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 Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne

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NYO



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Date d'inscription : 26/02/2009

MessageSujet: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Jeu 12 Nov - 21:20




PARENTE DE LA LANGUE FANG AVEC LA LANGUE EGYPTIENNE




A l'aide des traditions et de la langue, nous assignons donc aux races fang, comme origine assez probable: les plateaux des sources du Nil. Plus loin encore, à une époque très reculée, nous les rattacherions volontiers à ces peuples mi-guerriers, mi-pasteurs, contemporains des Hycsos, qui jadis, aux limites de la pré-histoire, peuplèrent l'Egypte.

Furent-ils des conquérants envahisseurs ou des vaincus refoulés, repoussés en Haute-Ethiopie, ou dans un pays de vallées et de marais, comme le disent, encore leurs légendes : il est presque impossible de le prouver.

Nous servant maintenant des savantes Etudes de Wicwa-Mitra sur les Chamites, nous mettrons simplement sous les yeux de nos lecteurs un court tableau comparatif entre un certain nombre de mots égyptiens ou sémito-cbamitiques et les mots fang similaires.

Mieux que tout autre, ce procédé permettra de juger si oui ou non, il y a parenté, pénétration, filiation directe, ou mots importés.

Il importe bien en tout cas de remarquer :
que les deux peuples sont séparés depuis des millénaires ;

que si les mots fang sont des mots actuels de la langue, les mots égyptiens remontent à la plus haute antiquité ;

que nous avions déjà donné en partie ces exemples et soutenu ces assertions voilà plus de trente ans, quand nul, à notre connaissance du moins, ne s'en préoccupait ou n'y avait même fait allusion.



Image1


Image2

Image3

Image4




Il serait facile d'augmenter encore cette liste, mais déjà, avec les dérivés - et Dieu sait si les Fang sont riches à ce sujet, - nous arrivons aisément à prés d'un millier de vocables semblables dans les deux langues.

Citons en effet, pour le fang, un seul exemple. Le verbe
Dzi, manger, donnera : Edzia, être mangé; Edziba, se manger: Edzi-
bana, se manger les uns les autres; Ndzi, un mangeur; Ndzia, la chose mangée; bidzi, les mets; Ndzèze, faire manger, et ainsi de suite.

Par ce seul exemple, on voit combien il serait facile de multiplier les vocables. Et encore, laissant de côté les dérivés plus éloignés, ou ayant obéi à des règles de transmutation certaines, mais plus difficiles à donner ici, - et nombre de verbes sont dans ce cas, - nous n'avons indiqué que les ressemblances faciles à saisir.

Il paraît bien impossible de les attribuer au hasard ! Sans, doute, certains mots, tels « ami », seront les mêmes en langues complètement différentes, mais ce qui est vrai d'un mot, ne saurait l’être d'un millier!

D'où il nous paraît impossible de ne pas conclure,- et tel est d'ailleurs le but de notre étude - à une parenté certaine, à une filiation probable, tout au moins à une compénétration évidente.

A ces preuves linguistiques, nous aurions pu en ajouter d'autres anthropologiques. Tel, parmi plusieurs, le retour fréquent, dit type erratique, du type rouge primitif. Plusieurs fois, en effet, il nous est arrivé, à nous comme à bien d'autres, de retrouver parmi les Fang, certains individus á peau d'un beau rouge brique clair, à cheveux-longs, retour évident à un type primitif très éloigné.

-Mais tout ce que nous venons de dire suffit largement, croyons-
nous, à établir les propositions suivantes
:

Au cours de leurs migrations successives, les Fang ont traversé
l'Afrique.

2o A une époque très éloignée, ils habitaient la Haute-Ethiopie,
peut-être les plateaux du Haut-Nil. Comparez encore en effet:
Soudan (Nsour-dang), le pays des noirs, d'El-Edrissi, le grand géographe
arabe, et nsour, noir, des fang.

3o Cette preuve de leur habitat ressort de leurs légendes et chants,
de leurs moeurs et habitudes, de la langue.

Au point de vue linguistique, les Fang sont bantous, mais les plus excentriques des bantous, le rameau du Nord.

Leur langue est étroitement apparentée à l'Egyptien antique
Elle en est peut-être une filiale. En tout cas, il y a eu compénétration
étroite, peut-être domination d'un peuple sur l'autre ; dans ce cas
des Egyptiens qui les auraient subjugués d'abord, expulsés ensuite.

Au point de vue anthropologique, le type rouge erratique confirme ces données.


SRC : Extrait de l’article « Au sujet de la langue des Fang et de ses lointaines origines », Henri Trilles, Revue Anthropologique, pp 120-125, avril-juin 1935

Version scanée:
http://www.calameo.com/books/0000616165238eff7a4c1?authid=drSt6ItA4Mm4


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Evindi Mot



Masculin Nombre de messages : 1682
Localisation : Atchi Ngos
Date d'inscription : 14/08/2007

MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Ven 13 Nov - 14:54

modjang, akiba abui. modjang NYO. déjà au niveau de la langue voici un petit lexique commun egyptien ancien - ekang que ton frère a modestement constitué :

LEXIQUE COMMUN KEMET-FANG

1/ Mots courants

Eg. Anc : « hkn », heken, hekan : acclamer, acclamation
F : ekang : la louange ; a kang, e kang : chanter les louanges, glorifier
Eg. Anc : « sndj », sandj : pagne
F : sanda : pagne
Eg. Anc : « h’i », haï : joie
F : mvaï : joie, plaisir
Eg. Anc : « km », kem, kam : tas de charbon, de bois brûlant
F : kam : résidu charbonneux au fond d’une marmite après la cuisson.
Eg. Anc : nnti : quidam ( ?)
F : nti : personne éminente
Eg. Anc : « ms », mès, mis, mos : l’enfant (dont la naissance est associée à la naissance du soleil)
F : mos : le jour
Eg. Anc : « w’ », wâ, woua : un
F : woua, wâ (mot woua) : un
Eg. Anc : « w’b », wâb, wouab, wuab : pur, purifier (le hiéroglyphe montre un récipient, de l’eau et une jambe)
F : a wobane, a wâbane ; e wobane, e wâbane : se laver
Eg. Anc : « dj’r » : l’univers (le hiéroglyphe représente un panier rempli à ras-bord)
F : djal : le village. A djale (verbe) : remplir à ras-bord
Eg. Anc : « wdj », oudj, oudje : ordonner, commander
F : edjoé : le pouvoir, le commandement. A djoé (verbe) : commander.
Eg. Anc : « ks », kes : os
F : eves : os
Eg. Anc : « mdw », « mdjw », medu, medju, medou, medjou : les paroles, les mots
F : medjo : les paroles
Eg. Anc : « rn », rèn, ran : le nom
F : ndan : sorte de nom de code
Eg. Anc : « km’ », kema, koma : créer, produire (en parlant du Créateur qui a crée les choses)
F : a kom, e kom (verbe) : créer, fabriquer (se dit aussi de l’action du Créateur).
Eg. Anc : kara ou karê : nom d’une dynastie régnante
F : kala : un tel (kala a djo na : un tel affirme que…)
Eg. Anc : ‘hnm mt », henem met, henam met : humanité solaire
F : mot binam : l’être humain, l’humanité.
Eg. Anc : ba : le bélier
F : ntomba : mouton
Eg. Anc : ba : retourner la terre
F : a ba’ (verbe) : abattre une plantation. ebak : houe, pelle
Eg. Anc : sin : terre argileuse
F : si : terre
Eg. Anc : « ccw », awu : ne pas dormir
F : awu : la mort
Eg. Anc : « 3bt », abot : famille
F : ndabot : famille
Eg. Anc : « 3hw », ahou : souffrance, chagrin
F : awou : mort
Eg. Anc : « yr », yir : supplanter, opprimer
F : a yir, a yit (verbe) : battre, corriger parfois avec un bâton
Eg. Anc : « 3ty », aty : qui n’a pas ; besoin, manque
F : etchi, eki : interdit
Eg. Anc : « akw », aku, akou : ruines
F : a ku (verbe), tomber. Au sens figurer, a ku (verbe) : tomber en ruines, faire banqueroute, décliner, revers de fortune
Eg. Anc : « i3t », yat : lieu où vivent les bienheureux (dans l’Au-delà)
F : si a yat : « la terre qui est de l’autre côté », l’Au-delà
Eg. Anc : « i’r », yer : monter
F : a ber, a bet ; e ber, e bet (verbe) : monter
Mais aussi
F : a yele, e yele (verbe) : s’envoler, voler dans les airs, s’élever dans les airs.
Eg. Anc : « « ihwn », ighon, « hwn », ghon : l’enfant
F : mone : l’enfant
Eg. Anc : « ‘jn », yen : œil
F : a yen, e yen (verbe) : voir
Eg. Anc : « ‘jn », yen : être beau
F : minyene : fanfaronnade. A bo minyene (verbe) : faire le beau, la belle
Eg. Anc : « ‘h’w », ehew, ahaw, ehou, ahou : pierre tombale, stèle
F : awou, ahou : mort
Eg. Anc : « « ‘hdm », eghim : éteindre le feu
F : a dim, e dim : éteindre (le feu, une lampe)
Eg. Anc : « ib3 », iba : danse
F : éba ! interjection poussée pendant la danse
Eg. Anc : it : père
F : yit : corriger l’enfant
Eg. Anc : « c3 », âa : grand
F : betâ/brâ, motâ/morâ : une grande chose, un grand objet.
Eg. Anc : : « cnh », ankh : miroir
F : ngobo : miroir
Eg. Anc : « wcr », wer : voler ( ?), mouche (?).

