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 Alexandre DUMAS, un Ekang ?

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Ngone Essikoma



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MessageSujet: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Jeu 28 Jan - 12:15

Mon frère vient de me dire que l'écrivain français Alexandre DUMAS, mulâtre comme on le sait, serait un Ekang par son grand-mère paternelle esclave venue d'Afrique centrale. "DOUMA" (richesse, dignité, en fang) serait le nom d'origine de l'écrivain des Mousquetaires.
En faisant des recherches sur Google, notre sœur Calixte BEYALA affirme bien qu'Alexandre Dumas est bien d'origine Fang du Gabon.


http://www.africultures.com/php/index.php?nav=murmure&no=477
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Jeu 28 Jan - 21:06

Ngone Essikoma a écrit:
Mon frère vient de me dire que l'écrivain français Alexandre DUMAS, mulâtre comme on le sait, serait un Ekang par son grand-mère paternelle esclave venue d'Afrique centrale. "DOUMA" (richesse, dignité, en fang) serait le nom d'origine de l'écrivain des Mousquetaires.
En faisant des recherches sur Google, notre sœur Calixte BEYALA affirme bien qu'Alexandre Dumas est bien d'origine Fang du Gabon.


http://www.africultures.com/php/index.php?nav=murmure&no=477

merci pour le lien. l'article reprend en partie Beyala qui aurait annoncé l'ascendanceEkang d'Alex Dumas. ce qui serait intéressant c'est de voir une argumentation qui étaye l'affirmation. la démarche, les recherches qui ont pu permettre de remonter l'histoire de la grand-mère enlevée au Gabon et de retrouver son peuple d'origine.

personnellement je reste donc sur ma faim.


farao
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NYO



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Ven 29 Jan - 10:31

Ngone Essikoma a écrit:
Mon frère vient de me dire que l'écrivain français Alexandre DUMAS, mulâtre comme on le sait, serait un Ekang par son grand-mère paternelle esclave venue d'Afrique centrale. "DOUMA" (richesse, dignité, en fang) serait le nom d'origine de l'écrivain des Mousquetaires.
En faisant des recherches sur Google, notre sœur Calixte BEYALA affirme bien qu'Alexandre Dumas est bien d'origine Fang du Gabon.


http://www.africultures.com/php/index.php?nav=murmure&no=477

Mbolo ma soeur,
Ce que dit notre soeur Fang Beyala n'est pas vrai.

Alexandre Dumas est quarteron par son père, sa mère, quant à ellle, est européenne

Voici ci-dessous la réponse d' Alexandre Dumas aux sarcasmes des racistes:

A.Dumas a écrit:

« Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ?
- Mais très certainement. Mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »


Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Dumas

C'est donc son père , Le général Dumas, qui était mulâtre (père européen mère africaine de Saint Domingue (Haiti ) ... les esclaves n'avaient jamais leur nom africain mais celui de leur "maître").
A l'origine le général Dumas s'appelait "Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie " puissant général napoléonnien ... parfois appelé le "Diable noir" car c'était un soldat farouche et redoutable.


Quand et pourquoi le général a-t-il changé de nom?

c'est une autre histoire.
le journal Le monde (parut le jour de l'admission des cendres d'Alexandre Dumas au Panthéon à Paris sur ordre du Président Chirac ... il est bel et bien à côté de Victor Hugo, j''y suis allé et je l'ai vu de mes yeux. on peut facilement retrouver ce numéro du journal lemonde) a écrit a peu près ceci : le général aurait changé de nom au contact (ou en entendant les exploits des guerriers fang (lesquels venaient de lancer un puissant mouvement de colonisation de l'Afrique Centrale) qui vociféraient DOUMA à chaque victoire .... le général décida de prendre le nom Dumas ( 'u' se prononcant 'ou') pour être invincible à l'image des guerriers fang.


akiba.

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EVIVI NGUEMA MBA



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Ven 29 Jan - 12:42

NYO a écrit:
Ngone Essikoma a écrit:
Mon frère vient de me dire que l'écrivain français Alexandre DUMAS, mulâtre comme on le sait, serait un Ekang par sa grand-mère paternelle esclave venue d'Afrique centrale. "DOUMA" (richesse, dignité, en fang) serait le nom d'origine de l'écrivain des Mousquetaires.
En faisant des recherches sur Google, notre sœur Calixte BEYALA affirme bien qu'Alexandre Dumas est bien d'origine Fang du Gabon.


http://www.africultures.com/php/index.php?nav=murmure&no=477

Mbolo ma soeur,
Ce que dit notre soeur Fang Beyala n'est pas vrai.

Alexandre Dumas est quarteron par son père, sa mère, quant à ellle, est européenne

Voici ci-dessous la réponse d' Alexandre Dumas aux sarcasmes des racistes:

A.Dumas a écrit:

« Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ?
- Mais très certainement. Mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »


Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Dumas

C'est donc son père , Le général Dumas, qui était mulâtre (père européen mère africaine de Saint Domingue (Haiti ) ... les esclaves n'avaient jamais leur nom africain mais celui de leur "maître").
A l'origine le général Dumas s'appelait "Thomas Alexandre Davy de la Pailleterie " puissant général napoléonnien ... parfois appelé le "Diable noir" car c'était un soldat farouche et redoutable.


Quand et pourquoi le général a-t-il changé de nom?

c'est une autre histoire.
le journal Le monde (parut le jour de l'admission des cendres d'Alexandre Dumas au Panthéon à Paris sur ordre du Président Chirac ... il est bel et bien à côté de Victor Hugo, j''y suis allé et je l'ai vu de mes yeux. on peut facilement retrouver ce numéro du journal lemonde) a écrit a peu près ceci : le général aurait changé de nom au contact (ou en entendant les exploits des guerriers fang (lesquels venaient de lancer un puissant mouvement de colonisation de l'Afrique Centrale) qui vociféraient DOUMA à chaque victoire .... le général décida de prendre le nom Dumas ( 'u' se prononcant 'ou') pour être invincible à l'image des guerriers fang.


akiba.

