturellement. nous essayons péniblement de retrouver le chemin de qui nous sommes en réalité.

ceci dit, je comprends aussi modjang adzidzon. tout n'est pas totalement perdu. en fouillant, en cherchant on retrouvera des choses. mais s'il faudrait fouiller pour dénicher ce qui subsiste, c'est bien qu'il y a eu un cataclysme. nous avons subi une tragédie et le + grave c'est que nous n'en avons même + la mémoire. pauvres peuples d'Afrique..



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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Dim 3 Mai - 22:51

NGUEMA MBA EVIVI a écrit:
un texte qui va plaire à Minsili
http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/pleins_textes_6/colloques2/39916.pdf#search=%22fang%22

A Nguema j'ai lu ce texte et j'ai d'ailleurs reconnu l'auteur (YANA) amu me ga bo mane esié perso à partir d'un autre de ses textes sur les Beti. Mot té a yem foa société Beti mbeng study
Asu e texte o ve lien muna, tam me kare na : à part le fait de dire qu'en matière de conscience professionnelle de procréatrice bininga be ngalafis e Beti bene ngul, pas vraiment trop compris l'objectif du texte? scratch Sinon c'est très bien la moyenne d'enfants par femme-là, si elle pouvait même augmenter amu Afirikara ayi boane. Moi-même si je n'ai pas au moins mes quatre je n'arrête pas afro

_________________
Z'adzo ne nsut ngoan mininga one moan satan?Ye ma bisi bisi !!!MENE MOAN ZAMBA
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MessageSujet: Re: Livre numérique au sujet des Fang en téléchargement gratuit   Dim 3 Mai - 23:22

Texte intéressant , il m'a permis de mieux comprendre certaines choses chez nos frères de l'Ouest.belle étude comparative des nos deux peuples qui passent du temps au Kamlône ,à se marcher dessus.
A Minsili, tu vois aussi qu'on dit dedans que la femme Fang ne se laisse pas marcher sur les pieds,"elles se prennent la tête" Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy
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