Traduction surprenante puisque le determinatif qui explique le mot est une paire de jambes en mouvement. On aurait donc dans ce cas « marcher » surtout que des mots de la même famille tels « wer » (fugitif), « weret » (fuite), « weret » (jambe) indiquent bien un mouvement terrestre et non aérien. Je propose donc pour Eg. Anc : « wcr », wer : marcher.
F : wulu : marcher

Eg. Anc : « wnm », ounam, ouanam, wanam : manger ; “wnmw”, wanamu, ouanamu : nourriture
F : nam owondo/nam owono (mets d’arachide), nam ngone (mets de pistache)
Eg. Anc : « wnn », wan ne, ouan ne : être, exister
F : ne : auxiliaire être : me ne (je suis, j’existe), o ne (tu existes, tu es).
Eg. Anc : « wgi », ougi : mâcher
F : di, a di, e di (verbe) : manger.
Eg. Anc : « w3j », way, waÿ : être loin, loin
F : oyap : loin
Eg. Anc : « wsm », oushem : couteau de boucher
F : otcheng/okeng : couteau
Eg. Anc : “wtw”, utu, outou : fils aîné
F : nto, ntol : aîné (de la famille)
Eg. Anc : « bn bn » ben ben : (comme) acte sexuel (le hiéroglyphe est complété par le déterminatif/le dessin explicatif d’un phallus) ; « bnn », benen : phallus
F : abin : phallus
Eg. Anc : « bh », beh : mettre au monde
F : a bia, a biè(gn), e bia, e biè(gn) : mettre au monde, accoucher
Eg. Anc : « bdn », bedjen : refuser de marcher
F : refuser
Eg. Anc : bin : mauvais, démoniaque
F : abé, abeign : mauvais, mal
Eg. Anc : « 3bw », abu, abou : limite, pause
F : ebu, ebul (?) : idée d’accomplissement, de terminus, de limite
Eg. Anc : « bnt », bent, bant : harpe
F (?) : bant : arc musical ( ?). Je sais que l’instrument existe au Gabon
Eg. Anc : « bbt », bebet : trou, cavité
F : ébé : trou
Eg. Anc : « mr », mer, mar : canal, trou d’eau
F : mal : pirogue
Eg. Anc : « mt », met, mat, mot : viril
F : mot : homme en pleine possession de sa virilité
Eg. Anc : « hn », hen : voir quelque chose, apercevoir
F : a yen, e yen : voir
Eg. Anc : « h’j », ghay, ghaÿ : éclat lumineux, beauté
F : a faÿ, a fay, a fae, a feign ; e faÿ, e fay, e fae, e feign : se dit du soleil qui rayonne
Eg. Anc : « h3b », hap : faucille ou crochu, courbé
F : akap : tranchant
Eg. Anc : « k3t », kat : travail
F : a kat, a kare, e kat, e kare : être fatigué après avoir fourni un effort physique important.
Eg. Anc : « stp », setep : choisir
F : a top, e top : choisir
Eg. Anc : « dr », djer, djar : feu
F : ndja’a : bois mort qui sert à allumer le feu
Eg. Anc : « tjt », tit : sein d’Isis, sang d’Isis
F : metchi, meki : le sang
Eg. Anc : « tjt », tit : fraction
F : a tchik, e tchik (verbe) : couper, diviser
Eg. Anc : « k33 », kaâ : colline ; « k3w », kaou : colline originelle de la creation du monde.
F : nko(l) :colline
Eg. Anc : « k3 », ka : l’autre
F : kala : untel
Eg. Anc : « k3 », ka : (conjonction) : si… puis… et
F : nge : si… ; nga : à moins que…
Eg. Anc : « khkht », khekhet : toux
F : ékoe : toux
Eg. Anc : « g3f », gaf : singe
F : ngi, ngii, ngil, ndji : gorille
Eg. Anc : « tbtb », tebteb : lever, hausser
F : a tebe, e tebe (verbe) : se lever
Eg. Anc : « k3 », ka : taureau
F : nyak : bœuf
Eg. Anc : « kf » syn. « fk » : kef, syn. fek : ôter, les habits
F : a va, e va (verbe) : enlever
Eg. Anc : « nht », nkhet : fort, victorieux ; champion, un homme fort
F : ngut, ngul : la force, la puissance
Eg. Anc : « h’rw », heru, herou : être furieux, en colère contre l’ennemi
F : olun, oloun : la colère
Eg. Anc : « km », kem : limite
F : a yem, e yem (verbe) : être coincé, être bloqué (parvenir à une limite qu’on ne peut franchir)
Eg. Anc : « dr », djar : finir
F : a djale, e djale ; remplir
Eg. Anc : « i33w », yaou, yaw ; désignation d’une personne
F : wo : toi
Eg. Anc : « i3w », yaw, yaou : prière louange
F : wo ngul mese : toi le Tout-Puissant (prière au Créateur)
Eg. Anc : « bsi », beshi : cracher
F : abes : froid, distant, dédaigneux ?
Eg. Anc : « bnty », benty : paire de seins
F : mebé, mebeign : les seins
Eg. Anc : « ntj », nti : être attaché, capturé
F : a tchi, e tchi : être attaché, ligoté
Eg. Anc : « nswt », nsut : pharaon, roi de la Haute-Egypte
F : nsut, nsur : homme noir foncé, homme très noir
Eg. Anc : « hm), hem : assurément, vraiment
F : hem-em, hem-hem (onomatopée) : oui, vraiment
Eg. Anc : « s3 », sa : canif
F : a sal, e sal : fendre en deux avec une lame, un objet coupant
Eg. Anc : « dw », dju : mal, mauvais
F : ndjuk : tracas, problème
Eg. Anc : « dd », djed : dire
F : a djo, e djo (verbe) : dire, parler
Eg. Anc : « dd », djed : stable ; pilier de Wasir (Osiris)
F : tetele : droit, debout
Eg. Anc : « sj », sy : qui, quoi ?
F : za, zè : qui ?
Eg. Anc : « iw », iwu : chien
F : mvu : chien
Eg. Anc : « itrt », iteret : origine, commencement, demeure céleste ou terresre des dieux
F : atarga, atate : origine, commencement
Eg. Anc : « wr », wer : grand. Le hiéroglyphe représente un oiseau
F : mver, mverkum : type d’oiseau (passereau)
Eg. Anc : « swt », sut : jonc, plante de la famille du coton
F : sut : coton
Eg. Anc : « 'f », ef : vipère à cornes
F : feign : vipère
Eg. Anc : « t'f », tef : crachat
F : meté, meteign : crachat

2/ Notions ontologiques et concepts divins :

Eg. Anc : « ‘nkh », ankh, onkh, inkh : la Vie
F : enying : la Vie
Eg. Anc : ka : partie immortelle de l’être, son double
F : kon : double non matériel d’une personne décédée.
Eg. Anc : « Imn », Imen, Iman, Amen, Amon : « caché », attribut du Créateur, « celui qui est caché ».
F : A mon (verbe) : cacher.
Eg. Anc : «Itn », Itan, Iten, Iton, Aton : Dieu Entité lumineuse (sa représentation figure un soleil rayonnant). l’égyptologie ne propose pas de traduction.
F : Aton : le point, petite chose ronde, la tache (l’idée de sphéricité est mise en avant).