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Bien que l'information de notre soeur BEYALA ne soit pas croustillante, vu qu'elle ne nous donne pas vraiment des éléments précis (ses sources) sur la grand-mère de l'écrivain qui était bien esclave. Et si on ajoute la référence du général Dumas (le père d'Alexandre) aux guerriers Fang à ce que dit Beyala, on peut soupçonner qu'il n' y ait pas là une simple coïncidence. Il faudra déjà que nous cherchions le nom et l'histoire de cette esclave grand-mère d'Alexandre Dumas.
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emone mema



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Ven 29 Jan - 16:38

Je ne connais pas grand chose sur ce grand écrivain, mais à propos de ce sujet, ce qui m'interpelle, c'est de ramener son nom à celui que portait sa grand mère esclave. Or je sais que les esclaves ne portaient pas leur nom africain mais ceux des maîtres.
Par contre, en lisant moadzang NYO quant au changement du nom du père d'Alex, je me dis qu'il n'est pas impossible que ce monsieur ait choisi de prendre un nom "dont il aurait entendu sa mère parlée". Ceci parce que même si les esclaves ne portaient pas leur noms africain, il n'est pas impossible qu'ils parlaient de leur nom d'origine entre eux (pour ceux qui s'en souvenaient).
C'est un peu tirer par les cheveux mais bon, ce qui est sûre, je rejoins moadzang Nguema Mba; il faut chercher dans l'histoire de cette femme.
Abora!
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nsingbere



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Dim 31 Jan - 17:23

sunny sunny sunny

DUMA : la Gloire, le Grand Événement (Duma a ye ku). Certains groupes ntumu prononcent :"DÜMA".

Je dirais qu'il pourrait s'agir tout simplement d'un nom de salutation " JÔE MEBATAN", "DUMA" francisé en DUMAS.

Les femmes développent souvent une forme de résistance culturelle. Leurs enfants portent souvent des noms secrets des membres de leurs familles. Ainsi, par le "JÔE MEBATAN", la lignée féminine survit.

L'imaginaire de cet illustre écrivain aurait-il fécondé par les réminiscences d'une "langue maternelle" ou des contes de sa grand-mère ? J'ai le penchant de le croire.

cat cat
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Lun 1 Fév - 2:40

nsingbere a écrit:
sunny sunny sunny

DUMA : la Gloire, le Grand Événement (Duma a ye ku). Certains groupes ntumu prononcent :"DÜMA".

Je dirais qu'il pourrait s'agir tout simplement d'un nom de salutation " JÔE MEBATAN", "DUMA" francisé en DUMAS.

Les femmes développent souvent une forme de résistance culturelle. Leurs enfants portent souvent des noms secrets des membres de leurs familles. Ainsi, par le "JÔE MEBATAN", la lignée féminine survit.

L'imaginaire de cet illustre écrivain aurait-il fécondé par les réminiscences d'une "langue maternelle" ou des contes de sa grand-mère ? J'ai le penchant de le croire.

cat cat

hahahahaha, c'est de l'EKANGOCENTRISME que l'investigation historique ne semble pas corrober malheureusement

ainsi donc pour Mvendé, les trois mousquetaitres, D'Artagnan, Aramis et Portos seraient des réminiscences recontextualisées d'Angone Zok, Ndutumu Mfulu et Engbang Ondo ??? hahahaha, voyons voyons Mvendé, resaisis-toi, na ya ? hahaha, akiééé !!!


farao
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nsingbere



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Lun 1 Fév - 4:26

sunny sunny sunny

EBÔM SÔ ! Pourquoi ne voudrais-tu pas rêver avec Calixte BEYALA ?

DUMA est un Yeduma de Beyo'o. Fier descendant de Oyono Ada.
Et Athos que tu avais oublié, c'est MEDANG ENDONG, ELANG OSUA, ELANG SOUGA.

Tiens...tiens...je subodore même une parenté entre ATHOS et un certain "ATON MINFENE", frère de Eyele Kôs.

Ma kë bisae. Bonne semaine les enfants.

cat cat
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NYO



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Lun 1 Fév - 17:33

NGUEMA MBA a écrit:

Bien que l'information de notre soeur BEYALA ne soit pas croustillante, vu qu'elle ne nous donne pas vraiment des éléments précis (ses sources) sur la grand-mère de l'écrivain qui était bien esclave. Et si on ajoute la référence du général Dumas (le père d'Alexandre) aux guerriers Fang à ce que dit Beyala, on peut soupçonner qu'il n' y ait pas là une simple coïncidence. Il faudra déjà que nous cherchions le nom et l'histoire de cette esclave grand-mère d'Alexandre Dumas.

Mone-dzang Nguema Mba mbolo,

Le général Dumas est né le 25 mars 1762 à Saint Domingue

Cette date suffit à écarter l'origine Fang du Gabon de Marie-Césette Dumas grand mère africaine d'Alexandre Dumas.

Pourquoi?

En 1762 on ne pouvait pas trouver à Saint Domingue une esclave Fang originaire du Gabon pour la bonne raison qu'à cette date les Fang n'étaient pas là, ils sont arrivés bien après.

Citation :


La première description des Fang vient de l’américain Wilson, de la mission de Baraka. En août 1842 ( 82 ), il accompagne Toko, un riche commerçant mpongwe du village de Glass qui part en pirogue régler un palabre chez Passoll. Le 20 août, il arrive au village du chef Cobangoï. Pendant son court séjour, Wilson croise des Fang, “ connus sous le nom de Pangwe ” ( 83 ), venus écouler leurs marchandises. Ils affirment venir de cinq, dix, voire douze jours de marche, ne s’être jamais aventurés plus loin vers la côte et habiter des montagnes saines. Alertés de la présence d’un Blanc, ils sont venus à sa rencontre. L’impression qu’ils laissent à Wilson est ambiguë : ils sont sauvages, ne se vêtent que de pagnes d’écorce et cependant ils sont d’une allure supérieure. Wilson écrit : “ Je n’hésiterais pas à dire qu’ils sont les plus beaux Africains que j’ai jamais rencontrés ” ( 84 ). Au comble pour l’américain qui n’en oublie pas sa mission évangélisatrice, ils sont vierges de tous les vices que la côte propage : tabac, alcool, maladies, malhonnêteté, esclavage, etc. , virginité garantie, selon lui, par leur éloignement. Il croit savoir que les hommes rencontrés chez Cobangoï habitent la frange du grand pays fang qui s’étend à partir de cent cinquante miles de la côte sur des milliers de miles au sud des Montagnes de la Lune ( 85 ). A son retour, Wilson ramène à Baraka deux Fang qui découvrent ainsi les rives du Gabon.

Source:
http://documents.univ-lille3.fr/files/pub/www/recherche/theses/CADET_XAVIER/html/these.html



Autre source ... même constat! Impossible d'avoir une esclave d'origine Fang présente à Saint Domingue en 1762.


Citation :


En 1863, Paul du Chaillu publia la première description de visu des Fang. Selon
un processus bien connu dans la littérature exotique du 19e siècle, des passages entiers de son ouvrage furent repris dans les écrits coloniaux ultérieurs. Son influence joua surtout sur l'imaginaire du cannibalisme fang, car du Chaillu resta fort modéré sur le chapitre des migrations11. En fait, c'est le texte publié quelques années plus tard par le marquis de Compiègne (1876), après une expédition sur le cours moyen de l'Ogooué, qui donna ses premiers traits à l'archétype migratoire fang. L’avancée des Fang vers la côte y était décrite comme un véritable raid de conquête : « il y a environ vingt ans, on a vu poindre leurs avant-garde non loin de la colonie française [...] depuis ce temps, les tribus se sont succédé avec une extrême rapidité, balayant tout sur leur passage, chassant les indigènes terrifiés qui ne songeaient même pas à leur disputer la possession du sol, elles avancent en masse serrées »

Source:
Dévoreurs de la nation : Les migrations Fang au Gabon par C. Coquery-Vidrovitch & Issiaka Mandé, Etre étranger et migrant en Afrique au XXe siècle (Paris: L’Harmattan, 2003), 169-87.
Page 4/17

http://history.wisc.edu/bernault/fang%20migrations.pdf



Marie cesette serait d'après l'historien H.Debrunner, d'origine yorouba ou dahoméenne.


Citation :


Thomas-Alexandre Dumas est né le 27 mars 1762 dans l'île de Saint-Domingue d'une mère africaine et d'un père français. Sa mère était l'esclave d'un noble normand devenu planteur à l'ouest de Saint-Domingue où il était venu faire fortune. Elle s'appelait Césette Dumas. Son père était le marquis Davy de la Pailleterie. Comme cela se faisait souvent à l'époque de l'esclavage, le marquis eut une liaison avec sa belle esclave Césette. Selon les légendes familiales, il finit par épouser sa maîtresse noire. Mais certains rétorquent que c'était impossible compte tenu des "moeurs du temps".
...
Toujours est-il que le marquis de la Pailleterie avait lui, bien eu des enfants avec "la Dumas", sa maîtresse ou épouse qui était, selon l'historien H.Debrunner, d'origine yorouba ou dahoméenne. Celle-ci mourut en 1772 alors que Thomas-Alexandre entrait dans sa dixième année. Lorsque le marquis décida de rentrer définitivement en France quelques années plus tard, il vendit sans scrupules ses enfants mulâtres à d'autres planteurs! Le système esclavagiste avait si perverti les moeurs que l'on pouvait vendre ses propres enfants pour arrondir sa fortune.

Mais une fois en France, la solitude et le remords eurent tôt fait de pousser le vieux marquis à racheter l'un de ses enfants mulâtres, le jeune Thomas-Alexandre, qu'il fit venir à Paris. Celui-ci reçut une éducation de jeune noble, apprit l'escrime et d'autres "exercices du corps". A la suite d'une dispute avec son père qui lui donnait peu d'argent, le jeune marquis décida de s'engager dans l'armée comme soldat sous le nom de sa mère, Dumas.

Source:
Site d'information de l'historien et slaviste Dieudonné Gnammankou
http://www.gnammankou.com/dumas.htm




En croisant les informations on se rend compte qu'il existe un grand nombre de versions contradictoires sur l'origine africaine précise d'Alexandre Dumas. Mais la version sur la quelle nous pouvons raisonnablement opposer un doute catégorique est celle faisant de Marie-Cesette Dumas une esclave d'origine Fang.

Le cas du Général Dumas!

Sa mère n'était pas Fang, lui même n'était pas Fang mais la mémoire de ce général subit jusqu'à présent une injustice inacceptable et mérite notre solidarité!
C'est pourquoi je vous propose de vous associer à la pétition de l' historien Claude RIBBE

http://www.claude-ribbe.com/index.php?option=com_petitions&view=petition&id=47&Itemid=74

La légion d’honneur du général Dumas : vers une nouvelle affaire Dreyfus ?

http://claude-ribbe.com/dotclear/index.php?2009/08/29/113-la-legion-dhonneur-du-general-dumas-vers-une-nouvelle-affaire-dreyfus


Akiba

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EVIVI NGUEMA MBA



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Lun 1 Fév - 18:54

NYO a écrit:
NGUEMA MBA a écrit:

Bien que l'information de notre soeur BEYALA ne soit pas croustillante, vu qu'elle ne nous donne pas vraiment des éléments précis (ses sources) sur la grand-mère de l'écrivain qui était bien esclave. Et si on ajoute la référence du général Dumas (le père d'Alexandre) aux guerriers Fang à ce que dit Beyala, on peut soupçonner qu'il n' y ait pas là une simple coïncidence. Il faudra déjà que nous cherchions le nom et l'histoire de cette esclave grand-mère d'Alexandre Dumas.

Mone-dzang Nguema Mba mbolo,

Le général Dumas est né le 25 mars 1762 à Saint Domingue

Cette date suffit à écarter l'origine Fang du Gabon de Marie-Césette Dumas grand mère africaine d'Alexandre Dumas.

Pourquoi?

En 1762 on ne pouvait pas trouver à Saint Domingue une esclave Fang originaire du Gabon pour la bonne raison qu'à cette date les Fang n'étaient pas là, ils sont arrivés bien après.