NB : avec aton (fang) comme « point », « tache », « minuscule chose de forme sphérique » et Aton (Eg. Anc) comme « Soleil Divin » on retrouve Atchi-Ngôs, Aki-Ngôs, l’œuf ou la cellule de l’Univers qui est à l’Origine de tout. Atchi-Ngôs a répandu son énergie dans l’Espace Infini comme le Aton répand ses rayons (cf. dessin de Aton). Le hiéroglyphe pour sa part est accolé d’un déterminatif (sorte de signe qui reprécise la nature du mot, l’explique) qui est une chose ronde, comme une cellule, en fait un soleil : un cercle pointé en son centre.

Eg. Anc : « pth », Pa tah, Pi tah, P-tah : « celui qui est la Cause des choses », « le Permier Moteur », le Créateur. Vient du verbe « ta », créer, provoquer, être la cause de.
F : Tate, Tare : le Créateur (« le Père », celui qui est au commencement). Atate, atarge, atarga : le Commencement. a tate, a tare (verbe) : commencer, inaugurer.
Eg. Anc : "tm", Tem, Tam, I-tem, I-tam, A-tum. le Dieu Créateur solitaire qui engendre le premier couple d'éléments (Shu-chaleur/Tefnut-humidité) soit par sa semence, soit par sa salive, soit par sa parole.
F : Etam : seul, solitaire.
F : Ntum : le bâton d'autorité du chef, de l'ancien.
F : Ntutume (Ndudume) : arc-en-ciel, phénomène céleste, divin.




farao


Dernière édition par Evindi Mot le Dim 17 Juil - 18:20, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Ven 13 Nov - 15:47

Evindi Mot a écrit:
modjang, déjà au niveau de la langue voici un petit lexique commun egyptien ancien - ekang que ton frère a modestement constitué :

LEXIQUE COMMUN KEMET-FANG

1/ Mots courants

Eg. Anc : « hkn », heken, hekan : acclamer, acclamation
F : ekang : la louange ; a kang, e kang : chanter les louanges, glorifier
Eg. Anc : « sndj », sandj : pagne
F : sanda : pagne
Eg. Anc : « h’i », haï : joie
F : mvaï : joie, plaisir
Eg. Anc : « km », kem, kam : tas de charbon, de bois brûlant
F : kam : résidu charbonneux au fond d’une marmite après la cuisson.
Eg. Anc : nnti : quidam ( ?)
F : nti : personne éminente
Eg. Anc : « ms », mès, mis, mos : l’enfant (dont la naissance est associée à la naissance du soleil)
F : mos : le jour
Eg. Anc : « w’ », wâ, woua : un
F : woua, wâ (mot woua) : un
Eg. Anc : « w’b », wâb, wouab, wuab : pur, purifier (le hiéroglyphe montre un récipient, de l’eau et une jambe)
F : a wobane, a wâbane ; e wobane, e wâbane : se laver
Eg. Anc : « dj’r » : l’univers (le hiéroglyphe représente un panier rempli à ras-bord)
F : djal : le village. A djale (verbe) : remplir à ras-bord
Eg. Anc : « wdj », oudj, oudje : ordonner, commander
F : edjoé : le pouvoir, le commandement. A djoé (verbe) : commander.
Eg. Anc : « ks », kes : os
F : eves : os
Eg. Anc : « mdw », « mdjw », medu, medju, medou, medjou : les paroles, les mots
F : medjo : les paroles
Eg. Anc : « rn », rèn, ran : le nom
F : ndan : sorte de nom de code
Eg. Anc : « km’ », kema, koma : créer, produire (en parlant du Créateur qui a crée les choses)
F : a kom, e kom (verbe) : créer, fabriquer (se dit aussi de l’action du Créateur).
Eg. Anc : kara ou karê : nom d’une dynastie régnante
F : kala : un tel (kala a djo na : un tel affirme que…)
Eg. Anc : ‘hnm mt », henem met, henam met : humanité solaire
F : mot binam : l’être humain, l’humanité.
Eg. Anc : ba : le bélier
F : ntomba : mouton
Eg. Anc : ba : retourner la terre
F : a ba’ (verbe) : abattre une plantation. ebak : houe, pelle
Eg. Anc : sin : terre argileuse
F : si : terre
Eg. Anc : « ccw », awu : ne pas dormir
F : awu : la mort
Eg. Anc : « 3bt », abot : famille
F : ndabot : famille
Eg. Anc : « 3hw », ahou : souffrance, chagrin
F : awou : mort
Eg. Anc : « yr », yir : supplanter, opprimer
F : a yir, a yit (verbe) : battre, corriger parfois avec un bâton
Eg. Anc : « 3ty », aty : qui n’a pas ; besoin, manque
F : etchi, eki : interdit
Eg. Anc : « akw », aku, akou : ruines
F : a ku (verbe), tomber. Au sens figurer, a ku (verbe) : tomber en ruines, faire banqueroute, décliner, revers de fortune
Eg. Anc : « i3t », yat : lieu où vivent les bienheureux (dans l’Au-delà)
F : si a yat : « la terre qui est de l’autre côté », l’Au-delà
Eg. Anc : « i’r », yer : monter
F : a ber, a bet ; e ber, e bet (verbe) : monter
Mais aussi
F : a yele, e yele (verbe) : s’envoler, voler dans les airs, s’élever dans les airs.
Eg. Anc : « « ihwn », ighon, « hwn », ghon : l’enfant
F : mone : l’enfant
Eg. Anc : « ‘jn », yen : œil
F : a yen, e yen (verbe) : voir
Eg. Anc : « ‘jn », yen : être beau
F : minyene : fanfaronnade. A bo minyene (verbe) : faire le beau, la belle
Eg. Anc : « ‘h’w », ehew, ahaw, ehou, ahou : pierre tombale, stèle
F : awou, ahou : mort
Eg. Anc : « « ‘hdm », eghim : éteindre le feu
F : a dim, e dim : éteindre (le feu, une lampe)
Eg. Anc : « ib3 », iba : danse
F : éba ! interjection poussée pendant la danse
Eg. Anc : it : père
F : yit : corriger l’enfant
Eg. Anc : « c3 », âa : grand
F : betâ/brâ, motâ/morâ : une grande chose, un grand objet.
Eg. Anc : : « cnh », ankh : miroir
F : ngobo : miroir
Eg. Anc : « wcr », wer : voler ( ?), mouche (?).

Traduction surprenante puisque le determinatif qui explique le mot est une paire de jambes en mouvement. On aurait donc dans ce cas « marcher » surtout que des mots de la même famille tels « wer » (fugitif), « weret » (fuite), « weret » (jambe) indiquent bien un mouvement terrestre et non aérien. Je propose donc pour Eg. Anc : « wcr », wer : marcher.
F : wulu : marcher

Eg. Anc : « wnm », ounam, ouanam, wanam : manger ; “wnmw”, wanamu, ouanamu : nourriture
F : nam owondo/nam owono (mets d’arachide), nam ngone (mets de pistache)
Eg. Anc : « wnn », wan ne, ouan ne : être, exister
F : ne : auxiliaire être : me ne (je suis, j’existe), o ne (tu existes, tu es).
Eg. Anc : « wgi », ougi : mâcher
F : di, a di, e di (verbe) : manger.
Eg. Anc : « w3j », way, waÿ : être loin, loin
F : oyap : loin
Eg. Anc : « wsm », oushem : couteau de boucher
F : otcheng/okeng : couteau
Eg. Anc : “wtw”, utu, outou : fils aîné
F : nto, ntol : aîné (de la famille)
Eg. Anc : « bn bn » ben ben : (comme) acte sexuel (le hiéroglyphe est complété par le déterminatif/le dessin explicatif d’un phallus) ; « bnn », benen : phallus
F : abin : phallus
Eg. Anc : « bh », beh : mettre au monde
F : a bia, a biè(gn), e bia, e biè(gn) : mettre au monde, accoucher
Eg. Anc : « bdn », bedjen : refuser de marcher
F : refuser
Eg. Anc : bin : mauvais, démoniaque
F : abé, abeign : mauvais, mal
Eg. Anc : « 3bw », abu, abou : limite, pause
F : ebu, ebul (?) : idée d’accomplissement, de terminus, de limite
Eg. Anc : « bnt », bent, bant : harpe
F (?) : bant : arc musical ( ?). Je sais que l’instrument existe au Gabon
Eg. Anc : « bbt », bebet : trou, cavité
F : ébé : trou
Eg. Anc : « mr », mer, mar : canal, trou d’eau
F : mal : pirogue
Eg. Anc : « mt », met, mat, mot : viril
F : mot : homme en pleine possession de sa virilité
Eg. Anc : « hn », hen : voir quelque chose, apercevoir
F : a yen, e yen : voir
Eg. Anc : « h’j », ghay, ghaÿ : éclat lumineux, beauté
F : a faÿ, a fay, a fae, a feign ; e faÿ, e fay, e fae, e feign : se dit du soleil qui rayonne
Eg. Anc : « h3b », hap : faucille ou crochu, courbé
F : akap : tranchant
Eg. Anc : « k3t », kat : travail
F : a kat, a kare, e kat, e kare : être fatigué après avoir fourni un effort physique important.
Eg. Anc : « stp », setep : choisir
F : a top, e top : choisir
Eg. Anc : « dr », djer, djar : feu
F : ndja’a : bois mort qui sert à allumer le feu
Eg. Anc : « tjt », tit : sein d’Isis, sang d’Isis
F : metchi, meki : le sang
Eg. Anc : « tjt », tit : fraction
F : a tchik, e tchik (verbe) : couper, diviser
Eg. Anc : « k33 », kaâ : colline ; « k3w », kaou : colline originelle de la creation du monde.
F : nko(l) :colline
Eg. Anc : « k3 », ka : l’autre
F : kala : untel
Eg. Anc : « k3 », ka : (conjonction) : si… puis… et
F : nge : si… ; nga : à moins que…
Eg. Anc : « khkht », khekhet : toux
F : ékoe : toux
Eg. Anc : « g3f », gaf : singe
F : ngi, ngii, ngil, ndji : gorille
Eg. Anc : « tbtb », tebteb : lever, hausser
F : a tebe, e tebe (verbe) : se lever
Eg. Anc : « k3 », ka : taureau
F : nyak : bœuf
Eg. Anc : « kf » syn. « fk » : kef, syn. fek : ôter, les habits
F : a va, e va (verbe) : enlever
Eg. Anc : « nht », nkhet : fort, victorieux ; champion, un homme fort
F : ngut, ngul : la force, la puissance
Eg. Anc : « h’rw », heru, herou : être furieux, en colère contre l’ennemi
F : olun, oloun : la colère
Eg. Anc : « km », kem : limite
F : a yem, e yem (verbe) : être coincé, être bloqué (parvenir à une limite qu’on ne peut franchir)
Eg. Anc : « dr », djar : finir
F : a djale, e djale ; remplir
Eg. Anc : « i33w », yaou, yaw ; désignation d’une personne
F : wo : toi
Eg. Anc : « i3w », yaw, yaou : prière louange
F : wo ngul mese : toi le Tout-Puissant (prière au Créateur)
Eg. Anc : « bsi », beshi : cracher
F : abes : froid, distant, dédaigneux ?
Eg. Anc : « bnty », benty : paire de seins
F : mebé, mebeign : les seins
Eg. Anc : « ntj », nti : être attaché, capturé
F : a tchi, e tchi : être attaché, ligoté
Eg. Anc : « nswt », nsut : pharaon, roi de la Haute-Egypte
F : nsut, nsur : homme noir foncé, homme très noir
Eg. Anc : « hm), hem : assurément, vraiment
F : hem-em, hem-hem (onomatopée) : oui, vraiment
Eg. Anc : « s3 », sa : canif
F : a sal, e sal : fendre en deux avec une lame, un objet coupant
Eg. Anc : « dw », dju : mal, mauvais
F : ndjuk : tracas, problème
Eg. Anc : « dd », djed : dire
F : a djo, e djo (verbe) : dire, parler
Eg. Anc : « dd », djed : stable ; pilier de Wasir (Osiris)
F : tetele : droit, debout
Eg. Anc : « sj », sy : qui, quoi ?
F : za, zè : qui ?
Eg. Anc : « iw », iwu : chien
F : mvu : chien
Eg. Anc : « itrt », iteret : origine, commencement, demeure céleste ou terresre des dieux
F : atarga, atate : origine, commencement
Eg. Anc : « wr », wer : grand. Le hiéroglyphe représente un oiseau
F : mver, mverkum : type d’oiseau (passereau)
Eg. Anc : « swt », sut : jonc, plante de la famille du coton
F : sut : coton
Eg. Anc : « 'f », ef : vipère à cornes
F : feign : vipère
Eg. Anc : « t'f », tef : crachat
F : meté, meteign : crachat

2/ Notions ontologiques et concepts divins :

Eg. Anc : « ‘nkh », ankh, onkh, inkh : la Vie
F : enying : la Vie
Eg. Anc : ka : partie immortelle de l’être, son double
F : kon : double non matériel d’une personne décédée.
Eg. Anc : « Imn », Imen, Iman, Amen, Amon : « caché », attribut du Créateur, « celui qui est caché ».
F : A mon (verbe) : cacher.
Eg. Anc : «Itn », Itan, Iten, Iton, Aton : Dieu Entité lumineuse (sa représentation figure un soleil rayonnant). l’égyptologie ne propose pas de traduction.
F : Aton : le point, petite chose ronde, la tache (l’idée de sphéricité est mise en avant).

NB : avec aton (fang) comme « point », « tache », « minuscule chose de forme sphérique » et Aton (Eg. Anc) comme « Soleil Divin » on retrouve Atchi-Ngôs, Aki-Ngôs, l’œuf ou la cellule de l’Univers qui est à l’Origine de tout. Atchi-Ngôs a répandu son énergie dans l’Espace Infini comme le Aton répand ses rayons (cf. dessin de Aton). Le hiéroglyphe pour sa part est accolé d’un déterminatif (sorte de signe qui reprécise la nature du mot, l’explique) qui est une chose ronde, comme une cellule, en fait un soleil : un cercle pointé en son centre.

Eg. Anc : « pth », Pa tah, Pi tah, P-tah : « celui qui est la Cause des choses », « le Permier Moteur », le Créateur. Vient du verbe « ta », créer, provoquer, être la cause de.
F : Tate, Tare : le Créateur (« le Père », celui qui est au commencement). Atate, atarge, atarga : le Commencement. a tate, a tare (verbe) : commencer, inaugurer.
Eg. Anc : "tm", Tem, Tam, I-tem, I-tam, A-tum. le Dieu Créateur solitaire qui engendre le premier couple d'éléments (Shu-chaleur/Tefnut-humidité) soit par sa semence, soit par sa salive, soit par sa parole.
F : Etam : seul, solitaire.
F : Ntum : le bâton d'autorité du chef, de l'ancien.
F : Ntutume (Ndudume) : arc-en-ciel, phénomène céleste, divin.

farao
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Hé ben!!!! Respect... mon frère!!!

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adzidzon
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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Ven 13 Nov - 20:30

NYO a écrit:
Hé ben!!!! Respect... mon frère!!!
Respect à toi aussi a Nyo pour les documents mis plus haut!!!
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Ven 13 Nov - 20:40

adzidzon a écrit:
NYO a écrit:
Hé ben!!!! Respect... mon frère!!!
Respect à toi aussi a Nyo pour les documents mis plus haut!!!

adzidzon a bele

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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Ven 13 Nov - 23:04

en matière de statuaire également, nous pouvons je pense établir un lexique commun Kemet-Fang.