Citation :


La première description des Fang vient de l’américain Wilson, de la mission de Baraka. En août 1842 ( 82 ), il accompagne Toko, un riche commerçant mpongwe du village de Glass qui part en pirogue régler un palabre chez Passoll. Le 20 août, il arrive au village du chef Cobangoï. Pendant son court séjour, Wilson croise des Fang, “ connus sous le nom de Pangwe ” ( 83 ), venus écouler leurs marchandises. Ils affirment venir de cinq, dix, voire douze jours de marche, ne s’être jamais aventurés plus loin vers la côte et habiter des montagnes saines. Alertés de la présence d’un Blanc, ils sont venus à sa rencontre. L’impression qu’ils laissent à Wilson est ambiguë : ils sont sauvages, ne se vêtent que de pagnes d’écorce et cependant ils sont d’une allure supérieure. Wilson écrit : “ Je n’hésiterais pas à dire qu’ils sont les plus beaux Africains que j’ai jamais rencontrés ” ( 84 ). Au comble pour l’américain qui n’en oublie pas sa mission évangélisatrice, ils sont vierges de tous les vices que la côte propage : tabac, alcool, maladies, malhonnêteté, esclavage, etc. , virginité garantie, selon lui, par leur éloignement. Il croit savoir que les hommes rencontrés chez Cobangoï habitent la frange du grand pays fang qui s’étend à partir de cent cinquante miles de la côte sur des milliers de miles au sud des Montagnes de la Lune ( 85 ). A son retour, Wilson ramène à Baraka deux Fang qui découvrent ainsi les rives du Gabon.

Source:
http://documents.univ-lille3.fr/files/pub/www/recherche/theses/CADET_XAVIER/html/these.html



Autre source ... même constat! Impossible d'avoir une esclave d'origine Fang présente à Saint Domingue en 1762.


Citation :


En 1863, Paul du Chaillu publia la première description de visu des Fang. Selon
un processus bien connu dans la littérature exotique du 19e siècle, des passages entiers de son ouvrage furent repris dans les écrits coloniaux ultérieurs. Son influence joua surtout sur l'imaginaire du cannibalisme fang, car du Chaillu resta fort modéré sur le chapitre des migrations11. En fait, c'est le texte publié quelques années plus tard par le marquis de Compiègne (1876), après une expédition sur le cours moyen de l'Ogooué, qui donna ses premiers traits à l'archétype migratoire fang. L’avancée des Fang vers la côte y était décrite comme un véritable raid de conquête : « il y a environ vingt ans, on a vu poindre leurs avant-garde non loin de la colonie française [...] depuis ce temps, les tribus se sont succédé avec une extrême rapidité, balayant tout sur leur passage, chassant les indigènes terrifiés qui ne songeaient même pas à leur disputer la possession du sol, elles avancent en masse serrées »

Source:
Dévoreurs de la nation : Les migrations Fang au Gabon par C. Coquery-Vidrovitch & Issiaka Mandé, Etre étranger et migrant en Afrique au XXe siècle (Paris: L’Harmattan, 2003), 169-87.
Page 4/17

http://history.wisc.edu/bernault/fang%20migrations.pdf




Akiba

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Modzang Nyo, ces éléments de démonstrations sont très intéressants. J'avais dans une autres rubriques apporté mes réserves à ces deux sources qui affirment que les premiers à avoir rencontré les Fang sont les américains (Wilson & Du Chaillu).
Je voudrais, bien que ce sujet ne soit pas indiqué, que nous essayons, sans nécessairement récuser, réévaluer la "découverte" des Fang.

Premier élément à avoir à l'esprit, c'est que jusqu'au 19eme siècle le territoire appelé Gabon ne concerne que la côte de l'Estuaire du Komo (rive gauche et rive droite). Qu'entendons-nous par Gabon à cette époque ?
Deuxième élément. Les américains arrivent bien après les Portugais, les espagnoles, les Allemands, les Hollandais et les français.
Or l'historiographie du peuple Fang en français semble ignorer voire occulter les traces des autres sources.

Troisièmement. Nombreux affirment que les Fang n'auraient pas connu l'esclavage, parce que, disent-ils, ceux-ci ne se trouvaient pas encore dans la régions.
A partir de ces trois éléments, il serait intéressant de confronter les sources françaises et américaines avec les autres sources.


Pour revenir à notre sujet, je dirais que finalement Dumas semble être un poteau rose. Et merci pour cet éclaircissement.
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nsingbere



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Dim 7 Fév - 6:15

sunny sunny sunny

Sans affirmer le contraire, je serai tout de même réservé avec cette " logique historienne".
Max LINIGER-GOUMAZ situe la présence des Fangs aux environs des côtes depuis le 15 ème siècle. Au Cameroun, franchi le rideau de la forêt galerie, des anciens groupes FANGS, ( BAKOKO, ADIE ) sont installés dans la région d'Edéa bien avant le 17ème siècle.

En admettant que les Fang ne se trouvaient pas sur les côtes avant le 18ème siècle, il convient de relever que les esclavagistes s'intéressaient fort peu aux populations de la côte. Simple question de physique.

En effet, les populations des plages, en majorité des pêcheurs, étaient généralement minces car mal nourries. Les terres salines des côtes laissant difficilement pousser les céréales, les tubercules et les produits riches en féculents.
Ces populations côtières filiformes étaient inappropriées aux rudes travaux champêtres.

Par contre, les populations de l'intérieur étaient robustes et fortes.
Et c'est dans l'intérieur des terres, pas nécessairement loin des côtes, que les intermédiaires" MVULMETARI" et "EHIGUI" allaient chercher des esclaves. Il faut noter que "ESSIGLESSI" pourrait désigner "ceux qui emmènent vers le bas, vers la fin de la terre".

A propos des FANGS, un chercheur Nigerian avait affirmé que, issus d'une société égalitaire, ignorante des pratiques serviles, très peu de Fangs acceptaient d'aller en esclavage. Ils se suicidaient pendant le trajet ou fomentaient des révoltes.

Mais il existe tout de même quelques foyers "fang" en Haïti et à San Salvador de Bahia.
sunny sunny sunny
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Evindi Mot



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Dim 7 Fév - 8:32

nsingbere a écrit:
sunny sunny sunny

Sans affirmer le contraire, je serai tout de même réservé avec cette " logique historienne".
Max LINIGER-GOUMAZ situe la présence des Fangs aux environs des côtes depuis le 15 ème siècle. Au Cameroun, franchi le rideau de la forêt galerie, des anciens groupes FANGS, ( BAKOKO, ADIE ) sont installés dans la région d'Edéa bien avant le 17ème siècle.

En admettant que les Fang ne se trouvaient pas sur les côtes avant le 18ème siècle, il convient de relever que les esclavagistes s'intéressaient fort peu aux populations de la côte. Simple question de physique.