STATUAIRE COMMUNE KEMET (AKH-NA-ATON)-EKANG :


Akh-na-aton (style allongé des traits. regardez la coiffe et l'uraeus royal sur son front)




masque fang représentant un visage (style allongé des traits. coiffe et uraeus royal stylisés en noir)




Akh-na-aton




masque fang (coiffe pharaonique et serpent royal stylisés)




Akh-na-aton




masque fang




Akh-na-aton







masque fang




masque fang




à la chute de l'empire pharaonique la vieille capitale Akhet-Aton (l'horizon d'Aton) du pharaon Akh-na-ton fut rebaptisée "Tell-el-Amarna" par les arabes qui envahirent le pays. mais la capitale avait déjà été désertée en catastrophe par ses habitants qui en avaient été expulsés du temps de la splendeur de l'Egypte ancienne. il y eut donc un exode d'Akhet-aton. l'art particulier et révolutionnaire développé dans la capitale du roi Akh-na-aton fut baptisé "amarnien" par les égyptologues européens.

cet art est de type surréaliste, contrairement aux canons de l'art traditionnel pharaonique qui est réaliste. en cela l'art "amarnien", l'art akhenatonien est une rupture par rapport à la tradition.

sur les images comparées plus haut, nous constatons la présence d'exactement les mêmes canons qui caractérisent "l'art amarnien" (aspect longiligne, traits allongés, exagérés et affinés... regardez le menton, le visage, les yeux) sur les représentations d'Akh-na-aton et les masques faciaux fang ?! ceci ne saurait être une coincidence. de plus, les symboles royaux du roi Akh-na-aton sont présents sur les masques faciaux fang : le serpent royal (uraeus) et la coiffe royale de pharaon sont stylisés sur les masques faciaux fang (noeuds du serpent royal sur le front <=> lignes courbes sur le front : coiffure royale <=> dessin d'une coiffure ou d'une couronne).

nous pouvons dès lors raisonnablement tenter les conclusions suivantes :

1/ si les masques faciaux fang correspondent aux canons de l'art amarnien de l'Egypte ancienne, nous pouvons raisonnablement penser que les fang ont conservé une tradition artistique qui date de l'époque d'Akh-na-aton. nous pouvons parvenir à cette conclusion parce que ces canons artistiques n'existaient qu'à l'époque du roi Akh-na-aton et n'étaient appliqués que dans sa capitale. la relation à la capitale du roi Akh-na-aton en est rendue plus facile et s'impose d'elle-même.

2/ si les masques faciaux fang correspondent dans la forme et le symbolisme royal aux représentations faciales du pharaon Akh-na-aton, alors nous pouvons raisonnablement penser que ces masques représentent le roi Akh-na-aton lui-même. les analogies sont suffisamment parlantes et convaincantes pour établir une quasi identité malgré les millénaires qui séparent Akh-na-aton des masques faciaux fang.

3/ si les masques faciaux fang représentent en réalité le même personnage historique identifié au pharaon Akh-na-aton, alors nous pouvons raisonnablement penser que nous sommes en présence d'un seul masque facial fang en réalité, et non de plusieurs masques différents. ce masque facial fang semble bien être le visage royal d'Akh-na-aton.

4/ si le masque facial fang représente bien Akh-na-aton, nous pouvons raisonnablement penser que le peuple qui sculpte ces masques aujourd'hui avait un lien avec lui. le masque fang d'Akh-na-aton perpétue la mémoire de son roi. l'insistance avec laquelle ce roi est représenté donne l'indication qu'il s'agissait d'un roi vénéré, adoré, que le peuple n'a jamais oublié malgré l'exode, malgré les migrations, malgré les délocalisations, les fuites, les exils répétés.

5/ si le masque facial fang d'Akh-na-aton continue d'être sculpté par les artistes fang, nous pouvons raisonnablement penser que cette tradition n'est pas née aujourd'hui, mais qu'elle est au contraire à situer à l'époque même d'Akh-na-aton. le masque facial fang d'Akh-na-aton indique aussi que le peuple fang sculptait déjà les représentations royales dans la cité solaire d'Akh-na-aton.

6/ si le masque facial fang est le visage royal d'Akh-na-aton, cela voudrait dire que si vous possédez un ou +sieurs exemplaires de ce masque chez vous, eh bien vous possédez l'image royale même de pharaon. dans votre salon trônait depuis toujours et à votre insu peut-être, une authentique sculpture royale d'Akh-na-aton confectionnée par les artistes mêmes de pharaon qui perpétuent la tradition de l'art et le souvenir du roi.

7/ le masque facial d'Akh-na-aton que cache ou révèle le masque facial fang est le masque emblématique du forum de monefang.com (sur les côtés) qui vous regarde à chaque visite sur le forum

abim ma yen e le.
akiba.



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Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA



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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Sam 14 Nov - 5:42

des masques que tu nous a présenté seul le dernier semble fang. les autres sont si fantaisistes que j'ai de gros doutes sur leur origine Ekang.
Pour ce qui est de la langue, je connais bien le lexique d'Evindi mot. je me suis cassé la tête dessus à essayer d'établir des correspondances phonétiques qui sous tendraient une parenté linguistique mais en vain. Je pense qu'il me manque un petit boulon, une étape linguistique intermédiaire, ou encore, ce sont peut-être les cadres théoriques que j'utilise qui ne sont pas appropriés pour comparer des langues aussi lointaines.
Je vous donne la méthode vous pourrez vous amuser.
Une langue A donne naissance à une langue B à condition que tout son X (je dis bien son et non lettre, on est donc là dans le domaine de la phonétique) de la langue A correspond systématiquement à un son Y de la langue B.
exemple: [p] dans une langues A (la langue d'origine, Input language) donnera systématiquement [b] dans la langue fille (OUTPUT Language).
à partir de là on établi un pourcentage de ressemblance phonétique. En deçà d'un certain seuil, il n'y a pas de parenté linguistique.
J'avoue que c'est assez sommaire comme explication et qu'il y a plusieurs autres paramètres qui entrent en ligne de compte, mais c'est la base.
On a là un très beau corpus, amusons nous à la reconstruction et à la linguistique comparée. Ne nous basons pas sur de simples ressemblance a priori, sinon je comparerais très facilement le grec ancien au bakoya (langue pygmée) et démontrerai qu'il y a une forte ressemblance entre les deux.
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Sam 14 Nov - 11:11

Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:
des masques que tu nous a présenté seul le dernier semble fang. les autres sont si fantaisistes que j'ai de gros doutes sur leur origine Ekang.

nane a yange djé ? kele bo bercherches... "masques fang", lol.

farao
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Sam 14 Nov - 12:10

Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:

Je vous donne la méthode vous pourrez vous amuser.
Une langue A donne naissance à une langue B à condition que tout son X (je dis bien son et non lettre, on est donc là dans le domaine de la phonétique) de la langue A correspond systématiquement à un son Y de la langue B.
exemple: [p] dans une langues A (la langue d'origine, Input language) donnera systématiquement dans la langue fille (OUTPUT Language).
à partir de là on établi un pourcentage de ressemblance phonétique. En deçà d'un certain seuil, il n'y a pas de parenté linguistique.

On a là un très beau corpus, amusons nous à la reconstruction et à la linguistique comparée. Ne nous basons pas sur de simples ressemblance a priori, sinon je comparerais très facilement le grec ancien au bakoya (langue pygmée) et démontrerai qu'il y a une forte ressemblance entre les deux.


1/ modjang, tu n'as pas besoin de préciser "son" et non "lettre" puisque d'emblée l'écriture hiéroglyphe possède ses caractères propres qui sont les "medjw netjer" (paroles divines), autrement dit les hiéroglyphes. a priori donc les lettres ne seront jamais pareilles. ce que le lexique egyptien ancien proposé présente est une retranscription du hiéroglyphique en caractères romains. cela va de soi.

2/ [b]personnellement j'ai trouvé des ressemblances à un double niveau : phonétique et sémantique
. des mots qui se prononcent plus ou moins de la même façon (phonétique) et qui ont le même sens ou presque (sémantique) interpellent sur une parenté linguistique kemet-fang :

ahou (chagrin, souffrance) / awou (mort)
haï (joie) / mvaï, mvae (joie, bonheur)
medjou (paroles) / medjo (paroles)
bin (mauvais) / abé (mal)
amon (caché) / a mon (cacher)
ba (bélier) / ntomba (mouton)
woaub (purifier) / a wobane (se laver)
djar (univers) / djal (village)
kema, koma (créer - en parlant du Créateur) / a kom (créer)
sin (terre argileuse) / si (terre), etc.


même en appliquant la méthode que les linguistes donnent je suis un peu surpris que tu n'établisses pas des correspondances ?! c'est assez curieux...

P.S : nane, c'est un peu fantaisite d'avancer que tu connais "très bien" ce lexique puisqu'il y a eu des ajouts entre-temps. l'éternel péché de la suffisance des Yendzok, lol. tu n'y es pour rien du reste, c'est ton bagage génétique, loool.

3/ la prudence est un réflexe scientifique tout à fait justifié qui réduit la marge d'erreur et cette prudence m'a amené à ne pas inclure une foule d'autres mots.
je te reproche simplement de parler un peu comme ces linguistes européens, parce que je ne suis pas sûr qu'en évoquant le grec et la langue bakoya (bibayak, bekué) tu es au fait de la présence de vocabulaire africain (pharaonique) dans la langue grèque ?! des études linguistiques ont démontré l'influence de la langue de la Vallée du Nil sur le grec. un pourcentage avait même été proposé de ces "emprunts", mais ne m'en veut pas trop si les détails m'échappent. tu pourras retrouver ces informations. la langue et la culture hellènes (mythologie) portent des influences africaines.