En effet, les populations des plages, en majorité des pêcheurs, étaient généralement minces car mal nourries. Les terres salines des côtes laissant difficilement pousser les céréales, les tubercules et les produits riches en féculents.
Ces populations côtières filiformes étaient inappropriées aux rudes travaux champêtres.

Par contre, les populations de l'intérieur étaient robustes et fortes.
Et c'est dans l'intérieur des terres, pas nécessairement loin des côtes, que les intermédiaires" MVULMETARI" et "EHIGUI" allaient chercher des esclaves. Il faut noter que "ESSIGLESSI" pourrait désigner "ceux qui emmènent vers le bas, vers la fin de la terre".

A propos des FANGS, un chercheur Nigerian avait affirmé que, issus d'une société égalitaire, ignorante des pratiques serviles, très peu de Fangs acceptaient d'aller en esclavage. Ils se suicidaient pendant le trajet ou fomentaient des révoltes.

Mais il existe tout de même quelques foyers "fang" en Haïti et à San Salvador de Bahia.
sunny sunny sunny

akiba pour ces princieuses infos a "nsing é bere".

dans le Mvet 3.0 de Tsira Ndong Ndoutoume (l'homme, la mort et l'immortalité), Obame Andome Ela le Ngan Mot d'Oku qui faillit détruire toute la terre avec monefang.com compris était un Essiglessi.

aux Etats-Unis des études sur l'ADN de nos frères et soeurs USAfricains qui recherchent leurs origines ont donné des résultats concluants avec les populations Ekang aussi. je lisais l'histoire d'un frère qui a fait le voyage jusqu'à Ongola Yewondo. la chose n'est pas rare. beaucoup de USAfricains, célébrités ou citoyens anonymes font ainsi le voyage vers leurs racines.

le livre Roots (Racines) de Alex Haley avait été le catalyseur de ces recherches. les avancées de la science, notamment celles réalisées dans le domaine de la génétique et de l'étude de l'ADN permettent des résultats plus précis aujourd'hui.

les Ekang ont donc aussi été déportés aux USA pendant "Maafa".


farao
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adzidzon
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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Dim 7 Fév - 14:39

Evindi Mot a écrit:
les Ekang ont donc aussi été déportés aux USA pendant "Maafa".[/i][/font][/size]

Personnellement, je partage aussi cette conclusion.
Il ne faut pas oublier que l'esclavage ne concernait pas que les côtes, et les peuples côtiers. Il s'était déplacé jusqu'au coeur de l'Afrique. Ne commetons pas l'erreur de le réduire à une simple activité côtière. J'ai d'ailleurs oublié le nom d'un célèbre négrier qui sévissait dans la zone Tchad-Centrafrique. C'est-à-dire très loin des côtes.
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nsingbere



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Dim 7 Fév - 17:07

sunny sunny sunny

RABAH. Il avait écumé le Darfour, le Dar Rounga, les Ndéllé, soumis le Ouaddaï, les populations Sara,Kotoko et Massa.

TIPPU TIP avait écumé la boucle du Congo et remonté vers l'Oubangui.

Leurs clients n'étaient pas que des Arabes. Il y avait des négriers hollandais qui mouillaient à Sofala et sur l'île Pemba.
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EVIVI NGUEMA MBA



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Dim 7 Fév - 17:35

adzidzon a écrit:
Evindi Mot a écrit:
les Ekang ont donc aussi été déportés aux USA pendant "Maafa".[/i][/font][/size]

Personnellement, je partage aussi cette conclusion.
Il ne faut pas oublier que l'esclavage ne concernait pas que les côtes, et les peuples côtiers. Il s'était déplacé jusqu'au coeur de l'Afrique. Ne commetons pas l'erreur de le réduire à une simple activité côtière. J'ai d'ailleurs oublié le nom d'un célèbre négrier qui sévissait dans la zone Tchad-Centrafrique. C'est-à-dire très loin des côtes.

Je suis de vos avis. Ce que dit Gnamore Nsingbere est essentiel. Il s'agissait d'un système économique puissant hyper-organisé avec ses relais et ses intermédiaires.
Et c'est dans cette direction qu'il me semble instructif d'inscrire la discussion.

La question du suicide et des révoltes des captifs Ekang ne devrait pas être négligée. Elle pourrait nous renseigner sur la conception que nous nous faisions de la vie, de la dignité et de l'honneur.
Mon cher Adzidzon, nous ne sommes pas loin du chant de résistance "Ekang Bisso bisso Elang Elang" ...


Dernière édition par EVIVI NGUEMA MBA le Dim 7 Fév - 19:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Dim 7 Fév - 19:42

nsingbere a écrit:
sunny sunny sunny

RABAH. Il avait écumé le Darfour, le Dar Rounga, les Ndéllé, soumis le Ouaddaï, les populations Sara,Kotoko et Massa.

TIPPU TIP avait écumé la boucle du Congo et remonté vers l'Oubangui.

Leurs clients n'étaient pas que des Arabes. Il y avait des négriers hollandais qui mouillaient à Sofala et sur l'île Pemba.
Akiba a Nsingbere , je savais exactement qu'avant que je ne retrouve le nom de ce négrier dont je parlais, tu allais le donner. Il s'agit effectivement de Tippo Tip, c'est à lui que je pensais.
Oui Rabah était l'autre négrier...
Akiba
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nsingbere



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Dim 7 Fév - 19:43

sunny sunny sunny

J'engage une piste...

Il conviendrait de refaire une brève critique toponymique et topographique du texte de WILSON. En partant du fait que, si mes souvenirs sont exacts, les côtes gabonaises ne seront reconnues qu'à partir de 1845 au Traité de Madrid.

Les MPONGWE dont il est question, désignent le peuplement ethnique parfois nommé "BENGA" qui va du Cap Lopez, jusqu'à Victoria, au Cameroun. Pendant la période coloniale, le Chef Louis BIGMAN revendiquera dans un Manifeste, la création d'un Etat MPONGWE unissant tous les BENGA sous la bannière Bleu-Blanc-Rouge.

Il s'agit dans le texte de l'explorateur, des Chefs MPONGWE-Malimba de vers EDEA, au Cameroun. PASS ALL (PASOLL dans le texte), GLASS et, l'auteur a oublié un non moins important, BOTTLE BEER.

Les côtes africaines pendant le commerce triangulaire étaient désignées par leurs produits commerciaux : Gold Coast, Ivory Coast (ou Eburnie), Baie d'Amboise à Victoria (pour le bois) et la Côte des Maniguettes qui s'étendait de l'embouchure du fleuve Wouri, jusqu'au Cap Lopez...

A noter que les Bassas, soupçonnés être les intermédiaires esclavagistes désignent leurs voisins BAKOKO, ADIE et BETI (vers ELOG BATINDI- ceux qui pressent) par le terme " LIBII" ceux qu'on arrête. Chez les BETI, la traite était aussi désignée par EBII...
sunny sunny sunny
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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Lun 8 Fév - 1:01

nsingbere a écrit:
sunny sunny sunny

J'engage une piste...

Il conviendrait de refaire une brève critique toponymique et topographique du texte de WILSON. En partant du fait que, si mes souvenirs sont exacts, les côtes gabonaises ne seront reconnues qu'à partir de 1845 au Traité de Madrid.

Citation :
Les MPONGWE dont il est question, désignent le peuplement ethnique parfois nommé "BENGA" qui va du Cap Lopez, jusqu'à Victoria, au Cameroun.


Victoria, actuelle Limbe dans la province du Sud-Ouest.

Pendant la période coloniale, le Chef Louis BIGMAN revendiquera dans un Manifeste, la création d'un Etat MPONGWE unissant tous les BENGA sous la bannière Bleu-Blanc-Rouge.

Citation :
Il s'agit dans le texte de l'explorateur, des Chefs MPONGWE-Malimba de vers EDEA, au Cameroun : PASS ALL (PASOLL dans le texte), GLASS et, l'auteur a oublié un non moins important, BOTTLE BEER.

ces noms sont des sobriquets anglais comme on peut le constater. le texte de l'explorateur ne fournit malheureusement pas les noms des Chefs en ?ion...

Citation :
Les côtes africaines pendant le commerce triangulaire étaient désignées par leurs produits commerciaux : Gold Coast, Ivory Coast (ou Eburnie), Baie d'Amboise à Victoria (pour le bois) et la Côte des Maniguettes qui s'étendait de l'embouchure du fleuve Wouri, jusqu'au Cap Lopez...

la Côte des Maniguettes comprenait donc aussi le littoral camerounais (fleuve Wouri).

"Gold Coast", soit "la Côte de l'Or" (fr.) correspond à l'actuel Ghana.
"Ivory Coast", soit "Côte de l'Ivoire" (fr.) correspond à l'actuelle Côte d'Ivoire. la grande famille des peuples Akan couvre ce grand territoire.


Citation :
A noter que les Bassas, soupçonnés être les intermédiaires esclavagistes désignent leurs voisins BAKOKO, ADIE et BETI (vers ELOG BATINDI- ceux qui pressent) par le terme " LIBII" ceux qu'on arrête. Chez les BETI, la traite était aussi désignée par EBII...
sunny sunny sunny

Basaa :
libii (sing.), bibii (pl.) : le(s) captif(s).
man bibii : un fils du peuple des captifs.
Ekang :
ebii : "la capture".

farao
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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Lun 8 Fév - 14:48

nsingbere a écrit:
Mais il existe tout de même quelques foyers "fang" en Haïti et à San Salvador de Bahia.
Est-ce une simple coincidence sans aucune explication particulière ?
Cet article ( http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/04/01003-20100204ARTFIG00002-en-haiti-le-vaudou-est-toujours-debout-.php ) du Figaro explique que l'un des titres du grand prêtre vaudou est Ati.
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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Mar 9 Fév - 23:46

Mbolo ani,
 
nsingbere a écrit:

 
Max LINIGER-GOUMAZ situe la présence des Fangs aux environs des côtes depuis le 15 ème siècle.
 
 
Nyamoro, c’est la première fois que j’entends ça.
Dans quelle étude l’affirme-t-il ?  
Pourquoi cette affirmation n’est pas reprise par d’autres auteurs ?
 
nsingbere a écrit:

 
Au Cameroun, franchi le rideau de la forêt galerie, des anciens groupes  FANGS, ( BAKOKO, ADIE ) sont installés dans la région d'Edéa bien avant le 17ème siècle.
 
 
A mon humble avis le fait que les fang soient présents quelque part à telle date (15ieme, 16ieme, 17ieme siècle) n’implique pas qu’ils aient connu la Traite des Nègres.
Ceux qui parlent des esclaves Fang doivent d’abord nous montrer les preuves de ce qu’ils affirment.
 
 
nsingbere a écrit:

 
En admettant que les Fang ne se trouvaient pas sur les côtes avant le 18ème siècle, il convient de relever que les esclavagistes s'intéressaient fort peu aux populations de la côte. Simple question de physique.
 
En effet, les populations des plages, en majorité des pêcheurs, étaient généralement minces car mal nourries.  Les terres salines des côtes laissant difficilement pousser les céréales, les tubercules et les produits riches en féculents.
Ces populations côtières filiformes étaient inappropriées aux rudes travaux champêtres.
 
Par contre, les populations de l'intérieur étaient robustes et fortes.
Et c'est dans l'intérieur des terres, pas nécessairement loin des côtes, que les intermédiaires" MVULMETARI" et "EHIGUI" allaient chercher des esclaves.
 
 
Les populations côtières sont devenues maigrichonne car elles ont été  saignées à blanc par la traite des nègres celle-ci les a frappé en premier et les a laissé « exsangue ».
 
Et comment les maigrichons font ils pour aller attraper des «robustes et forts» dans la forêt ?
 
nsingbere a écrit:

 
Mais il existe tout de même quelques foyers "fang" en Haïti et à San Salvador de Bahia.

 Cette information me semble très importante.  Peux-tu nous donner des preuves détaillées de ce que tu dis?

nsingbere a écrit:

RABAH. Il avait écumé le Darfour, le Dar Rounga, les Ndéllé, soumis le Ouaddaï, les populations Sara,Kotoko et Massa.

TIPPU TIP avait écumé la boucle du Congo et remonté vers l'Oubangui.

Leurs clients n'étaient pas que des Arabes. Il y avait des négriers hollandais qui mouillaient à Sofala et sur l'île Pemba.