4/ ensuite je ne sais pas si tu es au fait que des Africains, Noirs sont les premiers... Grecs ?! en cherchant tu trouveras aussi. ceci pour dire qu'il n'y aurait scientifiquement rien d'incongru à trouver un lexique commun grec-bakoya, l'Afrique étant le trait d'union.

5/ à titre personnel modjang, mon voeux en tant que frère est que sur la base d'une démarche scientifique solide tu puisses aussi apporter la contradiction à tes "maîtres" vénérés (je sais que tu les vénères, tu ne jures que par eux, ce qui soit dit en passant n'est pas une attitude très scientifique et certainement pas ekang du tout). tu devras trouver des méthodes plus probantes que celles qui sont proposées, plus efficaces, même si l'idée peut te sembler scandaleuse

ne t'arrête pas à ce qu'on te donne, cherche toujours. Cheikh Anta Diop a creusé et il a trouvé des choses. il ne s'est pas contenté d'écouter ses professeurs. sur une assise scientifique il a proposé des voies qu'il a trouvées.

bon courage. nous attendons beaucoup de toi l'ekangissimo des ekangissimes



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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Lun 16 Nov - 23:43

Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA mbolo,


Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:
des masques que tu nous a présenté seul le dernier semble fang. les autres sont si fantaisistes que j'ai de gros doutes sur leur origine Ekang.
A mon humble avis tous ces masques son de style Fang, certes de facture récente, mais fang. Je veux bien que tu nous donnes un peu plus de détails sur ce qui alimente ton doute.

Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:

Pour ce qui est de la langue, je connais bien le lexique d'Evindi mot. je me suis cassé la tête dessus à essayer d'établir des correspondances phonétiques qui sous tendraient une parenté linguistique mais en vain.

Sans être linguiste je suppose que pour faire cette comparaison, il faut une bonne maîtrise des deux langues en l’occurrence le fang et l’égyptien ancien. Le Père Trilles avait cette connaissance, je suis heureux d’apprendre que tu l’as aussi.

Je conçois parfaitement qu’une personne puisse se tromper et le Père Trilles s’est peut-être trompé sur l’origine lointaine de la langue des Fang, il a défendu son idée pendant plus de 30 ans. Mais nous avons la chance d’avoir sous nos yeux son étude, peux – tu nous donner une critique scientifique démontrant les erreurs du Père Trilles ?

Ainsi, nous, simples profanes en la matière, n’aurons pas de difficultés à voir les erreurs d’Evindi Mot. Et je cesserai de confondre, à la suite du Père Trilles, la simple ressemblance et la parenté.


Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:

…. pour comparer des langues aussi lointaines.
Je vous donne la méthode vous pourrez vous amuser.
Une langue A donne naissance à une langue B à condition que tout son X (je dis bien son et non lettre, on est donc là dans le domaine de la phonétique) de la langue A correspond systématiquement à un son Y de la langue B.
exemple: [p] dans une langues A (la langue d'origine, Input language) donnera systématiquement [b] dans la langue fille (OUTPUT Language).
à partir de là on établi un pourcentage de ressemblance phonétique. En deçà d'un certain seuil, il n'y a pas de parenté linguistique.
J'avoue que c'est assez sommaire comme explication et qu'il y a plusieurs autres paramètres qui entrent en ligne de compte, mais c'est la base.

A ce que je vois cette base ne considère que la filiation.

Dans son étude le Père Trilles dit ceci :

Trilles a écrit:

Nous servant maintenant des savantes Etudes de Wicwa-Mitra sur les Chamites, nous mettrons simplement sous les yeux de nos lecteurs un court tableau comparatif entre un certain nombre de mots égyptiens ou sémito-cbamitiques et les mots fang similaires.

Mieux que tout autre, ce procédé permettra de juger si oui ou non, il y a parenté, pénétration, filiation directe, ou mots importés.

Puis il conclu en disant ceci :

Trilles a écrit:

5° Leur langue est étroitement apparentée à l'Egyptien antique
Elle en est peut-être une filiale. En tout cas, il y a eu compénétration
étroite, peut-être domination d'un peuple sur l'autre ; dans ce cas
des Egyptiens qui les auraient subjugués d'abord, expulsés ensuite.


En lisant cela, je n’ai pas le sentiment que le Père Trilles se limite à la filiation pour parler de la parenté entre l’Egyptien Ancien et la langue Fang. J’ai plutôt l’impression qu’il semble dire que les deux langues sont parentes, sans aucun doute, et c’est peut être par filiation.

Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:

Ne nous basons pas sur de simples ressemblance a priori, sinon je comparerais très facilement le grec ancien au bakoya (langue pygmée) et démontrerai qu'il y a une forte ressemblance entre les deux.

Si tu es dans la mesure de la faire, cette démonstration m’intéresse aussi.

Akiba

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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Mar 17 Nov - 13:47

NYO a écrit:
Je conçois parfaitement qu’une personne puisse se tromper et le Père Trilles s’est peut-être trompé sur l’origine lointaine de la langue des Fang, il a défendu son idée pendant plus de 30 ans. Mais nous avons la chance d’avoir sous nos yeux son étude, peux – tu nous donner une critique scientifique démontrant les erreurs du Père Trilles ?
A Nyamoro Ollomo Ella Nguema, nous sommes tous suspendus à ton argumentaire. Bya bê wa!
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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Mar 17 Nov - 18:33

@EVINDI MOT : A Farao, dug'ne bindi (tsog) edzam me ga dzo wa (ça commence par Essai... Wink pcq là, moi je suis Langage, forme accessible, maintenant qu'on soit d'accord avec le truc ou pas, adzo da dang ki eteré, ce qui est sûr ça ouvre des pistes de réflexion, bref le message passe

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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Mar 17 Nov - 18:41

@OLLOMO ELLA : ka'a !!! Akoma Mba ne m'avait pas habitué à donner un evès aux femmes d'Engong alors qu'on attend dzom nson tsit ou alors wayi ne wa bad kè'è e adzo Be Fang ba dzi bot ga? (remember the time )
Bia yanga wa asu miyalne et arguments. Veda a man nlo wama, eyong ma lang
Citation :
ahou (chagrin, souffrance) / awou (mort)
haï (joie) / mvaï, mvae (joie, bonheur)
medjou (paroles) / medjo (paroles)
.....
akah, semiotique ou semantique ou méthodologie ye ma bisi bisi, ça se ressemble. lol!

_________________
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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Mar 17 Nov - 19:01

Evindi Mot a écrit:

STATUAIRE COMMUNE KEMET (AKH-NA-ATON)-EKANG :

Akh-na-aton (style allongé des traits. regardez la coiffe et l'uraeus royal sur son front)



farao

En regardant ces images j'avais comme une impression de déjà-vu sans pouvoir mettre un nom dessus et là, te mia woé, j'ai trouvé geek Il me rappelle vaguement moan Obama mane Luo ya Kenya. Je le dis sans chercher à entirer des conclusions lol!

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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Mar 17 Nov - 20:02

Evindi Mot a écrit:
[b]personnellement j'ai trouvé des ressemblances à un double niveau : phonétique et sémantique. des mots qui se prononcent plus ou moins de la même façon (phonétique) et qui ont le même sens ou presque (sémantique) interpellent sur une parenté linguistique kemet-fang :

ahou (chagrin, souffrance) / awou (mort)
haï (joie) / mvaï, mvae (joie, bonheur)
medjou (paroles) / medjo (paroles)
bin (mauvais) / abé (mal)
amon (caché) / a mon (cacher)
ba (bélier) / ntomba (mouton)
woaub (purifier) / a wobane (se laver)
djar (univers) / djal (village)
kema, koma (créer - en parlant du Créateur) / a kom (créer)
sin (terre argileuse) / si (terre), etc.