Citation :

Rabah (Rabih az-Zubayr ibn Fadl Allah ou Rabih Fadlallah) (vers 1842 - 1900).
(source Wikipedia)

Exclavagiste du 19ième siécle plus précisement entre 1879 et 1890.

Citation :

Tippo Tip ou Tippu Tipou selon les langues locales Tippo Tipo[1] (1837 - 1905), de son vrai nom Hamed bin Mohammed el Marjebi, était un marchand d’esclaves originaire de Zanzibar. Il fut également propriétaire de plantations et gouverneur de province au Congo. (source Wikipedia)

Tippo Tip est donc lui aussi un exclavagiste du 19ième siécle. Et le Congo dont on parle est bien l'ancien Congo Belge, puis Zaire, puis RDC... les Fang sont bien trop loin n'est -ce pas?

C'est deux exclavagistes appartiendraient plutôt à la traite arabo musulmanne, non?
Au moment où ils accomplissent leur basse besogne la plupart des états négriers ont déjà proclamé l'abolition de l'esclavage.

Cette traite arabo musulmanne a-t-elle envoyé des noirs en Amerique? Je ne sais pas.

Cette traite a-t-elle fait des victimes chez les Fang? Et dans quelle proportion?
Devant l'absence flagrante de preuves nous ne pouvons pas raisonnablement répondre à ces deux questions.

Evindi Mot a écrit:

 
Aux Etats-Unis des études sur l'ADN de nos frères et soeurs USAfricains qui recherchent leurs origines ont donné des résultats concluants avec les populations Ekang aussi.
 
 
Mone-dzang Evindi Mot donnes nous plus d'informations sur ces études.
 
Evindi Mot a écrit:

 
les Ekang ont donc aussi été déportés aux USA pendant "Maafa".
 

A mon humble avis c'est ce qu'il reste à démontrer (Où ? Quand ? Par qui ? Si possible Combien?).

Akiba

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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Jeu 11 Fév - 1:27

Je dirais que moi aussi je doutes assez d'une éventuelle ascendance fang du général Dumas, lui même père d'alexandre Dumas, et grand-père d'Alexandre Dumas fils.
Pourquoi?comme certains ici,je doute fort qu'on ait pu avoir des Fang sur la côte ,à l'époque où la mère de dumas, le général aurait pu être capturée.
maintenant, je peux me tromper mais j'aurais besoin d'être convaincu par des preuves qui me prouveraient le contraire.
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Yves Mintsa



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Jeu 11 Fév - 2:06

adzidzon a écrit:
nsingbere a écrit:
Mais il existe tout de même quelques foyers "fang" en Haïti et à San Salvador de Bahia.
Est-ce une simple coincidence sans aucune explication particulière ?
Cet article ( http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/04/01003-20100204ARTFIG00002-en-haiti-le-vaudou-est-toujours-debout-.php ) du Figaro explique que l'un des titres du grand prêtre vaudou est Ati.

En son temps, Patrick Nguema Ndong avait fait une etude compare des principes vaudou et ceux des Fang-Beti. Il y a plus de 20 ans deja, j'etais gamin quand j'ecoutais ca sur Africa#1.
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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Jeu 11 Fév - 5:35

Peu importe que Alexandre DUMAS soit d'origine FANG ou pas. Je pense que la question essentielle qui se pose c'est de pouvoir remonter aux sources de notre histoire.

Je ne pense pas qu'il soit utile de se figer dans des postures épistémologiques, je dirais "idéologistes"occidentales. Surtout en ce qui concerne l'histoire de l'Afrique. Elle pose de sérieux problèmes. D'abord sur la chronologie. Les datations de l'histoire africaine ont été conçues pour justifier les conquêtes coloniales.

Il s'agissait pour les historiens blancs et les missionnaires de prouver que le "FANG" était tout aussi aussi étranger que lui. Que la colonisation a été bénéfique pour avoir "bloqué ce peuple de nomades". Cette éviction épistémologique faite, le FANG n'était plus fondé pour revendiquer son "ELIG MVAMBA".

Rappelons avec DIKA AKWA que l'Afrique centrale était en proie à des poussées politiques. En ATI ancien, on parle de "NJAGA" ( INDJANGA chez DIKA AKWA Nya BONAMBELA. Ces INDJANGA du peuple racial BANGALLA", initiés dans les hauts plateaux Ethiopiens, ont balayé AXOUM sous la conduite de MBEM-SOYE. Après avoir détruit l'Empire SAO du NGUIL'ASSIMBA, la confédération des BA-NANGA comprenant les BASSA, LES SO (MEKUK, BASSO, MEKA) et BETI fonce sur les côtes sous la conduite de l'ancêtre guerrier NNANGA KARE KOBO. Ils occupent les Montagnes du Lion ( Mont Cameroon ) au 11ème siècle et fondent la confédération des ZAMBOU.

La technique de datation est fort simple mais plus fiable que le carbone 14. C'est celle des arbres généalogiques. En partant de " égo", on compte trois paliers générationnels de 27 ou 30 ans chacun. Trois ascendants donnant un siècle à partir de " égo".

Le YEMINSEM datera sa présence à partir de son arbre généalogique suivant :

MVOG ADOM et MVOG KULU

ZE-EKUMA
ANGO-MESSANGA
MEKULU-EKUMA
ZOE-ONDO
MBE-EKUMA

MVOG NOO, MVOG NNA MVOG MVONDO

NOO-NNA-MVONDO
BIYA-ZAMBE-ELENA
OSSIMA-ESSI-METU'U
ADOM-NNOMO-MANGE
ADOM-KULU-ZOO
ESI
BOOTO
BONO
EFFIAM
NGOLE
MINDIANE
MISSEM
MVO
BELANDA
DUMA fils de SEM, fils de BELANDA, fils de NNANGA

Trois paliers généalogiques un siècle. Ainsi date-t-on l'histoire orale.