il y a un grande différence entre ressemblance lexicale et parenté linguistique, je suis désolé. Il est question ici de parenté linguistique et je le dis encore il y a des critères à respecter.
Vas lire l'ouvrage de RUHLEN sur les origine du langage, tu comprendras que l'on retrouve toujours des ressemblance entre les langue. Il propose même l'existence d'un PROTO SAPIENS, langue de laquelle seraient issues toutes les langues du monde. Il établit un lexique comme d'une cinquantaine de mots ''phonétiquement et structurellement identiques''.
Comme pour vous dire que les langues du monde se ressemblent toutes si on observe attentivement. Mais toutes les langues du monde n'ont pas systématiquement une parenté c'est à dire qu'elles n'appartiennent pas à la même famille.
Les notions de parentés et de famille de langue sont consubstantielles. Et pour établir une famille de langue et ipso facto une parenté linguistique il faut aller au delà de la ressemblance lexicale a priori.
des mots qui ne se ressemblent pas à priori peuvent très bien permettre d'établir une parenté linguistique.
ce n'est pas une découverte en soi d'observer la ressemblance lexicale, la véritable travail réside dans l'établissement d'une parenté linguistique scientifiquement soutenable, et de ce point de vue la phonétique est un niveau d'analyse incontournable. C'est le noyau de la langue. Si les sons se ressemblent 'systèmatiquement '' et s'il ont un comportement régulier, alors on peut parler de parenté.
La régularité des changement phonétique est très importante, sinon la condition fondamentale dans l'établissement d'une parenté linguistique. La langue est l'invention la plus logique de l'homme et elle n'autorise aucun désordre surtout sur le plan phonétique.
Les grammaires traditionnelles parlaient d'exeption lorsqu'elle ne parvenaient pas à expliquer certains phénomènes qui trouvent aujourd'hui une explication rationnelle.
une processus de changement linguistique non régulier ne peut permettre d'établir une parenté linguistique.
Les écris de TRILLE (et nous savons tous qui il était, qu'il pimentait bien ses texte et déformais bien ses images) se base sur ce type d'observation a priori.
Evindi Mot a écrit:
même en appliquant la méthode que les linguistes donnent je suis un peu surpris que tu n'établisses pas des correspondances ?! c'est assez curieux...

il n'y a rien de curieux puisque la méthode est utilisée pour l'établissement des familles de langue et de parenté linguistique et non de ressemblance laxicale. qui je le répète n'est pas synonyme de parenté linguistique, mais qui est du fait de l'hypothétique origine commune des langues du monde.


Evindi Mot a écrit:
à titre personnel [b]modjang, mon voeux en tant que frère est que sur la base d'une démarche scientifique solide tu puisses aussi apporter la contradiction à tes "maîtres" vénérés (je sais que tu les vénères, tu ne jures que par eux, ce qui soit dit en passant n'est pas une attitude très scientifique et certainement pas ekang du tout). tu devras trouver des méthodes plus probantes que celles qui sont proposées, plus efficaces, même si l'idée peut te sembler scandaleuse
Cheikh Anta Diop a creusé et il a trouvé des choses. il ne s'est pas contenté d'écouter ses professeurs. sur une assise scientifique il a proposé des voies qu'il a trouvées.

resté renfermé dans ce que l'on a appris su le banc de l'école n'est pas une attidude très scientifique. Je suis chercheur, j'élabore mes propres pistes de recherche. Ta critique m'étonne puisque tu sais bien quel est mon point de vue sur le regard occidental sur nos langue. Je t'avais pourtant dit que je suis en train d'élaborer mes propres outils d'analyse sur nos langue. Je t'ai par exemple parlé d'une analyse du système tonal des langues basé non pas sur les modèles théorique existants mais sur la communication tambouriné qu'on utilise dans nos villages. C'est quasi insultant de dire que je suis ''bêtement" mes vénérés maîtres.
le premier acte dans une démarche scientifique c'est la rupture (c'est BACHELARD, QUIVY et VAN CAMPENHOUDT qui le disent), et je le sais.[b]
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Mer 18 Nov - 4:26

Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:
Evindi Mot a écrit:
[b]personnellement j'ai trouvé des ressemblances à un double niveau : phonétique et sémantique. des mots qui se prononcent plus ou moins de la même façon (phonétique) et qui ont le même sens ou presque (sémantique) interpellent sur une parenté linguistique kemet-fang :

ahou (chagrin, souffrance) / awou (mort)
haï (joie) / mvaï, mvae (joie, bonheur)
medjou (paroles) / medjo (paroles)
bin (mauvais) / abé (mal)
amon (caché) / a mon (cacher)
ba (bélier) / ntomba (mouton)
wouab (purifier) / a wobane (se laver)
djar (univers) / djal (village)
kema, koma (créer - en parlant du Créateur) / a kom (créer)
sin (terre argileuse) / si (terre), etc.

il y a un grande différence entre ressemblance lexicale et parenté linguistique, je suis désolé. Il est question ici de parenté linguistique et je le dis encore il y a des critères à respecter.
Vas lire l'ouvrage de RUHLEN sur les origine du langage, tu comprendras que l'on retrouve toujours des ressemblance entre les langue. Il propose même l'existence d'un PROTO SAPIENS, langue de laquelle seraient issues toutes les langues du monde. Il établit un lexique comme d'une cinquantaine de mots ''phonétiquement et structurellement identiques''.
Comme pour vous dire que les langues du monde se ressemblent toutes si on observe attentivement. Mais toutes les langues du monde n'ont pas systématiquement une parenté c'est à dire qu'elles n'appartiennent pas à la même famille.
Les notions de parentés et de famille de langue sont consubstantielles. Et pour établir une famille de langue et ipso facto une parenté linguistique il faut aller au delà de la ressemblance lexicale a priori.
des mots qui ne se ressemblent pas à priori peuvent très bien permettre d'établir une parenté linguistique.
ce n'est pas une découverte en soi d'observer la ressemblance lexicale, la véritable travail réside dans l'établissement d'une parenté linguistique scientifiquement soutenable, et de ce point de vue la phonétique est un niveau d'analyse incontournable. C'est le noyau de la langue. Si les sons se ressemblent 'systèmatiquement '' et s'il ont un comportement régulier, alors on peut parler de parenté.
La régularité des changement phonétique est très importante, sinon la condition fondamentale dans l'établissement d'une parenté linguistique. La langue est l'invention la plus logique de l'homme et elle n'autorise aucun désordre surtout sur le plan phonétique.
Les grammaires traditionnelles parlaient d'exeption lorsqu'elle ne parvenaient pas à expliquer certains phénomènes qui trouvent aujourd'hui une explication rationnelle.
une processus de changement linguistique non régulier ne peut permettre d'établir une parenté linguistique.
Les écris de TRILLE (et nous savons tous qui il était, qu'il pimentait bien ses texte et déformais bien ses images) se base sur ce type d'observation a priori.
Evindi Mot a écrit:
même en appliquant la méthode que les linguistes donnent je suis un peu surpris que tu n'établisses pas des correspondances ?! c'est assez curieux...

il n'y a rien de curieux puisque la méthode est utilisée pour l'établissement des familles de langue et de parenté linguistique et non de ressemblance laxicale. qui je le répète n'est pas synonyme de parenté linguistique, mais qui est du fait de l'hypothétique origine commune des langues du monde.


Evindi Mot a écrit:
à titre personnel [b]modjang, mon voeux en tant que frère est que sur la base d'une démarche scientifique solide tu puisses aussi apporter la contradiction à tes "maîtres" vénérés (je sais que tu les vénères, tu ne jures que par eux, ce qui soit dit en passant n'est pas une attitude très scientifique et certainement pas ekang du tout). tu devras trouver des méthodes plus probantes que celles qui sont proposées, plus efficaces, même si l'idée peut te sembler scandaleuse
Cheikh Anta Diop a creusé et il a trouvé des choses. il ne s'est pas contenté d'écouter ses professeurs. sur une assise scientifique il a proposé des voies qu'il a trouvées.

resté renfermé dans ce que l'on a appris su le banc de l'école n'est pas une attidude très scientifique. Je suis chercheur, j'élabore mes propres pistes de recherche. Ta critique m'étonne puisque tu sais bien quel est mon point de vue sur le regard occidental sur nos langue. Je t'avais pourtant dit que je suis en train d'élaborer mes propres outils d'analyse sur nos langue. Je t'ai par exemple parlé d'une analyse du système tonal des langues basé non pas sur les modèles théorique existants mais sur la communication tambouriné qu'on utilise dans nos villages. C'est quasi insultant de dire que je suis ''bêtement" mes vénérés maîtres.
le premier acte dans une démarche scientifique c'est la rupture
(c'est BACHELARD, QUIVY et VAN CAMPENHOUDT qui le disent), et je le sais.