Les Beti étaient bien installés à Edéa, près de la côte. Les EWONDO, fils de ONDZA'A et les FONG ont émigré vers l'intérieur sous le contrôle de la confrérie "MEVUNGU" de "NSIE MBOU NSI" (OSON NNANGA), la mère des Ewondo.
Il faudrait lire les travaux intéressants de Maurice NDOUMBE-MOULONGO, Francesco AMATO, DIKA AKWA, du père NYEMEG.
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EVIVI NGUEMA MBA



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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Jeu 11 Fév - 10:02

EVIVI NGUEMA MBA a écrit:
NYO a écrit:
NGUEMA MBA a écrit:

Bien que l'information de notre soeur BEYALA ne soit pas croustillante, vu qu'elle ne nous donne pas vraiment des éléments précis (ses sources) sur la grand-mère de l'écrivain qui était bien esclave. Et si on ajoute la référence du général Dumas (le père d'Alexandre) aux guerriers Fang à ce que dit Beyala, on peut soupçonner qu'il n' y ait pas là une simple coïncidence. Il faudra déjà que nous cherchions le nom et l'histoire de cette esclave grand-mère d'Alexandre Dumas.

Mone-dzang Nguema Mba mbolo,

Le général Dumas est né le 25 mars 1762 à Saint Domingue

Cette date suffit à écarter l'origine Fang du Gabon de Marie-Césette Dumas grand mère africaine d'Alexandre Dumas.

Pourquoi?

En 1762 on ne pouvait pas trouver à Saint Domingue une esclave Fang originaire du Gabon pour la bonne raison qu'à cette date les Fang n'étaient pas là, ils sont arrivés bien après.

Citation :


La première description des Fang vient de l’américain Wilson, de la mission de Baraka. En août 1842 ( 82 ), il accompagne Toko, un riche commerçant mpongwe du village de Glass qui part en pirogue régler un palabre chez Passoll. Le 20 août, il arrive au village du chef Cobangoï. Pendant son court séjour, Wilson croise des Fang, “ connus sous le nom de Pangwe ” ( 83 ), venus écouler leurs marchandises. Ils affirment venir de cinq, dix, voire douze jours de marche, ne s’être jamais aventurés plus loin vers la côte et habiter des montagnes saines. Alertés de la présence d’un Blanc, ils sont venus à sa rencontre. L’impression qu’ils laissent à Wilson est ambiguë : ils sont sauvages, ne se vêtent que de pagnes d’écorce et cependant ils sont d’une allure supérieure. Wilson écrit : “ Je n’hésiterais pas à dire qu’ils sont les plus beaux Africains que j’ai jamais rencontrés ” ( 84 ). Au comble pour l’américain qui n’en oublie pas sa mission évangélisatrice, ils sont vierges de tous les vices que la côte propage : tabac, alcool, maladies, malhonnêteté, esclavage, etc. , virginité garantie, selon lui, par leur éloignement. Il croit savoir que les hommes rencontrés chez Cobangoï habitent la frange du grand pays fang qui s’étend à partir de cent cinquante miles de la côte sur des milliers de miles au sud des Montagnes de la Lune ( 85 ). A son retour, Wilson ramène à Baraka deux Fang qui découvrent ainsi les rives du Gabon.

Source:
http://documents.univ-lille3.fr/files/pub/www/recherche/theses/CADET_XAVIER/html/these.html



Autre source ... même constat! Impossible d'avoir une esclave d'origine Fang présente à Saint Domingue en 1762.


Citation :


En 1863, Paul du Chaillu publia la première description de visu des Fang. Selon
un processus bien connu dans la littérature exotique du 19e siècle, des passages entiers de son ouvrage furent repris dans les écrits coloniaux ultérieurs. Son influence joua surtout sur l'imaginaire du cannibalisme fang, car du Chaillu resta fort modéré sur le chapitre des migrations11. En fait, c'est le texte publié quelques années plus tard par le marquis de Compiègne (1876), après une expédition sur le cours moyen de l'Ogooué, qui donna ses premiers traits à l'archétype migratoire fang. L’avancée des Fang vers la côte y était décrite comme un véritable raid de conquête : « il y a environ vingt ans, on a vu poindre leurs avant-garde non loin de la colonie française [...] depuis ce temps, les tribus se sont succédé avec une extrême rapidité, balayant tout sur leur passage, chassant les indigènes terrifiés qui ne songeaient même pas à leur disputer la possession du sol, elles avancent en masse serrées »

Source:
Dévoreurs de la nation : Les migrations Fang au Gabon par C. Coquery-Vidrovitch & Issiaka Mandé, Etre étranger et migrant en Afrique au XXe siècle (Paris: L’Harmattan, 2003), 169-87.
Page 4/17

http://history.wisc.edu/bernault/fang%20migrations.pdf




Akiba

[NYO]

Modzang Nyo, ces éléments de démonstrations sont très intéressants. J'avais dans une autres rubriques apporté mes réserves à ces deux sources qui affirment que les premiers à avoir rencontré les Fang sont les américains (Wilson & Du Chaillu).
Je voudrais, bien que ce sujet ne soit pas indiqué, que nous essayons, sans nécessairement récuser, réévaluer la "découverte" des Fang.

Premier élément à avoir à l'esprit, c'est que jusqu'au 19eme siècle le territoire appelé Gabon ne concerne que la côte de l'Estuaire du Komo (rive gauche et rive droite). Qu'entendons-nous par Gabon à cette époque ?
Deuxième élément. Les américains arrivent bien après les Portugais, les espagnoles, les Allemands, les Hollandais et les français.
Or l'historiographie du peuple Fang en français semble ignorer voire occulter les traces des autres sources.

Troisièmement. Nombreux affirment que les Fang n'auraient pas connu l'esclavage, parce que, disent-ils, ceux-ci ne se trouvaient pas encore dans la régions.
A partir de ces trois éléments, il serait intéressant de confronter les sources françaises et américaines avec les autres sources.


Pour revenir à notre sujet, je dirais que finalement Dumas semble être un poteau rose. Et merci pour cet éclaircissement.

j'indique un lien que j'avais déjà proposé sur une rubrique du forum

http://www.jstor.org/pss/217312
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adzidzon
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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Jeu 11 Fév - 10:43

Yves Mintsa a écrit:
En son temps, Patrick Nguema Ndong avait fait une etude compare des principes vaudou et ceux des Fang-Beti. Il y a plus de 20 ans deja, j'etais gamin quand j'ecoutais ca sur Africa#1.
Moadzang,
As-tu encore des réminiscences de ce qu'il disait? Cette comparaison peut être intéressante...
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MessageSujet: Re: Alexandre DUMAS, un Ekang ?   Aujourd'hui à 17:10

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