tu me rassures donc modjang, parce que j'ai eu une grosse frayeur. je me souviens, tu m'avais effectivement dit que tu développais une approche personnelle d'études de nos langues, mais je l'avais oublié, cela aussi est vrai. tout le tort me revient. je te prierai donc de ne plus contribuer l'inquiétude injustifiée que j'ai pu manifester. j'ai été injuste, je le reconnais

nane, ta réaction est un peu excessive. comment penser que je pourrai même involontairement insulter ma propre grand-mère (même si elle était un vrai cas...) ? devrais-je à mon tour m'offenser de ce que tu m'accuses de renier le lien Mvog Nyengue/Yendzokqui m'unit au fils spirituel de Viriviri ? non, je ne le ferai pas. je te prie de ne pas penser que mon intention a été telle

ceci dit, les nerfs à vif et le "Ndudumu Mfulisme" nane tu les réserves désormais pour Oku et pour les prochains biban bi mvet que ton oyeng et toi vous produirez. nous nous en régalerons. mais ici, nous avançons vers davantage de lumière. (et puis nane, ne te laisse pas trop avoir par l'épithète "Nyamoro" qui introduit canoniquement la titulature du mone Effak/Yendzok)

bon, franchement, nane, entre nous, ces maîtres en ?ion, toi et moi savons que tu les vénères, alors pourquoi tant de vapeur pour un fait avéré ? il y a des jours où je ne te comprends plus

ah oui, au sujet de la langue, des parentés entre les langues, du proto-sapiens, en analysant le principe énoncé par ton cher ami Ruhlen qu'il existe une langue-mère de toutes les langues du monde ; que des ressemblances entre toutes les langues existent toujours ; la ?ion est réglée et simplifiée, non ? il existe une parenté génétique entre les toutes langues.

ton ami Ruhlen à mon sens, a clôt le débat, et malgré je le crains. la ?ion ne peut plus se poser en terme de parenté linguistique ou non entre une langue X et une langue Y, cette parenté existant nécessairement depuis l'origine), mais bien en terme de retrouver le fil conducteur de cette parenté.

pour moi, revenir et dire toutes les langues n'ont pas une parenté parce qu'elles n'appartiennent pas à la même famille est une aberration de ton ami Ruhlen. je pense qu'il a raisonné avec les limites de l'européen. je m'explique : est-ce que pour avoir une parenté on doit être de la même famille ? Ollomo et Evindi - grâce à mvendé nsingbere - savent désormais qu'ils ont une parenté Mvog Nyengue (Yendzok/Effak), mais sont-ils pour autant de la même famille ? non.

Evindi Mot peut-il épouser une Yendzok/Effak qui est Mvog Nyengue comme sa grand-mère paternelle ? -teke djom. -amu djé ? -amu ba vumane. oui, il y a une parenté, même si les familles ne sont pas les mêmes.

la limite de l'européen ne comprendra pas que j'appelle le mone Yendzok/Effak de monefang, nane, grand-mère. il criera au délire. est-ce sensé d'appeler "grand-mère" un gamin d'une quinzaine de grandes saisons sèches ? la limite culturelle de Ruhlen ne lui permettra pas de comprendre qu'en présentant adzidzon, NYO, ndzié'nnam'abé, MMOT BINAM, emone mema, EVIVI, Minsili je dise : "voici mon frère", "voici ma soeur". Ruhlen sera perplexe, il sera perdu. il ne comprendra jamais qu'aujourd'hui je lui présente un homme comme étant mon père, que le lendemain je lui présente un homme différent en disant "mon père", et qu'un autre jour encore je lui désigne un autre homme comme un étant "mon père". c'est trop lui demander. sa réflexion est basique. "l'homme qui m'a engendré est mon père. tout autre homme ne peut plus être mon père". pour lui ça résume tout. en dehors de ça il a du mal, il ne se retrouve plus.

ceci pour dire qu'en fonction de nos cultures, nous pouvons disposer des mêmes élements entre nos mains et parvenir à des interprétations radicalement opposées. l'Africain que je suis conclue que le proto-sapiens, langue-mère (nécessairement africaine, l'homo sapiens et l'homo sapiens sapiens étant Africain - je ne sais si Ruhlen le dit aussi) implique que toutes les langues du monde ont nécessairement une parenté. pour moi, l'étape suivante consisterait au contraire à retracer cette parenté. donc, mone Effak, essaye aussi de "fak" dans cette direction, who knows?

beaucoup de scientifiques parlent d'une langue-mère, ce qui est somme toute logique, puisque cette proto-langue renverrait aussi à la première humanité. parler d'une langue-mère, formulée en proto-sapiens n'est pas en soi une trouvaille, plutôt un lieu commun. tout enfant aboutirait à cette conclusion. comment imaginer qu'aux matins de l'humanité, avant que cet humain noir d'Afrique ne commence à se diversifier dans le phénotype (apparence physique), à se multiplier en nombre et à s'étendre dans l'espace il y avait mille langues ?! ce serait insensé.


farao


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MessageSujet: Re: Parenté de la langue Fang avec la langue égyptienne   Mer 18 Nov - 13:46

Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:


Vas lire l'ouvrage de RUHLEN sur les origine du langage, tu comprendras que l'on retrouve toujours des ressemblance entre les langue. Il propose même l'existence d'un PROTO SAPIENS, langue de laquelle seraient issues toutes les langues du monde. Il établit un lexique comme d'une cinquantaine de mots ''phonétiquement et structurellement identiques''.

Dans Science et Avenir Hors-série Décembre 2000/Janvier 2001 "Origine du language", il y a un tableau avec les 27 racines de la "protolangue" de Ruhlen.

-----------------------------------
01 - bras : kamo
02 - bras : poko
03 - cendres, poussières : bur
04 - chien: kuan
05 - deux : pal
06 - doigt, un : tik
07 - eau : aq'wa
08 - enfant : mako
09 - femme : kuna
10 - genoux, courber : bu(n)jka
11 - homme :mano
12 - jambe, pied : teku
13 - jambe, pied : tsaku
14 - Mère, parent féminen plus agé : aja
15 - nez; sentir : cun(g)a
16 - os : kati
17 - penser (à) : mena
18 - poil, cheveux : tsuma
19 - qui? : ku(n)
20 - quoi ? : mi(n)
21 - rester (sur place) : mana
22 - sucer, têter,alaiter; poitrine : maliq'a
23 - tenir (à la main) : kama
24 - Terre : tika
25 - trou : k'olo
26 - voler (dans les airs) : par
27 - vulve : puti

-----------------------------------------

La liste des correspondances d'Evindi Mot ramène près d'une centaine de mots, quant au Père Trilles, avec sa méthode, il peut en remonter un millier car comme il le dit :

Trilles a écrit:

Il serait facile d'augmenter encore cette liste, mais déjà, avec les dérivés - et Dieu sait si les Fang sont riches à ce sujet, - nous arrivons aisément à prés d'un millier de vocables semblables dans les deux langues.

Citons en effet, pour le fang, un seul exemple. Le verbe
Dzi, manger, donnera : Edzia, être mangé; Edziba, se manger: Edzi-
bana, se manger les uns les autres; Ndzi, un mangeur; Ndzia, la chose mangée; bidzi, les mets; Ndzèze, faire manger, et ainsi de suite.


Par ce seul exemple, on voit combien il serait facile de multiplier les vocables. ... nous n'avons indiqué que les ressemblances faciles à saisir.


Et de poursuivre,

Trilles a écrit:

Il paraît bien impossible de les attribuer au hasard ! Sans, doute, certains mots, tels « ami », seront les mêmes en langues complètement différentes, mais ce qui est vrai d'un mot, ne saurait l’être d'un millier!

Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA, comment expliques-tu autant de ressemblances entre les mots Fang et les mots de l'Egyptien ancien?


Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:

Les écris de TRILLE (et nous savons tous qui il était, qu'il pimentait bien ses texte et déformais bien ses images) se base sur ce type d'observation a priori.

Dans son étude "Au sujet de la langue des Fang et de ses lointaines origines "
http://fr.calameo.com/books/000061616378e29c0ded0

- Où dans son texte as-tu senti le goût du piment?

- Et, à quel autre endroit de son texte as-tu palpé une déformation?


Nyamoro OLLOM'ELLA NGUEMA a écrit:

... je suis en train d'élaborer mes propres outils d'analyse sur nos langue. Je t'ai par exemple parlé d'une analyse du système tonal des langues basé non pas sur les modèles théorique existants mais sur la communication tambouriné qu'on utilise dans nos villages.

FANG OSSU.

Akiba

[NYO]
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